Étiquette : Presses de la cité

 

Cycle de feu par Hal Clement

Fiche de Cycle de feu

Titre : Cycle de feu
Auteur : Hal Clement
Date de parution : 1957
Traduction : D. Halin
Editeur : Presses de la cité

Première page de Cycle de feu

« LOGISTIQUE

ÉTANT DONNÉ LA nature du champ de lave dans son ensemble, le planeur n’avait que faire d’avoir bon air. Sa queue était intacte certes, son fuselage avait seulement perdu une pièce en sa partie inférieure, ses ailes même ne semblaient avoir subi aucun dommage. Et s’il y avait eu une catapulte à moins de quatre mille cinq cents kilomètres de là, il eût été tentant d’essayer de lancer l’engin. Même Dar Lang Ahn aurait pu s’y laisser prendre s’il avait eu ses yeux pour toute source d’information.
Mais il avait plus que des yeux. C’est lui en effet qui avait eu la mauvaise fortune d’être aux commandes de la machine. C’est lui aussi qui avait vu cette coulée noire avec tous ces alvéoles fondre brusquement sur lui alors qu’un vent intempestif l’avait entraîné vers le volcan sans nom. »

Extrait de : H. Clement. « Cycle de feu. »

Le château des tempêtes par M. Zimmer Bradley

Fiche de Le château des tempêtes

Titre : Le château des tempêtes
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1965
Traduction : M. Derbene
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le château des tempêtes

« Après la relative pénombre du train, le brasillement de l’eau m’aveuglait. Le soleil y faisait danser des millions de points étincelants. En cherchant mes lunettes de soleil dont je n’avais pas cru avoir besoin, mes doigts rencontrèrent le télégramme de Mr Mac Leod, dont je connaissais le contenu par cœur :
 
PRENEZ TRAIN ARRIVANT 16h15 STOP ON VIENDRA VOUS ATTENDRE À LA GARE POUR VOUS CONDUIRE ÎLE DU SANCTUAIRE.
 
L’île du Sanctuaire… Le nom même de l’île semblait ajouter à l’étrangeté de ce qui m’arrivait et, pour un peu, je me serais pincée. Debout dans la  »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Le Château des Tempêtes. »

Adieu, planètes ! par M. Zimmer Bradley

Fiche d’Adieu planètes !

Titre : Adieu, planètes !
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1975
Traduction : M. Courtois-Fourcy
Editeur : Presses de la cité

Première page d’Adieu planètes !

« Les planètes sont faites pour qu’on leur dise adieu.
C’est un vieux dicton parmi les Explorateurs. Je n’y avais jamais pensé auparavant. Ça ne m’avait jamais frappé.
Plus jamais. Avez-vous déjà pensé à ce que jamais veut dire ? C’est un mot qu’on utilise à tout bout de champ mais il veut dire… il veut dire jamais. JAMAIS. Même pas dans des milliards de milliards de milliards…
Oh ! Secoue-toi.

 
Tout avait changé sur cette planète excepté la forme du vaisseau spatial. Il était éclairé de l’intérieur et entouré d’une ligne argentée : un titan enchaîné se découpant contre la masse noire de la montagne qui se dressait derrière la ville nouvelle. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Adieu planètes !. »

Les dames à la licorne par R. Barjavel

Fiche de Les dames à la licorne

Titre : Les dames à la licorne (Tome 1 sur 2 – Les dames à la licorne)
Auteur : R. Barjavel et O. de Veer
Date de parution : 1974
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les dames à la licorne

« FOULQUES, premier comte d’Anjou, dit d’abord le Roux, puis le Plante-Genest, rencontra la licorne le deuxième vendredi de juin de l’année 929 et toute l’histoire de la France, de l’Angleteng, de l’Irlande et de Jérusalem en fut changée. Et aussi, à cause de l’Irlande, celle des États-Unis, qui reçurent tant d’Irlandais bannis, jusqu’à la grande revanche de John Kennedy. Et, par ce dernier et la lointaine licorne, l’histoire de la Lune fut changée aussi.
Foulques avait trente et un ans. Il était grand, large, fort et souple. À cette époque, la race des hommes du bout de l’Europe était petite. Dans une assemblée, Foulques dépassait chacun de la tête et du cou. Il avait la tête ronde et les longues boucles du lion, les yeux et les cheveux couleur d’ambre. Il ressemblait au héros Vercingétorix dont le portrait circulait encore au fond des forêts sur des pièces d’or usées par les siècles. Les bûcherons disaient qu’il était le fils de ses fils. Vercingétorix était beau,  »

Extrait de: R. Barjavel. « Les dames à la licorne – Les dames à la licorne. »

La sphère par G. Benford

Fiche de La sphère

Titre : La sphère
Auteur : G. Benford
Date de parution : 1998
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de La sphère

« Alicia était en rogne, ce qui n’avait rien d’exceptionnel. Elle regarda le petit bonhomme maigrichon assis derrière son bureau et se demanda s’il faisait exprès de l’énerver, ou si c’était congénital.
— Que j’interrompe mes expériences ? répéta-t-elle d’un ton méprisant.
— Avec l’uranium.
— Ils veulent empêcher ce foutu collisionneur de tourner ?
— Le protocole de sécurité A-3…
— Affaire classée !
— Non, justement. Le rapport n’est ni complet ni archivé.
— Quoi ? Vous n’allez pas encore me réclamer des paperasses !
— Écoutez, je ne voudrais pas jouer les rabat-joie…
« Jouer les rabat-joie » ? Non, franchement ! Ce type était à empailler ! »

Extrait de : G. Benford. « La sphère. »

Fondation en péril par G. Benford

Fiche de Fondation en péril

Titre : Fondation en péril (Tome 1 sur 3 – Second cycle de Fondation)
Auteur : G. Benford et I. Asimov
Date de publication : 1997
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de Fondation en péril

« RENDEZ-VOUS

R. Daneel Olivaw ne ressemblait pas à Eto Demerzel. Il avait déjà changé de personnage.
Dors Venabili était un peu troublée. Elle s’y attendait, pourtant. Elle savait qu’il avait revêtu un nombre incalculable de peaux et de rôles, au fil des millénaires.
Elle l’observa. Elle était arrivée par un chemin détourné à cette pièce exiguë, un peu miteuse, située à deux secteurs de l’Université de Streeling et protégée par des mesures de sécurité hyper-perfectionnées et parfois redondantes. Les robots étaient hors la loi. Ils vivaient depuis des milliers d’années dans les sombres profondeurs du tabou. Quoique Olivaw soit son guide et son mentor, elle le voyait rarement.
Bien que robot humanoïde, elle n’en éprouvait pas moins un frémissement de crainte et de respect devant la forme archaïque, en partie métallique, qui se dressait devant elle. Il avait près de vingt mille  »

Extrait de : G. Benford. « Second cycle de Fondation – Fondation en péril. »

L’abominable ver télépathe par P. Anthony

Fiche de L’abominable ver télépathe

Titre : L’abominable ver télépathe
Auteur : P. Anthony et R. E. Margroff
Date de parution : 1970
Traduction : J. Martinache
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’abominable ver télépathe

« Je massacrais les planètes depuis une demi-heure lorsque se présenta un coup qui serait probablement le meilleur de la journée. M’inclinant au-dessus du soleil, je visai soigneusement Vénus et m’apprêtai à la caramboler sur Mars pour toucher trois planétoïdes simultanément.
Une bande brune vint troubler ma concentration : mes cheveux rebelles, incoiffables. D’un geste impatient, je remis en place la mèche fautive et repris position. Retenant ma respiration, j’amorçai mon mouvement…
BRRRRZZZAK ! bourdonna le communiphone. Je sursautai, fis fausse queue, expédiant ma comète sur une nébuleuse qui la renvoya contre la sphère de Jupiter ; elle alla ensuite se perdre dans une tache solaire d’où, bien sûr, je ne pouvais plus la déloger. Ganymède, la lune de Jupiter, quitta son orbite en tourbillonnant, zigzagua comme une guêpe folle puis percuta un plot qui l’expédia dans la trappe de « semi-gravité ». »

Extrait de : R. Margroff et P. Anthony. « L’abominable ver télépathe. »

Virus par J. Brunner

Fiche de Virus

Titre : Virus
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1973
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité

Première page de Virus

« TOUT COMMENÇA LE lendemain matin…
L’hiver venait de s’abattre sur toute l’Europe avec une telle rudesse que les météorologues, entre deux discussions savantes sur les méfaits des avions supersoniques, ne parlaient plus que du premier « Noël Blanc » que les Britanniques allaient être appelés à vivre depuis de nombreuses années. Chater Street, dans le quartier londonien de Kentish Town, était déjà recouverte par la neige. Malcolm Fry, qui dormait dans l’unique pièce constituant le rez-de-chaussée du n° 25 de la ruelle, fut réveillé par le récepteur-radio installé à la tête de son lit.
— … Et devinez ce qu’il trouva ! Des cornemuses qui se prenaient pour des pieuvres !
Une explosion de rires, visiblement enregistrés à l’avance, signala aux auditeurs le moment où ils devaient s’esclaffer. »

Extrait de : J. Brunner. « Virus. »

Polymath par J. Brunner

Fiche de Polymath

Titre : Polymath
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1974
Traduction : O. Sabathe-Ricklin
Editeur : Presses de la cité

Première page de Polymath

« — Il faut reconnaitre au moins une chose aux tempêtes de cet hiver, lança gaiement Delvia, c’est qu’elles nous ont fourni de l’énergie en quantité industrielle.
Elle mit l’accumulateur hors circuit et la plainte saccadée du compresseur mourut lentement dans le calme de ce début de matinée.
— Comparé à ce qu’elles nous ont fait perdre…, grogna Naline.
— Il ne faut pas désespérer. Les dégâts ne sont peut-être pas aussi importants qu’on le croit.
Les doigts exercés de Delvia débranchèrent la bouteille d’air comprimé. La jeune fille ouvrit légèrement la valve pour vérifier le bon fonctionnement de la jauge – l’air s’échappa avec un sifflement de bon augure. Delvia repoussa la molette et alla déposer le cylindre de métal à côté de ceux qui reposaient déjà sur le sable d’une déconcertante couleur verdâtre.
— Tu peux prendre ces trois-là, Lex. »

Extrait de : J. Brunner. « Polymath. »

Les anges de l’ombre par J. Brunner

Fiche de Les anges de l’ombre

Titre : Les anges de l’ombre
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1956
Traduction : B. Godec
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les anges de l’ombre

« J’en tremblais encore lorsque je pénétrai dans le bureau de Chambord, une bonne dizaine de minutes plus tard.
Ramona, la jolie fille du cru qui jouait le rôle de barrière entre Chambord et le monde extérieur, porta la main à sa bouche au moment où je passais à sa hauteur. Son regard exprimait la stupéfaction la plus totale.
« Madre de Dios », murmura-t-elle, avant de se signer rapidement.
Je devais ressembler à un homme qui vient d’apercevoir un fantôme.
En fait, c’était bel et bien en présence d’un fantôme que je venais de me trouver.
Chambord trônait derrière son immense bureau, devant un panneau mural représentant la nébuleuse  »

Extrait de : J. Brunner. « Les anges de l’ombre. »