Étiquette : Pygmalion
La comtesse de sang par Maurice Périsset

Fiche de La comtesse de sang
Titre : La comtesse de sang – Erzébeth Bathory
Auteur : Maurice Périsset
Date de parution : 1975
Editeur : Pygmalion
Première page de La comtesse de sang
« La comtesse Bathory fit torturer et assassiner six cent dix jeunes filles et, pour garder sa jeunesse, se baigna dans leur sang.
— Je n’ai pas à vous répondre, je suis votre maîtresse ! répondit-elle au pasteur de Csejthe qui lui reprochait ses crimes. Comment, venant de si bas, votre question peut-elle arriver jusqu’à moi, qui suis si haut ?
Descendante d’une illustre famille de Hongrie, maîtresse absolue et dame de Csejthe, elle pouvait tout se permettre. La loi féodale l’y autorisait. Contester son droit de vie et de mort sur ses sujets, qui s’y serait risqué en ces Balkans où, en plein XVIIe siècle, le Moyen Âge durait toujours ? Erzébeth Bathory n’eut d’autre maître que son propre démon, d’autre souci que sa beauté. Le seul ennemi qu’elle redoutât, c’était le temps qui flétrissait ses traits. Elle vécut toute sa vie dans une solitude essentielle, dans la solitude créée par son orgueil, sa froideur et sa cruauté. Elle savait que son pouvoir souverain tombait devant la vieillesse, la maladie et la mort, et sa fierté se révoltait d’avoir à subir le sort commun. Puisqu’elle pouvait tout, elle devait pouvoir éterniser sa jeunesse et sa beauté. »
Extrait de : M. Périsset. « La comtesse de sang. »
Le trône de fer – l’intégrale 5 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 5
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 5 (Tome 5 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2011
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 5
- Le bûcher d’un roi
- Les dragons de Meereen
- Une danse avec les dragons
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 5
« L’odeur de l’homme empuantissait la nuit.
Le zoman s’arrêta sous un arbre et flaira, sa fourrure gris-brun toute mouchetée d’ombre. Un soupir de vent résineux lui apporta les relents de l’homme, par-dessus des fumets plus ténus qui disaient le renard et le lièvre, le phoque et le cerf, et même le loup. C’étaient aussi des odeurs d’homme, le zoman le savait ; la rancissure de vieilles toisons, mortes et sauvagines, presque noyées sous le remugle plus fort de la fumée, du sang et de la putréfaction. Seul l’homme dépouillait les autres bêtes de leurs peaux pour se couvrir de cuir et de fourrure.
Différant en cela des loups, les zomans ne craignent pas l’homme. La haine et la faim se nouèrent dans son ventre et il poussa un grondement sourd, pour appeler son frère borgne, sa sœur menue et rusée. Tandis qu’il s’élançait entre les arbres, ses compagnons de meute suivirent avec ardeur dans ses traces. Eux aussi avaient capté l’odeur. Dans sa course, il voyait également par leurs yeux, et il s’aperçut en tête. Le souffle de la meute s’échappait de leurs longues mâchoires grises en bouffées chaudes et blanches. Entre leurs pattes, la glace avait pris, dure comme pierre, mais la chasse était lancée, la proie au-devant. De la chair, songea le zoman, de la viande. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 5. »
Le trône de fer – l’intégrale 4 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 4
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 4 (Tome 4 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2005
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 4
- Le chaos
- Les sables de Dorne
- Un festin pour les corbeaux
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 4
« Des dragons… », fit Mollander. Il ramassa par terre une pomme toute ridée puis se mit à la faire sauter d’une main dans l’autre.
« Lance donc la pomme », lui intima le Sphinx, Alleras, d’un ton pressant. Il extirpa de son carquois une flèche qu’il encocha sur la corde de son arc.
« Ça me botterait bien, moi, d’en voir un, de dragon. » Ses joues rebondies signalaient Roone comme le benjamin du groupe. Deux ans le séparaient encore de l’âge viril. « Même que ça me botterait vachement. »
Et moi, ce qui me botterait le plus, ce serait de dormir dans les bras de Rosie, songea Pat. Il en avait des fourmis incessantes dans les fesses sur son banc. Il se flattait de l’espoir que, d’ici au lendemain matin, la fille lui appartiendrait bel et bien. Je l’emmènerai à cent lieues de Villevieille, par-delà le détroit, dans quelqu’une des Cités libres. Celles-ci ne possédant pas de mestres, il s’y voyait déjà bien peinard, à l’abri de la moindre dénonciation.
De derrière des volets clos au premier étage lui parvenaient nettement les rires d’Emma, mêlés aux intonations plus graves du client qu’elle s’affairait à faire jouir. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 4. »
Le trône de fer – l’intégrale 3 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 3
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 3 (Tome 3 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2000
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 3
- Intrigues à Port-Réal
- L’épée de feu
- Les noces pourpres
- La loi du régicide
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 3
« Il faisait gris et un froid mordant, et les chiens refusaient de suivre la piste.
Après n’avoir concédé qu’un reniflement aux traces de l’ours, la grande lice noire avait battu en retraite et, la queue entre les jambes, rallié piteusement la meute qui se pelotonnait d’un air misérable sur la berge où la harcelait la bise. Celle-ci n’épargnait pas davantage Chett et plantait ses crocs au travers des lainages noirs et des cuirs bouillis. Putain de froid, trop dur pour les bêtes comme pour les hommes, mais il fallait bien le subir puisqu’on était là. Sa bouche se tordait, et il sentait presque les pustules qui lui tapissaient les joues et le cou s’empourprer de rage. Je devrais être bien peinard au Mur, à soigner ces putains de corbeaux et à faire de bonnes flambées pour le vieux mestre Aemon. Et c’était à ce bâtard de Jon Snow qu’il devait d’en être privé, à lui et à son gros porc de copain, Sam Tarly. C’était leur faute, s’il était là, à se geler ses putains de couilles avec une meute de chiens au fin fond de la forêt hantée.
« Par les sept enfers ! » Il tira violemment sur les laisses pour forcer l’attention des chiens. « Pistez donc, bâtards ! Voilà des empreintes d’ours. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 3. »
Le trône de fer – l’intégrale 2 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 2
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 2 (Tome 2 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1999
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 2
- La bataille des rois
- L’ombre maléfique
- L’invincible forteresse
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 2
« La comète étalait sa queue, telle une balafre sanguinolente, en travers de l’aube mauve et rose qui se levait sur les falaises de Peyredragon.
Cinglé par tous les vents, le mestre la lorgnait du balcon de ses appartements. Là aboutissaient, au terme de leurs longues courses, les corbeaux. Leurs fientes maculaient les deux statues-gargouilles – un cerbère et une vouivre – qui, hautes de douze pieds, le flanquaient, deux des mille dont se hérissaient les antiques murailles de la forteresse. À son arrivée, jadis, cette armée de chimères grotesques l’avait incommodé. Il avait eu tout le temps de s’y faire et considérait même comme de vieux amis ses voisins immédiats. Et c’était de conserve qu’ils contemplaient tous trois ce ciel maléficieux.
Les présages, le mestre n’y croyait pas. Encore que… Tout chenu qu’il était, Cressen n’avait jamais vu de comète comparable à celle-ci. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale 2. »
Le trône de fer – l’intégrale 1 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 1
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 1 (Tome 1 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1996
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 1
- Le trône de fer
- Le donjon rouge
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 1
« Mieux vaudrait rentrer, maintenant…, conseilla Gared d’un ton pressant, tandis que, peu à peu, l’ombre épaississait les bois à l’entour, ces sauvageons sont bel et bien morts.
— Aurais-tu peur des morts ? » demanda ser Waymar Royce, d’une lippe imperceptiblement moqueuse.
Gared était trop vieux pour relever la pique. En avait-il vu défiler, depuis cinquante ans et plus, de ces petits seigneurs farauds !
« Un mort est un mort, dit-il, les morts ne nous concernent pas.
— S’ils sont morts…, répliqua doucement Royce, et rien ne prouve que ceux-ci le soient.
— Will les a vus. Et s’il dit qu’ils sont morts, la preuve en est faite, pour moi. »
Will s’y attendait. Tôt ou tard, les deux autres l’embringueraient dans leur dispute. Il aurait préféré tard. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale 1. »
Rêve de fevre par G. R. R. Martin

Fiche de Rêve de fevre
Titre : Rêve de fevre
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1982
Traduction : A. Robert
Editeur : Pygmalion
Première page de Rêve de fevre
« Saint Louis
Avril 1857
D’un geste vif, Abner Marsh tapota du pommeau de sa canne en hickory le comptoir de l’hôtel, pour attirer l’attention du réceptionniste. « Je cherche un dénommé York, dit-il. Josh York, je crois qu’il s’appelle. Vous avez un homme de ce nom-là ? »
Les coups sur le bois firent sursauter l’employé, un vieil homme avec des binocles. Il se retourna, dévisagea Marsh et sourit. « Ben ça ! Le cap’taine Marsh, répondit-il aimablement. Voilà bien six mois qu’on ne vous avait pas vu, cap’taine. J’ai eu vent de vos déboires, en revanche. Quel malheur, vraiment. Depuis ‘36 que je suis ici, j’ai jamais vu une purée de glace comme celle-là.
— Là n’est pas la question », rétorqua Abner Marsh, un peu contrarié. Il s’était préparé à ce genre de commentaires. La Maison des Planteurs était une hôtellerie populaire chez les mariniers. Marsh lui-même y prenait régulièrement ses dîners avant cet hiver cruel. Mais depuis la débâcle des glaces, il allait ailleurs, et pas seulement pour une raison de prix. Autant il appréciait la »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Rêve de Fevre. »
Feu et sang 2 par G. R. R. Martin

Fiche de Feu et sang 2
Titre : Feu et sang 2 (Tome 2 sur 2 – Les origines du Trône de Fer / Le règne des Targaryen)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2018
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Première page de Feu et sang 2
« Les héritiers du Dragon
Une affaire de succession
Les germes de la guerre sont souvent plantés en temps de paix. Il en est allé ainsi à Westeros. La sanglante lutte pour le Trône de Fer qu’on connaît sous le nom de Danse des Dragons, livrée de 129 à 131, a pris racine un demi-siècle plus tôt, durant le règne le plus long et le plus paisible dont ait jamais joui un descendant du Conquérant, celui de Jaehaerys Ier Targaryen, le Conciliateur.
Le Vieux Roi et la Bonne Reine Alysanne régnèrent ensemble jusqu’à la mort de cette dernière en 100 (à l’exception de deux périodes de brouille, connues sous les noms de Première et de Seconde Querelle), et mirent au monde treize enfants. Quatre d’entre eux – deux fils et deux filles – atteignirent la maturité, se marièrent, et mirent à leur tour des enfants au monde. Jamais auparavant, ni depuis, les Sept Couronnes n’avaient été bénies (ou affligées, selon certains) par une telle abondance d’altesses princières »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Feu et sang 2 – Les origines du Trône de Fer. »
Feu et sang 1 par G. R. R. Martin

Fiche de Feu et sang 1
Titre : Feu et sang 1 (Tome 1 sur 2 – Les origines du Trône de Fer / Le règne des Targaryen)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2018
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Première page de Feu et sang 1
« La Conquête d’Aegon
Au fil des trois cents dernières années, les mestres de la Citadelle, qui tiennent les chroniques de Westeros, ont utilisé la Conquête d’Aegon comme pierre de touche. Naissances, morts et autres événements sont datés soit apC (après la Conquête), soit avC (avant la Conquête).
Les véritables érudits savent qu’une telle datation est loin d’être précise. La conquête des Sept Couronnes par Aegon Targaryen ne s’est pas effectuée en un jour. Plus de deux ans ont passé entre le débarquement d’Aegon et son couronnement à Villevieille… et même alors, la Conquête demeurait inachevée, puisque Dorne restait insoumise. Des tentatives sporadiques pour intégrer les Dorniens au royaume ont continué tout au long du règne du roi Aegon et une large partie du règne de ses fils, rendant impossible de fixer par une date précise le terme des Guerres de Conquête.
Même la date de début est sujette à confusion. Beaucoup supposent, à tort, que le règne du roi »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Feu et Sang 1 – Les origines du Trône de Fer. »
Une danse avec les dragons par G. R. R. Martin

Fiche de Une danse avec les dragons
Titre : Une danse avec les dragons (Tome 15 sur 17 – Trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2011
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Première page de Une danse avec les dragons
« Daenerys
La salle retentissait de rires yunkaïis, de chants yunkaïis, de prières yunkaïies. Des danseurs évoluaient ; des musiciens exécutaient d’étranges mélodies à grand renfort de cloches, de couinements et d’outres ; les chanteurs interprétaient de vieilles ballades d’amour dans la langue impénétrable de l’antique Ghis. Le vin coulait à flots – non point la piètre piquette de la baie des Serfs, mais les riches crus liquoreux de La Treille et le vinsonge de Qarth, que parfumaient des épices inconnues. Sur l’invitation du roi Hizdahr, les Yunkaïis étaient venus signer la paix et assister à la renaissance des arènes de combat de Meereen, réputées au plus loin. Pour leur faire fête, le noble époux de Daenerys Targaryen avait ouvert les portes de la Grande Pyramide.
J’exècre tout cela, songeait-elle. Comment en suis-je arrivée à boire et à sourire avec des hommes que je voudrais écorcher vifs ?
On servait une douzaine de variétés de viandes et de poissons : du chameau, du crocodile, de la pieuvre chanteuse, du canard laqué et des larves épineuses, avec de la chèvre, du jambon et du cheval pour ceux dont les goûts inclinaient moins vers l’exotisme. Et du chien. Aucun banquet ghiscari n’aurait été complet sans son plat de chien. Les cuisiniers d’Hizdahr savaient préparer l’animal de quatre façons différentes. « Les Ghiscaris mangent tout ce qui nage, vole ou »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Trône de Fer – Une danse avec les dragons. »