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L’oiseau dans le ciment par André Caroff

Fiche de L’oiseau dans le ciment

Titre : L’oiseau dans le ciment (Tome 4 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’oiseau dans le ciment

« Le glisseur s’immobilisa devant le camp, débarqua les équipes de relève et s’éloigna après avoir chargé ceux qui venaient d’assurer la garde pendant la première partie de la nuit.

Le camp se composait d’une trentaine de bâtiments séparés par des allées rectilignes, d’une bande de circulation circulaire, d’une clôture électrifiée. Les cuisines et les ateliers qui se trouvaient au nord, étaient nettement coupés des baraquements par une seconde clôture, non électrifiée celle-là, mais formée par un haut grillage hérissé de barbelés.

Le camp se situait en Idaho, à une douzaine de kilomètres de Big Creek. Trente baraquements abritaient les Inadaptés de sexe masculin, les autres étaient réservés aux Inadaptées de sexe féminin. Parmi ces femmes, natives de toutes les régions de la planète, il y avait de très jolies filles au charme desquelles les gardes n’étaient pas insensibles. Mais le règlement interdisait naturellement « tout contact » entre les prisonnières et leurs gardiens. Ce qui n’empêchait pas des rapports sexuels de s’établir parfois, lorsque les circonstances le permettaient, c’est-à-dire en évitant de prendre le risque d’être surpris par un chef de patrouille.

Eddy Winter, matricule E.W. 010.523.898-S.C. (pour South Carolina) appartenait à la Garde civile. Il se trouvait en compagnie d’Adams, sur le mirador numéro 6, à la jonction de la clôture électrifiée et de celle coupant les baraquements des femmes de ceux des hommes. »

Extrait de : A. Caroff. « L’oiseau dans le ciment. »

Le piège des sables par André Caroff

Fiche de Le piège des sables

Titre : Le piège des sables (Tome 3 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le piège des sables

« Elles avaient voyagé de nuit, à bord de gros hélicojets aux hublots obturés et ne savaient où elles se trouvaient. Après l’atterrissage, on les avait regroupées à l’extrémité d’un terrain pierreux plongé dans l’obscurité, puis, après une marche forcée de quatre heures, on les avait parquées dans ce hangar, comme des bêtes, à coups de pied et de crosse. Elles n’avaient rien bu ni mangé depuis la veille. Certaines étaient enceintes ou malades.

Hébétée, menton appuyé sur ses genoux relevés, Fann se tenait assise contre le mur brûlant. Dans cette espèce de hangar chauffé à blanc par un soleil féroce, les gardes de la Sécurité avaient entassé un millier » d’inadaptées » en provenance de plusieurs régions d’Europe.

Dans la pénombre, Fann n’apercevait que des têtes inclinées vers le sol. L’odeur mêlée des corps et des déjections était terrible. Fann ferma les yeux, revécut l’attaque U.S. contre le campement installé par Hem le Rouge dans les grottes supérieures du ravin. Cela s’était produit la veille, peu de temps après la désintégration de la Cité métallique, alors que les partisans baignaient encore dans l’allégresse. Nul n’avait eu le loisir de réagir. Les gardes et les légionnaires avaient froidement assassiné les hommes, poussé les femmes en direction des transporteurs. »

Extrait de : A. Caroff. « Le piège des sables. »

Métal en fusion par André Caroff

Fiche de Métal en fusion

Titre : Métal en fusion (Tome 2 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Métal en fusion

« Dans la ville endormie, il allait comme un loup au long des voies désertes, cernées par la nuit, souvent traversées par les sinistres glisseurs noirs de la Sécurité.

Il avait tué un homme dans la banlieue nord de U.S. Marseille, s’était approprié ses mondialex, sa plaque d’identification, ses vêtements, mais n’était pas pour autant à l’abri d’un contrôle policier. Si cela se produisait, et parce qu’il ne portait pas de tatouage sous l’aisselle gauche, il serait contraint d’utiliser son pistolet broyant.

Il était venu de nuit, en quelques instants depuis le territoire des P.S., à bord du rapide hélicojet d’interception dérobé aux forces U.S. De Jour, il était impossible de se déplacer avec l’appareil en raison de l’implacable surveillance exercée par les satellites d’observation orbitant sans trêve autour de la Terre.

Un glisseur de la Sécurité déboucha brusquement d’une rue adjacente, ses phares balayèrent l’avenue. Hem le Rouge se jeta dans la gueule sombre d’une porte d’immeuble, main bloquée sur la crosse du pistolet, pas certain de ne pas avoir été frôlé par le faisceau lumineux. On était aux petites heures, les habitants de la ville avaient pour coutume de se lever tard. Beaucoup de temps 
s’écoulerait avant que Hem puisse se mêler à a foule. D’ici là, il lui faudrait se cacher tout en progressant vers le ministère… »

Extrait de : A. Caroff. « Métal en fusion. »

Captif du temps par André Caroff

Fiche de Captif du temps

Titre : Captif du temps (Tome 1 sur 4 – La saga des Rouges)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de Captif du temps

« Hem se glissa derrière la roche et jeta un regard en direction du sud. C’était la nuit mais loin, très loin au-delà du Territoire, il distinguait les fulgurances électriques de la Cité métallique dont les
poutrelles se perdaient dans le ciel.

La frontière se trouvait à quatre heures de marche mais aucun Inadapté ne l’avait jamais franchie. Ceux qui avaient essayé étaient morts en quelques minutes, dans la zone de dévitalisation, au beau milieu de la bande nivelée par les Machines.

— Avance, grogna Kor, on nous attend.

Kor avait quarante ans, soit vingt ans de plus que Hem, et était de ce fait l’un des plus anciens habitants du village. Sa patience s’était usée au fil des années mais l’âge en était moins la cause que la mort de sa compagne pour qui on avait un jour déployé le drapeau rouge. Alors les Maîtres l’avaient emportée à bord d’un appareil volant et nul ne l’avait jamais revue. Quand quelqu’un ne revenait pas au village, on le considérait comme mort. C’était très mauvais signe quand les Maîtres décidaient d’emporter un malade vers le sud. Djara était cependant revenue au bout de six mois, maigre comme une branche morte, les yeux hors des orbites mais guérie. »

Extrait de : A. Caroff. « Captif du temps. »