Étiquette : Stapledon
Sirius par O. Stapledon

Fiche de Sirius
Titre : Sirius
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1944
Traduction : C. Fournier
Editeur : Denoël
Première page de Sirius
« Plaxy et moi nous nous aimions ; mais avec un certain sentiment de gêne car Plaxy ne parlait jamais volontiers de son passé, et parfois même, s’abritait derrière un écran de réserve et de découragement. Souvent, pourtant, nous étions très heureux ensemble, et j’étais alors persuadé que notre bonheur s’enracinait plus profondément.
Puis survint la maladie qui entraîna la mort de sa mère et je perdis Plaxy de vue. Une ou deux fois, je reçus une lettre d’elle, ne comportant aucune adresse, mais exprimant le souhait que je lui répondisse « Poste restante », tantôt dans un village du nord du Pays de Galles, tantôt dans un autre. Le ton des lettres de Plaxy allait d’une amabilité de pure forme jusqu’à un réel désir de m’avoir à nouveau près d’elle. Elles mentionnaient, en termes mystérieux, un « devoir étrange » qui, disait Plaxy, était en rapport avec les recherches biologiques de son père. »
Extrait de : O. Stapledon. « Sirius. »
Rien qu’un surhomme par O. Stapledon

Fiche de Rien qu’un surhomme
Titre : Rien qu’un surhomme
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1935
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Denoël
Première page de Rien qu’un surhomme
« EN GUISE DE PROLOGUE
Quand je fis part à John de mon intention d’écrire sa biographie, il se mit à rire : « Pauvre cher homme ! dit-il. C’était inévitable. » Le terme de « cher homme », sur les lèvres de John, équivalait souvent à imbécile.
« Bah ! protestai-je, un chat peut regarder un roi. » Il répliqua : « Oui, mais peut-il réellement « voir » le roi ? Peux-tu, minou, me voir réellement ? »
Étrange enfant que celui qui parlait ainsi à un adulte !
John avait raison. Je le connaissais depuis qu’il était bébé et bien qu’étant, en un sens, intime avec lui, je ne savais presque rien du John intérieur, du John réel. Aujourd’hui encore, je sais peu de chose en dehors des événements étonnants de sa carrière. Je sais qu’il ne marcha qu’à six ans. Avant d’avoir atteint dix ans, il avait commis plusieurs cambriolages et tué un agent. À dix-huit ans, alors qu’il avait encore l’air d’un grand enfant, il fonda son absurde Colonie des mers du Sud. »
Extrait de : O. Stapledon. « Rien qu’un surhomme. »
Les derniers hommes à Londres par O. Stapledon

Fiche de Les derniers hommes à Londres
Titre : Les derniers hommes à Londres
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1932
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Les derniers hommes à Londres
« Le monde des Derniers Hommes
I. VACANCES SUR NEPTUNE
Quand je suis dans votre monde, à votre époque, je me remémore souvent un certain lieu solitaire de mon propre monde, dans le temps que j’appelle le présent. C’est un petit coin où la terre s’avance dans la mer en un désordre de rochers éclatés, telle une horde de monstres entrant en foule dans l’eau. Des forces souterraines agissant là ont autrefois tordu la croûte de la planète, soulevée en une montagne, mais elle fut immédiatement déchiquetée, fracassée par la gravité, cet implacable djinn de tous les vastes mondes. Il n’en reste rien à présent que ces rochers. Nous n’avons pas de montagnes sur Neptune, et nos océans sont sans vagues. La solide atmosphère tient si serré son manteau humide que les plus violents ouragans même ne peuvent faire naître plus qu’une ride. Un réseau de petits fjords, aux parois et aux fonds brodés d’une vie variée, s’éparpille parmi les rochers. »
Extrait de : O. Stapledon. « Les derniers hommes à Londres. »
Les derniers et les premiers par O. Stapledon

Fiche de Les derniers et les premiers
Titre : Les derniers et les premiers
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1930
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Les derniers et les premiers
« L’Europe balkanisée
I. LA GUERRE EUROPÉENNE ET SES SUITES.
Observez à présent votre propre époque de l’histoire telle qu’elle apparaît aux Derniers Hommes.
Longtemps avant que l’esprit humain se fût éveillé à la connaissance claire du monde et de lui-même, il remua dans son sommeil, ouvrit des yeux troublés, et se rendormit. Un de ces moments d’expérience précoce embrasse la lutte des Premiers Hommes pour passer de la sauvagerie à la civilisation. Vous êtes, dans ce moment, à l’instant où l’espèce est à son zénith. C’est à peine si l’on voit progresser cette première culture au-delà de votre époque, et de votre temps déjà la vie mentale de l’humanité montre des signes de déclin. »
Extrait de : O. Stapledon. « Les derniers et les premiers. »
Créateur d’étoiles par O. Stapledon

Fiche de Créateur d’étoiles
Titre : Créateur d’étoiles
Auteur : O. Stapledon
Date de parution : 1937
Traduction : B. André
Editeur : NEO
Première page de Créateur d’étoiles
« La Terre
Le point de départ
Une nuit d’amertume, je sortis sur la colline. La bruyère sombre entravait mes pas. En bas défilaient les lumières des faubourgs. Les fenêtres, rideaux tirés, étaient comme des yeux clos, tournés vers la vie
intérieure des rêves. Au-delà du noir horizon de la mer, un phare palpitait. Au-dessus de ma tête, l’obscurité.
J’apercevais notre maison, notre îlot dans les tumultueux et âpres courants du monde. Là, pendant quinze ans, nous deux, si différents, avions vécu dans un soutien et un enrichissement mutuels, dans une symbiose étroite. Là, nous avions fait les projets de chaque jour, subi les hasards et les heurts de la journée. Là s’empilaient les « lettres à répondre », les chaussettes à raccommoder. Là, les enfants étaient nés. Là, sous ce toit, nos deux vies, se heurtant parfois, se reconnaissaient une : une vie plus grande, plus consciente que l’une ou l’autre seule. »
Extrait de : O. Stapledon. « Créateur d’étoiles. »
Olaf Stapledon

Présentation de Olaf Stapledon :
Olaf Stapledon (1886-1950) était un écrivain et philosophe britannique qui a contribué à la science-fiction avec des romans tels que « Les Derniers et les Premiers » (1930) et « Star Maker » (1937).
Stapledon a étudié à l’université de Liverpool, où il a obtenu une maîtrise en philosophie. Il a ensuite enseigné la philosophie pendant un certain temps avant de se consacrer à l’écriture. Ses premières œuvres étaient des ouvrages de non-fiction, notamment sur la philosophie et la théologie.
Cependant, Stapledon a acquis une renommée internationale avec ses romans de science-fiction, qui ont exploré des thèmes tels que l’évolution, l’histoire de l’univers et la nature de la conscience. Ses œuvres ont eu une influence majeure sur les écrivains de science-fiction ultérieurs, notamment Arthur C. Clarke, Brian Aldiss et Stanislaw Lem.
Stapledon était également un pacifiste convaincu et a été actif dans le mouvement pour le désarmement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a travaillé pour le ministère de l’Information britannique et a écrit des articles de propagande pour la cause alliée.
Bien que ses œuvres aient été saluées par la critique, Stapledon n’a jamais connu un grand succès commercial de son vivant. Cependant, son influence sur la science-fiction moderne est indéniable, et ses romans sont toujours étudiés et appréciés aujourd’hui.
Livres de Olaf Stapledon :
Créateur d’étoiles (1937)
Les derniers et les premiers (1930)
Les derniers hommes à Londres (1932)
Rien qu’un surhomme (1935)
Sirius (1944)
Pour en savoir plus sur Olaf Stapledon :
La page Wikipédia de O. Stapledon
La page Noosfere de O. Stapledon
La page isfdb de O. Stapledon