Étiquette : Terreur
Terreur par Benoît Becker

Fiche de Terreur
Titre : Terreur
Auteur : Benoît Becker
Date de parution : 1955
Editeur : Fleuve noir
Première page de Terreur
« Était-ce encore elle ? Ou bien était-ce une plainte plus déchirante du vent dans les couloirs du château ? Ou quelque chose qui avait grincé dans le parc ?
Non, c’était elle. C’était sa voix. Cela commençait comme une plainte, la plainte sourde de quelqu’un qui a mal et qui supplie. Et puis, au travers des longs couloirs, passant par des portes pourtant fermées, franchissant les chambres désertes et glacées, le cri.
Thorwald s’était redressé dans son lit. Un moment, il s’était bouché les oreilles, il avait plaqué avec violence ses mains sur ses oreilles et sur ses tempes, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’entendre le cri qui sautait hors de la nuit et lui entrait dans la tête.
— Assez ! dit-il. Tais-toi !
Il se mit à crier ;
— Tais-toi ! Tais-toi !
Il retomba haletant sur sa couche, couvert de sueur, souhaitant que cela fût un rêve. »
Extrait de : B. Becker. « Terreur. »
Terreur par D. Simmons

Fiche de Terreur
Titre : Terreur
Auteur : Dan Simmons
Date de parution : 2007
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Pocket
Première page de Terreur
« En montant sur le pont, le capitaine Crozier découvre que son navire est assiégé par des spectres célestes. Au-dessus de lui – au-dessus du Terror –, des plis de lumière chatoyante plongent puis se dérobent en hâte, tels les bras multicolores de fantômes agressifs mais au bout du compte hésitants. Des doigts osseux d’ectoplasme se tendent vers le bateau, s’écartent, font mine de se refermer puis se retirent.
La température a atteint -45 °C et descend à toute allure. Du fait de la brume qui s’est levée plus tôt, durant la petite heure de pauvre crépuscule à quoi se réduit la journée, les trois mâts raccourcis – on a démonté et rangé les mâts de hune, les perroquets, ainsi que les espars et les gréements supérieurs, afin de prévenir tout risque de chavirage et de chute de glace – se dressent tels des arbres étêtés et ébranchés sans ménagements, reflétant l’aurore boréale qui danse d’un horizon entraperçu à l’autre. »
Extrait de : D. Simmons. « Terreur. »