Étiquette : Truchaud
El Borak l’invincible par Robert E. Howard
Fiche d’El Borak l’invincible
Titre : El Borak l’invincible (Tome 1 sur 4 – El Borak)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1974
Traduction : F. Truchaud
Editeur : NEO
Sommaire d’El Borak l’invincible
- La fille d’Erlik Khan
- La vallée perdue d’Iskander
- L’aigle des collines
Première page de La fille d’Erlik Khan
« L’Anglais de grande taille, Pembroke, traçait des traits sur le sol avec son couteau de chasse, tout en parlant avec un débit haché qui indiquait une agitation contenue :
— Cela ne fait aucun doute, Ormond, ce pic à l’ouest est celui que nous cherchions. Regardez, j’ai dessiné une carte dans la terre. Cette croix ici représente notre campement, et celle-là indique le pic. Nous nous sommes suffisamment avancés vers le nord. Ici, nous devons obliquer vers l’ouest…
— Silence ! murmura Ormond. Effacez cette carte. Voilà Gordon.
Pembroke fit disparaître les lignes tracées dans la terre d’un rapide mouvement de la paume. En se redressant, il traîna négligemment son pied pour effacer les dernières lignes sur le sol. Lui et Ormond riaient et échangeaient des propos insignifiants lorsque le troisième homme de l’expédition les rejoignit. »
Extrait de : R. E. Howard. « El Borak – El Borak l’Invincible. »
Conan – l’intégrale édition collector par Robert E. Howard
Fiche de Conan – l’intégrale édition collector
Titre : Conan – l’intégrale édition collector
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 2007
Traduction : P. Louinet, F. Truchaud
Editeur : Bragelonne
Sommaire de Conan – l’intégrale édition collector :
- Cimmérie
- Le phénix sur l’épée
- La fille du géant du gel
- Le dieu dans le sarcophage
- La tour de l’éléphant
- La citadelle écarlate
- La reine de la côte noire
- Le colosse noir
- Chimères de fer dans la clarté lunaire
- Xuthal la crépusculaire
- Le bassin de l’homme noir
- La maison aux trois bandits
- La vallée des femmes perdues
- Le diable d’airain
- Le peuple du cercle noir
- Une sorcière viendra au monde
- L’heure du dragon
- Les dents de Gwahlur
- Au delà de la rivière noire
- Le maraudeur noir
- Les mangeurs d’hommes de Zamboula
- Les clous rouges
Première page de La citadelle écarlate
« Le fracas de la bataille s’était assourdi ; les cris de victoire se mêlaient aux râles d’agonie. Telles des feuilles multicolores après un orage d’automne, les cadavres des vaincus recouvraient la plaine ; le soleil qui s’enfonçait à l’horizon faisait rougeoyer les casques polis, les mailles incrustées d’or, les plaques d’argent des cuirasses, les épées brisées et les plis des lourds étendards de soie royaux, pris dans des mares écarlates et figées. Les destriers et leurs cavaliers cuirassés gisaient en amoncellements silencieux, crinières et plumes ondoyant faiblement dans cette marée rouge. Autour d’eux et parmi eux, comme charriés par la tempête, gisaient les corps déchiquetés et piétinés des archers et des piquiers, avec leurs casques d’acier et leurs justaucorps de cuir.
La plaine résonnait du son triomphal des olifants et les sabots des vainqueurs s’enfonçaient dans les torses des vaincus. Leurs lignes luisantes et irrégulières convergeaient tels les rayons d’une roue étincelante vers l’endroit où le dernier survivant s’obstinait à livrer un combat inégal.
Ce jour, Conan, roi d’Aquilonie, avait vu la fleur de sa chevalerie se faire tailler en pièces, enfoncée, brisée, et finalement anéantie. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – L’intégrale Édition Collector. »
Conan – l’intégrale par Robert E. Howard
Fiche de Conan – l’intégrale
Titre : Conan – l’intégrale
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1998
Traduction : A. Zribi, F. Truchaud, E. Chédaille
Editeur : Lefrancq
Sommaire de Conan – l’intégrale :
- Conan
- Conan le Cimmérien
- Conan le flibustier
- Conan le vagabond
- Conan l’aventurier
- Conan le guerrier
- Conan l’usurpateur
- Conan le conquérant
Première page de La chose dans la crypte
« Le plus célèbre héros de l’époque hyborienne n’était pas un Hyborien, mais un barbare, Conan le Cimmérien, dont le nom est au centre de cycles entiers de légendes. Sur les antiques civilisations de l’âge révolu des Hyboriens et des Atlantes, seuls nous sont parvenus quelques récits fragmentaires, à demi légendaires. L’un d’eux, Les Chroniques némèdes, nous fournit la plupart des détails connus sur la carrière de Conan. La partie le concernant commence ainsi :
« Sache, ô prince, qu’entre l’engloutissement par l’océan de l’Atlantide et des cités étincelantes et l’ascension des fils d’Aryas, il fut un âge de rêve où des royaumes resplendissants s’étalaient de par le monde comme des manteaux bleus sous les étoiles : la Nemedia, l’Ophir, la Brythunia, l’Hyperborea, la Zamora, avec ses femmes aux noires chevelures et ses tours hantées de mystère, la Zingara et sa chevalerie, le Koth, contigu aux terres pastorales du Shem, la Stygia et ses tombeaux peuplés d’ombres, l’Hyrkania et ses harnois d’acier, de soie et d’or. Mais le plus fier royaume du monde était l’Aquilonia, perle de l’Occident fabuleux. Dans ces contrées vint Conan le Cimmérien, cheveux noirs, œil sombre, épée au poing, voleur, brigand, assassin, avec ses peines immenses et ses joies démesurées, qui piétina de ses sandales les trônes somptueux de la Terre. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Intégrale. »
Conan le cimmérien – l’intégrale par Robert E. Howard
Fiche de Conan le cimmérien – l’intégrale
Titre : Conan le cimmérien (Tome 1 sur 3 – l’intégrale)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 2002
Traduction : P. Louinet, F. Truchaud
Editeur : Bragelonne
Sommaire de Conan le cimmérien – l’intégrale :
- Cimmérie
- Le phénix sur l’épée
- La fille du géant du gel
- Le dieu dans le sarcophage
- La tour de l’éléphant
- La citadelle écarlate
- La reine de la côte noire
- Le phénix sur l’épée (version rejetée)
- Notes
Première page de Le phénix sur l’épée
« Sache, ô Prince, qu’entre l’époque qui vit l’engloutissement de l’Atlantide et des villes étincelantes et celle de l’avènement des Fils d’Aryas, il y eut un Âge insoupçonné, au cours duquel des royaumes resplendissants s’étalaient à la surface du globe tels des manteaux bleus sous les étoiles : la Némédie, la Brythunie, l’Hyperborée, Zamora, avec ses femmes aux cheveux noirs et ses tours mystérieuses aux horreurs arachnéennes, Zingara et sa chevalerie, Koth, qui jouxtait les prairies de Shem, la Stygie et ses tombes protégées par les ombres, l’Hyrkanie, dont les cavaliers étaient vêtus d’acier, de soie et d’or. Mais le plus illustre des royaumes de ce monde était l’Aquilonie, dont la suprématie était incontestée dans l’Occident rêveur. C’est en cette contrée que vint Conan, le Cimmérien – cheveux noirs, regard sombre, épée au poing, un voleur, un pillard, un tueur, aux accès de mélancolie tout aussi démesurés que ses joies – pour fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux de la Terre.
— Les Chroniques Némédiennes »
Extrait de : R. E. Howard. « L’intégrale – Conan Le Cimmérien. »
Conan le libérateur par Lyon Sprague de Camp et Lin Carter
Fiche de Conan le libérateur
Titre : Conan le libérateur (Tome 16 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard, Lyon Sprague de Camp et Lin Carter
Date de parution : 1979
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Conan le libérateur
« LORSQUE LA FOLIE EST COURONNÉE
La nuit recouvrait de ses ailes noires et fuligineuses les flèches de Tarantia, la cité royale. Dans les rues envahies par le brouillard, des torches brûlaient à intervalles réguliers, tels les yeux funestes de bêtes de proie tapies au sein de contrées sauvages et primitives. Peu de gens se trouvaient au-dehors, par des nuits semblables à celle-ci ; pourtant l’odeur parfumée du printemps naissant imprégnait les ténèbres voilées. Les rares passants, qu’une cruelle nécessité obligeait à sortir de chez eux, se glissaient le long des rues, tels des voleurs à l’allure furtive, se crispant et sursautant devant chaque ombre.
Sur l’acropole, le centre de la Vieille Ville, le palais de nombreux rois dressait ses murs crénelés vers les étoiles à l’éclat sinistre et blafard. Cette citadelle était blottie sur la colline, ressemblant à quelque monstre fantastique surgi des ères passées et lançant des regards furieux vers les murs de la Cité Extérieure, dont les pierres massives le retenaient captif. »
Extrait de : R. E. Howard, L. Sprague de Camp et L. Carter. « Conan – Conan le libérateur. »
Conan le vengeur par Robert E. Howard
Fiche de Conan le vengeur
Titre : Conan le vengeur (Tome 9 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1957
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Conan le vengeur
« LES AILES DES TÉNÈBRES
Les murs sévères du palais royal de Tarantia se découpaient sur le ciel s’assombrissant. Des gardes allaient et venaient le long des remparts crénelés, hallebarde sur l’épaule et épée à la hanche, mais leur vigilance s’était relâchée. Leurs regards se tournaient souvent vers l’entrée du palais. Franchissant le pont-levis abaissé et passant sous la herse relevée, chevaliers et nobles aux vêtements somptueux entraient avec leurs dames.
Un œil exercé pouvait apercevoir Prospero, le général du roi et son bras droit, aux habits de velours pourpre ; sur sa tunique étaient brodés les léopards dorés de Poitain. Ses longues jambes au pas ample étaient glissées dans des bottes hautes du plus beau cuir de Kordava. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Conan le vengeur. »
Conan le conquérant par Robert E. Howard
Fiche de Conan le conquérant
Titre : Conan le conquérant (Tome 8 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1936
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Conan le conquérant
« La lueur des longs flambeaux vacilla, faisant onduler les ombres épaisses sur les murs. Les tapisseries de velours s’agitèrent. Pourtant, nul courant d’air ne soufflait dans la pièce. Quatre hommes se tenaient autour d’une table d’ébène où était posé un sarcophage de jade finement ciselé. Dans la main droite de chacun des hommes, brûlait une bougie noire qui répandait une lumière étrangement verdâtre. Dehors, c’était la nuit. Le vent gémissait lugubrement parmi les arbres plongés dans les ténèbres.
Un silence tendu régnait dans la pièce. Quatre paires d’yeux fixaient avec intensité le long cercueil sur lequel se tordaient de mystérieux hiéroglyphes. La lumière vacillante leur prêtait une vie et un mouvement inquiétants. L’homme au pied du sarcophage se pencha et, comme s’il écrivait avec une plume, traça dans l’air un obscur symbole à l’aide de sa bougie qu’il reposa dans son chandelier en or sombre. Murmurant une formule inintelligible pour ses compagnons, il glissa une main blanche sous ses robes de fourrure. Il la ressortit et ce fut comme s’il tenait dans sa paume une boule de feu vivant. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Conan le Conquerant. »
Conan le guerrier par Robert E. Howard
Fiche de Conan le guerrier
Titre : Conan le guerrier (Tome 6 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1966
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Sommaire de Conan le guerrier :
- Les clous rouges
- Les joyaux de Gwahlur
- Au-delà de la rivière noire
Première page de Les clous rouges
« Le crâne sur le rocher
La femme essayait de pousser son cheval en donnant des rênes. Il restait là, les jambes largement écartées, la tête pendante, comme s’il trouvait trop lourd le poids de la bride de cuir rouge, ornée de glands dorés. La femme dégagea son pied botté de l’étrier d’argent et sauta de la selle richement ouvragée. Elle attacha les rênes à la fourche d’un jeune arbre puis se retourna, les mains sur les hanches, pour examiner le paysage environnant.
Il n’était pas très engageant. Des arbres géants entouraient la petite mare où elle venait de faire boire son cheval. Les taillis gênaient l’œil qui cherchait à scruter la pénombre indistincte sous les hautes voûtes que formaient les entrelacs des branches. La femme frissonna, ses magnifiques épaules se contractèrent, puis elle lança un juron. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Conan le guerrier. »
Conan l’aventurier par Robert E. Howard
Fiche de Conan l’aventurier
Titre : Conan l’aventurier (Tome 5 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1966
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Sommaire de Conan l’aventurier :
- Le peuple du cercle noir
- L’ombre de Xuthal
- Les tambours de Tombaiku
- Le bassin de l’île aux géants
Première page de Le peuple du cercle noir
« La mort frappe un roi
Le roi de Vendhya allait mourir. À travers la nuit chaude et étouffante, les gongs du temple grondaient et les conques mugissaient. Leur clameur parvenait assourdie dans la chambre au dôme d’or où Bhunda Chand s’agitait sur le divan aux coussins de velours. Des gouttes de sueur brillaient sur sa peau brune ; ses doigts tordaient l’étoffe aux fils d’or sur laquelle il reposait. Il était jeune ; aucune épée ne l’avait blessé ; aucun poison n’avait été versé dans son vin. Mais ses veines, gonflées, saillaient sur ses tempes comme des cordons bleutés, et ses yeux se dilataient à l’approche de la mort. Des esclaves tremblantes étaient agenouillées au pied du divan et, penchées vers lui, le regardaient avec une ardente intensité. Il y avait aussi sa sœur la Devi Yasmina. Auprès d’elle se tenait le wazam, un noble vieillard de la cour royale. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Conan l’aventurier. »
Conan le flibustier par Robert E. Howard
Fiche de Conan le flibustier
Titre : Conan le flibustier (Tome 3 sur 16 – Conan)
Auteur : Robert E. Howard
Date de parution : 1968
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Jean-Claude Lattès
Sommaire de Conan le flibustier :
- Des éperviers sur Shem
- Le colosse noir
- Des ombres dans la clarté lunaire
- La route des aigles
- Une sorcière viendra au monde !
Première page Des éperviers sur Shem
« La silhouette de haute taille, drapée dans un manteau blanc, se retourna vivement et jura doucement, sa main posée sur la poignée de son cimeterre. Il était dangereux de se trouver la nuit dans les rues d’Asgalun, la capitale de la Pelishtie shémite. Car, dans les ruelles sombres et tortueuses du quartier malfamé proche du fleuve, tout pouvait arriver.
— Pourquoi me suis-tu, chien ?
La voix était rauque, prononçant les gutturales shémites avec un accent hyrkanien.
Une autre silhouette de haute taille surgit des ombres, enveloppée, comme la première, dans un manteau de soie blanche, mais elle ne portait pas de casque à pointe.
— Tu as bien dit « chien » ?
L’accent n’était pas hyrkanien.
— Oui, chien. On me suit depuis…
Avant que l’Hyrkanien puisse en dire plus, l’autre se précipita sur lui avec la soudaineté éblouissante d’un tigre se jetant sur sa proie. »
Extrait de : R. E. Howard. « Conan – Conan le flibustier. »