Étiquette : Yorg
Djamol de Kîv par Alain Le Bussy
Fiche de Djamol de Kîv
Titre : Djamol de Kîv (Tome 6 sur 13 – Yorg)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Djamol de Kîv
« Tza-Feng ne décolérait pas depuis six jours. Au départ, cela n’avait été qu’une simple irritation, qui s’était traduite par un visage encore plus crispé qu’à l’accoutumée, puis la tension avait commencé à monter. Il ne se contentait plus des rapports des éclaireurs ou de ses officiers, mais courait à pied ou à cheval tout au long des deux lieues de la rive occidentale du Nièpp qu’occupaient ses troupes.
Il y avait vingt radeaux qui attendaient d’être lancés dans le courant, et une douzaine de pirogues. Une douzaine seulement, et aucune barque de quelque importance : les Nièpps avaient parfaitement nettoyé cette rive de toutes les embarcations qui s’y trouvaient en général accostées. Des guerriers malahims avaient déniché les quelques pirogues plus au nord, ou bien dans quelque hangar où on les avait traînées pour les réparer. C’étaient les seules embarcations capables de traverser le fleuve en moins d’une heure, et elles ne pouvaient emporter que cinq ou six hommes à la fois. Comme il en fallait au moins deux pour pagayer, cela réduisait leur puissance de feu, et les matelots de Kîv, à l’abri derrière leurs rambardes d’épaisses planches, ne craignaient pas le tir des carabines. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Djamol de Kiv – Yorg. »
Jorvan de la mer par Alain Le Bussy
Fiche de Jorvan de la mer
Titre : Jorvan de la mer (Tome 5 sur 13 – Yorg)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Jorvan de la mer
« La falaise se mit à mugir comme un immense troupeau. Torkiz tomba à genoux en se couvrant les oreilles des deux mains, et Yorg dut faire un effort pour ne pas agir comme l’enfant. De son côté, Hou avait fait un bond vers la voiture pour s’abriter derrière elle.
C’est du moins ce que crut Yorg un instant, jusqu’au moment où il entendit gronder le moteur. Où voulait aller le Tching ? L’eau les entourait de toutes parts. C’est alors que Hou alluma les phares et que leur double pinceau de lumière tenta de percer le brouillard pour éclairer l’étrange falaise mobile.
La brume n’était pas très dense et si la lumière des phares se diluait vite dans les gouttelettes d’eau en suspension dans l’air, elle luisait sur la surface de l’eau et permettait de comprendre que la falaise en mouvement flottait en fait sur l’eau. C’était une paroi qui pouvait avoir la hauteur de dix hommes et au moins le double en largeur. Elle était irrégulière, avec des taches ocres, d’autres claires et quelques taches noires. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Jorvan de la mer – Yorg. »
Jana des couloirs par Alain Le Bussy
Fiche de Jana des couloirs
Titre : Jana des couloirs (Tome 4 sur 13 – Yorg)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1996
Editeur : Fleuve noir
Première page de Jana des couloirs
« Les Yagrr ont dû quitter leurs terres ancestrales sous la pression d’envahisseurs venus de l’Est, les Longs-Cheveux, qui se nomment eux-mêmes les Hommes-du-Vent. En avant-garde du groupe près de mourir de froid et de faim car l’hiver est très rude, Yorg découvre un lac au milieu duquel se situe une île défendue par des falaises abruptes. Il réussit pourtant à en atteindre le sommet, puis à y amener le reste des Yagrr, car l’île les met à l’abri des Longs-Cheveux et le climat y est étrangement plus doux.
Les Hommes-du-Vent, quant à eux, s’installent au pied d’un grand mur dominé par un colossal chien de pierre. Ils s’abritent du froid dans des cavernes au-dessus du sol, ce qui reste en fait d’un grand entrepôt.
Pendant ce temps, sous le sol, vivent deux groupes bien
différents. Ceux qui se donnent le nom de Survivants descendent de gens qui cinq siècles plus tôt se sont réfugiés dans un immense abri, dont ils ne cessent d’étendre les couloirs. Ils n’ont conservé qu’un embryon des connaissances de leurs ancêtres et, surtout, ont presque tout oublié de la surface. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Jana des couloirs – Yorg. »
Hou des machines par Alain Le Bussy

Fiche de Hou des machines
Titre : Hou des machines (Tome 3 sur 13 – Yorg)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de Hou des machines
« Les jours s’étaient écoulés fort vite, rythmés par le bruit des mottes d’une terre de plus en plus sèche éclatant sous les sabots des chevaux. Le fleuve et la ville étaient loin derrière eux, maintenant. Ils n’avaient aperçu les tuniques rouges des soldats que le premier et le deuxième jour. Et c’étaient seulement de petits groupes qui – on l’aurait juré – avaient préféré éviter l’affrontement puisque les barbares quittaient clairement les terres contrôlées par Kîv. Plus loin, il y avait encore eu quelques villages, qu’ils contournaient par prudence pour éviter d’être vus, mais sans vraiment craindre de voir les villageois se dresser en ennemis devant eux.
Ils avaient ensuite retrouvé avec plaisir, surtout pour les Hommes-du-Vent, le vide immense des plaines, à peine perturbé, de-ci, de-là, par quelques bosquets, les traces de quelques cavaliers ou les cendres d’un feu.
Maintenant que la voie de l’Orient s’ouvrait sans obstacle devant eux, Rork ne cachait plus son impatience d’arriver enfin au but qu’il s’était fixé. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Hou des machines – Yorg. »
Rork des plaines par Alain Le Bussy
Fiche de Rork des plaines
Titre : Rork des plaines (Tome 2 sur 13 – Yorg)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de Rork des plaines
« L’éclat tomba de l’autre côté, produisant un fracas longuement répercuté, qui glaça le sang d’André. Il lui sembla qu’on avait dû entendre le bruit jusqu’à l’extrême limite des couloirs.
Cela ne dura qu’un instant.
Un instant assez long pour revoir tout ce qui l’avait mené jusque-là.
*
Ce plan de l’Abri, il avait fini par le dessiner au grand complet malgré la plaisanterie, qui ne s’était d’ailleurs pas renouvelée : une ébauche de galerie là où il savait qu’il n’y avait rien. Et le pigment qui ne s’effaçait pas ne changeait rien au fond de l’affaire, avait-il d’abord jugé. Il avait pris des précautions, bricolant une fermeture du Grand Théâtre qui en interdisait l’entrée à quiconque, et on n’avait plus tenté de saboter son œuvre. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Rork des plaines – Yorg. »