Walter Jon Williams

Présentation de Walter Jon Williams :

Walter Jon Williams, qui vit le jour le 15 octobre 1953 dans la ville de Duluth, nichée dans les froids confins de l’État du Minnesota, s’impose comme l’une des figures les plus éclectiques et les plus douées de la littérature d’anticipation nord-américaine. S’il partage avec sa contemporaine Pat Cadigan l’année de sa naissance, il partage également avec elle le privilège d’avoir gravé son nom en lettres de feu dans l’histoire de cette avant-garde technologique que l’on nomme aujourd’hui « cyberpunk ».

Toutefois, limiter l’œuvre de ce brillant homme de lettres à ce seul courant serait commettre une grave injustice. Walter Jon Williams est un romancier polymorphe, un véritable touche-à-tout du merveilleux scientifique. Avant même de conquérir les étoiles, notre homme s’est d’abord passionné pour les mers, naviguant avec ferveur et écrivant même, à l’aube de sa carrière, des romans d’aventures maritimes historiques sous le nom de Jon Williams.

C’est au cours de la décennie suivante qu’il embrasse pleinement la science-fiction, livrant aux presses des ouvrages d’une redoutable efficacité. Il faut naturellement saluer son chef-d’œuvre de 1986, le fameux « Câblé » (Hardwired dans la langue de Shakespeare), roman d’une rare âpreté où des contrebandiers naviguent au cœur d’une Amérique balkanisée et sous le joug de conglomérats orbitaux. Cet ouvrage, véritable coup de semonce dans le paysage littéraire, fut bientôt suivi d’autres récits tout aussi nerveux et désenchantés, à l’instar de « Le Souffle du cyclone » (Voice of the Whirlwind, 1987).

Mais le génie de Walter Jon Williams réside dans son refus de l’immobilité. Lorsqu’il jugea avoir épuisé les charmes vénéneux des réseaux cybernétiques, il tourna son regard vers d’autres horizons conjecturaux. Il s’aventura avec une aisance déconcertante dans le domaine de la fresque spatiale d’envergure, que nos amis anglo-saxons nomment space opera, nous offrant l’ambitieux « Aristoi » (1992), riche réflexion sur une humanité quasi divine, puis le vaste cycle romanesque de « La Chute de l’empire de l’effroi » (Dread Empire’s Fall). Il s’est même illustré dans l’uchronie et la fantaisie, prouvant par là même la plasticité exceptionnelle de son intellect.

Lire Walter Jon Williams, c’est s’assurer d’un dépaysement total, conduit par une plume d’une précision toute chirurgicale et une intelligence narrative qui force le respect de la critique.

Livres de Walter Jon Williams :

Câblé :

  • Câblé
  • Le souffle du cyclone

Plasma :

  • Plasma
  • La guerre du plasma

Star Wars :

  • Le Nouvel Ordre Jedi : Ylesia
  • Le Nouvel Ordre Jedi : La voie du destin

Avaleur de mondes
Ceci n’est pas un jeu
Le coup du cavalier
Sept jours pour expier

Pour en savoir plus sur Walter Jon Williams :

La page Wikipédia sur W. J. Williams
La page Noosfere sur W. J. Williams
La page isfdb de W. J. Williams

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