Auteur/autrice : CH91
Le loup blanc par Paul Féval
Fiche de Le loup blanc
Titre : Le loup blanc
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1883
Editeur : BnF
Première page de Le loup blanc
« Il n’y a pas encore bien longtemps, le voyageur qui allait de Paris à Brest, de la capitale du royaume à la première de nos cités maritimes, s’endormait et s’éveillait deux fois, bercé par les cahots de la diligence, avant d’apercevoir les maigres moissons, les pommiers trapus et les chênes ébranchés de la pauvre Bretagne. Il s’éveillait la première fois dans les fertiles plaines du Perche, tout près de la Beauce, ce paradis des négociants en farine : il se rendormait poursuivi par l’aigrelet parfum du cidre de l’Orne et par le patois nasillard des naturels de la Basse-Normandie. Le lendemain matin, le paysage avait changé ; c’était Vitré, la gothique momie, qui penche ses maisons noires et les ruines chevelues de son château sur la pente raide de sa colline ; c’était l’échiquier de prairies plantées çà et là de saules et d’oseraies où la Vilaine plie et replie en mille détours son étroit ruban d’azur. Le ciel, bleu la veille, était devenu gris ; l’horizon avait perdu son ampleur, l’air avait pris une saveur humide. Au loin, sur la droite, derrière une série de monticules arides et couverts de genêts, on apercevait une ligne noire. C’était la forêt de Rennes. »
Extrait de : P. Féval. « Le Loup blanc. »
Le fils du diable – Tome II par Paul Féval

Fiche de Le fils du diable – Tome II
Titre : Le fils du diable – Tome II
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1846
Editeur :
Première page de Le fils du diable – Tome II
« Nous reprenons notre histoire où nous l’avons laissée ; nous sommes encore au Temple, le soir du lundi gras de l’année 1844.
Les cabarets qui avoisinent le marché faisaient tous bonne recette. Bien que le lundi-gras soit un jour de relâche entre les bombances du dimanche et l’orgie consacrée du mardi, il fait partie du carnaval et demande à être arrosé, ne fût-ce que modérément.
En conséquence, on buvait comme il faut tout autour du Temple ; le cidre et le petit vin blanc prodiguaient leurs flots aqueux. Les cabarets à la mode regorgeaient de chalands, ni plus ni moins que la veille, et déversaient le trop plein de leurs pratiques sur les guinguettes moins illustres, qui prenaient ainsi part à l’aubaine.
C’était à peu près l’heure où madame de Laurens descendait l’escalier roide et glissant de Batailleur, pour gagner la place de la Rotonde. Comme nous l’avons dit, elle s’était arrêtée un instant au bout de la rue du Petit-Thouars, parce qu’elle avait cru reconnaître, à la lueur des réverbères, Franz, traversant la place d’un pas rapide et se glissant dans une obscure allée. »
Extrait de : P. Féval. « Le fils du diable – Tome II. »
Le fils du diable – Tome I par Paul Féval

Fiche de Le fils du diable – Tome I
Titre : Le fils du diable – Tome I
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1846
Editeur :
Première page de Le fils du diable – Tome I
« L’hôtel des postes de Francfort-sur-Mein venait d’ouvrir ses portes au public. La Zeil commençait à s’encombrer d’industriels de toute sorte ; les courtiers de la bourse y coudoyaient les colporteurs de nouvelles ; les commis alertes luttaient de vitesse avec les garçons de bureau ; les chasseurs en grande livrée poussaient les valets du petit commerce et ne cédaient la place qu’aux messagers diplomatiques reconnaissables à leurs portefeuilles blasonnés.
C’était un mouvement continuel et bruyant. Quelques femmes se glissaient parmi les heiduques ; les Anglais touristes croassaient leur excentrique baragouin ; les trompettes des postillons cornaient de téméraires fanfares, les courriers jouaient du fouet pour avertir la foule, qui ouvrait un large passage au galop de leurs chevaux du Mecklembourg.
Il était neuf heures du matin. Tout le monde avait des lettres à prendre, des places à retenir ou des relais à commander. »
Extrait de : P. Féval. « Le fils du diable – Tome I. »
Le dernier vivant – Tome II par Paul Féval
Fiche de Le dernier vivant – Tome II
Titre : Le dernier vivant – Tome II
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1871
Editeur :
Première page de Le dernier vivant – Tome II
« Je ne lisais plus. Mes yeux restaient fixés sur le petit carré de papier qui portait l’estampille de la Conciergerie. Et mes yeux étaient mouillés.
Se peut-il qu’un laissez-passer libellé selon la formule morne des actes de cette sorte, produise ainsi une profonde, une enthousiaste émotion !
Mon âme vibrait, je puis le dire, pendant que je lisais le dernier mot, écrit sur ce pauvre carton :
Défenseur !
Une fois, Lucien me l’avait dit dans le lyrisme de sa tendresse si belle. Il m’avait dit : « Rien n’est pour moi au-dessus de cette fable splendide : Orphée allant chercher sa femme aux enfers ! »
Aussi comme cette grande fable nous fait rire à gorge déployée, nous, le siècle contempteur des géants, nous les impuissants et les railleurs, nous, les pitres de la décadence !
Et Lucien avait ajouté :
« Ma femme était dans l’enfer, je suis allé l’y chercher. »
Extrait de : P. Féval. « Le dernier vivant II. »
Le dernier vivant – Tome I par Paul Féval
Fiche de Le dernier vivant – Tome I
Titre : Le dernier vivant – Tome I
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1871
Editeur :
Première page de Le dernier vivant – Tome I
« (Juillet 1866.) Je connaissais vaguement, par les journaux et aussi par nos amis communs (qui avaient autant de répugnance à parler que moi à interroger), l’affreux malheur dont la vie de Lucien Thibaut était accablée. Jamais il ne m’en avait entretenu lui-même dans ses lettres, quoiqu’il m’écrivît assez souvent.
Cette réserve, qui pourrait paraître bizarre, car j’étais son meilleur camarade d’enfance, sera expliquée par les faits.
J’étais à Paris depuis plus d’une semaine, cherchant l’adresse de Lucien du matin au soir, et ne faisant pas autre chose. Je m’étais enquis partout, même à la préfecture de police.
Lucien restait pour moi introuvable, lorsqu’on m’indiqua le bureau de M. Louaisot de Méricourt, rue Vivienne.
Je ne fus pas sans demander ce qu’était ce M. Louaisot. On me répondit que le quartier Vivienne produisait une certaine quantité de spécialités ou providences. Il y a le théâtre du Palais-Royal et ses annexes pour les Anglais, Mme Sitt pour les cors aux pieds, le Coq-d’Or pour rassortir les morceaux de soie, etc. »
Extrait de : P. Féval. « Le dernier vivant I. »
Oeuvres de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam
Fiche de Oeuvres
Titre : Oeuvres
Auteur : Auguste de Villiers de L’Isle-Adam
Date de parution : 2015
Editeur : LCI-ebooks
Sommaire de Oeuvres
- Isis
- La révolte
- Axël
- Contes cruels
- L’ève future
- L’amour suprême
- Tribulat Bonhomet
- Histoires insolites
- Nouveaux contes cruels
- Chez les passants
- Pages retrouvées
Oeuvres par H. G. Wells

Fiche de Oeuvres
Titre : Oeuvres
Auteur : H. G. Wells
Date de parution : 2017
Traduction :
Editeur : LCI-ebooks
Sommaire de Oeuvres
- La machine à explorer le temps
- L’île du Docteur Moreau
- La burlesque équipée du cycliste
- La guerre des mondes
- L’homme invisible
- Une histoire des temps à venir
- Quand le dormeur s’éveillera
- Les premiers hommes dans la lune
- Miss Waters
- Au temps de la comète
- La guerre dans les airs
- Nouvelles
- Les pirates de la mer
- L’homme volant
- La tentation d’Harringay
- Un étrange phénomène
- Les argonautes de l’espace
- Sous le bistouri
- La chambre rouge
- L’histoire de Plattner
- L’histoire de feu M. Elvesham
- Dans l’abîme
- La pomme
- L’oeuf de cristal
- L’étoile
- L’homme qui pouvait accomplir des miracles
- Le corps volé
- Le trésor de M. Brisher
- Une vision du jugement dernier
- Un rêve d’armageddon
- Le nouvel accélérateur
- L’aviateur filmer
- Mr Skelmersdale au pays des fées
- La plaine des araignées
- La vérité concernant Pyecraft
- Le bazar magique
- Le pays des aveugles
- La porte dans le mur
- La Russie telle que je viens de la voir
Oeuvres par J. H. Rosny aîné
Fiche de Oeuvres
Titre : Oeuvres
Auteur : J.-H. Rosny aîné
Date de parution : 2017
Editeur : LCI-ebooks
Sommaire de Oeuvres
- Les Xipéhuz
- Le cataclysme
- Daniel Valgraive
- Le jardin de Mary
- Un autre monde
- Nomaï amours lacustres
- La tentatrice
- Amour étrusque
- La silencieuse
- La guerre du feu
- La vague rouge
- La mort de la terre
- Contes première série
- Contes deuxième série
- La force mystèrieuse
- Le félin géant
- La jeune vampire
- L’étonnant voyage de Hareton Ironcastle
- Les navigateurs de l’infini
- La femme disparue
- Helgvor du fleuve bleu
- Un voleur
- Dans le monde des variants
- Les instincts
H. J. Magog

Présentation de H. J. Magog :
H. J. Magog est le pseudonyme le plus connu de l’écrivain français Henri-Georges Jeanne (1877-1947), un auteur prolifique de romans populaires et de romans policiers de l’entre-deux-guerres.
Jeunesse et débuts
Henri-Georges Léon Charles Jeanne est né le 29 mai 1877 à Laon (Aisne, France). Son père était capitaine au 45e régiment de Ligne. Il a d’abord exercé la profession de receveur de l’Enregistrement jusqu’en 1907.
Carrière littéraire
Inspiré par ses lectures d’enfance et le héros d’un conte hongrois, il adopte le pseudonyme de H. J. Magog pour sa carrière littéraire.
Débuts (v. 1907) : Il commence par publier des saynètes et des comédies de mœurs, comme Scènes et Silhouettes et Mieux vaut rire, décrivant fidèlement la vie en province.
Romancier populaire : Il s’oriente rapidement vers le roman populaire et le roman policier, genres dans lesquels il connaîtra le succès. Son premier roman, L’Attentat de la Rue Royale, paraît en 1910.
Pseudonymes variés : Outre H. J. Magog, il a utilisé de nombreux autres pseudonymes, dont Henri Jeanne, Jean de La Tardoire, Jean Noal, Jacques de Brevalles, Yves Chorsin, Jean de Laon et Paddy Wellgone. Ces noms de plume étaient souvent inspirés de sa ville natale ou de patronymes familiaux.
Collaboration : Il a notamment collaboré avec Paul Féval fils pour la série en cinq volumes Les Mystères de demain (1922-1924).
Reconnaissance : Il fut membre du jury du Prix du Roman populaire de 1936 à 1939.
Œuvres principales (sélection)
H. J. Magog est l’auteur d’une œuvre abondante. Parmi ses titres notables, on trouve :
- L’Énigme de la malle rouge (1912)
- Le Masque aux yeux rouges (1920)
- L’Enfant des Halles (1921)
- L’Île tombée du ciel (1923)
- Les Buveurs d’océan (1926), un roman d’anticipation.
- Le Détective milliardaire (1937)
Vie personnelle et décès
Henri-Georges Jeanne s’est marié en 1902 à Entrevaux. Il est décédé à Paris, dans le 14e arrondissement, le 13 janvier 1947, à l’âge de 69 ans. Aujourd’hui, bien qu’il soit un peu oublié, il demeure un représentant typique et important de la littérature populaire française de son époque.
Livres de H. J. Magog :
L’enfant des halles :
- Le môme Berlingot (1926)
- La main criminelle (1926)
L’homme qui devint gorille (1930)
L’île tombée du ciel (1923)
L’énigme de la malle rouge (1929)
La veillée d’armes de Don Quichotte (1906)
Le Bouddha vivant (1952)
Le masque aux yeux rouges (1933)
Le masque d’or (1921)
Le sosie du Président (1944)
Le testament du fantôme (1921)
Les buveurs d’océan (1922)
Trois ombres sur Paris (1928)
Pour en savoir plus sur H. J. Magog :
La page Wikipédia sur H. J. Magog
La page Noosfere sur H. J. Magog
La page isfdb de H. J. Magog
Le chevalier Ténèbre par Paul Féval
Fiche de Le chevalier Ténèbre
Titre : Le chevalier Ténèbre
Auteur : Paul Féval père
Date de parution : 1860
Editeur : EbooksGratuits
Première page de Le chevalier Ténèbre
« J’ai ouï conter cette étrange aventure à un homme qui passait pour tenir de très près à la « police élégante » de Paris. Il était beau diseur et son histoire a grandement couru le monde sous le règne de Louis-Philippe. Je n’en garantis à aucun degré l’authenticité, mais j’affirme l’avoir entendue au commencement du second empire dans un salon politique qui eut ses jours d’éclat, en présence de l’un des éminents personnages cités dans le récit comme ayant assisté à la réunion du château de Conflans.M… écouta fort attentivement, ne protesta point et refusa de donner les quelques explications qui lui furent demandées touchant le vrai nom du prince Jacobyi.– Je commence sans autre préambule.On avait dîné, au château de Conflans, chez Mgr de Quélen, archevêque de Paris ; le prélat avait une parenté très nombreuse dans le plus haut monde du faubourg Saint-Germain. À cause de cela, et aussi dans un but charitable, le château ouvrait parfois ses portes à une société fort pieuse assurément, mais tenant à la cour presque autant qu’à l’église. Un soir entre autres, il y avait quelques dames de l’intimité de Mme la duchesse de Berry. »
Extrait de : P. Féval. « Le Chevalier Ténèbre. »