Auteur/autrice : CH91

 

Chagrins de ferraille par Glen Cook

Fiche de Chagrins de ferraille

Titre : Chagrins de ferraille (Tome 4 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1989
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Chagrins de ferraille

« À peine le temps de se délecter d’un moment peinard mitonné aux petits oignons. Vlan ! Le destin vous tombe sur le paletot sans même s’excuser. Quand on s’appelle Garrett, ça ne rate jamais. Prenez-en le pari.

Garrett, c’est moi : la trentaine fringante, un petit mètre quatre-vingt-dix, le cheveu châtain, une petite centaine de kilos, sinon davantage pour cause de houblon fermenté. Sur mon caractère, les avis divergent : sombre, funeste, cynique ou sarcastique. Que des sifflantes. Sournois et sibyllin, affirment mes ennemis. Pourtant, que diable, suis-je adorable ! Si, si. Un bon vieux gros nounours au sourire radieux et aux beaux yeux ténébreux. 

Ne croyez pas ce qu’on raconte. Je suis un réaliste sujet à des crises de romantisme pragmatique. Autrefois, j’étais bien plus romantique. Avant mes cinq ans dans les commandos de marine. J’ai même failli y laisser ma flamme.

Ne jamais oublier ces cinq années-là. Sans elles, l’histoire qui suit ne serait pas arrivée. »

Extrait de : G. Cook. « Chagrins de ferraille – Garrett, détective privé. »

Pour quelques deniers de cuivre par Glen Cook

Fiche de Pour quelques deniers de cuivre

Titre : Pour quelques deniers de cuivre (Tome 3 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1988
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Pour quelques deniers de cuivre

« Il était sans doute grand temps. Je ne tenais plus en place. On allait droit au creux de la vague, là où ma carcasse cherche le point mort et mes nerfs en pelote me hurlent de bouger : cruel dilemme. Pour l’instant, la paresse l’emportait d’un cheveu.

Moi, c’est Garrett. La petite trentaine, un mètre quatre-vingt-cinq pour quatre-vingt-quinze kilos, poil de carotte naturel, ex-commando de marine. Le parfait boute-en-train. Moyennant finance, je retrouve qui vous voulez et vous débarrasse des emmerdes. Pas de génie là-dessous. Je ne lâche jamais mon os. Mon sport favori ? Le sexe opposé. Ma boisson préférée ? La bière. On me trouve rue Macunado, dans le centre de Tonnefaire, à mi-chemin des quartiers de la Haute et des quais. La maison m’appartient.

Je partageais une collation arrosée et discutais religion avec mon copain Playmate quand une visiteuse titilla mon naturel sportif.

Une grande blonde à la peau satinée comme je n’en avais jamais vu. Son parfum discret était des plus rares et son sourire affichait qu’elle lisait à livre ouvert ce grand benêt transparent de Garrett. Inquiète, mais pas aux abois. »

Extrait de : G. Cook. « Pour quelques deniers de cuivre – Garrett, détective privé. »

Coeurs d’or à l’amer par Glen Cook

Fiche de Coeurs d’or à l’amer

Titre : Coeurs d’or à l’amer (Tome 2 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1988
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Coeurs d’or à l’amer

« Panne de turbin après l’affaire des lutins aux dents longues. Deux semaines à endurer les ronchonnements et les récriminations de l’homme-mort. De quoi émousser la patience d’un saint, moi qui n’en suis pas un.

Plus grave encore, Titi avait quitté la ville pour une durée indéterminée. Et ma rouquine n’est pas du genre à me partager avec des inconnues. Je me traînais comme une âme en peine. Rien à faire de mes soirées, sinon contribuer à la solvabilité des brasseurs de bière.

Il était encore tôt. Pourtant, un diable jouait les forgerons sous mon crâne et je n’étais pas dans les meilleures dispositions quand on vint cogner à la porte de notre vieille maison de la rue Macunado.

« Ouais ? » aboyai-je en ouvrant l’huis à la volée. Un millier de marks de nippes sur mesure habillait la femme devant moi, et la rue était encombrée de types en livrée chatoyante. Bon. J’avais trop fréquenté les riches pour me laisser impressionner. »

Extrait de : G. Cook. « Coeur d’or à l’amer – Garrett, détective privé. »

La belle aux bleus d’argent par Glen Cook

Fiche de La belle aux bleus d’argent

Titre : La belle aux bleus d’argent (Tome 1 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1987
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de La belle aux bleus d’argent

« Boum ! Boum ! Boum !

À croire qu’on cognait à ma porte avec une masse. Je me retournai dans mon lit et entrouvris un œil injecté de sang. Pas moyen de distinguer une silhouette derrière la vitre. Rien de bien surprenant. J’avais déjà du mal à déchiffrer les lettres sur le verre crasseux.

GARRETT
DÉTECTIVE
RECHERCHES CONFIDENTIELLES

Cette vitre m’avait coûté la peau des fesses. En plus, j’avais dû me taper le lettrage tout seul. Elle était claire comme une eau de vaisselle de huit jours, mais pas assez sale pour filtrer les rayons du petit matin. Crénom, le soleil lui-même n’était pas encore levé ! Et cette tournée des bars, hier soir, jusqu’au second passage du guet… La filature d’un type pour en trouver un autre qui me dirait où se planquait un troisième. De quoi se colleter une migraine carabinée. »

Extrait de : G. Cook. « La Belle Aux Bleus D’Argent. »

Le gouffre entre les galaxies par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le gouffre entre les galaxies

Titre : Le gouffre entre les galaxies (Tome 35 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le gouffre entre les galaxies

« La noirceur de l’espace disparaissait derrière la brillance des amas d’étoiles. Vue depuis sa bordure, à cent mille années-lumière de son noyau, la galaxie géante M 87 s’exhibait dans toute sa majestueuse profusion de corps stellaires qui se déployaient sur le firmament sans laisser la moindre tache obscure.

Dans l’immense centrale de commandement du Krest IV, le secteur de poupe de l’écran panoramique semblait comme un mur de pure lumière. En revanche, sur l’autre partie s’étendait le règne des ténèbres cosmiques, à peine entrecoupées des points indiquant quelques étoiles proches et des macules éparses d’autres univers-îles.

Au centre exact de l’écran de proue brillait un soleil jaune-orangé qui s’était petit à petit détaché du foisonnement des corps célestes. La détection avait révélé que cet astre ne possédait qu’une unique planète, dont les caractéristiques physiques et orbitales associées à celles du rayonnement solaire permettaient de présumer que ce monde inconnu devait être assez proche du modèle terrestre. C’était vers ce globe que se dirigeait la nef amirale de l’Empire Solaire à la coque de laquelle adhéraient, maintenus par des champs coercitifs, minuscules – presque insignifiants – en comparaison du géant terranien, les deux vaisseaux des Halutiens. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le Gouffre entre les galaxies – Perry Rhodan. »

Les constructeurs du centre par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les constructeurs du centre

Titre : Les constructeurs du centre (Tome 34 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M. Vannereux
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les constructeurs du centre

« Le Krest IV flottait au cœur de la gigantesque mer étoilée de la galaxie elliptique M 87. Non loin de lui, la nef composite bioposie Box-13111 semblait immobile dans l’espace. Ce navire faisait penser à un cube irrégulier de trois mille mètres d’arête, pourvu de fantastiques excroissances. Les deux vaisseaux sphériques halutiens, ridicules comparés à leurs voisins, se tenaient comme d’habitude à distance. Ils demeuraient toutefois à proximité du gros soleil double à 1,2 années-lumière de la frange de l’immense nuage obscur.

C’était ce dernier qui gênait énormément la vue sur les écrans, habituellement dégagée. Il paraissait se dresser telle une muraille noire devant les millions d’étoiles qui, même ici, loin du centre de la galaxie, restaient relativement denses. Il avait abrité jusqu’à ces derniers jours un mystérieux système solaire qui n’existait plus à présent. Il s’agissait du monde principal des Bestians, les ancêtres des Halutiens. L’effondrement de la bulle habitable avait anéanti le soleil baptisé Dusty Queen et ses trois planètes. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les Constructeurs du Centre – Perry Rhodan. »

Le piège des Pelewons par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le piège des Pelewons

Titre : Le piège des Pelewons (Tome 33 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le piège des Pelewons

« Le professeur Tschu Piao-Teh fut saisi de frayeur en contemplant de tout près cette créature informe, haute de deux mille mètres. Les piquants de son dos ressemblaient à d’énormes stalactites mobiles et ses multiples gueules réparties sur tout le corps avaient l’aspect d’ouvertures de tunnels béantes.
Ras Tschubaï éclata d’un rire jaune.

— C’est la première fois que vous voyez un animal du type de Clara, n’est-ce pas, professeur ?

Le cosmopsychologue eut du mal à avaler sa salive, ce qui n’avait rien d’étonnant. Mais il finit par reprendre contenance progressivement.

— Vous n’allez pas me croire, Ras, murmura-t-il, mais des animaux comme celui-ci, il en existe aussi depuis des millions d’années sur la Terre…

Tschubaï enfonça un peu plus profondément sa tête à l’abri tout relatif du bloc destiné à les cacher tous deux. Il tourna son visage vers Tschu. Derrière la visière de son casque, sa peau noire comme l’ébène brillait de transpiration et ses yeux étincelaient d’une lueur ironique. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le piège des Peléwons – Perry Rhodan. »

Les léviathans de Léthara par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les léviathans de Léthara

Titre : Les léviathans de Léthara (Tome 32 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les léviathans de Léthara

« Le gnome sortit de la petite halle. En d’autres circonstances, ses gestes auraient paru grotesques aux yeux des humains, mais présentement son évidente tristesse lui conférait une incontestable dignité.

Perry Rhodan, qui se tenait en compagnie d’Atlan sur la terrasse d’attente de l’hôpital, baissa la tête.

—    Voilà Screecher, murmura-t-il. Et visiblement, il n’apporte pas de bonnes nouvelles.

—    Il est à craindre que l’état de santé de Scanlon Ocachee ne se soit encore dégradé, répliqua l’Arkonide sur le même ton.

L’Okefenokee escalada à pas lourds la passerelle menant à l’esplanade qui fourmillait de ses semblables. Nombreux étaient les gnomes patientant afin d’obtenir des informations concernant leurs proches hospitalisés. Si l’assaut des Bestians sur le système de Scintilla n’avait fait que trente-deux morts, il avait en revanche été responsable d’une multitude de blessés.

Un peu essoufflé, Screecher rejoignit enfin les deux hommes. Sa physionomie disgracieuse au nez à peine apparent trahissait son trouble intérieur.

—      Scanlon Ocachee est mort, annonça-t-il.

Rhodan considéra l’arrivant d’un œil affligé. Il avait espéré que le Philosophe se remettrait de ses blessures. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les Léviathans de Léthara – Perry Rhodan. »

Les cercueils de cristal par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les cercueils de cristal

Titre : Les cercueils de cristal (Tome 31 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les cercueils de cristal

« L’image – rectangulaire, en trois dimensions et aux nuances fidèles :

Une galaxie elliptique – répertoriée sous le nom de Messier 87 dans la nomenclature astronomique terrienne. Beaucoup plus vaste que la Voie Lactée, et puissante radiosource. L’observateur pouvait
aisément reconnaître, émis depuis le noyau de cet univers-île, un faisceau d’un bleu intense jaillissant tant vers le haut que vers le bas, perpendiculairement au plan galactique, et s’étirant sur plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière.

Le centre de l’image :

Un brillant amas de milliers – de dizaines de milliers d’astres. Lointain, très lointain – au point de se résumer à une tache presque uniforme. Un halo de clarté diffuse, traversé par la Radiance Bleue, entourait ce cœur éblouissant. Plus près, sur les franges de la nébuleuse rassemblant plus d’un billion d’étoiles, la luminosité correspondait approximativement à ce que l’on connaissait dans le secteur galactique du Système Solaire. Par-ci, par-là resplendissaient des soleils ; certains d’entre eux étaient environnés d’un cortège de planètes, nombre de ces dernières étant elles-mêmes accompagnées d’un ou plusieurs satellites naturels. Ici régnaient les ténèbres de l’espace cosmique, et on ne distinguait de détails que là où se reflétait la lumière. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les cercueils de cristal – Perry Rhodan. »

Les pirates de Parjar par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les pirates de Parjar

Titre : Les pirates de Parjar (Tome 30 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les pirates de Parjar

« Le Krest fuyait. Cette course durait depuis des semaines. L’énorme vaisseau sphérique couvrait d’immenses étapes en vol linéaire pour ensuite stationner des jours durant à l’» ombre » d’un soleil inconnu, dont le rayonnement le mettait à l’abri de toute détection. Les cinq mille Terraniens dont l’ultracroiseur était l’unique refuge permanent étaient traqués par une galaxie entière. Toutefois, aucune alerte n’ayant récemment éclaté, il semblait bien que leurs poursuivants avaient perdu leur trace.

Lorsque l’actuelle équipée avait débuté, le Krest IV se trouvait à moins de dix mille années-lumière du centre galactique de M 87. Un commando était parvenu à libérer le navire investi par le Druisant Kibosh Baïwoff, et dans l’opération le Supra-Ingénieur Âgen Thrumb était resté à bord de la nef amirale  – avec le statut de prisonnier, quoique son comportement eût clairement laissé entendre que son désir était de se concilier les Terraniens. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les pirates de Parjar – Perry Rhodan. »