Auteur/autrice : CH91

 

Pancho a frappé par Yves Dermèze

Fiche de Pancho a frappé

Titre : Pancho a frappé
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1966
Editeur : Société Éditions Générales

Première page de Pancho a frappé

« — Asseyez-vous, dit M. Smith.

Il avait son air maussade des grands jours et comme toujours lorsqu’une question délicate le préoccupait, il essuyait les verres de ses lunettes, entre le pouce et l’index. Cartier et Pancho s’étaient souvent demandé comment il pouvait voir, ensuite, au travers de verres légèrement huileux.

Cartier s’assit à gauche, Pancho à droite. M. Smith les regarda assez longuement, comme s’il ne les connaissait pas à merveille déjà, et hocha la tête, approbateur. Exactement les hommes qu’il fallait pour la mission délicate qu’il allait leur confier.

Ou plutôt qu’il allait confier à Pancho. Cartier, qui était pourtant l’agent no 1 du Service, réfléchissait trop, pensait trop. Cette fois, il fallait un tueur. Donc, le métis Pancho. L’ennui, c’est que justement on ne savait pas encore si l’on frapperait, et surtout qui l’on frapperait. »

Extrait de : Y. Dermèze. « Pancho a frappé. »

A. Conan Doyle – Intégrale 7 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 7

Titre : Intégrale 7
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1987
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 7

  • Contes de crépuscule
    • La main brune
    • Le professeur de Lea House
    • B. 24
    • La grande expérience de Keinplatz
    • Une mosaïque littéraire
    • Jouer avec le feu
    • L’anneau de Thoth
    • Le fiasco de Los amigos
    • Comment la chose arriva
    • Le lot n°249
    • « De profundis »
    • L’ascenseur
    • L’épicier au pied bot
    • Danger !
    • La défense de l’accusé

Première page de La main brune

« Tout le monde sait que sir Dominick Holden, le célèbre médecin des Indes, fit de moi son héritier, et que son décès transforma un médecin pauvre et peinant dur en un propriétaire prospère. On sait aussi que cinq personnes au moins pouvaient autant que moi prétendre à l’héritage, et que le choix de Sir Dominick parut à certains arbitraire et bizarre. Tant pis ! J’affirme, moi, que Sir Dominick avait de très solides raisons pour me témoigner sa bienveillance, bien que je ne l’eusse connu que dans ses dernières années ; je dirai même que ce que j’ai fait pour mon oncle des Indes, personne ne l’a encore fait pour autrui. Certes je ne peux guère espérer être cru, tant mon histoire est peu banale. Mais j’aurais l’impression de manquer à un devoir si je ne la relatais pas. La voici donc. Vous me croirez ou vous ne me croirez pas : cela vous regarde.

Sir Dominick Holden, compagnon de l’Ordre du Bain, commandeur de l’Étoile des Indes, etc., était de son vivant un médecin extrêmement distingué. Il avait quitté l’armée pour s’établir à Bombay et faire de la clientèle civile ; fréquemment appelé en consultation, il avait visité toutes les provinces des Indes. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 07. »

A. Conan Doyle – Intégrale 5 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 5

Titre : Intégrale 5
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 5

  • Contes du camp
    • Le traînard de 1815
    • Le pot de caviar
    • Le drapeau vert
    • Les trois correspondants
    • Le mariage du brigadier Gérard
    • Le seigneur du château noir
  • Contes de l’eau bleue
    • Le coffre à raies
    • Le capitaine de l' »étoile-polaire »
    • Le démon de la tonnellerie
    • Le voyage de Jelland
    • Déposition de J. Habakuk Jephson
    • La petite boîte carrée
  • Amoureux
  • Une question de diplomatie

Première page de Le traînard de 1815

« Par un triste matin d’octobre, de lourdes balles cotonneuses de brouillard roulaient sur les toits gris et humides de Woolwich. Dans les longues rues bordées de maisons en brique tout était détrempé, gras, lugubre. Les grands bâtiments de l’arsenal, derrière lesquels s’étirait une étroite perspective de logements ouvriers encrassés, résonnaient du ronron des roues qui tournaient, du grondement sourd d’objets véhiculés, de tout le brouhaha du travail humain.

Peu de monde circulait dans la ville : le monstre à fumée aspirait en effet dès l’aube tous les hommes aptes à travailler, et il les vomissait le soir aussi sales que las. Seules, de grosses commères aux volumineux bras rouges et au tablier douteux se tenaient sur le pas des portes : s’appuyant sur leurs balais, elles échangeaient d’une voix glapissante leurs bonjours matinaux par-dessus la chaussée. L’une d’elles avait réuni un petit groupe ; elle discourait avec énergie ; son auditoire féminin ponctuait ses remarques de piaillements aigus. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 05. »

A. Conan Doyle – Intégrale 4 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 4

Titre : Intégrale 4
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 4

  • Le mystère de Cloomber
  • Mystères et aventures
    • Le ravin de la digue de l’homme-bleu
    • Le clergyman du ravin-de-jackman
    • Mon ami l’assassin
    • La hachette d’argent
    • Une nuit chez les nihilistes

Première page de Le mystère de Cloomber

« Je, soussigné, John Fothergill West, étudiant en droit à l’Université de Saint-Andrews, déclare m’être appliqué, dans les pages qui vont suivre, à relater, d’une manière sérieuse et concise, les faits que je me suis proposé de soumettre au public.

Je n’ai pas l’ambition de remporter un succès littéraire, pas plus que je ne désire, par les finesses de mon style ou par un classement artistique des incidents, envelopper d’une ombre plus épaisse les étranges événements dont j’ai à parler. Tout ce que je souhaite, c’est que les personnes qui connaissent déjà un peu cette histoire puissent, après lecture de mon récit, l’approuver consciencieusement, sans y trouver un seul paragraphe dans lequel j’aie ajouté ou retranché à la vérité.

Si j’atteins ce résultat, je me tiendrai pour amplement satisfait de ce qui sera sans doute mon premier et mon dernier essai en littérature.

J’avais d’abord eu l’intention de rapporter les divers incidents de cette aventure par ordre chronologique, en me basant sur des témoignages dignes de foi pour décrire ceux auxquels je n’ai pas assisté moi-même. Toutefois, grâce aux conseils qu’ont bien voulu me donner mes amis, j’ai maintenant trouvé un moyen de m’y prendre qui promet d’être moins onéreux pour moi et plus satisfaisant pour le lecteur. Il ne consiste à rien moins qu’à utiliser les différents manuscrits que j’ai sous la main et qui ont trait à mon sujet, et d’y adjoindre des témoignages de premier ordre fournis par ceux qui ont eu les plus belles occasions de connaître le major général J. B. Heatherstone. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 04. »

Histoires et messages de l’au-delà par Arthur Conan Doyle

Fiche de Histoires et messages de l’au-delà

Titre : Histoires et messages de l’au-delà
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1967
Traduction :
Editeur : 10/18

Sommaire de Histoires et messages de l’au-delà :

  • La hachette d’argent
  • L’entonnoir de cuir
  • La main brune
  • Le lot n°249
  • Le parasite
  • Jouer avec le feu
  • La nouvelle révélation
  • Documents supplémentaires

Première page de La hachette d’argent

« Le 3 décembre 1881 le docteur Otto Von Hopstein, professeur royal d’anatomie comparée à l’université de Budapest et curateur du musée académique, fut assassiné de la façon la plus lâche et la plus brutale, à moins d’un jet de pierre de l’entrée de l’édifice universitaire.
Outre que la victime était un homme haut placé et très populaire parmi les étudiants et les citoyens de la ville, d’autres circonstances étaient bien faites pour exciter l’intérêt du public de la manière la plus vive, et attirer sur ce meurtre l’attention générale dans toute l’Autriche-Hongrie.
Le Pester Abendblatt (La Feuille du soir de Pest), du lendemain, publia à cette occasion un article que les curieux pourront consulter, et dont je traduirai quelques passages qui donnent des détails sommaires sur les circonstances qui accompagnèrent ce crime, et les particularités remarquables qui embarrassèrent la police hongroise. »

Extrait de : A.C Doyle. « Histoires Et Messages De L’au Delà. »

Le signe des quatre par Arthur Conan Doyle, René Snop et Denis Decome

Fiche de Le signe des Quatre

Titre : Le signe des Quatre (Bande Dessinée)
Auteur : Arthur Conan Doyle, René Snop et Denis Decome
Date de parution : 2026
Traduction :
Editeur : Oxymoron Editions

Première page de Le signe des Quatre

Rives de mort par Thomas M. Disch

Fiche de Rives de mort

Titre : Rives de mort
Auteur : Thomas M. Disch
Date de parution : 1978
Traduction : J. Huet
Editeur : Editions Henri Veyrier

Sommaire de Rives de mort :

  • La rive asiatique
  • Apollon
  • Les oiseaux
  • Couleurs
  • Mort et la jeune fille solitaire
  • Saluez les couleurs !
  • Plumes des ailes d’un ange
  • Rives de mort
  • Vite hâtons-nous de gagner le portail d’ivoire
  • Le maître du retable de Milford
  • La persistance du désir
  • La planète Arcadie
  • Quinconces
  • Esclaves
  • Oui
  • Joycelin Shrager Story

Première page de La rive asiatique

« Il y avait des voix dans la rue pavée, et des bruits de moteurs. Des pas, des claquements de portes, des sifflets, des pas. Il habitait le rez-de-chaussée, aussi n’y avait-il pas moyen d’éviter ces preuves de la vie trop abondante de la ville. Elles s’accumulaient dans la pièce comme autant de poussière, comme les piles de lettres demeurées sans réponse sur la nappe maculée.
Chaque soir, il traînait une chaise dans la pièce du fond dépourvue de tout mobilier – la chambre d’amis comme il se plaisait à penser – pour contempler, par-delà les toits de tuiles et les eaux noires du Bosphore, les lumières d’Usküdar. Mais les bruits pénétraient jusque-là. Il y demeurait assis dans l’obscurité, à boire du vin, attendant qu’elle vienne frapper à la porte de derrière.
Parfois il tentait de lire : ouvrages d’histoire, récits de voyages, la longue biographie morne d’Atatürk. Une espèce de sédatif. »

Extrait de : T.M Disch. « Rives de mort. »

Mensonges au vif-argent par Glen Cook

Fiche de Mensonges au vif-argent

Titre : Mensonges au vif-argent (Tome 7 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1994
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Mensonges au vif-argent

« Y a pas de justice ! Je vous l’affirme haut et fort ! J’étais installé comme un pacha, les pieds sur le bureau, une pinte de Weider brune dans une main, le dernier best-seller d’Espinosa dans l’autre, Eleanor lisant par-dessus mon épaule. Elle comprenait Espinosa mieux que moi. Pour une fois, le satané perroquet ne caquetait pas. Je goûtais davantage à ce doux silence qu’à ma bière.

Il a fallu qu’un abruti cogne à ma porte comme un sourd.

Ses coups avaient un côté arrogant, impatient. Sans doute un quidam que je ne voulais pas recevoir. « Dean ! Allez voir qui c’est ! Dites-lui de revenir plus tard. Je ne suis pas en ville. En mission secrète pour le roi. Je rentre dans des années. De toute façon, je
n’achèterais pas sa camelote si j’étais à la maison. »

Personne ne se bougea. Mon cuisinier-factotum-intendant n’était pas en ville, lui. J’étais à la merci des aspirants clients et de Jo le
Piaf. »

Extrait de : G. Cook. « Mensonges au vif-argent – Garrett, détective privé. »

Nuits au fer rouge par Glen Cook

Fiche de Nuits au fer rouge

Titre : Nuits au fer rouge (Tome 6 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1991
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Nuits au fer rouge

« Je poussai la porte du Joyeux Morlet. On aurait cru que j’étais la vieille en noir avec sa faux sur l’épaule. Il régna soudain un silence de mort. Je m’arrêtai net. Impossible de remonter la pente, chargé du poids de tous ces regards. « Quelqu’un a mis du citron dans votre salade ? »

Bref tour d’horizon des artistes. On aurait dit qu’un type armé d’un vilain gourdin avait perdu la boule. À moins que ces gars-là ne passent leur temps à foncer dans des murs ou ne se rasent à la hache. J’avais sous les yeux assez de cicatrices et de nez cassés pour ouvrir ma petite galerie de monstres.

Le Joyeux Morlet s’enorgueillit d’une clientèle de cet acabit.

« Hé, sapristi ! Mais c’est Garrett ! » Mon ami Cosse, tranquillement à l’abri derrière son comptoir. « C’est reparti, les mecs ! » Cosse fait dans les cent trente kilos, sinon davantage. Il a le teint d’un trépassé plus très frais. Si vous voulez mon avis, la rigidité cadavérique le gangrène au-dessus du cou depuis vingt ans. »

Extrait de : G. Cook. « Nuits au fer rouge – Garrett, détective privé. »

Feuilles de laiton et reliure d’ombre par Glen Cook

Fiche de Feuilles de laiton et reliure d’ombre

Titre : Feuilles de laiton et reliure d’ombre (Tome 5 sur 8 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1990
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante

Première page de Feuilles de laiton et reliure d’ombre

« Aïe ! Dans quoi je me flanque. Je ne vous dis pas…

Pendant quatre semaines, la neige était montée à hauteur de genoux de mammouth. Puis le grand redoux, sans prévenir, et la bouillasse fondit sans nous laisser devenir claustrophobes. Voilà pourquoi je courais les rues, me cognais contre tout et n’importe qui, me rétamais la poire en regardant les filles étirer leurs jolies lianes. Je n’avais pas reluqué une guibolle, et deux encore moins, depuis les premières neiges.

Il court donc, le Garrett ? Ben voyons ! Son mètre quatre-vingt-dix et ses cent kilos lancés : un vrai poème. Bon, d’accord, pas des plus fameux. Des vers de mirliton. Je faisais pourtant des progrès. Deux ou trois semaines encore, et je retrouverais l’allant et le mordant de mes vingt ans, de mon service dans les commandos d’élite. Et les poules me grignoteraient avec leurs grandes dents de vampire. »

Extrait de : G. Cook. « Feuilles de laiton et reliure d’ombre – Garrett, détective privé. »