Auteur/autrice : CH91

 

Le lanternier par Pierre Grimbert

Fiche de Le lanternier

Titre : Le lanternier (Tome 1 sur 1 – Pax Elfica)
Auteur : Pierre Grimbert
Date de parution : 2024
Editeur : Mnémos

Première page de Le lanternier

« Tolan Dunkar n’était pas de ces nains à toujours chercher des histoires. Au contraire, détonnant avec la réputation de ses congénères, il était d’un naturel plutôt posé et accommodant. Ceux qui le fréquentaient auraient d’ailleurs peiné à lui reprocher quelque chose. Tolan ne manquait jamais à sa parole, il évitait de colporter les ragots, et il restait poli en toutes occasions. En vérité, il paraissait avoir la conscience tranquille et se trouver au-delà de tout soupçon.

Néanmoins, il sentit ses entrailles se nouer quand le Guet apparut au coin de la rue.

C’était plus fort que lui. Même s’il rencontrait l’une de ces patrouilles à chacun de ses soirs de service, ou presque, il ne s’habituait pas à cette pression. Après sept années, cela avait toujours quelque chose de dérangeant. Et malheureusement, il n’y avait guère d’espoir que la vie redevienne comme avant, dans la petite cité de Brenhaven.

Il fit mine d’être occupé à vérifier l’équilibre de sa grande échelle, alors appuyée contre la façade en torchis d’une maison à deux étages. »

Extrait de : P. Grimbert. « Pax Elfica : Le Lanternier. »

Un duo par Arthur Conan Doyle

Fiche de Un duo

Titre : Un duo
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1912
Traduction : A. Savine
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Un duo

« Voici le début de quelques-unes des lettres qu’ils écrivirent à propos de la date à fixer.

Woking, 22 mai.

Ma très chère Maude,

Comme vous le savez, votre mère a été d’avis, et nous avons adopté son avis, que votre mariage ait lieu au commencement de septembre. Ne pensez-vous pas que nous pourrions le fixer au 3 août ? C’est un mercredi, jour convenable à tous les points de vue. Faites en sorte que la date soit changée, car celle-ci serait à bien des égards préférable à l’autre. J’ai hâte de recevoir de vous des nouvelles à ce sujet. Et maintenant, très chère Maude… (Le reste n’a pas d’intérêt pour aujourd’hui.) »

Extrait de : A.C Doyle. « Un Duo. »

Un début en médecine par Arthur Conan Doyle

Fiche de Un début en médecine

Titre : Un début en médecine
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1909
Traduction : A. Savine
Editeur : BnF

Première page de Un début en médecine

« Première lettre

De chez moi, 30 mars 1881.

Mon cher Bertie,

J’ai beaucoup regretté votre éloignement, depuis que vous êtes reparti pour l’Amérique, car vous êtes le seul homme en ce monde auquel j’aie pu ouvrir sans réserve toute mon âme.

Je ne sais comment cela se fait, car maintenant que je me prends à penser, je n’ai jamais obtenu de votre part en retour une égale confiance ; mais il se peut que ce soit ma faute.

Peut-Être ne me trouvez-vous pas sympathique, malgré, tout mon désir de l’être.

Tout ce que je puis dire, c’est que je vous trouve tel à un degré intense, et il est possible que dès lors je compte trop sur de la réciprocité de votre part. Mais non, tous les instincts de mon être me disent que je ne vous ennuierai pas en vous prenant pour confident.

Pouvez-vous rappeler à votre mémoire Cullingworth à l’Université ? Vous n’avez jamais fait partie de la troupe des amateurs d’athlétisme ; il peut donc se faire que vous n’en ayez aucun souvenir. »

Extrait de : A.C Doyle. « Un début en médecine. »

Sir Nigel par Arthur Conan Doyle

Fiche de Sir Nigel

Titre : Sir Nigel
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1899
Traduction :
Editeur : Feedbooks

Première page de Sir Nigel

« Au mois de juillet de l’an de grâce 1348, entre la Saint-Benedict et la Saint-Swithin, l’Angleterre fut le théâtre d’un étrange événement : un monstrueux nuage apparut, venant de l’est, un nuage pourpre et massif, lourd de menaces, glissant lentement devant le ciel limpide. Et dans son ombre les feuilles séchèrent sur les arbres, les oiseaux cessèrent de gazouiller, bestiaux et moutons se blottirent contre les haies. Les ténèbres s’appesantirent sur le pays et les hommes, dont le cœur était lourd, gardèrent les yeux tournés vers cette nue terrifiante. Certains se glissèrent dans les églises pour y recevoir la bénédiction chevrotante de quelque prêtre angoissé. Les oiseaux avaient cessé de voler et l’on n’entendait plus les sons si plaisants de la nature. Tout était silencieux et immobile, à l’exception de la vaste nuée qui s’avançait, roulant ses immenses plis du fond de l’horizon. À l’ouest, on pouvait voir encore un riant ciel d’été cependant que, de l’est, la lourde masse glissait lentement jusqu’à ce que la dernière parcelle de bleu eût disparu et que le ciel tout entier ne parût plus qu’une grande voûte de plomb. »

Extrait de : A.C Doyle. « Sir Nigel. »

Nouveaux mystères et aventures par Arthur Conan Doyle

Fiche de Nouveaux mystères et aventures

Titre : Nouveaux mystères et aventures
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1910
Traduction : A. Savine
Editeur : BnF

Sommaire de Nouveaux mystères et aventures

  • Notre-Dame de la Mort
  • Les os
  • Le mystère de la vallée de Sasassa
  • Notre cagnotte du Derby
  • Le récit de l’américain

Première page de Notre-Dame de la Mort

« Mon existence a été accidentée et la destinée y a fait entrer maintes aventures peu ordinaires. Mais parmi ces incidents, il en est un d’une étrangeté telle que, quand je passe en revue ma vie, tous les autres deviennent insignifiants.

Celui-là surgit au-dessus des brouillards d’autrefois avec un aspect sonore et fantastique, en jetant son ombre sur les années dépourvues d’évènements qui le précédèrent et le suivirent.

Cette histoire-là, je ne l’ai pas souvent racontée.

Bien petit est le nombre de ceux qui l’ont entendue de ma propre bouche et c’étaient des gens qui me connaissaient bien.

De temps à autre ils m’ont demandé de faire ce récit devant une réunion d’amis, mais je m’y suis constamment refusé, car je n’ambitionne pas le moins du monde la réputation d’un Munchausen amateur. »

Extrait de : A.C Doyle. « Nouveaux mystères et Aventures. »

Micah Clarke – intégrale par Arthur Conan Doyle

Fiche de Micah Clarke – intégrale

Titre : Micah Clarke – intégrale
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution :
Traduction :
Editeur :

Sommaire de Micah Clarke – intégrale

  • Les recrues de Monmouth
  • Le capitaine Micah Clarke

Mémoires d’un médecin par Arthur Conan Doyle

Fiche de Mémoires d’un médecin

Titre : Mémoires d’un médecin
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1894
Traduction : F. de Gail
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Mémoires d’un médecin

« Les séances d’amphithéâtre d’hiver s’ouvraient ce jour-là, et un étudiant en médecine de troisième année se promenait avec un de ses amis de première année. Midi sonnait à l’église de Tron.
— Je parie, dit l’homme de troisième année, que vous n’avez jamais vu d’opération ?
— Non, jamais.
— Eh bien, venez avec moi. Voici le bar historique de Rutherford. Un verre de sherry, s’il vous plaît, pour ce monsieur. Vous avez le cœur plutôt sensible, je crois ?
— Je crains, en effet, que mes nerfs ne soient pas très solides.
— Hum ! Un autre verre de sherry pour ce monsieur. Nous allons assister à une opération qui en vaut la peine.
Le novice fit un mouvement d’épaules imperceptible, en essayant de sourire pour se donner un air dégagé. »

Extrait de : A.C Doyle. « Mémoires d’un médecin. »

Ma vie aventureuse par Arthur Conan Doyle

Fiche de Ma vie aventureuse

Titre : Ma vie aventureuse
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1932
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Ma vie aventureuse

« Je suis né le 22 mai 1859, à Édimbourg, sur la place de Picardie, ainsi nommée d’après une colonie de huguenots français venus jadis s’y établir. Cette place, à leur époque, faisait partie d’un village situé hors des murs de la ville ; elle se trouve aujourd’hui à l’extrémité de Queen Street, qui donne sur la promenade de la Leith. Je lui trouvai, lors de ma dernière visite, un air de déchéance, mais de mon temps, les appartements y étaient recherchés.
Mon père était le plus jeune fils de John Doyle qui, passé de Dublin à Londres en 1815, y connut une grande réputation de dessinateur entre 1825 et 1850 : on peut dire de ses crayons, publiés sous les initiales fantaisistes H. B., qu’ils créèrent la caricature polie. Avant lui, en effet, la satire procédait brutalement, elle donnait à son objet des traits et des formes grotesques. Gilray et Rowlandson n’en eurent pas une autre conception. »

Extrait de : A.C Doyle. « Ma Vie aventureuse. »

Pierre Christin

Présentation de Pierre Christin :

Pierre Christin était un scénariste de bande dessinée, journaliste, et écrivain français. Il est surtout connu pour avoir co-créé la série de science-fiction Valérian et Laureline avec son ami et collaborateur de longue date, le dessinateur Jean-Claude Mézières.

Jeunesse et formation

Né à Saint-Mandé le 27 janvier 1938, Pierre Christin a étudié à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) et à la Sorbonne. Il obtient un doctorat en droit public. Il se lie d’amitié avec Jean-Claude Mézières et Jean Giraud, alias Moebius, durant ses années d’études. Au début des années 1960, il s’installe aux États-Unis pour enseigner le français à l’Université d’État de l’Utah, puis à l’Université de Montana. C’est durant cette période qu’il correspond avec Mézières et qu’ils décident de collaborer sur une bande dessinée.

Carrière

La série Valérian et Laureline a débuté en 1967 dans le journal Pilote. La série, qui a duré plus de 40 ans, a eu une influence considérable sur la bande dessinée de science-fiction et a inspiré de nombreux cinéastes, dont George Lucas pour Star Wars.

Outre son travail sur Valérian, Pierre Christin a collaboré avec d’autres grands noms de la bande dessinée :

  • En 1970, il co-crée la série Les Phalanges de l’Ordre noir avec Enki Bilal. Leur collaboration s’est poursuivie sur plusieurs œuvres, dont La Croisière des oubliés et Partie de chasse.
  • Il a aussi travaillé avec Annie Goetzinger sur Folle de Vierge et La Demoiselle de la Légion d’honneur.
  • Il a collaboré avec Sébastien Verdier sur Le futur n’attend pas (2018), une biographie en bande dessinée de Valéry Giscard d’Estaing.

En parallèle de la bande dessinée, Pierre Christin a écrit plusieurs romans, essais et des reportages, notamment pour le journal Le Monde. Il a aussi été professeur à l’École supérieure des arts modernes (ESAM) et à l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (La Fémis).

Style et thèmes

Les œuvres de Pierre Christin se distinguent par leur sens politique et social. Il a souvent exploré des thèmes complexes tels que la justice sociale, l’écologie, le totalitarisme, et la place de l’individu dans des systèmes complexes. Son style d’écriture se caractérise par des dialogues bien ciselés, une narration riche et des personnages psychologiquement profonds.

Mort et héritage

Pierre Christin est décédé le 6 mars 2024 à l’âge de 86 ans. Il a laissé derrière lui une œuvre immense et variée qui a marqué la bande dessinée francophone et a influencé des générations de créateurs. Son héritage repose sur sa capacité à allier l’aventure et la réflexion, rendant la bande dessinée accessible à un public adulte tout en conservant la fantaisie du genre.

Livres de Pierre Christin :

Agence Hardy :

Valérian et Laureline :

Valérian et Laureline Hors-Séries :

Valérian :

La maison du temps qui passe (1985)
Légers arrangements avec la vérité (2011)
Les phalanges de l’ordre noir (1979)
Les prédateurs enjolivés (1976)
Partie de chasse (1983)
Petits crimes contre les humanités (2018)

Pour en savoir plus sur Pierre Christin :

La page Wikipédia sur P. Christin
La page Noosfere sur P. Christin
La page isfdb de P. Christin

Les exploits du Colonel Gérard – Tome 2 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Les exploits du colonel Gérard – Tome 2

Titre : Les exploits du colonel Gérard – Tome 2
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1898
Traduction : G. Adam
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Première page de Les exploits du colonel Gérard – Tome 2

« Masséna était un petit homme maigre à l’air grognon, qui avait perdu un œil à la suite d’un accident de chasse ; mais, quand de l’œil qui lui restait il examinait un champ de bataille, il ne lui échappait pas grand’chose. Il pouvait se tenir sur le front d’un bataillon, le parcourir de cet œil unique et vous dire s’il manquait une boucle à un havresac ou un bouton à une guêtre. Il n’avait l’affection ni des officiers ni des hommes, car il était, comme vous le savez, d’une avarice excessive, et les soldats aiment que leurs chefs aient facilement la main ouverte. Toutefois, quand il s’agissait de se battre, ils avaient pour lui le plus grand respect et ils préféraient aller au feu avec lui qu’avec n’importe qui, si ce n’est l’Empereur lui-même et Lannes, quand il vivait. Après tout, s’il était vrai qu’il sût bien garder ses écus, il y eut un jour aussi, vous vous le rappelez, où il sut garder Zürich et Gênes. Il conservait ses positions tout comme son coffre-fort et bien habile qui les lui aurait fait lâcher. »

Extrait de : A.C Doyle. « Les Exploits du Colonel Gérard (tome 2). »