Auteur/autrice : CH91
Le cachot de la sorcière par Joseph Delaney

Fiche de Le cachot de la sorcière
Titre : Le cachot de la sorcière
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2009
Traduction par : A. Piganiol
Editeur : Bayard
Première page de Le cachot de la sorcière
« — Pour l’amour du ciel, lève-toi, mon garçon. Tu veux donc perdre ton emploi avant même d’avoir commencé ?
J’essuyai de la bave qui coulait sur mon menton et regardai autour de moi, désorienté. Quelle heure était-il ? Il me semblait que je venais de me coucher.
— Allons, Billy, dit Mme Hendel, plus gentiment, cette fois. On t’a demandé d’arriver là-bas une heure après le coucher du soleil. Tu devrais déjà y être.
Elle prit ma veste sur la chaise et me la tendit. Je me levai péniblement.
Au même instant, une bande de garçons chahuteurs entrèrent dans la chambre en riant. Elle les fit taire aussitôt, mais je les entendis ricaner.
— Tu as peur, Billy ? Tu n’as pas envie d’y aller ? »
Extrait de : J. Delaney. « Le cachot de la sorciere. »
Les sorcières de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de Les sorcières de l’épouvanteur
Titre : Les sorcières de l’épouvanteur (Tome H.S. – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2009
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Sommaire de Les sorcières de l’épouvanteur
- Meg Skelton
- Dora la chacheuse
- Grimalkin
- Alice et le mangeur de cerveaux
- La banshie
L’héritage de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de L’héritage de l’épouvanteur
Titre : L’héritage de l’épouvanteur (Tome 16 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2017
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de L’héritage de l’épouvanteur
« Je m’éveillai dans une obscurité totale, les membres glacés, l’esprit vide de tout souvenir.
Qui suis-je ?
Étendue sur le dos, je fixai un grand ciel noir dépourvu d’étoiles. La lune énorme qui flottait bas à l’horizon était couleur de sang.
L’angoisse m’envahit.
Qui suis-je ?
Je m’assis avec difficulté et découvris autour de moi un sol plat, hérissé de buissons et d’arbres morts. Je distinguais au loin des lumières sur lesquelles se découpaient les contours de petites maisons.
Je partis dans cette direction, d’une démarche titubante. Là-bas, on m’aiderait peut-être, on m’apprendrait au moins le nom de ce lieu étrange. Je n’aimais pas l’aspect de la lune ; elle aurait dû ressembler à un pâle disque d’argent – non à cette espèce de face sanglante, monstrueuse et bouffie, qui semblait observer chacun de mes pas. »
Extrait de : J. Delaney. « L’Héritage de l’Epouvanteur. »
La résurrection de l’épouvanteur par Joseph Delaney

Fiche de La résurrection de l’épouvanteur
Titre : La résurrection de l’épouvanteur (Tome 15 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2016
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de La résurrection de l’épouvanteur
« Environ une heure après le coucher du soleil, Jenny s’engagea dans l’escalier en spirale menant à la plus haute des hautes tours de l’est. Elle était un peu essoufflée, et pas seulement à cause de la raideur des marches.
Elle progressait, nerveuse, les mains moites et les jambes molles. Le grenier où elle se rendait était hanté.
Elle n’était encore qu’une apprentie, et bien des années s’écouleraient avant qu’elle devienne épouvanteur. Ne présumait-elle pas de ses forces ?
Son souffle montait en buée dans l’air froid. Marche après marche, elle s’obligeait à grimper.
Jenny portait une lanterne. L’une de ses poches était remplie de sel, l’autre de limaille de fer. La taille ceinte d’une chaîne d’argent, le poing crispé sur un bâton en bois de sorbier, elle était prête à affronter n’importe quelle menace venue de l’obscur. »
Extrait de : J. Delaney. « La résurrection de l’Épouvanteur. »
Thomas Ward l’épouvanteur par Joseph Delaney
Fiche de Thomas Ward l’épouvanteur
Titre : Thomas Ward l’épouvanteur (Tome 14 sur 16 – L’épouvanteur)
Auteur : Joseph Delaney
Date de parution : 2014
Traduction par : M.-H. Delval
Editeur : Bayard
Première page de Thomas Ward l’épouvanteur
« Était-ce un courant d’air qui faisait vaciller la flamme de la chandelle et projetait des ombres grotesques sur le mur ? Était-ce à cause des irrégularités du plancher que la porte s’ouvrait toute seule, comme si une créature invisible tentait d’en franchir le seuil ? Non. Il n’y avait à cela aucune explication logique. Dès mon entrée dans la pièce, mon instinct m’avait signalé une présence maléfique. Et mon instinct me trompe rarement. Quelqu’un ou quelque chose hantait cette chambre d’auberge.
Je m’appelle Tom Ward. En tant qu’Épouvanteur de Chipenden, je me charge de chasser les spectres, fantômes, gobelins, sorcières et autres entités qui rôdent dans l’obscurité.
C’est un métier dangereux, mais il faut bien que quelqu’un le fasse. »
Extrait de : J. Delaney. « Thomas Ward l’Epouvanteur. »
Zouck par Pierre Bottero

Fiche de Zouck
Titre : Zouck
Auteur : Pierre Bottero
Date de parution : 2004
Editeur : Flammarion
Première page de Zouck
« La foule est dense sur les trottoirs du centre-ville pour ce premier véritable week-end d’été. Un mélange coloré de vacanciers pressés, d’étudiants qui récupèrent entre deux examens, de familles avec sacs et poussettes, et de gens qui, comme moi, se contentent de flâner.
La nonchalance n’est pourtant pas de mise. Pas aujourd’hui. J’ai un rendez-vous, je suis censée me hâter vers le square, mais il fait si beau…
Je ne peux retenir un sourire en imaginant le sermon que va m’infliger Maiwenn. Elle qui n’est jamais à l’heure attend de moi une ponctualité sans…
Je m’immobilise.
Incapable de détourner mon regard de la fille qui avance dans ma direction.
Elle est encore à dix mètres mais, déjà, elle opacifie le monde, pulvérisant mon récent équilibre, m’attirant à elle comme une flamme vive ensorcelle une phalène. J’enregistre d’abord la courbe de son cou gracile qui vient se briser sur l’os délicat de la clavicule, l’angle saillant d’une épaule jadis arrondie puis, très vite, mes yeux cherchent ses bras, sa taille, ses chevilles. »
Extrait de : P. Bottero. « Zouck. »
Un cheval en Irlande par Pierre Bottero

Fiche de Un cheval en Irlande
Titre : Un cheval en Irlande
Auteur : Pierre Bottero
Date de parution : 2004
Editeur : Flammarion
Première page de Un cheval en Irlande
« — Tsina, si tu as fini de rêver, pourrais-tu nous dire comment s’appelle un verbe qui ne se conjugue qu’à une seule personne ?
J’ai levé la tête et je me suis empourprée. Tous les yeux de la classe étaient braqués sur moi, y compris ceux de madame Ivane, et si je discernais de l’amusement dans le regard de mes camarades, celui de ma prof de français, en revanche, était du genre frigorifique.
— Euh… Un cheval ?
Très difficile de rattraper un mot quand on l’a laissé s’échapper ! Moi, je n’y suis jamais arrivée et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. D’accord, je n’avais aucune idée de ce que ma prof de français m’avait demandé, mais il y avait peu de chance que cela traite de chevaux. Trop tard…
Je me suis mordu les lèvres pendant que vingt-cinq élèves éclataient d’un rire joyeux. Madame Ivane a paru épuisée, tout à coup. Complètement découragée.
— Silence ! a-t-elle fini par ordonner. »
Extrait de : P. Bottero. « Un cheval en Irlande. »
Tour B2 mon amour par Pierre Bottero
Fiche de Tour B2 mon amour
Titre : Tour B2 mon amour
Auteur : Pierre Bottero
Date de parution : 2004
Editeur : Flammarion
Première page de Tour B2 mon amour
« La détonation avait longuement résonné entre les immeubles.
Debout près de l’Abribus, Tristan ne se donna pas la peine de rentrer la tête dans les épaules. Aucune raison de s’inquiéter, il savait ce qui se passait.
Maurice, sorti de l’hôpital psychiatrique trois jours plus tôt, basculait dans son délire paranoïaque comme chaque fois qu’il retrouvait la cité. Il allait faire des cartons un soir ou deux depuis son balcon, tirant sur les pigeons, les chats ou les chiens errants, puis quelqu’un se plaindrait et la police l’embarquerait.
Maurice, vieux bonhomme plutôt sympathique, maçon au chômage depuis une éternité et fou à lier ! Son appartement regorgeait d’armes de guerre, allant du kriss malais au fusil d’assaut de l’armée chinoise. Il leur vouait un véritable culte, et entretenait avec elles une relation totalement exclusive. Tristan faisait partie des rares élus à avoir visité l’arsenal. Devant lui, ce jour-là, Maurice s’était longuement extasié sur chaque pièce de sa collection, leur donnant des surnoms affectueux, caressant d’une main amoureuse l’acier brossé des canons et psalmodiant l’interminable litanie de leurs spécificités techniques. »
Extrait de : P. Bottero. « Tour B2 mon amour. »
Princesse en danger par Pierre Bottero

Fiche de Princesse en danger
Titre : Princesse en danger
Auteur : Pierre Bottero
Date de parution : 2006
Editeur : Rageot
Première page de Princesse en danger
« Surtout ne pas faire de bruit…
Aussi silencieux qu’une souris muette, je me rencogne dans l’obscurité rassurante de la chaloupe. Une caisse au caractère aigri par la solitude tente de me perforer les côtes mais je m’en moque. Comme je me moque de mes poignets toujours douloureux et de mes muscles tétanisés par l’épuisement.
Je me moque de tout.
De presque tout.
Je veux juste que le type qui arrive ne remarque pas les traces d’eau sur le pont.
Mes traces.
S’il les voit, il aura envie de les suivre et s’il les suit, elles le conduiront droit à la chaloupe. Il soulèvera la bâche et n’aura qu’à tendre la main pour me cueillir.
Mes chances de survie seront alors proches du zéro absolu. Surtout si c’est le fou au couteau. Tellement baraqué qu’en comparaison, Sylvester Stallone ressemble à un petit rat de l’Opéra. »
Extrait de : P. Bottero. « Princesse en danger. »
Météorite par Pierre Bottero
Fiche de Météorite
Titre : Météorite
Auteur : Pierre Bottero
Date de parution : 2009
Editeur : Rageot
Première page de Météorite
« Ça y est, le moment est arrivé.
J’ai beau m’y être préparé depuis la veille, mon cœur fait celui qui n’est pas au courant et se met à bondir dans tous les sens au milieu de ma poitrine. J’ai l’impression d’avoir avalé un kangourou. Envie de vomir garantie !
Mon estomac ne s’y trompe d’ailleurs pas et se transforme en serpillière prête à l’essorage. Pire, je suis pris d’une furieuse envie de retourner aux toilettes alors que j’en sors. Je m’oblige à respirer à fond.
Pas fastoche.
Mes mains, à qui je ne demandais rien, ont entrepris de trembler, tandis que mes jambes ressemblent de plus en plus à deux paquets de gélatine alimentaire. Périmée, la gélatine.
Je jette un coup d’œil dans le miroir de l’entrée. Euh… c’est qui ce type qui m’observe, les yeux écarquillés par la terreur et le visage couleur navet ? C’est moi ? Vraiment moi ? »
Extrait de : P. Bottero. « Météorite. »