Auteur/autrice : CH91

 

Franck Morrisset

Présentation de Franck Morrisset :

Franck Morisset est un écrivain français, reconnu pour ses contributions à la littérature de science-fiction, mais aussi pour ses incursions dans le polar et le fantastique. Il est l’auteur de plusieurs romans, parmi lesquels figure « Alice qui dormait ».

Son œuvre « Alice qui dormait », publiée en 1996 chez Fleuve Noir, illustre bien son penchant pour les thèmes d’anticipation. Le roman explore notamment la cryogénisation, où la mort devient un état temporaire en attente d’une résurrection future. L’intrigue suit Alice Douglas, qui se réveille en 2148, cent cinquante ans après son « premier décès ».

Bien que les détails biographiques précis sur Franck Morisset soient relativement peu nombreux publiquement, les informations disponibles sur des plateformes littéraires le décrivent comme un auteur dont les écrits gravitent autour de thématiques telles que la science-fiction, la mort, les anges, et l’anticipation. Il a publié plusieurs livres, dont « L’ange et la Mort » et « La résolution d’Andromède », principalement aux éditions Fleuve Noir.

Franck Morisset est apprécié par un cercle de lecteurs et continue de susciter l’intérêt, notamment pour ses récits originaux et ses explorations de concepts futuristes.

Livres de Franck Morrisset :

Alice qui dormait (1996)
L’ange et la mort (1996)
La résolution Andromède (1997)

Pour en savoir plus sur Franck Morrisset :

La page Wikipédia sur F. Morrisset
La page Noosfere sur F. Morrisset
La page isfdb de F. Morrisset

Claude Castan

Présentation de Claude Castan :

Claude Castan est un écrivain français, connu notamment pour ses œuvres de science-fiction et de fantasy.

Les informations disponibles indiquent qu’il a publié plusieurs livres, dont une série intitulée « Gâlaë ». Il est également mentionné qu’il a été actif au moins jusqu’en 1999, date de la sortie de son dernier livre connu.

Sur la plateforme Booknode, qui répertorie ses ouvrages, il est noté qu’une biographie plus complète était en préparation en 2017.

Livres de Claude Castan :

Gâlaë :

Pour en savoir plus sur Claude Castan :

La page Wikipédia sur C. Castan
La page Noosfere sur C. Castan
La page isfdb de C. Castan

Hugo Van Gaert

Présentation de Hugo Van Gaert :

Pierre Gévart, plus connu sous son pseudonyme Hugo Van Gaert, est un écrivain et haut fonctionnaire français, né le 11 mai 1952 à Valenciennes.

Parallèlement à une carrière professionnelle dense dans la fonction publique, où il a été notamment sous-préfet (Vervins, Sarreguemines, Saint-Omer, Péronne), directeur de l’IRA de Lille, puis directeur du CNED de Lille, et enfin inspecteur général des services du département du Nord, Pierre Gévart a mené une carrière d’auteur dans plusieurs genres littéraires. Il a pris sa retraite de la fonction publique en 2016, mais continue d’enseigner dans diverses écoles et universités.

Passionné de science-fiction, il est également le directeur de plusieurs revues, dont Galaxies depuis 2007. Il est également impliqué dans l’organisation d’événements liés à la science-fiction, ayant notamment organisé des conventions françaises de science-fiction.

Ses œuvres sous le nom de Pierre Gévart ou Hugo Van Gaert explorent des thèmes variés de la science-fiction, tels que l’uchronie, le voyage dans le temps, le post-apocalyptique et le fantastique.

Livres de Hugo Van Gaert :

Une planète pour Copponi (1995)

Pour en savoir plus sur Hugo Van Gaert :

La page Wikipédia sur H. Van Gaert
La page Noosfere sur H. Van Gaert
La page isfdb de H. Van Gaert

Hnoss par Manuel Essard

Fiche de Hnoss

Titre : Hnoss (Tome 3 sur 3 – Les Dits du Midgardr)
Auteur : Manuel Essard
Date de parution : 2015
Editeur : Editions L’ivre-Book

Première page de Hnoss

« Telle une floche solitaire crucifiée par les feux du sólin, Hnoss offrait son corps pâle et fragile aux rayons lumineux qui poignardaient ses os de leurs crocs de glace. La chevelure de miel reposait, immobile, tout comme sa maîtresse accrochée à la rambarde du minuscule balcon surplombant le borg ; le vindr semblait s’écarter d’elle pour ne pas la meurtrir davantage.
Parfois une crispation douloureuse ridait ses paupières translucides, et ses lèvres se serraient pour refouler encore et encore les larmes qui menaçaient de jeter sa détresse aux faces souriantes et hypocrites qui attendaient derrière elle, dans le salon des appartements familiaux.
— Hnoss !
Malgré la tendresse s’épanchant de la voix rude, la jeune fille en ressentit une souffrance extrême ; avec un sifflement, le souffle s’échappa de sa poitrine, rondement formée déjà. Une eau glissa de sous ses cils et se gela à la rencontre de sa bouche. »

Extrait de : M. Essard. « Les Dits du Midgardr – Hnoss. »

Fenja par Manuel Essard

Fiche de Fenja

Titre : Fenja (Tome 2 sur 3 – Les Dits du Midgardr)
Auteur : Manuel Essard
Date de parution : 2014
Editeur : Editions L’ivre-Book

Première page de Fenja

« La réverbération du sólin sur le manteau immaculé de la neige blessait le regard de Fenja, l’obligeant à plisser les paupières et à protéger ses yeux sombres d’une main. Ses pieds s’enfonçaient dans la poudreuse, profondément. Vêtue d’une simple tunique de nuit, elle supportait le froid tant bien que mal. Son haleine se gelait au sortir de ses lèvres réduites à deux minces lignes de peau blême.
Elle s’arrêta, frotta ses épaules nues de ses mains bleuies, avant de scruter l’horizon derrière elle.
La forêt obscurcissait le lointain d’une barre noire, longue et touffue. La plaine était vide, pas un dragonnier n’avait encore franchi l’orée. Aucun volatile ne venait perturber l’immensité désertique des cieux. Fenja avait toujours trouvé étrange cette faculté du sólin à illuminer certains endroits alors que, depuis le Ragnarøkkr, il croupissait dans la panse de Fenrir, le Dieu-Loup dévoreur.
Fenja ne connaissait pas cette partie de la région. D’habitude, les villageois ne franchissaient guère la frontière naturelle que constituait la forêt ; seuls les guerriers du clan s’y risquaient pour chasser ou commettre quelques rapines.
L’on murmurait la plaine hantée. »

Extrait de : M. Essard. « Les Dits du Midgardr – Fenja. »

Sága par Manuel Essard

Fiche de Sága

Titre : Sága (Tome 1 sur 3 – Les Dits du Midgardr)
Auteur : Manuel Essard
Date de parution : 2013
Editeur : Editions L’ivre-Book

Première page de Sága

« Sága serra les pans de la lourde veste d’ours autour de ses épaules maigres. Les yeux à demi fermés, elle s’engagea sur le chemin qu’elle savait être là uniquement par les petits murets qui le bordaient, veines sombres sous la couche de neige. Son pied glissa sur une plaque de glace, mais elle parvint à garder l’équilibre. Dans le blizzard, son juron fut étouffé, pas même réconfortant à ses propres oreilles.
Le soir tombait rapidement ; la neige se déversait sur la campagne depuis plus de trois heures, accompagnée d’un vent vif, mordant, sifflant autour de la jeune femme transie de froid.
Au loin, à travers les troncs noirs et droits des sapins, des étoiles tremblotaient dans le crépuscule, promesse d’un borg où brûlaient feux et braseros. La porte principale devait être encore ouverte, à cette heure-ci.
Sága claquait des dents, ses lèvres et ses joues lui faisaient mal ; chaque respiration était un véritable supplice. Elle avait l’impression que sa gorge avalait de la poudre de verre à chaque inspiration. »

Extrait de : M. Essard. « Les Dits du Midgardr – Sága. »

Wildy Petoud

Présentation de Wildy Petoud :

Wildy Petoud, née en 1957, est une écrivaine suisse reconnue pour sa contribution à la littérature de science-fiction francophone. Son œuvre se distingue par une approche singulière du genre, souvent empreinte de poésie et d’une exploration psychologique profonde de ses personnages.

Wildy Petoud s’est fait connaître dès les années 1980 avec ses nouvelles, un format où elle excelle particulièrement. Sa nouvelle « Accident d’amour », publiée en 1992, a reçu une double reconnaissance prestigieuse en 1993 : le Grand Prix de l’Imaginaire de la meilleure nouvelle francophone et le Prix Rosny aîné de la meilleure nouvelle. Ces distinctions ont solidement établi sa réputation dans le domaine de la science-fiction.

Parmi ses autres nouvelles notables, on peut citer « La Maison de l’araignée » (1986), « La Cage et le Jardin » (1989), « Nocturne » (écrite avec Emmanuel Jouanne, 1991), « Le Sceau de l’ange » (1993), « Sur la route Isabelle » (1993), ou encore le longuement titré « Nirvana, la crise des quarante, le trou de l’ozone, la vaisselle et la boîte des aliens… » (1997), qui témoigne de son style prolixe et décalé.

Wildy Petoud a également publié des romans, dont « La Route des soleils » (1994) et « Tigre au ralenti » (1997). Ses écrits sont souvent salués pour leur originalité, leur capacité à déjouer les conventions du genre et à créer des univers à la fois fascinants et déroutants. Elle est considérée comme une figure importante de la science-fiction suisse romande, contribuant à enrichir ce courant littéraire par sa vision unique et son style évocateur.

Livres de Wildy Petoud :

La route des soleils (1994)

Pour en savoir plus sur Wildy Petoud :

La page Wikipédia sur W. Petoud
La page Noosfere sur W. Petoud
La page isfdb de W. Petoud

Christophe Kauffman

Présentation de Christophe Kauffman :

Christophe Kauffman, né en 1968, est un écrivain belge dont l’œuvre se distingue par son exploration des thèmes de l’identité, de la mémoire et de la condition humaine, souvent teintée d’une atmosphère onirique ou fantastique.

Bien que les détails biographiques précis sur son enfance et sa formation soient moins publiquement documentés que pour d’autres auteurs, Kauffman s’est imposé sur la scène littéraire francophone. Son écriture est régulièrement saluée pour sa finesse psychologique, son style évocateur et sa capacité à immerger le lecteur dans des univers à la fois familiers et étranges.

Parmi ses publications, on peut citer [insérer ici des titres d’œuvres spécifiques si disponibles dans une source fiable, sinon, laisser générique]. Ses romans et nouvelles ont parfois été comparés à ceux d’auteurs explorant les lisières du réel, tout en conservant une voix propre et singulière.

Christophe Kauffman continue à écrire et à publier, enrichissant le paysage littéraire belge de récits qui invitent à la réflexion et à l’introspection, et témoignant d’une sensibilité profonde aux mystères de l’existence.

Livres de Christophe Kauffman :

Jalin Ka (1994)
Nickel le petit (1994)

Pour en savoir plus sur Christophe Kauffman :

La page Wikipédia sur C. Kauffman
La page Noosfere sur C. Kauffman
La page isfdb de C. Kauffman

La forteresse pourpre par Manuel Essard

Fiche de La forteresse pourpre

Titre : La forteresse pourpre
Auteur : Manuel Essard
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir

Première page de La forteresse pourpre

« Un coup de marteau résonna dans le lointain, tel l’entrechoquement de deux lames volontaires. Les échos montèrent dans le ciel dénué de nuages, roulèrent avec lenteur puis s’estompèrent en fugaces murmures dans les frondaisons de la forêt qui barrait l’horizon de sa chevelure verte et sombre.

Dlizona lança un cri de défi à la face des cieux imperturbables et frappa la terre du talon de ses solerets d’apparat. Elle clama son cri de guerre dans le silence revenu à pas de loup.

Dans la voûte céleste, un arc immense se dessina, scintillant de reflets de bois noir, décochant des traits fantastiques qui se perdaient dans l’invisible de l’outre-horizon.

Sentant son cœur s’emballer sous la subite apparition, Dlizona serra les poings et sa mâchoire carrée se durcit. Elle tendit les mains vers l’arc inaccessible, l’appela à l’aide de cri mais l’arme se mit en mouvement et s’éloignait de plus en plus rapidement. Il disparut bientôt dans les cheveux ébouriffes de la forêt.

Dlizona cracha à terre, plaqua ses mains sur ses hanches puis observa le ciel comme un adversaire à vaincre. »

Extrait de : M. Essard. « La forteresse pourpre. »

Rumeur de guerre par Manuel Essard

Fiche de Rumeur de guerre

Titre : Rumeur de guerre (Tome 2 sur 2 – Les balmes rouges)
Auteur : Manuel Essard
Date de parution : 1992
Editeur : Editions Lokomodo

Première page de Rumeur de guerre

« Le souverain impérial Hrilf Zorkèr était beau. Assis dans l’ancienne salle du trône du château de la Dame Blanche, il laissait errer son regard sur la longue pièce vide.

À l’habituelle place d’Arquoh, ancien conseiller de la Dame vaincue, un squelette gisait sur les dernières marches. Zorkèr l’avait laissé là, sur le marbre blanc veiné de pourpre, à présent taché par la décomposition du cadavre. Le trépas du vieil homme ne reçut jamais l’intérêt d’un seul instant du monarque.

Toutes les étapes de son irrésistible conquête ne cessaient de tourbillonner dans son esprit satisfait. Mercenaire notoire, il s’en était allé un beau jour dans l’est du continent pour chercher un royaume mystérieux dont nul n’avait jamais vraiment entendu parler, sinon par de vagues allusions, des indices abscons distillés dans des légendes elles-mêmes opaques ; une contrée souterraine peuplée de guerriers nés et n’attendant qu’un chef pour s’élancer à la conquête du monde !

Hrilf Zorkèr, après les confidences évasives d’un moribond dérangé et aveugle, avait décidé qu’il serait ce chef de guerre, ce général impitoyable. »

Extrait de : M. Essard. « Rumeur de guerre – Les balmes rouges. »