Auteur/autrice : CH91

 

Greg Mandel – l’intégrale par Peter F. Hamilton

Fiche de Greg Mandel – l’intégrale

Titre : Greg Mandel – l’intégrale
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2022
Traduction : T. Arson, S. Doke, C. Jouanneau
Editeur : Bragelonne

Sommaire de Greg Mandel – l’intégrale :

  • Mindstar
  • Quantum
  • Nano

Dragon déchu par Peter F. Hamilton

Fiche de Dragon déchu

Titre : Dragon déchu
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2001
Traduction : N. Savic
Editeur : Le livre de poche

Première page de Dragon déchu

« Quelques années plus tôt, le bar aurait su accueillir dignement un homme de la Division de Sécurité Stratégique de Zantiu-Braun. On lui aurait offert sa première bière, puis on lui aurait demandé de parler de la vie dans les colonies. Et cette scène aurait pu se produire n’importe où sur Terre. Mais en ce milieu du vingt-quatrième siècle, l’expansion interstellaire avait perdu une grande partie de son prestige et de son pouvoir de séduction. Un peu à la manière d’une actrice vieillissante.
Et comme pour toute chose en ce monde, c’était la faute de l’argent.
D’argent, le bar en manquait justement. Lawrence Newton le comprit au premier coup d’œil. La décoration n’avait pas été refaite depuis des décennies. Une longue pièce de bois avec d’épais chevrons sur lesquels reposait un toit en carbone ondulé. Un zinc interminable derrière lequel étaient alignés de vieux panneaux publicitaires lumineux, qui vantaient les mérites de marques de bières ou de crèmes glacées disparues depuis longtemps. D’énormes ventilateurs ayant dépassé leur date limite de garantie depuis un ou deux siècles tournaient au-dessus de sa tête, leurs moteurs électriques primitifs bourdonnant tandis que leurs pales brassaient une atmosphère viciée. »

Extrait de : P.F Hamilton. « Dragon Déchu. »

Vide en évolution par Peter F. Hamilton

Fiche de Vide en évolution

Titre : Vide en évolution (Tome 3 sur 3 – Trilogie du vide)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2010
Traduction : N. Savic
Editeur : Bragelonne

Première page de Vide en évolution

« Le vaisseau n’avait ni nom, ni numéro de série, ni marque. Il était unique en son genre. Comme aucun autre navire identique ne serait jamais construit, il n’avait pas besoin d’appellation ; il était simplement le vaisseau.

Il fonçait à travers la sous-structure de l’espace-temps à une vitesse de cinquante-neuf années-lumière par heure ; jamais machine humaine n’avait voyagé aussi vite. Dans de telles conditions, la navigation dépendait de l’interprétation des similitudes des interstices quantiques, qui déterminait la position des masses dans l’univers réel. Ce dispositif permettait de réduire l’usage de l’hysradar ou de tout autre capteur facilement détectable. L’ultraréacteur extrêmement sophistiqué qui le propulsait aurait pu atteindre une vitesse beaucoup plus importante, si une part substantielle de son énergie phénoménale n’était utilisée pour supprimer les fluctuations. »

Extrait de : P.F Hamilton. « Vide en évolution – Trilogie du vide. »

Vide temporel par Peter F. Hamilton

Fiche de Vide temporel

Titre : Vide temporel (Tome 2 sur 3 – Trilogie du vide)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2008
Traduction : N. Savic
Editeur : Bragelonne

Première page de Vide temporel

« Du jour où la station Centurion avait été détruite, Justine avait surtout gardé en mémoire la vision des chênes du dôme-jardin. Comme tout le monde, elle se précipitait vers les portes du bunker, lorsqu’elle avait risqué un coup d’œil par-dessus son épaule. La pelouse épaisse couleur émeraude était jonchée des débris de la fête, de canapés écrasés, de verres brisés et d’assiettes qui vibraient sous les assauts répétés des ondes gravifiques colossales. Au-dessus, la lueur timide des nébuleuses qui entouraient le cœur de la galaxie était éclipsée par celle, pastel, des champs de force de secours. Justine sentit une nouvelle fois son poids diminuer. Les membres de l’équipe qui, comme elle, couraient tant bien que mal sur le chemin orange phosphorescent, lâchèrent des cris de surprise et de panique. La branche inférieure d’un chêne âgé de deux siècles se brisa tout près du tronc et tomba ; des feuilles tourbillonnèrent vers le ciel tels des papillons affolés. L’arbre majestueux s’affaissa, se vrilla et tomba sur ses voisins, tandis qu’une fissure s’ouvrait sur toute la longueur de son tronc. »

Extrait de : P.F Hamilton. « Vide temporel – Trilogie du vide. »

Vide qui songe par Peter F. Hamilton

Fiche de Vide qui songe

Titre : Vide qui songe (Tome 1 sur 3 – Trilogie du vide)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2007
Traduction : N. Savic
Editeur : Bragelonne

Première page de Vide qui songe

« Le vaisseau spatial CNE Caragana apparut dans le ciel nocturne. Sa coque grise et rouge brillait dans la lumière pâle et iridescente de l’énorme orage ionique qui secouait l’espace sur des années-lumière dans toutes les directions. Sous l’appareil, la station Centurion dessinait un croissant scintillant sur la surface de roche et de poussière d’une planète jamais baptisée. L’équipage et les passagers avisèrent l’enclave habitée avec un sentiment de soulagement partagé. En dépit d’un hyperréacteur capable de les propulser à la vitesse de quinze années-lumière par heure, le voyage depuis le Grand Commonwealth avait duré quatre-vingt-trois jours. En ce milieu du XXXIVe siècle, c’était le voyage le plus long que l’on pouvait entreprendre.

Depuis sa couchette installée dans le salon principal, Inigo étudiait ce paysage étrange avec une curiosité détachée. Ce qu’il voyait ressemblait en tout point aux images projetées des mois plus tôt lors de la réunion d’avant-départ – des plaines de lave anciennes et monotones striées de canaux peu profonds qui ne menaient nulle part. »

Extrait de : P.F Hamilton. « Vide qui songe – Trilogie du vide. »

La vie comme une course de chars à voile par Dominique Douay

Fiche de La vie comme une course de chars à voile

Titre : La vie comme une course de chars à voile
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 1978
Editeur : Calmann-Lévy

Première page de La vie comme une course de chars à voile

« À l’ouest des Açores, à plus de cent milles de toute côte habitée, l’air se mit soudain à tournoyer sans cause apparente. Un minuscule entonnoir se creusa dans l’eau que parvenait à peine à agiter une houle paresseuse. Le phénomène ne dura que deux ou trois secondes, puis les molécules un instant dérangées reprirent leur cours sans surprise.

À chaque fois que François fermait les yeux, une étrange sensation affectait chacun de ses nerfs jusqu’à s’emparer totalement de lui. Son esprit soudain libéré s’en allait orbiter très loin de son corps qui ne lui apparaissait plus alors que comme une dépouille dont lui parvenait un flux d’impressions si ténues qu’elles en atteignaient presque à l’abstraction. Ou alors l’enveloppe charnelle enflait démesurément tandis que le centre de la conscience rétrécissait, minuscule pois chiche suspendu dans l’ombre d’une caverne qui eût pu contenir l’univers tout entier. »

Extrait de : D. Douay. « La vie comme une course de chars à voile. »

La fin des temps, et après par Dominique Douay

Fiche de La fin des temps, et après

Titre : La fin des temps, et après
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 1990
Editeur : Denoël

Première page de La fin des temps, et après

« Plus tard, tandis que, juché dans la cabine du bulldozer jaune, il frayait une route aux hommes et aux femmes qui, désormais, constitueraient sa seule compagnie, Dahanne eut mille fois le temps de revivre en pensée les événements postérieurs à son retour à Lyon. Une conviction s’imposa peu à peu : toutes les années vécues auparavant constituaient une sorte d’itinéraire initiatique, une épreuve dont, sans le savoir ni le chercher, il était sorti vainqueur.
Le colosse d’acier vrombissait en écrasant les échos d’Histoire, ce qui l’emplissait d’une étrange exaltation. Il finit par voir, dans cette destruction systématique, la métaphore de son existence passée.
Du haut de son perchoir brinquebalant, il lui arrivait d’apercevoir, de loin en loin, le reflet irisé d’une bulle. Très vite, il prit l’habitude de les ignorer, voire de faire dévier la trajectoire de son mastodonte si d’aventure l’une d’elles se trouvait trop près de sa route. L’Histoire qu’elles contenaient ne le concernait plus. »

Extrait de : D. Douay. « La Fin des temps, et après. »

La fenêtre de Diane par Dominique Douay

Fiche de La fenêtre de Diane

Titre : La fenêtre de Diane
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 2015
Editeur : Les moutons électriques

Première page de La fenêtre de Diane

« Pas un seul avion sur le tarmac mais des camions, ça oui. De pompiers, surtout. Sirènes et gyrophares. Ça grouille dans tous les sens. Pire que le centre de Rome à une heure de pointe, se dit la fille. Pourquoi Rome plutôt que, au hasard, New Delhi par exemple ? Parce que la fille s’emmerde comme un rat mort, alors pour tromper le temps elle invente des ressemblances, des échos entre le présent et ses souvenirs les plus proches. Déformation professionnelle, en quelque sorte. Mémoriser les détails les plus anodins, ça fait partie de son boulot.

Là, mine de rien, c’est bien ce qui, faute de mieux, lui occupe l’esprit. Le nez contre la vitre crasseuse, elle laisse les images pénétrer en elle. La Suzuki noire qui slalome entre les véhicules rouges ou vert-de-gris des services d’incendie ou de sécurité, personne ne s’en soucie, personne ne s’en souviendra, sauf elle. Non que cette voiture ait la moindre importance dans un scénario sans intérêt, mais elle est à présent gravée dans sa mémoire. Que la fille doive, pour une raison improbable, se retrouver ici et maintenant, et ce sera ce petit 4X4, surgissant tout à coup à la surface de ses pensées, qui lui en fournira le moyen. »

Extrait de : D. Douay. « La Fenêtre de Diane. »

John Varley

Présentation de John Varley :

John Varley, né au mois d’août de l’an 1947 sous le ciel texan de la cité d’Austin, s’est imposé avec une fulgurance rare dans le domaine de la littérature d’anticipation d’outre-Atlantique. Ayant grandi dans une Amérique en plein bouillonnement intellectuel et social, le jeune homme fut très tôt happé par le grand vent de liberté de la contre-culture californienne. Cette immersion dans la bohème de San Francisco, au temps des utopies psychédéliques, devait imprégner durablement sa vision du monde et, partant, l’audace de son œuvre littéraire.

C’est au cœur des années soixante-dix qu’il embrassa la carrière des lettres, faisant paraître ses premières nouvelles dans les illustres revues du merveilleux scientifique. D’emblée, l’écrivain subjugua la critique comme le public. Ses récits, d’une originalité stupéfiante, prennent pour cadre un univers que les amateurs nomment le cycle des « Huit Mondes ». Il y dépeint avec une maestria singulière une humanité chassée de sa Terre natale par de mystérieux et omnipotents envahisseurs extraterrestres, et contrainte de coloniser les astres plus inhospitaliers de notre système solaire pour assurer sa survie.

En l’an 1977, il livra aux presses son premier roman d’envergure, « Canal Ophite » (The Ophiuchi Hotline). Ce récit visionnaire vint bousculer les conventions littéraires et morales de son temps : l’auteur y extrapole avec une liberté toute moderne les progrès de la biologie, abordant sans fard les questions du clonage, de la métamorphose sexuelle et de l’évolution radicale de nos mœurs. Mêlant l’invention technologique vertigineuse aux thématiques émancipatrices, l’ouvrage fit l’effet d’un coup de tonnerre.

Ne s’arrêtant point en si bon chemin, John Varley entreprit par la suite l’ambitieuse trilogie de « Gaïa ». Le premier volume de cette fresque, baptisé « Titan » (1979), témoigne d’une imagination proprement hallucinante, mettant aux prises une expédition spatiale avec une colossale entité vivante en forme de roue cosmique, peuplée de créatures mythologiques et de chimères de son invention.

Salué par ses pairs et maintes fois couronné par les lauriers les plus convoités du genre — dont les fameux prix Hugo et Nebula —, cet écrivain iconoclaste a su marier la plus stricte extrapolation scientifique à la verve libertaire qui caractérise notre époque. Son œuvre, d’une vitalité foisonnante et résolument progressiste, offre à ses lecteurs un miroir fascinant et bigarré des bouleversements sociaux qui agitent notre fragile condition.

Livres de John Varley :

Les huit mondes :

Trilogie de Gaïa :

Champagne bleu (1981)
Frappez : entrée (1984)
Les mannequins (1980)
Millenium (1983)
Persistance de la vision (1978)

Pour en savoir plus sur John Varley :

La page Wikipédia sur J. Varley
La page Noosfere sur J. Varley
La page isfdb de J. Varley

Le signal des Saints par Peter F. Hamilton

Fiche de Le signal des Saints

Titre : Le signal des Saints (Tome 3 sur 3 – Salvation)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 2020
Traduction : N. Savic
Editeur : Bragelonne

Première page de Le signal des Saints

« Devant le vaisseau d’insertion des Neánas, Juloss brillait comme une perle couleur saphir, dont les vastes océans et petits continents étaient enveloppés de longs rubans nuageux. L’espace, autour de la planète, était constellé de grains de poussière scintillants, comme les rayons du soleil se reflétaient sur les forts orbitaux qui protégeaient la précieuse planète.

Le vaisseau d’insertion arrivait au sud de l’écliptique, déroulant une traînée irrégulière de masse froide, telle une comète noire. Lorsque commença son approche finale et discrète, il ne mesurait plus que vingt-cinq mètres de diamètre. Comme il n’avait pas de champ magnétique, sa coque externe absorbait les radiations, le rendant invisible. Parfaitement furtif, il trompa la vigilance des forts célestes, se faufila entre eux en se débarrassant de sa masse de réaction dans une ultime manœuvre de décélération.

À ce stade, il tombait littéralement vers la côte ouest du plus grand continent, où une haute chaîne de montagnes plongeait dans l’océan. De modestes éjectas lui permirent de corriger son vecteur de descente, de le rapprocher des terres où le jour ne se lèverait pas avant une trentaine de minutes. Perchée sur des contreforts ondulants, la ville solitaire d’Afrata brillait vigoureusement dans une vallée verdoyante. »

Extrait de : P.F Hamilton. « Le Signal des Saints – Salvation. »