Auteur/autrice : CH91
John Strobbins s’assure sur la vie par José Moselli

Fiche de John Strobbins s’assure sur la vie
Titre : John Strobbins s’assure sur la vie
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912-1913
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de John Strobbins s’assure sur la vie
- John Strobbins s’assure sur la vie
- Le quatrième larron (6 sur 17 – John Strobbins)
Première page de John Strobbins s’assure sur la vie
« Les temps sont durs. À aucune époque la vie ne fut plus âpre. Si l’art de soutirer l’argent de la poche ou du coffre-fort de son semblable n’a jamais été si perfectionné, il faut avouer que la science apportée à mettre à l’abri ce même argent est également ingénieuse et subtile. Chaque jour, il devient plus difficile de s’approprier le bien du voisin.
Toutes les combinaisons – ou presque – ont été essayées. Elles sont connues et, par là, de nulle valeur. Il faut en trouver d’autres.
« Refaire » son prochain devient un art qui, hélas ! est à chaque instant entravé par des policiers ignares…
Oui, les temps sont durs !
Ces pessimistes constatations, John Strobbins dut certainement se les faire lorsqu’il combina l’affaire la plus hasardeuse de sa carrière, celle qui suffirait à légitimer sa célébrité.
De fait, John Strobbins joua là une formidable partie et son audace fut d’autant plus étonnante que rien ne l’obligeait à tenter une aussi téméraire entreprise. »
Extrait de : J. Moselli. « John Strobbins s’assure sur la vie – Le quatrième Larron. »
Des aventures de John Strobbins par José Moselli

Fiche de Des aventures de John Strobbins
Titre : Des aventures de John Strobbins
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1911
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Des aventures de John Strobbins
- Une évasion mystérieuse (1 sur 17 – John Strobbins)
- La bague du roi du saumon
- En train spécial
Première page de Une évasion mystérieuse
« M. James Mollescott, chef de la police de San Francisco, roula une fine cigarette de tabac opiacé, l’alluma et en tira une bouffée. Puis l’ayant posée sur un élégant cendrier de métal, il se renversa sur son fauteuil de cuir et, de sa main tendue, pressa le bouton d’une sonnerie électrique.
Le soir venait : déjà par la fenêtre entr’ouverte, filtrait l’éclat violet des lampadaires électriques de la Kentucky avenue.
James Mollescott tourna un commutateur qui fit s’irradier l’ampoule électrique encapuchonnée de porcelaine verte, posée sur le large bureau d’acajou. Au même instant, l’on frappa.
— Entrez !
Par la porte de cuir, entr’ouverte silencieusement, le secrétaire du chef de la police parut :
— Rien de nouveau, Morsith ? »
Extrait de : J. Moselli. « Des Aventures de John Strobbins. »
Le chrysanthème sacré par José Moselli

Fiche de Le chrysanthème sacré
Titre : Le chrysanthème sacré
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1913-1914
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Le chrysanthème sacré
- Le chrysanthème sacré (7 sur 17 – John Strobbins)
- Un vol sensationnel
- À la Maison blanche (8 sur 17 – John Strobbins)
Première page de Le chrysanthème sacré
« On peut bien dire que lorsqu’il entreprit l’affaire dont on va lire le récit, John Strobbins travailla pour la gloire, pour l’art, et simplement par caprice ! Il faillit cependant déchaîner une guerre sans merci entre le Japon et les États-Unis !…
Comme l’on pense, l’affaire fut tenue secrète jusqu’à son dénouement et, seule, une indiscrétion du détective-cambrioleur a pu en faire connaître les détails. Les voici :
Ce jour-là – six décembre – une foule énorme se pressait sur le Washington-Key, à San-Francisco.
Malgré la bise âpre de l’Ouest et les gros nuages noirs se poursuivant à travers le ciel blême, tout ce que la capitale de la Californie compte de notable ou d’illustre s’entassait dans une tribune au bord du quai et garnie de pavillons américains et japonais claquant à la brise : magistrats, banquiers « valant » des millions de dollars, ingénieurs, sénateurs ou gouverneurs des différents États de l’Union étaient réunis. »
Extrait de : J. Moselli. « Le Chrysanthème sacré – Un vol sensationnel – À la Maison Blanche. »
Une inexplicable disparition – L’amateur par José Moselli

Fiche de Une inexplicable disparition – L’amateur
Titre : Une inexplicable disparition – L’amateur
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1912
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Une inexplicable disparition – L’amateur
- Une inexplicable disparition
- L’amateur (5 sur 17 – John Strobbins)
- La Marguarita
Première page de Une inexplicable disparition
« Dans quelles circonstances, comment avait disparu le garçon de recettes John Morris, c’est ce qu’il paraissait impossible de préciser. Âgé de quarante-deux ans, haut de près de six pieds, ne buvant jamais, John Morris était employé à la New Century Bank, de San-Francisco, depuis son arrivée en Amérique, il y avait de cela quinze ans ! Ses chefs estimaient sa probité et son exactitude. Investi, à différentes reprises, de missions de confiance, il s’en était toujours tiré à son honneur. C’était lui qui était toujours chargé des plus forts encaissements.
Ce jour-là, sa tournée terminée, il devait avoir dans sa sacoche un peu plus de 215,000 dollars (1,000 francs) et il n’avait reparu ni à la banque, ni à son domicile de Louisiana Avenue.
Pourtant, jusqu’au bout, il avait effectué ses encaissements, et dans l’ordre mentionné par son chef de service. À trois heures et demie, il s’était présenté à l’Union Bank, y avait touché une traite de 347 dollars, puis l’on perdait sa trace. Il semblait que John Morris se fût volatilisé ! On l’avait vu sortir de l’Union Bank et c’était tout. »
Extrait de : J. Moselli. « Une inexplicable Disparition – L’Amateur – La Marguarita. »
L’homme de l’atoll par José Moselli

Fiche de L’homme de l’atoll
Titre : L’homme de l’atoll
Auteur : José Moselli
Date de parution : 1926
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de L’homme de l’atoll
« Il pouvait être quatre heures de l’après-midi. Sur la mer luisante et plate comme une nappe de mercure, le schooner Arii, ses voiles amenées, glissait lentement, sans un ressaut, vers la passe étroite faisant communiquer avec le large le lagon du petit atoll dressé comme un bouquet de verdure au milieu du Pacifique.
Matias Larsen, skipper – capitaine – de l’Arii, avait pris la barre.
Depuis trente ans qu’il y naviguait, il connaissait parfaitement le moindre îlot des mers du Sud. Dans les passages délicats ou dangereux, il ne se fiait à personne – fût-ce au meilleur pilote canaque – pour guider son navire.
À l’avant, l’unique officier de l’Arii, Gustave Larsen, jeune homme de vingt ans, le propre fils du skipper, se tenait debout auprès du guindeau, prêt à mouiller au commandement… »
Extrait de : J. Moselli. « L’Homme de l’Atoll. »
Inquisition par Charles Nécrorian
Fiche de Inquisition
Titre : Inquisition
Auteur : Charles Nécrorian
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir / Gore
Première page de Inquisition
« En 1179, le troisième concile de Latran prononce l’anathème contre l’hérésie cathare.
L’homme était de taille moyenne, plutôt maigre. Il portait un pantalon de toile qui lui arrivait à mi-mollet et des sandales de cuir à semelles épaisses. La sueur luisait sur son torse nu. Les muscles de ses épaules saillaient à chacun de ses mouvements.
Hormis la porte, la pièce ne présentait aucune ouverture : ni fenêtre, ni soupirail, que des murs. La décoration se résumait à quelques anneaux solidement scellés dans lesquels passaient des chaînes rouillées. Le plafond était bas, avec une voûte à quatre pans et, au milieu, une étroite cheminée.
Le mobilier était sommaire. Seulement une sorte de bureau d’écolier, de taille plus imposante et, dans un coin, à l’opposé de la porte, un brasero, ou plutôt un vieux barbecue portatif où un feu de charbon de bois couvait sous la cendre. »
Extrait de : C. Nécrorian. « Inquisition. »
Pierre Bottero

Présentation de Pierre Bottero :
Né le 13 février 1964 à Barcelonnette, dans le département des Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence), et tragiquement disparu le 8 novembre 2009, Pierre Bottero fut un romancier français d’une rare sensibilité. Il s’est imposé, au cours de la première décennie du nouveau millénaire, comme l’une des figures tutélaires de la littérature de l’imaginaire destinée à la jeunesse, bâtissant des épopées d’une grande noblesse de cœur.
De la vocation de hussard noir à celle de conteur
Fils des montagnes, Pierre Bottero grandit avec un profond attachement pour la nature et les grands espaces. Avant d’embrasser pleinement la carrière des lettres, cet esprit curieux et bienveillant choisit la noble profession d’instituteur. Il exercera ce métier avec passion dans la région de Pélissanne, en Provence. C’est au contact quotidien de la jeunesse qu’il affine sa compréhension de l’âme enfantine et adolescente, tout en nourrissant son propre goût pour la littérature classique et les récits d’aventures.
En 2001, il fait paraître ses premiers ouvrages, dont Amies à vie, témoignant déjà d’une plume attentive aux émotions et aux tourments de cet âge de transition. Mais c’est vers le merveilleux que son imagination débordante finit par le guider.
Le triomphe de La Quête d’Ewilan
Le véritable basculement de son destin littéraire survient en 2003 avec la publication du premier volume de La Quête d’Ewilan. Ce récit d’apprentissage nous conte l’histoire de Camille, une jeune fille douée pour le dessin, qui se découvre le pouvoir de basculer vers un monde parallèle nommé Gwendalavir. Dans cet univers, l’imagination, appelée le « Dessin », permet de matérialiser ce que l’esprit conçoit.
Le succès de cette œuvre est fulgurant. Les jeunes lecteurs français s’éprennent de cet univers foisonnant et de ses personnages attachants. Abandonnant les tableaux noirs de l’école primaire pour se consacrer exclusivement à son art, Pierre Bottero enchaîne les ouvrages avec une remarquable fécondité. Il donne une suite à cette épopée avec Les Mondes d’Ewilan, asseyant définitivement son statut d’écrivain de premier plan.
La poésie de la liberté : Le Pacte des Marchombres
L’auteur ne s’arrête pas en si bon chemin et étend son univers romanesque. Il rédige Le Pacte des Marchombres, une trilogie magistrale centrée sur le personnage d’Ellana, une guerrière poète appartenant à une guilde vénérant la liberté absolue. C’est à travers cette héroïne que l’écrivain exprime le plus ardemment sa propre philosophie : une ode à l’indépendance de l’esprit, au respect du monde naturel et au pouvoir des mots. Son style, qui allie le rythme haletant de l’aventure à des envolées d’une véritable beauté poétique, charme autant les critiques que son fidèle lectorat.
Par la suite, il explore de nouveaux horizons avec le cycle de L’Autre ou encore Les Âmes croisées, confirmant sa virtuosité dans l’édification de mondes imaginaires complexes et cohérents.
Un trépas prématuré et un héritage impérissable
Hélas, alors qu’il se trouvait au faîte de son talent et foisonnait de nouveaux projets littéraires, Pierre Bottero est brutalement ravi à l’affection des siens le 8 novembre 2009, victime d’un funeste accident de motocyclette sur les routes de Provence. Il n’était âgé que de quarante-cinq ans.
Sa disparition provoqua une vive émotion dans le milieu des lettres et parmi la jeunesse francophone. Pourtant, l’œuvre de Pierre Bottero survit à son créateur. Régulièrement réédités et même transposés en récits illustrés (bandes dessinées), ses ouvrages continuent d’enchanter de nouvelles générations de lecteurs, témoignant de la force impérissable d’un imaginaire ancré dans la quête de liberté et de beauté.
Livres de Pierre Bottero :
Gwendalavir :
- La quête d’Ewilan (2010)
- Les mondes d’Ewilan (2011)
- Le pacte des marchombres (2012)
- Le souffle de la hyène (2006)
- Le maître des tempêtes (2007)
- La huitième porte (2007)
- Les âmes croisées (2010)
La quête d’Ewilan :
- D’un monde à l’autre (2003)
- Les frontières de glace (2003)
- L’île du destin (2003)
Les mondes d’Ewilan :
- La forêt des captifs (2004)
- L’oeil d’Otolep (2005)
- Les tentacules du mal (2005)
Le pacte des marchombres :
- Ellana (2006)
- Ellana l’envol (2008)
- Ellana la prophétie (2008)
L’autre :
- Le souffle de la hyène (2006)
- Le maître des tempêtes (2007)
- La huitième porte (2007)
Intégrales :
Fils de sorcière (2003)
Le garçon qui voulait courir vite (2002)
Les aigles de Vishan Lour (2019)
Météorite (2009)
Princesse en danger (2006)
Tour B2 mon amour (2004)
Un cheval en Irlande (2004)
Zouck (2004)
Pour en savoir plus sur Pierre Bottero :
La page Wikipédia de P. Bottero
La page Noosfere de P. Bottero
La page isfdb de P. Bottero
Les chroniques de Spiderwick – l’intégrale par Tony DiTerlizzi et Holly Black

Fiche de Les chroniques de Spiderwick – l’intégrale
Titre : Les chroniques de Spiderwick – l’intégrale
Auteur : Tony DiTerlizzi et Holly Black
Traduction : B. Ferrier
Date de parution :
Editeur :
Sommaire de Les chroniques de Spiderwick – l’intégrale
- Le livre magique
- La lunette de pierre
- Le secret de Lucinda
- L’arbre de fer
- La colère de Mulgarath
La colère de Mulgarath par Tony DiTerlizzi et Holly Black

Fiche de La colère de Mulgarath
Titre : La colère de Mulgarath (Tome 5 sur 5 – Les chroniques de Spiderwick)
Auteur : Tony DiTerlizzi et Holly Black
Traduction : B. Ferrier
Date de parution : 2004
Editeur : Pocket
Première page de La colère de Mulgarath
« L’aube se levait à peine. Jared, Mallory et Simon regardaient les premiers rayons du soleil, si pâles, danser sur l’herbe autour d’eux. Ils étaient épuisés, mais ils avaient hâte de rentrer à la maison, et cela les aidait à continuer de marcher.
Dans sa fine robe blanche, Mallory frissonnait. Elle serrait très fort ses doigts sur la garde de l’épée étincelante que les nains avaient déposée dans son cercueil.
À son côté, Simon avançait en donnant des coups de pied dans des cailloux.
Jared ne pipait mot. Chaque fois que ses yeux se fermaient – c’est-à-dire très souvent –, il repensait aux derniers événements. Il revoyait les gobelins. Les hordes de gobelins, avec l’ogre Mulgarath à leur tête, en train de massacrer leurs soi-disant alliés les nains…
Le garçon essaya de se changer les idées en cherchant une excuse convaincante pour leur mère. Que lui diraient-ils ? Elle serait furieuse ! Et Jared se ferait d’autant plus disputer que, juste avant leur disparition, il était déjà accusé d’avoir agressé un camarade avec un couteau. Pourtant, cette fois, il allait pouvoir lâcher le morceau. Tout dévoiler. Il parlerait de l’ogre – énorme –, du sauvetage de Mallory – in extremis – menacée par des nains – maléfiques –, ainsi que des elfes – menaçants – qu’ils avaient bernés. Et Mme Grace pardonnerait même à Jared.
Un étrange sifflement le rappela à la réalité. »
Extrait de : T. DiTerlizzi + H. Black. « Les chroniques de Spiderwick – La Colere de Mulgarath. »
L’arbre de fer par Tony DiTerlizzi et Holly Black

Fiche de L’arbre de fer
Titre : L’arbre de fer (Tome 4 sur 5 – Les chroniques de Spiderwick)
Auteur : Tony DiTerlizzi et Holly Black
Traduction : B. Ferrier
Date de parution : 2004
Editeur : Pocket
Première page de L’arbre de fer
« Le moteur de la voiture ronronnait. Appuyée contre la portière arrière, Mallory regardait nerveusement autour d’elle.
La blancheur éclatante de ses chaussettes tranchait avec le gris de ses vieilles baskets. Elle avait lissé ses cheveux et s’était fait une queue de cheval si serrée qu’elle étirait ses yeux en amande.
Les mains sur les hanches, Mme Grace s’impatientait, côté chauffeur.
Soudain, Jared courut vers elles.
— Je l’ai trouvé ! annonça-t-il, haletant.
— Simon ! s’exclama leur mère en voyant arriver le garçon. Où étais-tu passé ? Nous t’avons cherché partout !
— J’étais à l’écurie, répondit-il. Je m’occupais d’un… d’un oiseau que j’ai trouvé.
Il avait l’air gêné. Il n’avait pas l’habitude de mentir : le spécialiste, dans ce domaine, c’était Jared, son jumeau. Or, l’oiseau dont Simon venait de parler était un griffon…
— On aurait dû laisser Simon où il était, maman ! siffla Mallory. »
Extrait de : T. DiTerlizzi + H. Black. « Les chroniques de Spiderwick – L’Arbre de fer. »