Auteur/autrice : CH91

 

Histoires secrètes de Sherlock Holmes par René Reouven

Fiche de Histoires secrètes de Sherlock Holmes

Titre : Histoires secrètes de Sherlock Holmes
Auteur : René Reouven
Date de parution : 1993
Editeur : Denoël

Sommaire de Histoires secrètes de Sherlock Holmes :

  • L’assassin du boulevard
  • Le bestiaire de Sherlock Holmes
  • Les passe-temps de Sherlock Holmes
  • Le drame ténébreux qui se déroula entre les frères Atkinson de Trincomalee
  • Histoires secrètes de 1887
  • Elementaire, mon cher Holmes
  • Le détective volé
  • La plus grande machination du siècle

Première page de Histoires secrètes de Sherlock Holmes

« — Je répète, Holmes : que faisons-nous ici ?

— Ce pourquoi nous existons, vous et moi, Watson : une enquête… une espèce d’enquête.

Il alluma sa pipe, posément, en tirant quelques bouffées pensives avant de poursuivre :

Il nous faut bien admettre un postulat, mon cher. Nous autres, personnages littéraires, sommes soumis à la volonté de notre créateur. Or, sir Arthur avait besoin de notre concours, précisément dans les années 30. Il disposait pour cela d’une collaboration précieuse : son confrère, Herbert George Wells, avait mis au point une machine à voyager dans le temps.

— Fiction, Holmes !

— Ou réalité à laquelle le monde n’est pas préparé. En tout état de cause, elle semble avoir fonctionné. »

Extrait de : R. Reouven. « Histoires secrètes de Sherlock Holmes. »

Crimes apocryphes 2 par René Reouven

Fiche de Crimes apocryphes 2

Titre : Crimes apocryphes 2
Auteur : René Reouven
Date de parution : 2005
Editeur : Denoël

Sommaire de Crimes apocryphes 2 :

  • Grandes profondeurs
  • Voyage au centre du mystère
  • Le cercle de Quincey
  • Souvenez-vous de Monte-Cristo

Première page de Grandes profondeurs :

« Il avait fallu quatre ans de guerre et un demi-million de morts pour effacer Jack l’Éventreur dans le souvenir de Whitechapel. On dansait dans les rues, mais c’était à dessein que sir William avait arrêté au 11 novembre 1918 la fin de sa quête morbide : une foule en liesse néglige ses curiosités quotidiennes. Cependant, il n’avait pas voulu emprunter son propre carrosse, dont les portières avaient été armoriées lors de son accession à la pairie en 1897. Et le chauffeur du taxi hélé à Kensington n’avait guère dissimulé sa perplexité quand il lui avait communiqué la destination de la course.
« C’est au Nichol, sir ! »
Sir William avait répliqué, sur un ton de sèche gaieté :
« Au New Nichol, mais un soir comme aujourd’hui, mon brave, les gens ne pensent qu’à s’amuser, même les escarpes. Vous avez vu, les rues sont pleines de monde. »
Le chauffeur avait considéré ce grand vieillard, au long visage raviné sous des moustaches et une barbe d’un blanc de neige. »

Extrait de : R. Reouven. « Crimes apocryphes 2. »

Crimes apocryphes 1 par René Reouven

Fiche de Crimes apocryphes 1

Titre : Crimes apocryphes 1
Auteur : René Reouven
Date de parution : 2005
Editeur : Denoël

Sommaire de Crimes apocryphes 1 :

  • Tobie or not Tobie
  • Le grand sacrilège
  • Un fils de Prométhée ou Frankenstein dévoile
  • Les confessions d’un enfant du crime
  • Le rêveur des plaines

Première page de Tobie or not Tobie :

« Chapitre III
Versets 11 à 16

La nuit s’anima du hurlement d’un chien, quelque part du côté du Temple. D’autres chiens lui répondirent, dont les abois soulevèrent un écho redoutable parmi le paysage d’escarpements rocheux qui dominait la ville : la faim précipitait des hordes de chacals vers le pied des remparts.

Dans la chambre haute, la jeune fille avait sursauté. Les larmes ruisselant sur son visage, elle se leva, l’expression vacillant entre la terreur et une résignation accablée. À travers la petite fenêtre grillagée, elle scruta l’extérieur. La lune, au-dessus d’Ecbatane, était pleine. Sa lumière magique peignait les dômes et les terrasses, suscitant un panorama d’or pâle, blessé d’ombres béantes, étendu aux limites de la vue jusqu’à un horizon de collines rousses que découpait le bleu profond de la nuit.

Le silence revint brièvement, retombé en chape sur le sommeil de la cité, cimetière fugace des passions humaines, nécropole obscure peuplée de peurs sans nom, hantée de tous les fantômes qu’enfantent les
ténèbres. »

Extrait de : R. Reouven. « Crimes Apocryphes – T 1. »

Le rire du klone par Milan

Fiche de Le rire du klone

Titre : Le rire du klone (tome 2 sur 2 – Dérive)
Auteur : Milan
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le rire du klone

« RoyD regarda ses mains noires tendues devant lui; elles avaient causé tant de problèmes. Elles avaient régi sa vie depuis sa venue à la conscience lorsque, à l’âge de vingt ans, son Original Roy Ghurdal s’était vu attribuer le clone auquel il avait droit. Ainsi était né RoyD, dont la seule différence avec son Original, à l’époque, était ces mains noires qui indiquaient à tous son statut de clone. Et donc d’esclave sans aucun droit dans la civilisation d’Eden, l’Ile Spatiale, le dernier refuge de l’humanité après la mort de la Terre.
Loin au-dessus de sa tête, les deux autres vallées de l’Ile Spatiale se distinguaient parfaitement entre les immenses baies vitrées donnant sur l’espace.
Il les contempla sachant qu’il n’en aurait bientôt plus l’occasion Bientôt il serait entre les mains de la police qui le recherchait pour témoigner sur l’assassinat de son Original, dont le meurtrier n’avait toujours pas eté arrêté. Et accessoirement pour répondre à quelques questions concernant le Mouvement pour l’Emancipation des Clones et plus particulièrement les Affranchis, le groupe Action qu’il avait créé pour agiter un peu la société qui se refusait à entendre les cris d’angoisse des clones. »

Extrait de : Milan. « le rire du klone – Dérive. »

Le clone triste par Milan

Fiche de Le clone triste

Titre : Le clone triste (tome 1 sur 2 – Dérive)
Auteur : Milan
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le clone triste

« RoyD Ghurdal jeta un regard inquiet autour de lui. La rue était déserte.
Il traversa la pelouse de la villa. L’air était pur, comme toujours, et dans un arbre proche un oiseau chantait.
Rien ne semblait avoir changé. Le clone sentit une nausée lui chavirer le cœur. Quelque chose avait changé, pourtant. Quelque chose de fondamental. Roy était là, dans cette villa. Il gisait sur le sol, le crâne fracassé. À côté de lui, se trouvait la statuette de bronze qui avait servi à le tuer.
Roy était mort, son clone était à présent orphelin.
Le clone leva les yeux. Loin au-dessus de lui, le soleil brillait au sein d’un ciel artificiellement bleu. »

Extrait de : Milan. « Le clone triste. »

La cité entre les mondes par Francis Valéry

Fiche de La cité entre les mondes

Titre : La cité entre les mondes
Auteur : Francis Valéry
Date de parution : 2014
Editeur : Bélial

Première page de La cité entre les mondes

« Et tandis que les Floughs s’efforçaient de maintenir ouverte la fissure étroite et instable qui sinuait entre les mondes, épuisant le Vimana du peu d’énergie qu’il recelait encore en ses entrailles, le dernier des Anciens franchit enfin la barrière dimensionnelle qui se dressait entre le Temple, dissimulé au cœur de la montagne, et l’Arche de Survie.

Il s’accorda un bref instant de répit, le temps que ses organes visuels à multiples facettes s’accommodent à la pénombre du corridor creusé dans le basalte. Puis il fit quelques pas vers le sarcophage qui l’attendait – c’était le dernier d’un alignement qui en comportait dix-huit, puisque l’équipage d’origine avait compté dix-huit membres. Tous identiques avec leurs flancs gravés d’un apparent fouillis de figures géométriques, leurs extrémités arrondies, leur mince couvercle d’une matière aussi noire que celle des Portails lorsqu’ils étaient inactifs. Posés à même le sol, loin des regards, ces sarcophages étaient comme autant de tombes alignées pour l’éternité. »

Extrait de : F. Valéry. « La Cité entre les mondes. »

Century XXI par Sylvie Denis

Fiche de Century XXI

Titre : Century XXI, la nouvelle fiction spéculative britannique
Auteur : Sylvie Denis
Date de parution : 1995
Traduction : S. Denis, F. Valéry
Editeur : Encrage

Sommaire de Century XXI :

  • Le retour du docteur Shade par K. Newman
  • Toxine par R. Calder
  • Amour-fou par I. Mac Leod
  • Il était une fois dans le parc par I. Lee
  • Le chant des grenouilles, les cris des oies par N. Griffith
  • En apprenant à être moi par G. Egan
  • Mortel immortel par B. Stableford
  • L’histoire d’Ilya, Spider et Box par P. J. McAuley
  • Rêve d’Epsilon par E. Brown

Bob Morane par Francis Valéry

Fiche de Bob Morane

Titre : Bob Morane, un mythe moderne
Auteur : Francis Valéry
Date de parution : 1994
Editeur : Bélial

Première page de Bob Morane

« Charles Henri Jean Dewisme est né le 16 octobre 1918, à Ath, en Belgique. Il est le fils de Valérie Dupuis et d’Alphonse Léon Dewisme, tous deux nés et domiciliés à Tournai. Suite à la séparation de ses parents, l’enfant est confié très jeune à ses grands-parents maternels, Jean et Lucie Dupuis.

En 1930, Charles-Henri entre chez les jésuites, au Collège Notre-Dame ; institution qu’il quitte en 1933, à l’âge de 14 ans, pour travailler dans la boucherie de son père. L’expérience est peu concluante : quelques mois plus tard, l’adolescent reprend ses études au Collège d’Enghien. Il découvre à cette époque la littérature populaire et ses maîtres : Louis Boussenard, Gustave Le Rouge, Jean de la Hire. Le jeune Charles-Henri fait alors une grande consommation de brochures et de fascicules : ses héros préférés ont pour nom Nick Carter, Buffalo Bill ou Harry Dickson… »

Extrait de : F. Valéry. « Bob Morane. »

Les messagers de Saumwatu par Francis Valéry

Fiche de Les messagers de Saumwatu

Titre : Les messagers de Saumwatu (Tome 1 sur 6 – Agence Arkham)
Auteur : Francis Valéry
Date de parution : 1997
Editeur : DLM éditions

Première page de Les messagers de Saumwatu

« Mer de Banda, 1796.
 
— Activez ! Activez ! cria l’homme qui commandait la manœuvre.
La dernière des trois chaloupes s’était arrimée contre le flanc de La Gaillarde. Les marins restés à bord hissaient l’une après l’autre les caisses de bois emplies des objets découverts par les explorateurs.
— Prêtez-leur main forte ! ordonna-t-il aux équipages des deux premières chaloupes, qui regagnaient le pont après avoir descendu dans les cales du navire le butin déjà embarqué.
— Sauf celles-ci ! aboya l’homme en désignant les cinq caisses courtes et étroites. Elles vont directement dans la cabine du capitaine.
 
Sur le pont arrière, le chevalier de Kervadec observait l’île qu’il venait de quitter. Elle s’était couverte d’un panache de brume qui s’écoulait peu à peu en direction de la plage.
Les hommes s’activèrent à la manœuvre. Le chevalier avait ordonné que l’on s’éloigna au plus vite de ces rivages incertains.
Soudain, alors que l’on s’apprêtait à lever les ancres, un bourdonnement sourd naquit dans l’air poisseux, surchargé d’humidité. Il gagna rapidement en intensité. Les hommes se plaquaient les mains sur les oreilles. Certains s’effondrèrent sur le pont en gémissant. »

Extrait de : F. Valéry. « Agence Arkham – Les Messagers de Saumwatu. »

Les aventures de Todd Marvel, détective milliardaire tome 2 par Gustave Le Rouge

Fiche de Les aventures de Todd Marvel, détective milliardaire tome 2

Titre : Les aventures de Todd Marvel, détective milliardaire tome 2 (Tome 2 sur 2 – Les aventures de Todd Marvel)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1923
Editeur : BeQ

Sommaire de Les aventures de Todd Marvel, détective milliardaire tome 2 :

  • L’arbre-vampire
  • L’hallucinante photographie
  • Le miroir électrique
  • Les écumeurs des champs d’or
  • Les drames de la T.S.F.
  • Une piste passionnante
  • Un drame d’amour
  • Meurtre ou duel à mort ?
  • Sous peine de mort
  • Une exécution dans le métro

Première page de L’arbre-vampire

« Deux tramps de minable allure, et qui paraissaient près de succomber à la fatigue et à la chaleur de ce torride après-midi, suivaient lentement la grande route bordée de palmiers géants qui part d’Hollywood – la cité des cinémas à Los Angeles – et se dirige vers le sud. Tous deux étaient gris de poussière et leurs chaussures, qui avaient dû être d’élégantes bottines, semblaient sur le point de se détacher d’elles-mêmes de leurs pieds endoloris tant elles étaient crevassées, déchiquetées par les cailloux aigus des chemins.
– J’ai soif ! grommela tout à coup le plus jeune des deux, un maigre gringalet au nez crochu, au menton de galoche, qui ressemblait à une vieille femme très laide.
Son camarade, un vigoureux quadragénaire, dont les façons gardaient, malgré ses loques, une certaine allure de gentleman, eut un geste d’impatience, et montrant d’un geste les champs de citronniers et d’orangers qui bordaient la route à perte de vue et qu’irriguaient de petits ruisseaux artificiels d’une eau limpide et bleue. »

Extrait de : G. Le Rouge. « Les aventures de Todd Marvel, détective milliardaire, tome II. »