Auteur/autrice : CH91

 

Le matin des dinosaures par Philippe Ébly

Fiche de Le matin des dinosaures

Titre : Le matin des dinosaures (tome 14 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1982
Editeur : Hachette

Première page de Le matin des dinosaures

« C’est un mardi soir que tout a commencé – et pourtant, c’était un jour exactement pareil aux autres, un jour où rien ne devait arriver, semblait-il.
Serge lisait, ce soir-là, et sa lecture l’intéressait assez peu. Il avait déjà levé les yeux deux ou trois fois, comme s’il voulait abandonner son livre – ou comme si quelque chose d’autre attirait son attention. Puis il demanda, à mi-voix :
« C’est quoi, ça ? »
Cette question vague, qui était lancée dans le vide et qui semblait ne s’adresser à personne, trouva sans peine son destinataire. Un garçon aux cheveux noirs, couché sur une peau d’ours qui écoutait un disque – Thibaut. Le garçon répondit aussitôt, sans lever la tête :
« La Symphonie héroïque.
— De Beethoven ? demanda Serge.
— Oui. Bien sûr. »
Serge ne dit plus rien pendant une longue minute. »

Extrait de : P. Ebly. « Le matin des dinosaures – Les conquérants de l’impossible. »

Le naufragé des étoiles par Philippe Ébly

Fiche de Le naufragé des étoiles

Titre : Le naufragé des étoiles (tome 13 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1980
Editeur : Hachette

Première page de Le naufragé des étoiles

«  Et TES YEUX, Serge ?
— ils sont tout à fait guéris, professeur. Ce n’était vraiment pas grave. »
Le garçon qui venait de répondre ainsi pouvait avoir dix-sept ans. Il avait des cheveux blonds, de ce blond très clair qu’on voit surtout dans le Nord de l’Europe, et il portait des lunettes solaires – de ce type particulier dont les verres s’éclaircissent dans une pièce obscure. Et tout de suite, il ajouta :
Ce n’était qu’une conjonctivite, sans aucune complication. Ça peut arriver à tout le monde.
— Bien sûr ! Mais tu portes quand même des lunettes ?
— Oui. Je dois éviter toute lumière trop forte. C’est une simple précaution, rien de plus.
— Parfait ! »
Le professeur Auvernaux prit une feuille de papier sur son bureau, et la parcourut des yeux distraitement, comme s’il pensait à autre chose. C’était un homme de quarante ou quarante-cinq ans, dont les tempes grisonnaient déjà. Il posa la feuille et regarda, l’un après, l’autre, les trois garçons qui étaient assis en face de lui. Puis il demanda :
« En somme, cette conjonctivite ne vous empêcherait pas de partir ?
— Sûrement pas, professeur !  »

Extrait de : P. Ebly. « Le naufragé des étoiles – Les conquérants de l’impossible. »

S.O.S. Léonard de Vinci par Philippe Ébly

Fiche de S.O.S. Léonard de Vinci

Titre : S.O.S. Léonard de Vinci (tome 12 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1979
Editeur : Hachette

Première page de S.O.S. Léonard de Vinci

« Il était à peu près cinq heures du matin, et le ciel commençait à pâlir à l’est. Deux camions étaient arrêtés dans une prairie, tout près d’une petite route de campagne, quelque part entre Côme et Milan. Loin dans le nord, on devinait dans l’ombre les premiers contreforts des Alpes. Au sud, s’étendait la vaste plaine qui forme presque toute la Lombardie.
A quelques pas des camions, quatre hommes achevaient d’assembler un énorme électro-aimant. Ils avaient travaillé toute la nuit, mal éclairés par deux ou trois ampoules électriques qui donnaient une lumière assez pauvre – comme si l’on tenait à ce que cet électro-aimant ne soit pas trop visible. Le montage était presque entièrement terminé. Il restait encore quelques câbles à raccorder.
Un peu à l’écart, trois garçons bavardaient avec un gros homme qui pouvait avoir cinquante-cinq ou soixante ans. Cet homme était vraiment très gros – au point d’en être difforme – mais il n’était pas ridicule. Il avait une autorité naturelle et semblait sûr d’être obéi partout. Il s’appelait Omegna, et il était professeur à l’université de Milan. C’était lui qui dirigeait le travail des quatre ouvriers, en donnant un ordre bref de temps en temps. »

Extrait de : P. Ébly. « S.O.S. Léonard de Vinci – Les conquérants de l’impossible. »

Le robot qui vivait sa vie par Philippe Ébly

Fiche de Le robot qui vivait sa vie

Titre : Le robot qui vivait sa vie (tome 11 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1978
Editeur : Hachette

Première page de Le robot qui vivait sa vie

« C’était dans le Vercors, au début de juillet.
Il y avait un petit restaurant au bord de la route – cette longue route de montagne qui part de Saint-Jean-en-Royans, domine la Combe Laval dans toute sa longueur, traverse de bout en bout la forêt de Lente, et va rejoindre enfin Vassieux-en-Vercors. Le restaurant était à l’entrée de la forêt, tout près du carrefour des Autarets. Il avait un aspect tranquille, et l’on y mangeait à bon marché. Comme il faisait beau, quelques touristes déjeunaient au dehors, sous la tonnelle. Trois garçons de seize ou dix-sept ans étaient assis à l’une des tables, et venaient d’entamer leur repas.
À quelques pas d’eux, un homme d’une quarantaine d’années, avec un visage d’intellectuel, au front largement dégarni, aux tempes qui commençaient à grisonner, avait fini de manger. Il avait commandé un café et l’avait bu, très lentement. »

Extrait de : P. Ebly. « Le robot qui vivait sa vie – Les conquérants de l’impossible. »

L’île surgie de la mer par Philippe Ébly

Fiche de L’île surgie de la mer

Titre : L’île surgie de la mer (tome 10 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1977
Editeur : Hachette

Première page de L’île surgie de la mer

« Nous nous arrêtons devant l’immeuble. Nous le regardons avec un peu d’étonnement, et nous hésitons tous les trois.
« Crois-tu vraiment que c’est ici ? » demande Thibaut.
À sa façon de poser la question, on comprend qu’il veut dire : « C’est n’importe où, mais sûrement pas ici. » Je fouille dans mes poches, et j’en sors une feuille de bloc-notes où mon père a inscrit une adresse. Je réponds :
« Nous sommes à Bordeaux, et c’est la rue Pelleport. Regarde le numéro de la maison. C’est bien ici. Pas d’erreur. »
Thibaut jette un coup d’œil sur le papier, et hausse les épaules. Nous sommes en face d’un immeuble de trois étages, assez ancien et plutôt délabré. On y entre par une porte cochère, dont un battant est entrebâillé. Xolotl s’avance et passe la tête à l’intérieur. »

Extrait de : P. Ébly. « L’ile surgie de la mer – Les conquérants de l’impossible. »

La voûte invisible par Philippe Ébly

Fiche de La voûte invisible

Titre : La voûte invisible (tome 9 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1976
Editeur : Hachette

Première page de La voûte invisible

« IL ÉTAIT à peu près dix heures, et fêtais seul chez moi. J’achevais de ranger des papiers, quand il y eut un coup de sonnette. Discret, mais bien net. Je n’attendais personne ce jour-là, surtout à ce moment de la soirée. Je suis allé ouvrir, bien entendu.
C’était un garçon de dix-sept ans, mince et très blond, qui semblait hésiter, comme s’il comprenait qu’il était un peu tard pour une visite de ce genre.
« Bonsoir, dit-il. Je ne vous dérange pas ?
— Bonsoir, Serge. Tu ne me déranges pas du tout… Entre ! »
Je l’avais rencontré en Suisse, quelques mois plus tôt. Il était en vacances dans le Valais, avec ses deux compagnons habituels, et nous avions sympathisé tout de suite. Depuis lors, je les avais revus trois ou quatre fois, mais aujourd’hui Serge était seul. »

Extrait de : P. Ebly. « La voute invisible – Les conquérants de l’impossible. »

La ville qui n’existait pas par Philippe Ébly

Fiche de La ville qui n’existait pas

Titre : La ville qui n’existait pas (tome 8 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1975
Editeur : Hachette

Première page de La ville qui n’existait pas

« C’était en Auvergne, un après-midi de juillet. Les trois garçons avaient passé la nuit à Trizac. Ils en étaient partis vers dix heures du matin, avaient traversé une partie de la forêt de Marilhoux, et s’étaient arrêtés pour déjeuner. Ensuite ils avaient repris leur marche vers la vallée du Falgoux, où ils avaient l’intention de camper, la nuit suivante.
Ils se trouvaient maintenant en face d’un couloir rocheux qui s’ouvrait dans la montagne, et qui ressemblait à l’entrée d’une grotte. L’un des garçons, mince et très blond, paraissait à peu près dix-sept ans. Il écarta quelques arbustes qui cachaient en partie le couloir, et essaya de voir à l’intérieur.
« Elle est vraiment bien camouflée, cette grotte, dit-il. Si Xolotl ne s’était pas mis à chercher des vipères, nous ne l’aurions jamais trouvée. »

Extrait de : P. Ebly. « La ville qui n’existait pas. »

Le navire qui remontait le temps par Philippe Ébly

Fiche de Le navire qui remontait le temps

Titre : Le navire qui remontait le temps (tome 7 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1974
Editeur : Hachette

Première page de Le navire qui remontait le temps

« C’ÉTAIT dans le Sud de l’Alsace, à la fin d’un bel après-midi de juillet. Trois garçons de seize ou dix-sept ans, le sac au dos, descendaient en file indienne un chemin creux bordé d’aubépines. Ils marchaient assez vite, comme s’ils étaient pressés d’achever l’étape avant la nuit.
« Où sommes-nous ? » demanda celui qui fermait la marche.
Le premier des trois garçons – Serge, mince et très blond – répondit sans tourner la tête et sans s’arrêter.
« Nous avons encore treize kilomètres avant Huningue. Là-bas, il y a un camp au bord du Rhin. Si nous voulons y être aujourd’hui, il ne faut pas traîner. »
Pendant trois ou quatre cents mètres, personne ne parla… Puis le garçon qui marchait derrière Serge posa le pied sur un caillou glissant. Alourdi par son sac, il perdit l’équilibre et tomba sur le côté. Ce fut une chute rapide et assez brutale. Les deux autres s’arrêtèrent, et Serge revint sur ses pas. »

Extrait de : P. Ebly. « Le navire qui remontait le temps. »

…et les martiens invitèrent les hommes par Philippe Ébly

Fiche de …et les martiens invitèrent les hommes

Titre : …et les martiens invitèrent les hommes (tome 6 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1974
Editeur : Hachette

Première page de …et les martiens invitèrent les hommes

« NOUS avons reconnu l’inscription au passage, et Xolotl m’a dit, en la montrant :
« Tomba di Nerone… Tu te rappelles, Serge ? Nous nous sommes arrêtés ici, l’an dernier. Juste ici…
— Oui. Je me rappelle. »
Nous étions au nord de Rome, sur la Via Cassia. C’était le premier jour de nos vacances, à la fin de l’après-midi. Un an plus tôt, exactement, nous nous étions arrêtés devant cette inscription, et nous avions discuté. Assez longuement, parce que nous n’étions pas d’accord  {1}.
 « Il n’y aura pas de discussion, cette année… »
C’était Thibaut qui venait de parler, et il avait raison. Cette année, il n’y aurait aucune discussion. Raoul et Marc n’avaient pu nous accompagner. Nous n’étions que trois. Il y avait Xolotl, que j’ai rencontré au Mexique et que mon père a adopté. Il y avait Thibaut, qui ne nous a jamais quittés depuis qu’il nous connaît. Et enfin, il y avait moi, Serge.
Nous avions des projets précis. Nous voulions flâner entre Rome et Florence. »

Extrait de : P Ebly. « … Et les Martiens invitèrent les hommes – Les conquérants de l’impossible. »

Pour sauver le diamant noir par Philippe Ébly

Fiche de Pour sauver le diamant noir

Titre : Pour sauver le diamant noir (tome 5 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1973
Editeur : Hachette

Première page de Pour sauver le diamant noir

« CET ÉTÉ-LÀ, mon neveu Pierre-Yves avait douze ans, et je lui avais promis, depuis très longtemps, de le conduire à Tanay pour son anniversaire. Je suis allé le chercher chez lui, au jour convenu, et nous sommes partis ensemble pour une semaine de vacances à l’aventure.

Tanay se cache à la pointe occidentale du Valais, dans une étroite bande de montagne entre le Rhône et la France… Nous sommes arrivés à la fin de l’après-midi et nous avons abandonné la voiture à Miex, car les autos ne montent pas à Tanay. Puis nous avons suivi, le sac au dos, un long sentier qui serpentait à flanc de montagne, avec de belles échappées sur la vallée du Rhône… Au dernier détour du sentier, nous nous sommes trouvés en face d’un merveilleux petit lac tout entouré de gros rochers, un admirable petit lac et une vingtaine de maisons… C’était Tanay. »

Extrait de : P. Ébly. « Pour sauver le Diamant Noir – Les conquérants de l’impossible. »