Auteur/autrice : CH91

 

Au-delà de l’infini par Jimmy Guieu

Fiche de Au-delà de l’infini

Titre : Au-delà de l’infini (Tome 1 sur 4 – Jerry Barclay)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1952
Editeur : Plon

Première page de Au-delà de l’infini

« Le crépuscule étendait son voile indigo sur le désert du Nouveau-Mexique. A l’est, dans le loin- tain, les lumières d’Alamogordo étaient autant de points brillants qui se confondaient presque avec les étoiles dominant le massif de Mountain Park.
Une brise tiède agitait faiblement l’herbe rabougrie qui croissait par touffes chétives le long du chemin conduisant au Navajo Ranch, ainsi baptisé depuis qu’au siècle dernier une bataille rangée avait mis aux prises pionniers américains et indiens Navajos.
A un demi-mile à l’ouest, le ranch, éclairé par la lune, dressait sa bâtisse allongée.
Etendus à même le sable encore chaud du soleil torride de la journée, un jeune homme blond, en blouson de daim et une jeune fille en jean bleu et chemisier blanc, contemplaient le ciel, sans parler. »

Extrait de : J. Guieu. « Au-dela de l’infini – Jerry Barclay. »

Adam Saint-Moore

Présentation de Adam Saint-Moore :

Adam Saint-Moore, de son nom de naissance Jacques Louis René Douyau, est un écrivain français né le 5 octobre 1926 à Cadeilhan (Gers) et mort le 7 juin 2016 à Auch. Auteur prolifique, il fut l’un des piliers des collections populaires des éditions Fleuve noir (notamment Spécial Police et Espionnage), avant de se tourner vers la littérature d’anticipation en fin de carrière.

Jeunesse et débuts littéraires

Jacques Douyau était l’arrière-petit-fils du poète occitan Jacques Boé, dit Jasmin. Après des études de sociologie et de philosophie à la Sorbonne, et un certificat d’histoire moderne à Toulouse, il exerce la profession de chroniqueur littéraire pour La Dépêche du Midi.

Il commence sa carrière littéraire sous le pseudonyme d’Adam Saint-Moore au milieu des années 1950, s’illustrant principalement dans le roman policier et d’espionnage.

Le maître du roman d’espionnage

Sa notoriété s’établit grâce à son personnage récurrent, l’espion Gunther, surnommé « Face d’Ange », qu’il crée en 1957. Ce héros sera au cœur d’une longue série de romans d’espionnage publiés au Fleuve noir. En 1964, son roman Face d’Ange met dans le mille lui vaut la Palme d’or du roman d’espionnage, une distinction décernée par son éditeur.

Ses ouvrages de cette époque sont ancrés dans les tensions de la Guerre froide et le monde de la diplomatie secrète, mêlant intrigues politiques et aventures exotiques.

L’œuvre d’anticipation

C’est vers la fin de sa carrière littéraire que Adam Saint-Moore se consacre à la science-fiction et au roman d’anticipation (souvent qualifié d’« anticipation-catastrophe »), pour lequel il est particulièrement estimé par les amateurs du genre. Il publie une dizaine de romans dans la collection Fleuve Noir Anticipation.

Ses récits post-apocalyptiques et dystopiques explorent des thèmes récurrents :

  • La Fin des Temps et le Nouveau Barbarisme : Il imagine souvent la fin d’une civilisation moderne, remplacée par des sociétés primitives ou régies par la barbarie de clans isolés.
  • Les Mutations et l’Évolution Humaine : Ses romans mettent en scène des mutations animales et humaines, ainsi que la survie d’une humanité confrontée à un monde transformé.

Romans majeurs dans le genre :

  • La Marche au soleil (Grand Roman Fleuve Noir) : Ce roman, souvent considéré comme son œuvre majeure d’anticipation, rend hommage à J.-H. Rosny Aîné, le père du roman préhistorique. Il dépeint la quête d’un homme dans un monde post-cataclysme où il doit faire face à une nature redevenue sauvage et à une humanité régressive.
  • 3087 : Chroniques de l’Ère du Verseau (Fleuve Noir Anticipation) : Typique de ses récits, il propose une vision d’un futur lointain où la civilisation a chuté et où la barbarie cohabite avec des vestiges technologiques.
  • Les Ombres de la Mégapole (Fleuve Noir Anticipation)

Adam Saint-Moore, bien qu’ayant connu un succès public considérable, notamment avec la série Face d’Ange, est redécouvert pour la qualité de son œuvre d’anticipation qui, souvent sombre et réflexive, offre un regard unique sur les potentialités de l’effondrement sociétal.

Livres de Adam Saint-Moore :

Face d’Ange :

ORGA :

Ça se mange froid (1980)
La dernière battue (1968)
La nuit du chat (1967)
Le feu à la mèche (1956)
Le sang des idoles (1964)
Les comptes du Petit Poucet (1972)
Protection collective (1959)
Réseau liquidation (1957)

Pour en savoir plus sur Adam Saint-Moore :

La page Wikipédia sur A. Saint-Moore
La page Noosfere sur A. Saint-Moore
La page isfdb de A. Saint-Moore

Prisonniers du passé par Jimmy Guieu

Fiche de Prisonniers du passé

Titre : Prisonniers du passé (Tome 12 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Plon

Première page de Prisonniers du passé

« Le Boeing qui transportait la Commission Internationale d’Etudes déléguée par le CMRS (Centre Mondial de la Recherche Scientifique) avait décollé de Tokyo, à 10 h
30, heure locale, à destination de Nagasaki.
Ce 9 août 1982, soit exactement trente-sept ans après la destruction de Nagasaki par la seconde bombe atomique, l’ONU et le CMRS envoyaient sur les lieux une équipe de chercheurs de diverses nationalités. Durant quinze jours, ils se consacreraient à l’étude systématique des éventuelles altérations génétiques et manifestations récurrentes observées sur les descendants directs des survivants atteints jadis par les radiations.
A bord du Boeing, et sous la conduite du docteur Saïgo Kato, tératologiste japonais de renommée mondiale, avaient pris place le docteur Jean Kariven, anthropologue ; Michel Dormoy, géophysicien et Robert Angelvin, ethnographe, représentant la délégation française. »

Extrait de : J. Guieu. « Prisonniers du passé – Jean Kariven. »

Nos ancêtres de l’avenir par Jimmy Guieu

Fiche de Nos ancêtres de l’avenir

Titre : Nos ancêtres de l’avenir (Tome 11 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Vaugirard

Première page de Nos ancêtres de l’avenir

« L’immense steppe de Khatangskoïé, au nord du cercle polaire, étalait son paysage désertique, d’une infinie tristesse avec ses mamelons neigeux, boueux, crevés çà et là par de faméliques touffes de végétaux verdâtres ou plus souvent gris brunâtres.
Rompue à l’ouest par le large fleuve Khatanga charriant d’énormes glaçons, la toundra sibérienne reprenait, au-delà, son aspect désolé dans la presqu’île de Taïmyr.
Par une température de — 41 °C, une centaine d’hommes misérablement vêtus de haillons — vieilles capotes militaires, bonnets de fourrure dont les poils n’étaient plus que vestiges, bottes éculées, les jambes protégées tant bien que mal du terrible froid sibérien par des sacs de jute ficelés autour des mollets — maniaient la pelle ou la pioche, creusant des tranchées menant au fleuve afin de drainer les marécages putrides lors du prochain dégel. »

Extrait de : J. Guieu. « Nos ancêtres de l’avenir – Jean Kariven. »

Univers parallèles par Jimmy Guieu

Fiche de Univers parallèles

Titre : Univers parallèles (Tome 10 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Vaugirard

Première page de Univers parallèles

« Le monde achevait de panser ses multiples blessures occasionnées par l’effroyable catastrophe qui avait frappé la Terre, sous la forme d’un nuage cosmique de « poussière silicophage » ayant entraîné la destruction systématique du verre.
Après la longue période d’angoisse consécutive à ce fléau planétaire, Jean Kariven, l’anthropopaléontologiste, sa jeune femme, la blonde et ravissante Yuln, et leur fils Tom âgé de trois ans, passaient d’agréables vacances en Californie. Un mois durant, ils avaient été les hôtes de leur vieil ami le professeur Red Harrington, mathématicien, titulaire d’une chaire de physique appliquée au Caltech.
A bord du break Mercury Zéphyr Villager de ce dernier, ils avaient décidé de rejoindre leurs amis Dormoy et Angelvin qui, en Compagnie de leurs épouses, campaient à la limite nord de la Joshua National Forest, à quelque deux cents kilomètres de Los Angeles. »

Extrait de : J. Guieu. « Univers parallèles – Jean Kariven. »

L’agonie du verre par Jimmy Guieu

Fiche de L’agonie du verre

Titre : L’agonie du verre (Tome 9 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Vaugirard

Première page de L’agonie du verre

« Le professeur Harrington rangea sa Mercury Cougar bleu pâle le long de Hillcrest Avenue et gravit lestement les quelques marches en demi-lune accédant au péristyle de son cottage, très « Louisiane » du XIXe avec ses colonnades. Dans le hall, Willy, son valet de chambre noir, grand, dégingandé, les épaules tombantes et les bras ballants, l’accueillit avec son inévitable :
— G’d evening, misteu’ Ha’ington.
— Bonsoir, Willy, répondit dans un sourire le physicien, accoutumé qu’il était à cette façon d’escamoter les « r ». Soyez gentil de me préparer un long drink, comme d’habitude.
— Avec ce t’uc jaune qui devient blanc avec le soda ?
— C’est ça, fit-il, amusé en songeant que le brave garçon n’était pas encore bien familiarisé avec ce « truc jaune » — le Pernod — qui prenait une teinte opalescente avec un soda, boisson qui connaissait pourtant un succès croissant, aux Etats-Unis. »

Extrait de : J. Guieu. « L’agonie du verre – Jean Kariven. »

Commandos de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Commandos de l’espace

Titre : Commandos de l’espace (Tome 8 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Presses de la cité

Première page de Commandos de l’espace

« Fohag, le chef de l’astrobase des Commandos de l’Espace, disposa devant lui, sur la console de lecture magnétique, une quinzaine de cristaux-mémoires en forme de pyramides lactescentes.
De sa main quadridigitée, il saisit l’un de ces cristaux et, la pointe dirigée vers le bas, l’introduisit dans le réceptacle de lecture tout en mettant le contact à la vidéo tridimensionnelle dont l’écran bombé surmontait l’appareil. Des signes, symboles, chiffres défilèrent : Mission Hogounn/Injya sur planète T 27 (voir rapport systématique s/catalogue chronologique année 1954/T27, Référence VNK.3759-D.9.G.1) Les premières images apparurent…
Hogounn considéra la tache floue qui venait de se former sur le radarscope de son vaisseau. Installé devant le tableau de bord, il manipula avec dextérité une molette hexagonale, fit glisser deux curseurs pour, ensuite, poser ses mains à plat sur le métal anodisé de la console tout en poussant un soupir. »

Extrait de : J. Guieu. « Commandos de l’espace – Jean Kariven. »

Opération Aphrodite par Jimmy Guieu

Fiche de Opération Aphrodite

Titre : Opération Aphrodite (Tome 7 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Plon

Première page de Opération Aphrodite

« Malgré l’heure matinale, un soleil de plomb dardait ses rayons sur Mila, le premier « port lunaire » édifié au nord-ouest de Cap Kennedy, sur les anciens marécages de Merrit Island, Floride (ex-Cap Canaveral).
Ce vaste triangle de terre, bordé à l’ouest par la Banana River et à l’est par l’océan Atlantique, constituait le John Fitzgerald Kennedy Space Center, avec ses aires de lancement reliées par de très larges routes au VAB (Vehicle Assembly Building = édifice d’assemblage des véhicules, sous entendu « spatiaux ») : le plus grand bâtiment du monde avec son kilomètre de périmètre et sa hauteur prodigieuse au sommet parfois masqué par les nuages !
Sous un hangar à l’échelle de ce site de titan, on apercevait un Crawler Transporter, colossal engin chenillé apte à transporter les fusées géantes, leur table de lancement et leur tour ombilicale jusqu’au pad de tir ; un ensemble au poids très supérieur à celui de la tour Eiffel (7175 tonnes) et plus gros encore que ne l’étaient les Crawlers des années 60/70. »

Extrait de : J. Guieu. « Opération Aphrodite – Jean Kariven. »

L’homme de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de L’homme de l’espace

Titre : L’homme de l’espace (Tome 6 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’homme de l’espace

« Au volant du break Ford Escort havane, loué pour les vacances dès son arrivée à Los Angeles, le docteur Jean Kariven conduisait en décontracté, habitué à cet excellent modèle dont la réplique l’attendait au parking de l’aéroport de Roissy. Mais pour l’heure, il ne songeait aucunement à sa voiture personnelle non plus qu’au retour au bercail. A ses côtés, le géophysicien Michel Dormoy et, sur le siège arrière, l’ethnographe Robert Angelvin fumaient tranquillement une cigarette.
Depuis huit jours, les trois amis goûtaient aux joies de la détente en parcourant du nord au sud et de l’est à l’ouest ce merveilleux pays qu’est la Californie.
— Cela nous change passablement des glaces antarctiques aussi bien que du Tibet, soupira Michel Dormoy en jetant un coup d’oeil aux Yuccas et aux palmiers qui commençaient à sillonner la route menant à Los Angeles.
Au cours de ces dernières années, effectivement, les trois explorateurs avaient vécu nombre d’aventures mouvementées. Attachés à l’IMSA (Institut mondial des Sciences avancées), leurs travaux et odyssées leur avaient valu une célébrité méritée. »

Extrait de : J. Guieu. « L’Homme de l’espace – Jean Kariven. »

Le monde oublié par Jimmy Guieu

Fiche de Le monde oublié

Titre : Le monde oublié (Tome 5 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Plon

Première page de Le monde oublié

« Une irrépressible angoisse tenaillait la population du globe. Dans les rues, sur les places publiques, aussi bien à Paris qu’à Londres ou à New York, la foule manifestait, houleuse et menaçante. Des cris et des imprécations montaient de la cohue à l’adresse des chefs d’Etat.
Dans toutes les capitales du monde, l’agitation grondait.
A Washington, des voitures de police munies de haut-parleurs patrouillaient le long de Constitution Avenue, Pennsylvania Avenue et autres grandes artères conduisant à la Maison-Blanche. Par moments, des groupes de manifestants se voyaient repoussés par les forces de l’ordre qui avaient bien du mal à contenir le flot ininterrompu d’hommes et de femmes brandissant des pancartes de protestation.
Des banderoles en calicot arboraient ces slogans : We want to live ! Drop the bombs !.
A Paris, les manifestants descendaient en rangs serrés les Champs-Elysées, stoppant la circulation et créant, tout comme aux U.S.A., en Angleterre et partout ailleurs, des
embouteillages gigantesques. Des bagarres avaient fini par éclater, nécessitant l’emploi des lances à incendie pour disperser les manifestants. »

Extrait de : J. Guieu. « Le Monde oublié – Jean Kariven. »