Auteur/autrice : CH91

 

Réseau alpha par Jimmy Guieu

Fiche de Réseau alpha

Titre : Réseau alpha (Tome 29 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Réseau alpha

« Quoi de plus paisible que d’entendre tintinnabuler sonnailles et clarines des chèvres et moutons lors de la transhumance ? Et quoi de plus rassurant, aussi, que le tintement plus grave des clochettes ballottant sous le cou des bovins ? Les citadins ne sont plus accoutumés au spectacle de ces troupeaux envahissant périodiquement les routes et chemins, cohortes accompagnées de bêlements et beuglements, d’aboiements de chiens courant ici et là pour « canaliser » les bêtes et veiller à ce qu’aucune n’aille se baguenauder dans un champ ou un jardin potager. Chantées par les félibres et poètes du terroir, ces troupeaux exhalaient aussi un puissant fumet dont de nombreux vestiges odoriférants balisaient l’itinéraire !
Vanek, caporal de son état, n’était pas un citadin. Enrôlé dans l’Armée Rouge, il avait vu le jour dans un kolkhoze de Karauzyak, en Ouzbékistan ; les moutons, les chèvres, les vaches et les veaux lui étaient donc aussi familiers que la vodka ou son Kalashnikov suspendu à son épaule, comme en ce moment où il montait la garde avec son camarade Yosip, devant la grande porte d’un hangar à missiles. »

Extrait de : J. Guieu. « Réseau Alpha – Gilles Novak. »

Plan d’extermination par Jimmy Guieu

Fiche de Plan d’extermination

Titre : Plan d’extermination (Tome 28 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Plan d’extermination

« Tel un cristal bleuâtre de forme allongée, le Nerkal, vaisseau amiral des Chevaliers de Lumière, se maintenait en orbite géostationnaire à 36 000 km de l’hémisphère Nord de la Terre. Il disparaissait parfois derrière son champ d’invisibilité, modifiait son inclinaison sur l’écliptique et subitement redevenait visible, après une éclipse de durée variable.
Le premier astronome — amateur ou professionnel — à le repérer sur sa nouvelle orbite en avisait alors immédiatement l’U.A.I., l’Union Astronomique Internationale, qui répercutait l’information à ses adhérents.
Et le monde entier s’interrogeait : après leurs actions d’éclats au cours des mois écoulés, quels nouveaux coups de main contre la Force Noire, la Narkoum et autres criminels de haute volée, pouvaient bien préparer ces « Rambo du Cosmos » ? Un mois déjà qu’ils ne s’étaient plus manifestés, sinon par la présence sécurisante de leur cosmonef géant, long de 8 000 m, formidable « navette » bleutée parfaitement discernable à l’œil nu. »

Extrait de : J. Guieu. « Plan d’extermination – Gilles Novak. »

Narkoum : finances rouges par Jimmy Guieu

Fiche de Narkoum : finances rouges

Titre : Narkoum : finances rouges (Tome 27 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Narkoum : finances rouges

« Le ventripotent Fawzi Lahrouaïa se tournait et se retournait dans son lit, incapable de trouver le sommeil. Les bruits extérieurs ne pouvaient être incriminés, la chambre de la suite qu’il occupait, au cinquième étage de ce palace genevoix, étaient inexistants. Au reste, en bordure du lac Léman, près de Collonge-Bellerive, le Palace Hôtel du Lac assurait à sa clientèle de V.I.P. le calme allié à un service de tout premier ordre.
Chargé de mission de l’Officier Pétrolier Iranien, Lahrouaïa, depuis cinq jours, avait participé à la série de colloques réunissant à Genève les représentants des pays de l’O.P.E.P. Tâche absorbante qui ne l’avait cependant pas empêché de rencontrer, à deux reprises, en privé, M. Ernst Füssli, le directeur général de la « Banque Helvétie-Liechtenstein ». Celle-ci gérait de colossales fortunes constituées par des dépôts discrets attestant de son éclectisme : anciens nazis réfugiés en Amérique latine (ou leurs ayants droit), mafiosi, dictateurs déchus, pontifes de la Nomenklatura soviétique, sans omettre plus d’un « crésus » du Moyen-Orient. »

Extrait de : J. Guieu. « Narkoum finances rouges – Gilles Novak. »

La terreur venue du néant par Jimmy Guieu

Fiche de La terreur venue du néant

Titre : La terreur venue du néant (Tome 26 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de La terreur venue du néant

« Emmitouflé dans sa canadienne, le col en peau de lapin relevé, sa casquette des P.T.T., rabattue sur les yeux, Georges Fustier, sur sa moto, amorça le virage à la sortie de Saint-Martin d’Ardèche pour emprunter ensuite le chemin menant à la ferme des Pelusier, son dernier « client » de la journée.
Il dut se rabattre vivement sur la droite et faillit déraper sur la neige pour éviter un side-car piloté par un soldat de la Wehrmacht. L’Allemand fit lui aussi un écart, l’injuria et hurla en freinant un Halt ! tonitruant.
« Planqué » dans les P.T.T., l’ingénieur Georges Fustier, membre de la Résistance, ne commit point l’erreur de prendre la fuite et obtempéra. L’Allemand approcha en vociférant ; Fustier remarqua le pectoral de métal accroché par une chaînette de fer sur sa poitrine : Feldgendarmerie.
— Papier, schnell ! Und zeigen sie mir der sack ! »

Extrait de : J. Guieu. « La terreur venue du néant – Gilles Novak. »

Le pacte de Kannlor par Jimmy Guieu

Fiche de Le pacte de Kannlor

Titre : Le pacte de Kannlor (Tome 25 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le pacte de Kannlor

« La Nature (Pascal dixit) a horreur du vide. Mais au XXe siècle, l’espace circumterrestre commençait à prendre les allures d’un gigantesque dépotoir d’« O.V.I. » ou « Objets Volant Indésirables » ! Par milliers, l’encombraient des étages de fusées gigognes, des réservoirs et autres boosters ayant servi aux lancements de vaisseaux et de satellites artificiels, suivis et répertoriés au gré de leurs orbites temporaires de durée variable. Périodiquement, l’une de ces carcasses achevait sa course et plongeait vers l’atmosphère pour s’y consumer avec la fugitive coruscation d’un météore. Ce qui faisait rudement plaisir aux constipés de la gent scientiste, lesquels « démontraient » ainsi qu’en dehors des hallucinations, les O.V.N.I. n’étaient rien d’autre que ces rebuts de l’astronautique « parfaitement identifiés » ! »

Extrait de : J. Guieu. « Le Pacte de Kannlor – Gilles Novak. »

La force noire par Jimmy Guieu

Fiche de La force noire

Titre : La force noire (Tome 24 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de La force noire

« Un bon feu de bûches brûlait dans la grande cheminée en pierre de Rognes au-dessus de laquelle, en sifflotant, le peintre Charles Floutard accrocha sa nouvelle toile : le portrait en buste d’une admirable jeune femme brune aux longs cheveux voilant, en partie, sa non moins admirable poitrine.
Satisfait, il embrassa du regard les autres portraits et natures mortes qui ornaient le spacieux living meublé de rustique. Les flammes de l’âtre, en dansant, creusaient d’ombres mouvantes les pierres apparentes des murs massifs de cette vieille bergerie transformée en résidence secondaire, vaste bâtisse dressée à 1050 m d’altitude, à 5 km au nord-est du village de Saint-Christol, au cœur du Vaucluse.
Le Méridional ôta sa vieille blouse grise maculée de couleurs et disposa une bûche supplémentaire dans la cheminée, car ce matin d’hiver n’était pas particulièrement chaud. »

Extrait de : J. Guieu. « La force noire – Gilles Novak. »

Magie rouge par Jimmy Guieu

Fiche de Magie rouge

Titre : Magie rouge (Tome 23 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Magie rouge

« Au fin fond de la jungle brésilienne, l’immense « Sanctuaire » souterrain n’était éclairé que par une longue rangée de moniteurs de télévision alignés de part et d’autre d’un écran de plus grande dimension qui surmontait un pupitre de commandes. L’éclat des images mouvantes faisait parfois scintiller le métal bleuâtre de la console. Par intermittence, des vibrations brèves, des percussions réverbérées, alternativement graves ou aiguës, se faisaient entendre. Ce fond sonore n’altérait pas les bruits ambiants des scènes qui défilaient sur ce « mur d’images ».
Assez corpulent, mal rasé, torse nu, Fernando, la cinquantaine, un vieux pantalon de toile souillé de sueur au niveau de la ceinture, occupait un tabouret monté sur roues. Sur un bizarre clavier ovale, il effleurait du bout des doigts des touches octogonales gravées de signes, d’idéogrammes inconnus. Ses yeux ne quittaient pas les passants d’une rue animée qui défilaient sur l’écran central. Le flot de la circulation était intense mais le Brésilien au torse nu concentrait uniquement son attention sur l’entrée d’un hôtel trois étoiles, situé sur le côté droit de cette artère. »

Extrait de : J. Guieu. « Magie rouge – Gilles Novak. »

Aldous Huxley

Présentation de Aldous Huxley :

Aldous Leonard Huxley (1894-1963) était un écrivain, philosophe et humaniste anglais, surtout connu pour ses romans, en particulier le dystopique Le Meilleur des mondes (Brave New World). Issu d’une illustre famille d’intellectuels, sa vie et son œuvre ont été marquées par l’exploration de la science, de la spiritualité, de la critique sociale et des états de conscience altérés.

Jeunesse et formation

Origines familiales : Né à Godalming, Surrey, en Angleterre, le 26 juillet 1894. Il est le petit-fils de Thomas Henry Huxley, un biologiste éminent et ardent défenseur de la théorie de l’évolution de Darwin, et le frère de Julian Huxley, un biologiste de renom.

Éducation : Il a fréquenté le prestigieux collège d’Eton. Un événement tragique a changé sa trajectoire : à l’âge de 16 ans, une maladie des yeux (kératite ponctuée) l’a rendu temporairement presque aveugle et a gravement affecté sa vue pour le reste de sa vie. Cet épisode l’a empêché de poursuivre une carrière scientifique ou de combattre pendant la Première Guerre mondiale. Il a finalement étudié la littérature anglaise au Balliol College d’Oxford.

Début de carrière : Après Oxford, il enseigna brièvement. Au début des années 1920, il travailla pour le magazine The Athenaeum, dirigé par John Middleton Murry, et commença à publier ses premiers recueils de poésie et des romans satiriques.

Carrière littéraire

Les premières œuvres de Huxley étaient des satires acerbes de la société britannique post-Première Guerre mondiale et de la classe intellectuelle, comme Crome Yellow (1921) et Antic Hay (1923).

Le meilleur des mondes (Brave New World)

Son œuvre la plus célèbre, publiée en 1932, est Le Meilleur des mondes. Ce roman dystopique dépeint une société future où la population est contrôlée par le conditionnement génétique et psychologique, le culte du plaisir instantané, et l’utilisation d’une drogue euphorisante appelée Soma. Le livre est une critique puissante de la perte de l’individualité, des dangers du progrès technologique sans éthique, et de la société de consommation.

Le voyage en Amérique et le changement de cap

En 1937, Huxley s’installe en Californie, aux États-Unis, en partie pour des raisons de santé (le climat y était plus favorable à sa vue). C’est à ce moment que sa philosophie commence à évoluer vers le mysticisme et l’humanisme spirituel.

Il s’intéresse aux philosophies orientales, à la méditation et au concept de la « Philosophie Éternelle » (le dénominateur commun des traditions mystiques du monde), qu’il explore dans son essai The Perennial Philosophy (1945).

Il devient un ami proche du philosophe Jiddu Krishnamurti et du musicien Igor Stravinsky.

L’exploration de la conscience

Dans les années 1950, Huxley s’intéresse vivement aux drogues psychédéliques, notamment la mescaline et le LSD, qu’il expérimente sous supervision médicale. Ses expériences sont documentées dans deux essais influents :

  • Les portes de la perception (The Doors of Perception, 1954)
  • Le Ciel et l’Enfer (Heaven and Hell, 1956)

Ces livres ont eu un impact profond sur la contreculture des années 1960.

Fin de vie

Huxley est resté un auteur prolifique jusqu’à sa mort, publiant notamment son roman utopique Île (Island, 1962), une contrepartie à la dystopie du Meilleur des mondes.

Il est décédé d’un cancer du larynx le 22 novembre 1963, à Los Angeles, en Californie, le même jour que l’assassinat de John F. Kennedy.

Héritage

L’œuvre d’Aldous Huxley a influencé de nombreux domaines, allant de la littérature de science-fiction et de la critique sociale à la psychologie transpersonnelle. Il reste une figure centrale de la littérature moderne pour sa capacité à fusionner la fiction intellectuelle avec une profonde exploration des grandes questions de l’humanité.

Livres de Aldous Huxley :

Contrepoint (1926)
Île (1962)
Jouvence (1939)
L’art de voir (1943)
L’éminence grise (1941)
La fin et les moyens (1937)
La philosophie éternelle (1945)
Le meilleur des mondes (1932)
Le meilleur des mondes (nouvelle traduction) (1932)
Les Claxton & Le jeune Archimède (1930)
Les corbeaux de Pearblossom (1985)
Les diables de Loudun (1952)
Les portes de la perception (1954)
Retour au meilleur des mondes (1958)
Temps futurs (1948)

Pour en savoir plus sur Aldous Huxley :

La page Wikipédia sur A. Huxley
La page Noosfere sur A. Huxley
La page isfdb de A. Huxley

Les fils du serpent par Jimmy Guieu

Fiche de Les fils du serpent

Titre : Les fils du serpent (Tome 22 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fils du serpent

« Dans la vaste salle climatisée régnait une activité fébrile mais dénuée d’éclats de voix ; un silence ouaté l’enveloppait, rompu de temps à autre par un ordre bref, des échanges de consignes feutrés.
Le dignitaire en tunique blanche parcourut des yeux la longue série d’écrans sur lesquels s’inscrivaient des images. Sous ces écrans, des techniciens en tuniques bleu ciel contrôlaient la mise au point, la profondeur de champ, le contraste à l’aide de boutons et de curseurs disposés sur une console de métal gris mat.
Chacun des opérateurs était pourvu d’un micro minuscule, placé devant ses lèvres, maintenu par une tigelle articulée fixée latéralement sur un casque à écouteur unique.
N’eût été les tuniques turquoises des techniciens, ce P.C., avec les tableaux de commandes surmontés des écrans, offrait un aspect analogue à celui d’une salle de contrôle de la NA.SA, à Houston, lors du counting down précédant le lancement d’un vaisseau spatial.
— Notre homme et ses deux passagers franchissent la frontière allemande ; un peu tôt, par rapport au plan que nous avons prévu.
Après un instant de réflexion, le dignitaire en tunique blanche répondit :
— Il suffira d’agir sur le psychisme du sujet de Kingersheim pour qu’il avance d’autant son départ, afin de se trouver à point nommé dans la Zone Alpha. Il est impératif que la rencontre ait lieu à cet endroit précis et dans cette fourchette de temps fort réduite. »

Extrait de : J. Guieu. « Les fils du serpent – Gilles Novak. »

La clé du mandala par Jimmy Guieu

Fiche de La clé du mandala

Titre : La clé du mandala (Tome 21 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir

Première page de La clé du mandala

« Alerté par de petits cris aigus, Thierry, tapi dans un massif de fleurs, tourna vivement la tête et braqua son arme…
Les yeux ronds de stupeur, il pressa la détente et Mickey — le chat des voisins — poussa un miaulement de douleur, lâcha sa proie et détala après avoir reçu dans l’arrière-train la flèche à bout caoutchouté de l’Euréka !
— Oh ! Thierry ! Rentre im-mé-dia-te-ment !
Penaud, le gamin jeta des regards autour de lui, négligeant la fléchette, semblant chercher tout autre chose dans l’herbe haute du grand jardin. Déçu, il abandonna, trottinant avec inquiétude vers le perron du pavillon sur lequel sa mère, fort mécontente, l’attendait de
pied ferme.
Il ralentit le pas, tenta une feinte pour s’esquiver et filer dans le hall mais la gifle claqua sur sa joue.
Régine Véran parut au seuil du living. Apitoyée par les pleurs de son neveu, elle le prit dans ses bras pour le consoler mais Norberte, sa sœur, protesta :
— Ah ! Non ! Il ne mérite pas d’être cajolé ! »

Extrait de : J. Guieu. « La clé du Mandala – Gilles Novak. »