Catégorie : Auteurs

 

Serge Brussolo

Présentation de Serge Brussolo :

Serge Brussolo est une figure singulière et prolifique de la littérature française contemporaine. Surnommé « l’ogre de la narration », il a bâti une œuvre monumentale touchant à tous les genres, du fantastique au thriller, en passant par la science-fiction et la littérature jeunesse.

Voici les grandes étapes de sa vie et de sa carrière.

Une jeunesse marquée par l’imaginaire

Né le 31 mai 1951 à Paris, Serge Brussolo connaît une enfance solitaire et difficile, souvent décrite comme étouffante. C’est dans cette atmosphère qu’il développe un imaginaire débordant, qu’il utilise d’abord comme un refuge avant d’en faire sa profession.

Après des études de lettres et de psychologie, il commence à écrire de manière compulsive. Ses premiers textes sont refusés par de nombreux éditeurs, car ils ne rentrent dans aucune case préétablie de la littérature de genre de l’époque.

L’ascension d’un maître de l’insolite

C’est à la fin des années 1970 que sa carrière décolle véritablement. Il s’impose d’abord dans le milieu de la science-fiction et du fantastique avec des nouvelles et des romans qui frappent par leur originalité visuelle et leur cruauté onirique.

  • 1979 : Il reçoit le Grand Prix de l’imaginaire pour sa nouvelle Funnyway.
  • Les années 1980 : Il publie des chefs-d’œuvre tels que Sommeil de sang, Portrait du diable en chapeau de roue ou encore Carnaval de fer.

Son style se caractérise par des images surréalistes saisissantes : des architectures vivantes, des objets qui mutent et des sociétés régies par des lois absurdes mais implacables.

Le tournant vers le thriller et le succès populaire

Dans les années 1990, Brussolo diversifie sa production. Tout en continuant d’explorer l’imaginaire, il s’attaque au roman policier et au thriller psychologique. Il y déploie la même efficacité narrative, avec un sens aigu du suspense et du malaise.

C’est également l’époque de ses plus grands succès publics, notamment avec :

  • Le Murmure des loups
  • La Moisson d’hiver (Prix du roman d’aventures en 1994)

Il prend également la direction littéraire des éditions du Fleuve Noir, où il insuffle un renouveau à la collection « Anticipation ».

La conquête du jeune public : Peggy Sue et les autres

Au début des années 2000, Serge Brussolo entame une carrière fulgurante en littérature jeunesse. La série Peggy Sue et les Fantômes devient un succès international, traduite dans de nombreuses langues. Il y raconte les aventures d’une jeune fille capable de voir des êtres invisibles et maléfiques (les « Invisibles ») qui tourmentent l’humanité.

Un style et une méthode uniques

La force de Brussolo réside dans sa capacité à produire des intrigues à un rythme effréné (parfois plusieurs romans par an). Son écriture est visuelle, presque cinématographique, privilégiant l’impact de l’image sur la psychologie complexe des personnages.

« J’écris pour me débarrasser des images qui m’encombrent l’esprit. » — Serge Brussolo.

Aujourd’hui, avec plus de cent soixante ouvrages à son actif, il reste l’un des auteurs français les plus originaux, capable de transformer n’importe quel décor banal en un cauchemar fascinant.

Livres de Serge Brussolo :

3 place de Byzance :

Agence 13 :

Almoha :

Anouna l’embaumeuse :

Conan Lord :

Cycle des ouragans :

D.E.S.T.R.O.Y :

Elodie et le Maître des rêves :

Frontière barbare :

Jehan de Montpéril :

La fille aux cheveux rouges :

La fille de l’archer :

Les animaux funèbres :

Les brigades du chaos :

Les chroniques de l’épouvante :

Les soldats du goudron :

Lina et la forêt des sortilèges :

Marion des Pierre :

Nouchka :

Oswald Caine :

Peggy Mitchum :

Peggy Sue et les fantômes :

Peggy Sue et le chien bleu :

  • Le loup et la fée
  • Le cirque maudit
  • L’arbre qui n’existait pas
  • L’homme à la tête de plomb

Shag l’idiot :

  • Le clan du grand crâne
  • Les guerriers du grand crâne
  • Les dieux du grand crâne

Sigfrid et les mondes perdus :

  • L’oeil de la pieuvre
  • La fiancée du crapaud
  • Le grand serpent
  • Les mangeurs de muraille

Intégrales :

  • Le cycle angoisse 1
  • Le roi squelette
  • Shagan et Junia

A l’image du dragon
Abîmes
Anatomik
Armés et dangereux
Aussi lourd que le vent
Boulevard des banquises
Captain Suicide
Catacombes
Cauchemar à louer
Ce qui mordait le ciel
Cendres vives
Ceux qui dorment en ces murs
Cheval rouge
Crache-béton
Danger, parking miné !
De l’autre côté du mur des ténèbres
Enfer vertical
Enfer vertical en approche rapide
Hurlemort
L’armure maudite
L’enfer, c’est à quel étage
L’épave
L’héritier des abîmes
L’homme aux yeux de napalm
L’oiseau des tempêtes
La chambre indienne
La colère des ténèbres
La fenêtre jaune
La fille de la nuit
La main froide
La maison de l’aigle
La maison des murmures
La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond
La moisson d’hiver
La nuit du bombardier
La nuit du venin
La planète des ouragans
La porte d’ivoire
La princesse noire
La route de Santa Anna
La route obscure
Le carnaval de fer
Le chateau d’encre
Le château des poisons
Le chien de minuit
Le hasard et la nuit
Le livre du grand secret
Le masque d’argile
Le murmure des loups
Le nuisible
Le puzzle de chair
Le sourire noir
Le syndrome du scaphandrier
Le vent noir
Le vestiaire de la reine morte
Le visiteur sans visage
Le voleur d’iceberg
Les bêtes
Les bêtes enracinées
Les cavaliers de la pyramide
Les démoniaques
Les emmurés
Les geôliers
Les louvetiers du roi
Les lutteurs immobiles
Les mangeurs de muraille
Les ombres du jardin
Les sentinelles d’Almoha
Ma vie chez les morts
Mange-monde
Portrait du diable en chapeau melon
Procédure d’évacuation immédiate des musées fantômes
Qui a tué Peggy Sue ?
Rinocérox
Soleil de soufre
Sommeil de sang
Tambours de guerre
Territoire de fièvre
Trajets et itinéraires de l’oubli
Traque-la-mort
Vue en coupe d’une ville malade

Pour en savoir plus sur Serge Brussolo :

La page Wikipédia sur S. Brussolo
La page Noosfere sur S. Brussolo
La page isfdb de S. Brussolo

Jean-Marc Lofficier

Présentation de Jean-Marc Lofficier :

Jean-Marc Lofficier est une figure singulière et polyvalente de la culture populaire française et anglo-saxonne. Écrivain, traducteur, éditeur et scénariste, il a consacré sa carrière à bâtir des ponts entre la France et les États-Unis, particulièrement dans les domaines de la science-fiction, du fantastique et de la bande dessinée.

Voici les grandes étapes de son parcours :

Un pont culturel entre la France et les États-Unis

Né en 1954 à Toulon, Jean-Marc Lofficier s’installe aux États-Unis dès les années 1970. Cette expatriation marque le début d’une double carrière.

  • Ambassadeur de la BD française : Avec son épouse Randy Lofficier, il a traduit et fait découvrir au public américain des chefs-d’œuvre de la bande dessinée européenne, notamment les œuvres de Moebius (Jean Giraud), dont il a longtemps été l’agent et l’adaptateur pour Marvel Comics.
  • Expert des Comics en France : Inversement, il a été l’un des principaux vulgarisateurs de l’univers Marvel et DC en France à travers ses articles, ses critiques et ses travaux de traduction.

Un auteur de l’imaginaire

En tant qu’écrivain, Lofficier se distingue par son amour pour la « pop-culture » classique et l’uchronie.

Scénariste de BD et de télévision

Il a écrit pour des séries emblématiques, tant pour le petit écran que pour le papier :

  • Télévision : Il a contribué à des séries cultes comme The Real Ghostbusters ou encore la version animée de DuckTales (La Bande à Picsou).
  • Bandes dessinées : Il a travaillé pour les plus grands éditeurs (Marvel, DC, Image, IDW). On lui doit notamment des épisodes de Doctor Strange, What If? ou encore le crossover culte Superman’s Metropolis.

Littérature et le concept de « Shadowmen »

Dans ses romans et anthologies, il a développé un concept fascinant : le Shadowmen. Il s’agit de revisiter les héros de la littérature populaire française du début du XXe siècle (Fantômas, Arsène Lupin, Nyctalope, Robur le Conquérant) en les intégrant dans un univers partagé, à la manière des super-héros modernes.

Fondateur de Rivière Blanche

En 2004, il fonde Rivière Blanche (Black Coat Press aux USA), une maison d’édition qui se donne pour mission de :

  • Rééditer des classiques oubliés de la science-fiction française (souvent issus de la collection culte Fleuve Noir Anticipation).
  • Publier de nouveaux auteurs s’inscrivant dans cette tradition du « merveilleux scientifique ».
  • Traduire des œuvres françaises de SF en anglais pour le marché international.

En résumé : Un héritier de Jules Verne et de Stan Lee

Jean-Marc Lofficier est avant tout un archiviste du futur. Son œuvre est une lettre d’amour constante à l’imaginaire du XXe siècle. Il a reçu, avec sa femme Randy, un Inkpot Award au Comic-Con de San Diego en 1990 pour sa contribution exceptionnelle au monde de la bande dessinée et de la science-fiction.

Livres de Jean-Marc Lofficier :

Bruno Condor :

Les compagnons de l’ombre :

Intégrales :

Crépuscule vaudou (2008)
L’ombre de Judex (2013)
Les survivants de l’humanité (2004)

Pour en savoir plus sur Jean-Marc Lofficier :

La page Wikipédia sur J.-M. Lofficier
La page Noosfere sur J.-M. Lofficier
La page isfdb de J.-M. Lofficier

David J. Skal

Présentation de David J. Skal :

David J. Skal était un écrivain, critique et historien de la culture américain, mondialement reconnu pour ses analyses approfondies du cinéma d’horreur et de la littérature gothique. Son travail a transformé la perception du genre horrifique, le faisant passer du simple divertissement de série B à un objet d’étude sociologique et culturel sérieux.

Jeunesse et débuts

Né le 21 juin 1952 à Garfield Heights, dans l’Ohio, David John Skal manifeste très tôt un intérêt pour le fantastique. Il étudie le journalisme à l’université d’Akron, dont il sort diplômé en 1974. Il débute sa carrière littéraire par la science-fiction, publiant des romans tels que Scavengers (1980) et When We Were Orphane (1981), avant de se tourner vers sa véritable passion : l’histoire culturelle.

L’analyse du monstre comme miroir social

Le tournant de sa carrière survient en 1990 avec la publication de son ouvrage séminal, The Horror Show (publié en France sous le titre Hollywood, la cité des horreurs). Dans ce livre, Skal développe une thèse audacieuse : les monstres du cinéma ne sont pas de simples créatures effrayantes, mais les reflets des angoisses de leur époque.

  • Dracula et Frankenstein : Il analyse comment ces figures ont incarné les peurs liées à la sexualité, à la science et à la Grande Dépression.
  • La culture de la peur : Il a exploré comment les traumatismes de guerre et les crises sanitaires (comme l’épidémie de sida) ont influencé l’évolution du genre gore et corporel.

Œuvres majeures et contributions

Skal est également l’auteur de la biographie de référence de l’auteur de Dracula : Something in the Blood: The Untold Story of Bram Stoker (2016). Ce livre a été salué pour sa mise en lumière des complexités psychologiques et sociales de Stoker dans l’Angleterre victorienne.

Parmi ses autres contributions notables, on retient :

  • Screams of Reason: Mad Science and Modern Culture (1998) : Une étude sur la figure du « savant fou ».
  • Death Makes a Holiday: A Cultural History of Halloween (2002) : Une exploration des racines et de l’évolution commerciale de la fête d’Halloween.

Au-delà de l’écriture, il a collaboré à de nombreuses éditions DVD de classiques de chez Universal (les Universal Monsters), produisant et apparaissant dans des documentaires qui font aujourd’hui autorité sur l’histoire des studios.

Fin de vie

David J. Skal s’est éteint tragiquement le 1er janvier 2024, à la suite d’un accident de la route à Glendale, en Californie. Il laisse derrière lui une œuvre monumentale qui continue d’influencer les chercheurs et les passionnés de fantastique à travers le monde.

Livres de David J. Skal :

Les croque-morts (1980)

Pour en savoir plus sur David J. Skal :

La page Wikipédia sur D. J. Skal
La page Noosfere sur D. J. Skal
La page isfdb de D. J. Skal

Yann Quero

Présentation de Yann Quero :

Né en 1966, Yann Quero suit un parcours académique d’une grande richesse qui influencera directement la profondeur de ses récits. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), il se tourne également vers l’étude des civilisations asiatiques en apprenant le japonais et le vietnamien à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).

Cette double compétence, alliant l’analyse politique et la connaissance des cultures lointaines, lui permet de construire des univers romanesques où la géopolitique et l’anthropologie occupent une place centrale.

Un maître de l’imaginaire engagé

Yann Quero s’est imposé dans le paysage littéraire francophone comme un auteur polyvalent, explorant principalement la science-fiction, l’uchronie et le fantastique. Son œuvre est profondément marquée par une préoccupation écologique majeure : il est l’une des figures de proue de la « Climate Fiction » (ou cli-fi) en France.

Dans ses romans, il interroge souvent la responsabilité de l’homme face à son environnement. Son ouvrage L’Ère de la Terreur illustre parfaitement cette thématique en dépeignant une humanité confrontée à des dérèglements climatiques extrêmes. Parallèlement, il explore les bifurcations de l’histoire à travers l’uchronie, comme dans Le Procès de l’Homme Blanc, où il propose une relecture audacieuse des rapports de force postcoloniaux.

L’art de l’anthologie et de la transmission

Au-delà de sa plume de romancier, Yann Quero est un acteur essentiel de l’édition de genre en France. Il collabore étroitement avec les éditions Arkuiris, pour lesquelles il dirige de nombreuses anthologies thématiques. Ces recueils, qu’il coordonne avec rigueur, permettent de faire émerger de nouvelles voix de l’imaginaire tout en explorant des sujets de société cruciaux, tels que l’intelligence artificielle, les crises sanitaires ou les enjeux énergétiques de demain.

Une œuvre protéiforme

Son style se caractérise par une volonté constante de mêler le divertissement narratif à la réflexion philosophique. Qu’il traite de la mythologie aztèque dans Le Sang d’Aztlan ou qu’il imagine le futur de l’humanité dans ses nombreux recueils de nouvelles, il cherche à bousculer les certitudes de ses lecteurs. Ses écrits sont une invitation à repenser notre présent pour mieux appréhender les futurs possibles.

Livres de Yann Quero :

L’avenir ne sera plus ce qu’il était (2010)
Les bulles du diable (2018)
Les maladies du futur (2013)
Planète 7 (2017)

Pour en savoir plus sur Yann Quero :

La page Wikipédia sur Y. Quero
La page Noosfere sur Y. Quero
La page isfdb de Y. Quero

John Jakes

Présentation de John Jakes :

John Jakes était un titan de la littérature populaire américaine, souvent surnommé « le parrain du roman historique de gare », bien qu’il ait commencé sa carrière et forgé son imagination dans les pages des magazines de science-fiction et de fantasy.

Voici un tour d’horizon de sa vie et de sa carrière, de l’espace intersidéral aux champs de bataille de la guerre de Sécession.

Jeunesse et débuts dans la « Pulp Fiction »

Né le 31 mars 1932 à Chicago, John Edward Jakes commence à écrire très tôt. Dès l’âge de 18 ans, il vend sa première nouvelle à un magazine de science-fiction.

  • Formation : Il étudie l’écriture créative à l’université DePauw et obtient une maîtrise en littérature américaine à l’université d’État de l’Ohio en 1954.
  • Double vie : Pendant des années, il travaille dans la publicité le jour tout en écrivant des histoires de genre la nuit (SF, fantastique, policier, western).

L’empreinte Science-Fiction et Fantasy

Bien qu’il soit aujourd’hui mondialement connu pour ses fresques historiques, Jakes a laissé une trace indélébile dans l’imaginaire des années 60 et 70.

  • Brak le Barbare : Créé en 1963, ce personnage est l’une de ses contributions les plus célèbres. Inspiré par le Conan de Robert E. Howard, Brak est devenu une icône de la « Sword and Sorcery » (Heroic Fantasy).
  • Thématiques SF : Il a écrit de nombreux romans de SF, comme Six-Gun Planet (un western spatial) ou On Wheels (une dystopie sur une société vivant perpétuellement dans des véhicules).
  • Style : Son passage par la SF lui a appris à construire des mondes complexes et à maintenir un rythme narratif soutenu, des compétences qu’il transposera plus tard dans l’histoire.

Le tournant historique : Le succès planétaire

C’est en 1974 que sa vie bascule avec le lancement de La Saga des Kent (The Kent Family Chronicles), écrite pour célébrer le bicentenaire des États-Unis.

  • Un record : Il devient le premier écrivain à avoir trois livres sur la liste des best-sellers du New York Times au cours d’une même année.
  • Nord et Sud : Dans les années 80, il publie la trilogie Nord et Sud, une épopée monumentale sur la guerre de Sécession. L’adaptation télévisée avec Patrick Swayze a connu un succès mondial immense.

Style et héritage

John Jakes était réputé pour son travail de recherche méticuleux. Qu’il décrive une planète imaginaire ou la bataille de Gettysburg, il cherchait une authenticité totale pour ancrer ses personnages (souvent des gens ordinaires pris dans des événements extraordinaires).

  • Décès : Il s’est éteint le 11 mars 2023 à Sarasota, en Floride, à l’âge de 90 ans.
  • Héritage : Il a vendu plus de 120 millions d’exemplaires de ses livres à travers le monde.

Livres de John Jakes :

Nord et Sud :

Planète à six-coups (1970)

Pour en savoir plus sur John Jakes :

La page Wikipédia sur J. Jakes
La page Noosfere sur J. Jakes
La page isfdb de J. Jakes

Katy Hall

Présentation de Katy Hall :

Katy Hall est une auteure américaine de littérature pour la jeunesse, principalement connue sous le nom de Kate Hall McMullan.

Voici sa biographie :

  • Jeunesse et formation : Née et élevée à Saint-Louis, dans le Missouri, Kate Hall était passionnée par la lecture dès l’enfance. Après ses études universitaires, elle a obtenu une maîtrise en éducation de la petite enfance.
  • Carrière d’enseignante : Elle a enseigné le CM1 dans une école de Los Angeles et sur une base de l’armée de l’air américaine en Allemagne. C’est en lisant à ses élèves qu’elle a développé le désir d’écrire ses propres histoires pour enfants.
  • Débuts dans l’écriture : Pour pouvoir se consacrer davantage à l’écriture, elle a déménagé à New York et a travaillé dans le secteur de l’édition, écrivant le soir.
  • Vie personnelle et professionnelle : En 1979, elle a épousé l’illustrateur Jim McMullan, et elle a commencé à écrire des livres pour enfants, dont plusieurs ont été illustrés par son mari.
  • Œuvre : Elle a commencé sa carrière d’auteure en 1975. Vingt-cinq ans plus tard, elle avait publié plus de cinquante ouvrages pour la jeunesse, sous son nom ou sous divers pseudonymes. Elle est l’auteure de plus de 75 livres pour enfants. Son œuvre la plus célèbre en France est la série de romans jeunesse « L’École des Massacreurs de Dragons » (Dragon Slayers’ Academy), pour laquelle elle a déclaré s’être directement inspirée de sa propre expérience de collégienne.
  • Activités actuelles : Elle continue d’écrire et enseigne à la School of Continuing and Professional Studies de l’Université de New York. Ses livres ont reçu plusieurs distinctions, dont le Parents’ Choice Award.

Livres de Katy Hall :

Les parents de la 13e dimension (1997)

Pour en savoir plus sur Katy Hall :

La page Wikipédia sur K. Hall
La page Noosfere sur K. Hall
La page isfdb de K. Hall

Vincent King

Présentation de Vincent King :

Vincent King est le nom de plume de Rex Thomas Vinson, un auteur, artiste et enseignant britannique, principalement reconnu pour ses contributions au genre de la science-fiction à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

Repères biographiques

  • Identité et Carrière : Rex Thomas Vinson est né le 22 octobre 1935 à Falmouth, dans les Cornouailles, en Angleterre. En plus de sa carrière d’écrivain, il a exercé les métiers de professeur de lettres et d’artiste (notamment professeur d’art) dans sa région natale.
  • Pseudonyme : Il a utilisé le nom de plume Vincent King, « King » (roi en anglais) étant un probable jeu de mots sur son prénom de naissance « Rex » (roi en latin).
  • Décès : Il est décédé en mai 2000 à Camborne-Redruth, dans les Cornouailles, à l’âge de 64 ans.

L’Œuvre de science-fiction

Vincent King a été un auteur prolifique durant une période courte mais intense. Ses romans, bien que peu nombreux, ont été publiés par d’importantes maisons d’édition en Angleterre et aux États-Unis, et certains ont été traduits en français, espagnol et allemand.

Style

Le critique John Clute, dans The Encyclopedia of Science Fiction, décrit l’œuvre de King comme ayant tendance à « combiner des éléments d’aventure de science-fiction épique et grotesque avec une obscurité du coloris émotionnel typiquement anglaise… et une tendance aux conclusions pessimistes ». Ses récits explorent souvent des thèmes de dystopie, de déclin social et de survie dans des mondes post-apocalyptiques ou contrôlés par la machine.

Romans

Ses quatre romans ont été traduits et publiés en français sous les titres suivants :

  • Une dernière lueur (1969, Light a Last Candle)
  • Candy Man (1971) : Son roman le plus célèbre. Il met en scène le mystérieux « Candy Man » qui parcourt une mégapole en ruines, utilisant de la barbe à papa droguée pour réveiller les esprits lobotomisés et les inciter à la rébellion contre les « Éducateurs » et la « Deep Machine ».
  • Another End (1971)
  • Superclown et le Serpent du Temps (1976, Time Snake and Superclown)

Nouvelles

Vincent King a également publié plusieurs nouvelles dans la série d’anthologies britanniques New Writings in SF de John Carnell, dont :

  • « Defense Mechanism » (1966)
  • « The Wall to End the World » (1967)
  • « Testament » (1968)
  • « The Eternity Game » (1969)

Livres de Vincent King :

Candy man (1971)
Superclown et le serpent du temps (1976)
Une dernière lueur (1969)

Pour en savoir plus sur Vincent King :

La page Wikipédia sur V. King
La page Noosfere sur V. King
La page isfdb de V. King

André Caroff

Présentation de André Caroff :

André Caroff, de son vrai nom André Carpouzis, est un écrivain français né le 28 février 1924 à Paris et mort le 9 mars 2009. Il est particulièrement connu pour son œuvre prolifique dans les genres de la science-fiction et du roman policier, faisant de lui l’un des auteurs phares de la célèbre maison d’édition Fleuve noir.

Parcours et carrière

  • Jeunesse et premiers métiers : avant de se consacrer entièrement à l’écriture, André Caroff a exercé diverses professions, dont danseur, chef de rayon et chauffeur de taxi.
  • Débuts littéraires : il publie son premier roman dans les années 1960 au Fleuve noir, intégrant d’abord la collection « Spécial police », puis rapidement la collection « Angoisse », célèbre pour ses couvertures macabres souvent signées Michel Gourdon.
  • Prolificité : écrivain rapide et prolifique, il a signé plus d’une soixantaine de romans entre 1962 et 1989. Rien que pour la collection « Anticipation » du Fleuve noir, il a écrit pas moins de 33 romans.
  • Pseudonymes : pour diversifier ses publications, il a utilisé plusieurs pseudonymes, dont Daïb Flash, Rod Garraway et Ram Storga. Il aurait également publié sous les noms maison de Paul Vence et d’Alexandre Scorgia.

Œuvre principale

Son œuvre se caractérise par des intrigues intenses, souvent ancrées dans la série B, couvrant :

  • Science-Fiction : de nombreux titres pour la collection « Anticipation » du Fleuve noir.
  • Fantastique / horreur : il est l’auteur de la célèbre série de romans d’épouvante mettant en scène le personnage de Mme Atomos.
  • Roman policier / espionnage : des ouvrages dans la collection « Spécial police ».

André Caroff fut une figure incontournable de la littérature populaire française, contribuant largement au succès des collections de genre du Fleuve noir pendant plusieurs décennies.

Livres de André Caroff :

Bonder :

Couronne de fer :

  • La couronne de fer (2006)
  • Les enfants du mandarin
  • Sun Song le mandarin
  • La mort d’un mandarin

Madame Atomos :

Ordinator :

Rod :

Rouges :

Bactéries 3000 (1979)
Ceux des ténèbres (1973)
Clameurs (1962)
Coulez le Kashii Maru (1970)
Deux pas dans le soleil (1984)
Electronic man (1978)
Elimination (1983)
Extermination (1989)
L’exilé d’Akros (1973)
L’heure des morts (1963)
La grande castagne (1970)
La guerre des Nosiars (1972)
La planète infernale (1972)
Le bagne de Rostos (1974)
Le barracuda (1961)
Le camp du serpent (1967)
Le guêpier de Genève (1967)
Le rideau de brume (1971)
Le sang du cactus (1962)
Les combattants de Serkos (1978)
Les êtres du néant (1972)
Mort d’un libraire (1964)
Opération Bégonia (1981)
Pour 500.000 dollars (1968)
Rhésus Y 2 (1978)
Simulations (1983)
Terreur psy (1982)
Un autre monde (1981)

Pour en savoir plus sur André Caroff :

La page Wikipédia sur A. Caroff
La page Noosfere sur A. Caroff
La page isfdb de A. Caroff

Christopher Stork

Présentation de Christopher Stork :

Christopher Stork n’est pas un individu, mais un pseudonyme collectif qui a marqué la science-fiction belge francophone à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Derrière cette signature se cachent deux auteurs belges, Stephan Jouravieff et José-André Lacour, qui ont uni leurs talents pour produire une œuvre abondante et singulière. Cette collaboration prolifique s’est principalement concrétisée au sein de la célèbre collection « Anticipation » des éditions Fleuve noir, où ils ont publié une trentaine de romans en moins d’une décennie. Leur travail est souvent considéré comme l’une des dernières manifestations du roman populaire dans le paysage de l’anticipation, caractérisé par un rythme soutenu et une exploration sans complexe des peurs et des dérives de la société.

Thématiques et Romans Majeurs

Leur œuvre collective explore un large éventail de thèmes chers à la science-fiction de l’époque, souvent teintés d’une noirceur satirique et d’un pessimisme lucide quant à l’avenir de l’humanité. Dès 1979, le ton est donné avec des titres comme « L’Ordre établi » et « Achetez Dieu ! », qui dénoncent respectivement le contrôle social totalitaire et la marchandisation ultime de la spiritualité. Stork excelle à créer des dystopies où les institutions traditionnelles sont perverties ou remplacées par des pouvoirs technocratiques ou criminels, comme en témoigne « L’An II de la mafia » (1982), qui projette l’emprise du crime organisé à l’échelle d’un futur étatique.

Les auteurs sous le masque de Stork n’hésitent pas à s’attaquer aux fondements mêmes de l’existence et de l’identité. Le roman « Dormir ? Rêver peut-être… » (1979) interroge la frontière entre la réalité et l’imaginaire, tandis que l’intrigue de « La Femme invisible » (1981) soulève des questions sur la perception et l’effacement de l’individu dans la société moderne. Un autre titre particulièrement mémorable est « L’usage de l’ascenseur est interdit aux enfants de moins de quatorze ans non accompagnés » (1980), qui, derrière une règle absurde et anodine, dépeint une société où la transition à l’âge adulte est elle-même vécue comme une dégénérescence, une maladie dont il faudrait se prémunir.

Un Regard Sombre sur l’Avenir

L’anticipation de Christopher Stork se distingue par son approche de l’horreur biologique et de la remise en question du progrès scientifique. Dans « Demain les rats » (1980), les auteurs imaginent une nouvelle race de rongeurs génétiquement modifiés et dotés d’une intelligence supérieure, qui viennent menacer l’hégémonie humaine. Cet usage du biologique comme vecteur de terreur se retrouve dans « Virus Amok » (1984). Enfin, l’acmé de leur vision désenchantée est peut-être atteint avec « Le XXIᵉ siècle n’aura pas lieu » (1983), un titre à la fois provocateur et prémonitoire qui résume bien la noirceur ironique de l’univers de Stork. Bien que le pseudonyme ait cessé de produire à partir du milieu des années 1980, l’ensemble de ces romans demeure un témoignage important de la vitalité de la science-fiction populaire en Belgique.

Livres de Christopher Stork :

Achetez Dieu ! (1979)
Alter ego (1988)
Babel bluff (1985)
Billevesées et calembredaines (1985)
Contretemps (1986)
De purs esprits… (1986)
Demain les rats (1981)
Demi-portion (1986)
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà… (1982)
Don Quichotte II (1986)
Dormir ? Rêver peut-être… (1979)
Enjeu : le monde (1979)
Il y a un temps fou… (1980)
Ils étaient une fois… (1986)
Je souffre pour vous… (1987)
L’an II de la mafia (1982)
L’article de la mort (1983)
L’enfant de l’espace (1985)
L’envers vaut l’endroit (1984)
L’ordre établi (1979)
L’usage de l’ascenseur est interdit aux enfants de moins de quatorze ans non accompagnés (1980)
La dernière syllabe du temps (1983)
La femme invisible (1981)
La machine maîtresse (1982)
La quatrième personne du pluriel (1983)
Le bon larron (1981)
Le lit à baldaquin (1987)
Le passé dépassé (1984)
Le rêve du papillon chinois (1985)
Le trillionaire (1987)
Le XXIe siècle n’aura pas lieu (1983)
Les derniers anges (1981)
Les enfants du soleil (1987)
Les lunatiques (1985)
Les petites femmes vertes (1981)
Made in Mars (1985)
Mais n’anticipons pas… (1983)
Pièces détachées (1984)
Pieuvres (1984)
Psys contre psys (1986)
Terra-park (1980)
Terre des femmes (1984)
Tout le pouvoir aux étoiles (1982)
Un peu… beaucoup… à la folie ! (1983)
Une si jolie petite planète (1987)
Vatican 2000 (1981)
Virus amok (1984)

Pour en savoir plus sur Christopher Stork :

La page Wikipédia sur C. Stork
La page Noosfere sur C. Stork
La page isfdb de C. Stork

Christian Mantey

Présentation de Christian Mantey :

Christian Mantey est un écrivain français, né le 5 septembre 1941 à Paris. Il est principalement connu pour son travail dans la littérature de genre, se distinguant à la fois dans le roman policier (ou polar) et le roman d’anticipation (science-fiction).

Carrière littéraire

  • Roman Policier : Il a publié une vingtaine de polars, principalement sous son nom de naissance, Christian Mantey, dans la célèbre collection Spécial Police du Fleuve Noir.
  • Science-Fiction / Anticipation : À partir de 1976, il commence à écrire des romans d’anticipation, également publiés au Fleuve Noir Anticipation. Il est considéré comme un auteur prolifique dans ce domaine.
  • Pseudonymes : Christian Mantey est un auteur qui a utilisé plusieurs pseudonymes pour ses œuvres. Les plus notables, outre celui que vous mentionnez, sont :
    • Jean-Christian Bergman (souvent son principal pseudonyme pour la science-fiction).
    • Jeffrey Lord (utilisé pour la série Blade).
    • Zeb Chillicothe (un pseudonyme collectif qu’il partageait avec d’autres auteurs, comme Joël Houssin, Serge Brussolo, et Pierre Dubois, notamment pour la série Jag).
    • Pierre Pauhljac.

Son pseudonyme : Budy Matieson

Budy Matieson est l’un des pseudonymes utilisés par Christian Mantey pour ses œuvres.

  • Comme beaucoup d’auteurs du Fleuve Noir, Christian Mantey utilisait différents noms pour catégoriser ses publications ou respecter les contraintes de publication de l’éditeur.
  • Ce pseudonyme est référencé comme étant l’un de ceux qu’il a employés pour ses écrits, souvent dans le domaine du roman de gare, du polar, ou de l’aventure, typiques de cette époque.

Thèmes et éditeurs principaux

Les thèmes abordés dans son œuvre sont variés, allant des enquêtes policières et de l’aventure à des explorations futuristes et de science-fiction (espace, apocalypse, chasse à l’homme).

Son éditeur principal est le Fleuve Noir, où il a publié la majeure partie de ses romans policiers et d’anticipation.

Livres de Christian Mantey :

Chronique du retour sauvage :

Titcht :

Black planet (1976)
Transit pour l’infini (1976)

Pour en savoir plus sur Christian Mantey :

La page Wikipédia sur C. Mantey
La page Noosfere sur C. Mantey
La page isfdb de C. Mantey