Catégorie : Auteurs

 

Robert Clauzel

Présentation de Robert Clauzel :

Robert Clauzel, né le 16 juillet 1923 à Marseille et mort le 14 mai 2007 dans la même ville, est un auteur prolifique de la littérature populaire française. Bien qu’il ait exploré de nombreux genres, il reste l’une des figures marquantes des collections de poche des années 1970 et 1980, notamment dans le domaine de la science-fiction et du roman policier.

Un artisan du Fleuve Noir

Comme beaucoup de ses contemporains de l’écurie du Fleuve Noir, Robert Clauzel a fait preuve d’une productivité impressionnante. Il s’est illustré dans plusieurs collections emblématiques de cet éditeur :

  • L’Anticipation : Entre 1976 et 1986, il signe dix-sept romans de science-fiction. Ses récits se caractérisent souvent par un mélange d’aventure spatiale et de mystère. Parmi ses titres notables, on retient :
    • L’Île des sables mouvants (1976) ;
    • Le Onzième Satellite (1977) ;
    • Les Scaphandriers de l’espace (1979) ;
    • La Pyramide de glace (1983).
  • Le Polar et l’Espionnage : Sous son propre nom ou sous divers pseudonymes (dont B. R. State), il a publié des dizaines de romans dans les collections « Spécial Police » et « Espionnage ». Ses intrigues sont réputées pour leur rythme soutenu et leur ancrage dans une certaine réalité sociale ou géographique.

Diversité des genres et pseudonymie

Robert Clauzel n’était pas l’homme d’un seul genre. Sa bibliographie comprend également des romans d’aventures, des récits historiques et des ouvrages de littérature érotique (souvent publiés sous pseudonymes, comme c’était l’usage pour les auteurs de « gare »).

Il a également collaboré avec d’autres maisons d’édition comme les Éditions de l’Arabesque, où il a affiné son art de la narration populaire avant de devenir un pilier du Fleuve Noir.

Style et thématiques

Dans ses récits de science-fiction, Robert Clauzel privilégiait l’aspect « merveilleux scientifique » et l’aventure humaine face à l’inconnu. Ses romans d’anticipation, bien que répondant aux codes de la littérature de grande consommation, témoignent d’une réelle capacité à bâtir des univers cohérents et prenants en un nombre de pages limité.

Postérité

Robert Clauzel s’est éteint en 2007 dans sa ville natale de Marseille. Il laisse derrière lui une œuvre considérable (plus d’une centaine de titres au total) qui incarne parfaitement la vitalité de l’édition populaire française de la seconde moitié du XX^e siècle. Pour les collectionneurs et les historiens de la SF française, il demeure un auteur de référence de la « période verte » du Fleuve Noir.

Livres de Robert Clauzel :

Eridan :

  • La tache noire
  • Aux frontières de l’impossible
  • L’horreur tombée du ciel
  • La planète qui n’existait pas
  • Destination épouvante
  • Comme il était au commencement…
  • Le monde de l’incréé
  • La galaxie engloutie
  • Les cathédrales d’espace-temps
  • Les étoiles meurent aussi
  • Princesse des étoiles
  • Le cylindre d’épouvante
  • L’oeuf d’antimatière
  • Le prince de métal

Pugwash :

  • La terrible expérience de Peter Home
  • Plate-forme Epsilon

A l’aube du dernier jour
Comme un orgue d’enfer…
Et la nuit garda son secret
L’horrible découverte du Dr Coffin
La cité de l’éternelle nuit
La fantastique énigme de Pentarosa
La flamme des cités perdues
La planète suppliciée
La Terre, échec et mat…
Le ciel sous la terre
Le nuage qui vient de la mer
Le secret des secrets
Les cendres de la nuit
Les naufragés de l’invisible
Les survivants de la mer Morte

Pour en savoir plus sur Robert Clauzel :

La page Wikipédia sur R. Clauzel
La page Noosfere sur R. Clauzel
La page isfdb de R. Clauzel

Paul Béra

Présentation de Paul Béra :

Paul Béra, pseudonyme de Paul Bérato, né le 27 avril 1915 à Bordeaux et mort le 27 février 2011 dans la même ville, est un écrivain français extrêmement prolifique. S’il est une figure incontournable de la littérature populaire, c’est principalement pour sa contribution monumentale au roman policier, à l’espionnage et à la science-fiction.

Un auteur aux mille visages

Paul Bérato a utilisé plus de vingt pseudonymes au cours de sa carrière (dont Paul Béra, Yves Dermèze, Michel Averlant ou encore Francis Hope). Cette pratique, courante dans l’édition de masse du XX^e siècle, lui permettait de publier plusieurs ouvrages par mois dans des collections différentes sans saturer le marché sous un seul nom.

Le pilier du Fleuve Noir

C’est sous le nom de Paul Béra qu’il signe une part importante de son œuvre aux éditions du Fleuve Noir, notamment dans les collections « Spécial Police » et « Espionnage ». On lui doit des dizaines de titres marqués par un sens aigu de l’intrigue et une efficacité narrative redoutable. Parmi ses œuvres policières, on peut citer :

  • Le Mort du deuxième bureau ;
  • La Guêpe ;
  • Coup de barre.

Une figure de la science-fiction : Yves Dermèze

Bien qu’il ait signé quelques textes de science-fiction sous le nom de Paul Béra, c’est principalement sous le pseudonyme d’Yves Dermèze qu’il s’est illustré dans la célèbre collection « Anticipation » du Fleuve Noir. Avec près de quarante titres dans cette seule collection, il a exploré des thématiques variées, allant de la survie post-apocalyptique aux mystères de l’espace profond.

Quelques titres emblématiques sous ce nom :

  • La Cité de fer (1953) ;
  • L’Étoile fugitive (1955) ;
  • Les Galaxiens (1956).

Un artisan de la littérature de jeunesse

Paul Bérato ne s’est pas limité aux genres « adultes ». Il a écrit de nombreux romans d’aventures pour la jeunesse, notamment pour les collections des éditions de l’Arabesque ou de la Maison de la Bonne Presse. Sa capacité à adapter son style à différents publics a fait de lui l’un des auteurs les plus lus de l’après-guerre en France.

Postérité

Paul Béra reste l’un des auteurs les plus productifs de l’histoire de l’édition française, avec un catalogue dépassant les 400 titres. Il incarne l’âge d’or du roman de gare et du « livre de poche » populaire, où l’imagination et la rapidité d’exécution étaient les maîtres-mots. Son œuvre est aujourd’hui une mine d’informations pour les historiens de la littérature populaire et les collectionneurs de la science-fiction française « classique ».

Livres de Paul Béra :

Léonox :

  • Léonox, monstre des ténèbres
  • Léonox et la mort
  • Les mains sanglantes de Léonox
  • Léonox et le mage
  • Les crocs d’acier de Léonox
  • L’être mystérieux

Robi le robot :

  • La planète maudite
  • Les êtres de lumière
  • Terre d’arrières
  • Espace interdit

Bulles d’univers
Ceux d’ailleurs
Changez de bocal
Comme un liseron
Jar-Qui-Tue
L’ombre du tueur
L’ongle de l’inconnu
La horde infame
La nuit est morte
Le vieux et son implant
Les manipulateurs
Marée noire sur Altea
Nous irons à Kalponea
Nuits d’émeute
Planète polluée
Q.I.
Race de conquérants

Pour en savoir plus sur Paul Béra :

La page Wikipédia sur P. Béra
La page Noosfere sur P. Béra
La page isfdb de P. Béra

Jacques Hoven

Présentation de Jacques Hoven :

Jacques Hoven, pseudonyme de Jacques Bourderon, né le 10 août 1924 à Montluçon et mort le 30 décembre 2002 à Paris, est un écrivain français. S’il a exploré plusieurs genres littéraires, il est principalement connu pour ses contributions à la science-fiction et au roman d’espionnage.

Une plume de la littérature populaire

Jacques Bourderon entame sa carrière littéraire sous diverses identités, un usage fréquent dans l’édition populaire de la seconde moitié du XX^e siècle. Sous le nom de Jacques Hoven, il devient l’un des auteurs réguliers des éditions du Fleuve Noir, participant à l’essor des collections de poche les plus célèbres de l’époque.

L’anticipation et la science-fiction

Dans la collection « Anticipation » du Fleuve Noir, il publie six romans entre 1971 et 1978. Ses récits se distinguent par une approche souvent centrée sur les périls technologiques ou les rencontres extraterrestres. On lui doit notamment :

  • Le Onzième Commandement (1971) ;
  • Adieu Céres (1972) ;
  • Les Maîtres de la matière (1973) ;
  • Le Temps des loups (1974) ;
  • L’Invasion des invisibles (1976).

Ces ouvrages témoignent d’une imagination fertile, typique de la science-fiction française des années 1970, mêlant aventure spatiale et réflexions sur l’avenir de l’humanité.

Diversité des genres : espionnage et policier

Sous le même pseudonyme, il signe également sept romans dans la collection « Espionnage » du Fleuve Noir, contribuant au succès de ce genre alors très prisé durant la Guerre froide. On lui doit aussi des incursions dans le roman policier avec des titres comme L’Exécuteur ou La Mort en prime.

Au-delà de son pseudonyme le plus célèbre, Jacques Bourderon a également publié sous d’autres noms, notamment H. J. Hoven, Jacques Boileau ou encore Jacques Ronsac, illustrant sa grande polyvalence et sa capacité à produire une œuvre abondante répondant aux codes de différentes collections.

Postérité

Jacques Hoven appartient à cette génération d’auteurs qui ont fait les beaux jours de l’édition « de gare », offrant une littérature d’évasion accessible et rythmée. Bien que ses ouvrages soient aujourd’hui essentiellement recherchés par les collectionneurs, il demeure une figure représentative de l’histoire du Fleuve Noir et de la science-fiction populaire française.

Livres de Jacques Hoven :

Adieu Cered
Il était une fois dans l’espace
La porte des enfers
La Venus de l’Himmenadrock
Les intemporels
Les non-humains
Les rats de la section IV
Robinson du cosmos
Sombre est l’espace
Triplix
Un nazi nommé Straub
Vacances pour un espion

Pour en savoir plus sur Jacques Hoven :

La page Wikipédia sur J. Hoven
La page Noosfere sur J. Hoven
La page isfdb de J. Hoven

Pierre Courcel

Présentation de Pierre Courcel :

Pierre Courcel, de son vrai nom Roger Jean Valentin Tribot, est un écrivain français né le 26 octobre 1923 à Paris et mort le 9 mai 2002 au Plessis-Robinson. Auteur prolifique, il a marqué la littérature de genre du second XX^e siècle, alternant entre le roman policier, le roman d’espionnage et la science-fiction.

Un parcours entre journalisme et administration

Après avoir suivi des études de droit, Roger Tribot commence sa carrière professionnelle au sein de l’administration, travaillant successivement pour le ministère du Travail et le ministère de l’Information. Parallèlement, il exerce le métier de journaliste avant de choisir de se consacrer pleinement à l’écriture. Sous une multitude de pseudonymes (Roger Ardel, Pierre Charny ou encore Jean Gardy), il multiplie les collaborations : contes, nouvelles, pièces de théâtre radiophonique et romans-feuilletons.

Pilier des éditions du Fleuve Noir

C’est sous le pseudonyme de Pierre Courcel qu’il rencontre ses plus grands succès en librairie, devenant l’un des auteurs phares des éditions du Fleuve Noir.

  • Le roman policier : Il débute en 1963 dans la collection « Spécial Police » avec Le Pont sur le gouffre. Au cours des deux décennies suivantes, il y publiera soixante-trois romans, dont certains titres évocateurs comme Le Meurtrier aux mains vides (1964) ou Le Motard de la mort (1981).
  • L’espionnage : Dans la collection « Espionnage », il fait paraître quarante ouvrages. Il y crée notamment le personnage de Rex Baxter, surnommé « Le Délégué », un agent de la CIA dont les missions mouvementées font l’objet d’une série de vingt-cinq romans (tels que Pleins pouvoirs au Délégué ou Le Délégué à Mexico).
  • L’anticipation : Bien que plus discret dans ce domaine, il signe trois romans pour la célèbre collection « Fleuve Noir Anticipation » au début des années 1970 : Équipages en péril (1970), Bases d’invasion (1971) et Escales forcées (1972).

Style et postérité

L’œuvre de Pierre Courcel se caractérise par une efficacité narrative propre à la littérature populaire de son temps. Qu’il s’agisse de traques policières ou de missions de renseignement en pleine Guerre froide, ses récits privilégient l’action et une construction solide. Il demeure aujourd’hui l’un des représentants emblématiques de l’âge d’or des collections de poche de la seconde moitié du siècle dernier.

Livres de Pierre Courcel :

Bases d’invasion
Consignes de prudence
Echelon de destruction
Equipages en péril
Escales forcées
Le coin du bois
Le délégué à Mexico
Un gout de fièvre

Pour en savoir plus sur Pierre Courcel :

La page Wikipédia sur P. Courcel
La page Noosfere sur P. Courcel
La page isfdb de P. Courcel

Daniel Piret

Présentation de Daniel Piret :

Daniel Piret, né le 28 mars 1933 à Paris et mort le 22 octobre 2020 à Sarlat-la-Canéda, est un écrivain français de science-fiction et d’anticipation. Il a également publié sous le pseudonyme de Red Ilan.

Biographie

Avant de se consacrer à l’écriture, Daniel Piret exerce la profession de commerçant à Ivry-sur-Seine. C’est en 1972 qu’il fait son entrée dans le paysage littéraire de la science-fiction avec la publication de son premier roman, Année 500.000, au sein de la célèbre collection « Anticipation » des éditions du Fleuve Noir.

Une figure du Fleuve Noir

Daniel Piret devient rapidement l’un des auteurs réguliers et prolifiques du Fleuve Noir, collection qui domine alors le marché de la science-fiction populaire en France. Entre 1972 et le milieu des années 1980, il signe plus d’une vingtaine de romans pour l’éditeur. Ses récits explorent souvent les thèmes du voyage temporel, des civilisations perdues (comme l’Atlantide) et des enjeux écologiques ou cosmiques.

Parmi ses titres les plus notables publiés dans la collection « Anticipation », on peut citer :

  • Les Fils de l’Atlantide (1974) ;
  • Le Onzième Satellite (1975) ;
  • Navire-planète (1978) ;
  • Strontium 90 (1980) ;
  • La 666e Planète (1982) ;
  • La Parole (1984).

Autres collaborations et fin de carrière

À la fin des années 1970, il collabore également avec les éditions Roger Garry dans la collection « Mémoires d’outre ciel », où il publie des ouvrages tels que Péril végétal (1979) ou Cholom (1979).

Bien que sa production se soit raréfiée après l’âge d’or du Fleuve Noir, il est resté présent dans l’esprit des amateurs du genre. Vers la fin de sa vie, certaines de ses œuvres ont été rééditées ou publiées de manière posthume par les éditions Black Coat Press dans la collection « Rivière Blanche », notamment Projet Espoir (2008) et Les Enfants de la lumière (2009).

Daniel Piret s’est éteint en Dordogne en 2020, laissant derrière lui une œuvre représentative de la science-fiction française des « années Fleuve Noir », caractérisée par une imagination débordante et un sens aigu de l’aventure spatiale.

Livres de Daniel Piret :

Ellipses temporelles :

Ahouvati le Kobek (1974)
Année 500.000 (1972)
Interférence (1978)
L’ancêtre d’Irskaa (1978)
L’île des Bahalim (1977)
La 666e planète (1983)
La dernière mort (1976)
La mort des dieux (1977)
La parole (1984)
Le grand passage (1975)
Le maître de Phallaté (1974)
Le manuscrit (1976)
Le navire-planète (1978)
Le onzième satellite (1975)
Le rescapé du Gaurisankar (1976)
Le Tell de la puissance (1975)
Les deux soleils de Canaé (1972)
Les dévoreurs d’âmes (1977)
Les disques de Biem-Kara (1973)
Les égarés du temps (1973)
Les égrégores (1975)
Les envoyés de Méga (1982)
Les fils de l’Atlantide (1974)
Les survivants de Miderabi (1976)
N’ooma (1979)
Naître ou ne pas naître (1974)
Sakkara (1976)
Sloma de l’Abianta (1980)
Sogol (1976)
Strontium 90 (1980)
Vae victis (1976)
Xurantar (1977)

Pour en savoir plus sur Daniel Piret :

La page Wikipédia sur D. Piret
La page Noosfere sur D. Piret
La page isfdb de D. Piret

Dan Dastier

Présentation de Dan Dastier :

Dan Dastier est le pseudonyme principal, parfois collectif, utilisé par une figure centrale de la littérature populaire française des années 1970 et 1980 : Yves Chantepie (né en 1940). Bien que ce nom ait parfois abrité la collaboration de Daniel Bertolino, c’est Yves Chantepie qui en demeure le pivot et l’auteur le plus prolifique.

Un maître de la collection « Anticipation »

Sous la signature de Dan Dastier, Yves Chantepie s’est imposé comme l’un des piliers des éditions du Fleuve Noir, et plus particulièrement de la célèbre collection « Anticipation ». Entre 1972 et 1987, il y publie pas moins de trente-quatre romans de science-fiction.

Son œuvre explore les thèmes classiques du genre — voyages spatiaux, mutations et sociétés futures — avec une efficacité narrative propre au format « de gare » de l’époque. Parmi ses titres les plus notables, on peut citer Les Déracinés d’Humania (1972), Les Portes du monde Alpha (1974) ou encore Zarnia, dimension folie (1975). Deux de ses ouvrages ont d’ailleurs été réédités dans la prestigieuse collection « Maîtres français de la SF » à la fin des années 1980.

Espionnage et roman policier

L’activité de l’auteur ne s’est pas limitée à la science-fiction. Sous ce même pseudonyme, il fut l’un des auteurs les plus actifs de la collection « Espionnage » du Fleuve Noir. Il est notamment le créateur du personnage de Frank Warden, agent de la CIA, dont les aventures se déclinent en quarante-trois volumes entre 1970 et 1982.

Il a également signé onze romans policiers dans la collection « Spécial Police », tels que Naufrages (1970) ou Le Dossier rouge (1980).

Identités multiples

Le travail d’Yves Chantepie est marqué par l’usage de plusieurs noms de plume, souvent partagés avec Daniel Bertolino. Outre Dan Dastier, on retrouve leur signature derrière les pseudonymes collectifs suivants :

Daniel Yves Chanbert : utilisé pour des romans de science-fiction publiés chez Albin Michel (Les Sirènes de Lusinia, 1974).

Marc Bréhal : utilisé pour une douzaine de romans dans la collection « Espiomatic » au Fleuve Noir.

Postérité

Bien que ses récits soient ancrés dans une époque de production de masse, Dan Dastier reste une référence pour les nostalgiques de l’« âge d’or » du Fleuve Noir. Sa capacité à naviguer entre les genres (polar, espionnage, anticipation) témoigne de la vitalité de la littérature de genre française durant les « Trente Glorieuses » de l’édition populaire.

Livres de Dan Dastier :

Jullian de Cerny :

Warden :

Au-delà des trouées noires (1977)
Dangereuse héroïne (1971)
Et les hommes voulurent mourir (1979)
L’enfant de Xena (1981)
L’ère des Bionites (1982)
La louve de Thar-Gha (1978)
La métamorphose des Shaftes (1981)
Le feu de Klo-Ora (1976)
Le règne d’Astakla (1981)
Le secret d’Irgoun (1982)
Le sixième symbiote (1987)
Le soleil des Arians (1978)
Le talef d’Alkoria (1979)
Les androïdes meurent aussi (1979)
Les déracinés d’Humania (1972)
Les dieux maudits d’Alphéa (1981)
Les héritiers d’Antinéa (1982)
Les intemporels (1980)
Les maîtres de Gorka (1977)
Les portes du monde Alpha (1975)
Les secrets d’Hypnoz… (1972)
Les séquestrés de Kappa (1978)
Les vengeurs de Zyléa (1978)
Même le plus doux des moutons (1974)
Messies pour l’avenir (1973)
Naïa de Zomkaa (1979)
Obsession Terzium 13 (1978)
Shan-Aya (1983)
Stade zéro (1980)
Une autre éternité (1980)
Zarnia, dimension-folie (1975)

Pour en savoir plus sur Dan Dastier :

La page Wikipédia sur D. Dastier
La page Noosfere sur D. Dastier
La page isfdb de D. Dastier

Joël Houssin

Présentation de Joël Houssin :

Joël Houssin, né le 29 août 1953 à Paris et mort le 23 mars 2022 à Massy, est une figure majeure de la littérature de genre en France, ayant marqué aussi bien la science-fiction que le roman policier et l’écriture scénaristique.

Un pilier de la science-fiction française

Joël Houssin commence sa carrière littéraire dans les années 1970 par la science-fiction. Son style, souvent sombre, urbain et empreint d’une esthétique « rock », lui vaut rapidement la reconnaissance de ses pairs. Il reçoit le grand prix de l’Imaginaire à deux reprises : une première fois en 1986 pour Les Vautours, puis en 1992 pour Le Temps du twist. Entre-temps, il décroche le prestigieux prix Apollo en 1990 pour son roman Argentine.

Outre ses propres romans, il participe à l’aventure des collections populaires du Fleuve Noir et contribue, sous le pseudonyme collectif de Zeb Chillicothe, à la série de science-fiction post-apocalyptique JAG.

Le créateur du « Dobermann »

En 1981, Joël Houssin se tourne vers le polar avec la création d’un personnage qui deviendra culte : le Dobermann. Chef d’une bande de braqueurs ultra-violents, ce personnage est le héros d’une longue série de romans publiés dans la collection « Spécial Police » du Fleuve Noir.

Cette saga rencontre un immense succès et sera adaptée au cinéma en 1997 par Jan Kounen, avec Vincent Cassel dans le rôle-titre. Houssin signe lui-même le scénario de cette adaptation, qui marquera le paysage du cinéma de genre français par son esthétique nerveuse et provocatrice.

Une carrière prolifique à la télévision

À partir des années 1990, l’auteur s’éloigne progressivement de l’édition pour se consacrer à l’écriture de scénarios pour la télévision. Il devient l’un des scénaristes les plus sollicités pour les grandes séries policières françaises, travaillant notamment sur Commissaire Moulin ou Les Bœuf-carottes, série qu’il a créée.

Il ne délaisse pas pour autant ses racines fantastiques, comme en témoigne la création de la série David Nolande (2006) pour France 2, qui mêle enquête et prémonitions surnaturelles, ou encore la mini-série Éternelle (2009).

Fin de carrière

Après plusieurs années de silence littéraire, Joël Houssin revient en librairie en 2012 avec Loco (éditions Ring), une réécriture radicale de son premier roman, Locomotive rictus.

Écrivain au style percutant et visionnaire, Joël Houssin laisse derrière lui une œuvre protéiforme qui a su jeter des ponts entre la littérature populaire et la culture visuelle contemporaine.

Livres de Joël Houssin :

Dobermann :

  • Le Dobermann américain
  • Les crocs du Dobermann
  • Le Dobermann et le Phénix
  • La nuit du Dobermann
  • Le Dobermann et les rastas
  • Plus noir qu’un dobermann
  • A la santé du Dobermann
  • L’ombre du Dobermann
  • Le Dobermann et le Cobra
  • Chassez le Dobermann
  • Le Dobermann et les balourds
  • Du suif pour le Dobermann
  • Faites pas pleurer le Dobermann !
  • Dobermann bastringue
  • Dix de der (1984)
  • Bille en tête
  • Comme un rat
  • Roulez jeunesse !
  • Bras de fer

Gore :

SCUM :

Angel felina (1981)
Argentine (1989)
Banlieues rouges (1989)
Blue (1982)
City (1983)
Game over (1983)
Le champion des mondes (1982)
Le chasseur (1983)
Le pronostiqueur (1981)
Le temps du twist (1990)
Les vautours (1985)
Lilith (1982)
Locomotive rictus (1975)
Masques de clown (1982)
Voyeur (1983)

Pour en savoir plus sur Joël Houssin :

La page Wikipédia sur J. Houssin
La page Noosfere sur J. Houssin
La page isfdb de J. Houssin

Benoît Becker

Présentation de Benoît Becker :

Benoît Becker n’est pas une personne réelle, mais un pseudonyme collectif utilisé principalement par les éditions Fleuve Noir dans les années 1950 et 1960.

Voici les éléments clés de cette « biographie » littéraire :

1 Une identité à plusieurs mains

Ce nom a été créé pour signer des romans de genre (science-fiction, fantastique, épouvante, policier) produits à un rythme industriel. Plusieurs auteurs célèbres ou reconnus ont écrit sous ce nom, notamment :

  • Jean-Claude Carrière : le célèbre scénariste et écrivain français.
  • Christiane Rochefort : femme de lettres connue pour Le Repos du guerrier.
  • Stéphane Jourat (de son vrai nom Stephan Jouravieff) : écrivain belge qui est sans doute l’utilisateur le plus prolifique du pseudonyme.
  • José-André Lacour : romancier et dramaturge belge.

2 Œuvre en Science-Fiction et Fantastique

Sous le nom de Benoît Becker, ces auteurs ont alimenté deux collections phares du Fleuve Noir :

  • « Angoisse » : C’est ici que le pseudonyme s’est illustré dans le fantastique et l’horreur avec des titres comme Le Chien des ténèbres, Expédition épouvante ou Terreur.
  • « Anticipation » : Bien que le pseudonyme Jean-Gaston Vandel soit plus emblématique de la SF chez cet éditeur (lui aussi un pseudonyme collectif, notamment pour Jean Libert et Gaston Vandenpanhuyse), Benoît Becker a également touché au genre.

3 La série des Frankenstein

L’une des contributions les plus célèbres signées Benoît Becker est une suite de romans consacrés au mythe de Frankenstein. Publiés dans les années 1950, ces livres (comme La Tour de Frankenstein, Le Pas de Frankenstein, etc.) ont été principalement écrits par Jean-Claude Carrière. Ils sont restés dans les mémoires comme une tentative originale de prolonger l’œuvre de Mary Shelley sous forme de feuilletons populaires.

En résumé

Benoît Becker incarne l’époque de l’âge d’or de la littérature de gare en France, où des auteurs de talent utilisaient des prête-noms pour publier des récits de divertissement rapides, efficaces et souvent très créatifs. Si vous cherchez un auteur précis derrière un livre de Benoît Becker, il faut souvent se référer à la date de publication pour identifier s’il s’agit du travail de Carrière, Jourat ou Lacour.

Livres de Benoît Becker :

Frankenstein :

Expédition épouvante (1954)
Guillotine pour demain (1956)
Terreur (1955)

Pour en savoir plus sur Benoît Becker :

La page Wikipédia sur B. Becker
La page Noosfere sur B. Becker
La page isfdb de B. Becker

Serge Brussolo

Présentation de Serge Brussolo :

Serge Brussolo est une figure singulière et prolifique de la littérature française contemporaine. Surnommé « l’ogre de la narration », il a bâti une œuvre monumentale touchant à tous les genres, du fantastique au thriller, en passant par la science-fiction et la littérature jeunesse.

Voici les grandes étapes de sa vie et de sa carrière.

Une jeunesse marquée par l’imaginaire

Né le 31 mai 1951 à Paris, Serge Brussolo connaît une enfance solitaire et difficile, souvent décrite comme étouffante. C’est dans cette atmosphère qu’il développe un imaginaire débordant, qu’il utilise d’abord comme un refuge avant d’en faire sa profession.

Après des études de lettres et de psychologie, il commence à écrire de manière compulsive. Ses premiers textes sont refusés par de nombreux éditeurs, car ils ne rentrent dans aucune case préétablie de la littérature de genre de l’époque.

L’ascension d’un maître de l’insolite

C’est à la fin des années 1970 que sa carrière décolle véritablement. Il s’impose d’abord dans le milieu de la science-fiction et du fantastique avec des nouvelles et des romans qui frappent par leur originalité visuelle et leur cruauté onirique.

  • 1979 : Il reçoit le Grand Prix de l’imaginaire pour sa nouvelle Funnyway.
  • Les années 1980 : Il publie des chefs-d’œuvre tels que Sommeil de sang, Portrait du diable en chapeau de roue ou encore Carnaval de fer.

Son style se caractérise par des images surréalistes saisissantes : des architectures vivantes, des objets qui mutent et des sociétés régies par des lois absurdes mais implacables.

Le tournant vers le thriller et le succès populaire

Dans les années 1990, Brussolo diversifie sa production. Tout en continuant d’explorer l’imaginaire, il s’attaque au roman policier et au thriller psychologique. Il y déploie la même efficacité narrative, avec un sens aigu du suspense et du malaise.

C’est également l’époque de ses plus grands succès publics, notamment avec :

  • Le Murmure des loups
  • La Moisson d’hiver (Prix du roman d’aventures en 1994)

Il prend également la direction littéraire des éditions du Fleuve Noir, où il insuffle un renouveau à la collection « Anticipation ».

La conquête du jeune public : Peggy Sue et les autres

Au début des années 2000, Serge Brussolo entame une carrière fulgurante en littérature jeunesse. La série Peggy Sue et les Fantômes devient un succès international, traduite dans de nombreuses langues. Il y raconte les aventures d’une jeune fille capable de voir des êtres invisibles et maléfiques (les « Invisibles ») qui tourmentent l’humanité.

Un style et une méthode uniques

La force de Brussolo réside dans sa capacité à produire des intrigues à un rythme effréné (parfois plusieurs romans par an). Son écriture est visuelle, presque cinématographique, privilégiant l’impact de l’image sur la psychologie complexe des personnages.

« J’écris pour me débarrasser des images qui m’encombrent l’esprit. » — Serge Brussolo.

Aujourd’hui, avec plus de cent soixante ouvrages à son actif, il reste l’un des auteurs français les plus originaux, capable de transformer n’importe quel décor banal en un cauchemar fascinant.

Livres de Serge Brussolo :

3 place de Byzance :

Agence 13 :

Almoha :

Anouna l’embaumeuse :

Conan Lord :

Cycle des ouragans :

D.E.S.T.R.O.Y :

Elodie et le Maître des rêves :

Frontière barbare :

Jehan de Montpéril :

La fille aux cheveux rouges :

La fille de l’archer :

Les animaux funèbres :

Les brigades du chaos :

Les chroniques de l’épouvante :

Les soldats du goudron :

Lina et la forêt des sortilèges :

Marion des Pierre :

Nouchka :

Oswald Caine :

Peggy Mitchum :

Peggy Sue et les fantômes :

Peggy Sue et le chien bleu :

Shag l’idiot :

Sigfrid et les mondes perdus :

Intégrales :

A l’image du dragon (1982)
Abîmes (1993)
Anatomik (2019)
Armés et dangereux (1993)
Aussi lourd que le vent (1981)
Boulevard des banquises (1990)
Catacombes (1986)
Cauchemar à louer (2001)
Ce qui mordait le ciel… (1984)
Cendres vives (2020)
Ceux qui dorment en ces murs (2007)
Cheval rouge (2017)
Crache-béton (1984)
Danger, parking miné ! (1986)
De l’autre côté du mur des ténèbres (1993)
Enfer vertical en approche rapide (1985)
Hurlemort (1993)
L’armure maudite (1992)
L’héritier des abîmes (2009)
L’homme aux yeux de napalm (1990)
L’oiseau des tempêtes (2016)
La chambre indienne (2000)
La colère des ténèbres (1986)
La fenêtre jaune (2007)
La fille de la nuit (1996)
La main froide (1995)
La maison des murmures (2005)
La moisson d’hiver (1994)
La nuit du bombardier (1989)
La nuit du venin (1987)
La planète des ouragans (1987)
La porte d’ivoire (2018)
La princesse noire
(2004)
La route de Santa Anna (2014)
La route obscure (1993)
Le carnaval de fer (1983)
Le chateau d’encre (1988)
Le chien de minuit (1994)
Le hasard et la nuit (2020)
Le livre du grand secret (1999)
Le masque d’argile (2008)
Le murmure des loups (1990)
Le nuisible (1982)
Le puzzle de chair (1983)
Le sourire noir (1994)
Le syndrome du scaphandrier (1992)
Le vent noir (1991)
Le vestiaire de la reine morte (2010)
Le visiteur sans visage (1994)
Le voleur d’icebergs (1988)
Les bêtes (1990)
Les bêtes enracinées (1984)
Les cavaliers de la pyramide (2012)
Les démoniaques (1991)
Les emmurés (1990)
Les geôliers (2017)
Les louvetiers du roi (2010)
Les lutteurs immobiles (1983)
Les ombres du jardin (1996)
Les sentinelles d’Almoha (1981)
Ma vie chez les morts (1996)
Mange-monde (1993)
Portrait du diable en chapeau melon (1982)
Procédure d’évacuation immédiate des musées fantômes (1987)
Rinocérox (1992)
Soleil de soufre (1999)
Sommeil de sang (1982)
Tambours de guerre (2015)
Trajets et itinéraires de l’oubli (1981)
Traque-la-mort (1982)
Vue en coupe d’une ville malade (1980)

Pour en savoir plus sur Serge Brussolo :

La page Wikipédia sur S. Brussolo
La page Noosfere sur S. Brussolo
La page isfdb de S. Brussolo

Jean-Marc Lofficier

Présentation de Jean-Marc Lofficier :

Jean-Marc Lofficier est une figure singulière et polyvalente de la culture populaire française et anglo-saxonne. Écrivain, traducteur, éditeur et scénariste, il a consacré sa carrière à bâtir des ponts entre la France et les États-Unis, particulièrement dans les domaines de la science-fiction, du fantastique et de la bande dessinée.

Voici les grandes étapes de son parcours :

Un pont culturel entre la France et les États-Unis

Né en 1954 à Toulon, Jean-Marc Lofficier s’installe aux États-Unis dès les années 1970. Cette expatriation marque le début d’une double carrière.

  • Ambassadeur de la BD française : Avec son épouse Randy Lofficier, il a traduit et fait découvrir au public américain des chefs-d’œuvre de la bande dessinée européenne, notamment les œuvres de Moebius (Jean Giraud), dont il a longtemps été l’agent et l’adaptateur pour Marvel Comics.
  • Expert des Comics en France : Inversement, il a été l’un des principaux vulgarisateurs de l’univers Marvel et DC en France à travers ses articles, ses critiques et ses travaux de traduction.

Un auteur de l’imaginaire

En tant qu’écrivain, Lofficier se distingue par son amour pour la « pop-culture » classique et l’uchronie.

Scénariste de BD et de télévision

Il a écrit pour des séries emblématiques, tant pour le petit écran que pour le papier :

  • Télévision : Il a contribué à des séries cultes comme The Real Ghostbusters ou encore la version animée de DuckTales (La Bande à Picsou).
  • Bandes dessinées : Il a travaillé pour les plus grands éditeurs (Marvel, DC, Image, IDW). On lui doit notamment des épisodes de Doctor Strange, What If? ou encore le crossover culte Superman’s Metropolis.

Littérature et le concept de « Shadowmen »

Dans ses romans et anthologies, il a développé un concept fascinant : le Shadowmen. Il s’agit de revisiter les héros de la littérature populaire française du début du XXe siècle (Fantômas, Arsène Lupin, Nyctalope, Robur le Conquérant) en les intégrant dans un univers partagé, à la manière des super-héros modernes.

Fondateur de Rivière Blanche

En 2004, il fonde Rivière Blanche (Black Coat Press aux USA), une maison d’édition qui se donne pour mission de :

  • Rééditer des classiques oubliés de la science-fiction française (souvent issus de la collection culte Fleuve Noir Anticipation).
  • Publier de nouveaux auteurs s’inscrivant dans cette tradition du « merveilleux scientifique ».
  • Traduire des œuvres françaises de SF en anglais pour le marché international.

En résumé : Un héritier de Jules Verne et de Stan Lee

Jean-Marc Lofficier est avant tout un archiviste du futur. Son œuvre est une lettre d’amour constante à l’imaginaire du XXe siècle. Il a reçu, avec sa femme Randy, un Inkpot Award au Comic-Con de San Diego en 1990 pour sa contribution exceptionnelle au monde de la bande dessinée et de la science-fiction.

Livres de Jean-Marc Lofficier :

Bruno Condor :

Les compagnons de l’ombre :

Intégrales :

Crépuscule vaudou (2008)
L’ombre de Judex (2013)
Les survivants de l’humanité (2004)

Pour en savoir plus sur Jean-Marc Lofficier :

La page Wikipédia sur J.-M. Lofficier
La page Noosfere sur J.-M. Lofficier
La page isfdb de J.-M. Lofficier