Catégorie : Livres
Le livre des merveilles par Nathaniel Hawthorne

Fiche de Le livre des merveilles
Titre : Le livre des merveilles
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1852
Traduction : L. Rabillon
Editeur : Bibebook
Première page de Le livre des merveilles
« Par une belle matinée d’automne on pouvait voir, réunis sous le porche d’une maison de campagne appelée Tanglewood, un certain nombre d’enfants, présidés par un jeune garçon dont la taille dépassait de beaucoup celle de ses camarades. Cette bande joyeuse avait projeté une cueillette parmi les noyers des environs, et attendait avec impatience que le brouillard se fût enlevé sur les collines, et que le soleil eût répandu sa chaleur dans les champs, dans les prairies et à travers les bois, dont l’été indien 1 colorait les feuilles de mille nuances. La matinée promettait l’un des plus beaux jours qui aient jamais égayé l’aspect de la nature, si plein de charmes et de délices. Toutefois le brouillard remplissait encore la vallée dans toute son étendue, jusqu’à une petite éminence où était située l’habitation.
À moins de cent yards 2 de la maison, une vapeur blanchâtre voilait tous les objets, à l’exception de quelques cimes vermeilles ou jaunies que venaient dorer les premiers rayons du jour, et qui çà et là perçaient l’épaisseur du brouillard. À une distance de quatre ou cinq milles, vers le sud, se dressait le pic du Monument-Mountain 3 qui semblait flotter sûr un nuage. »
Extrait de : N. Hawthorne. « Le livre des merveilles. »
La vieille fille blanche par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La vieille fille blanche
Titre : La vieille fille blanche et autres contes fantastiques
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1926
Traduction : M. Logé
Editeur : Marabout
Sommaire de La vieille fille blanche
- La vieille fille blanche
- Wakefield
- L’artiste du beau
- La statue de bois
- L’expérience du docteur Heidegger
- Le glas nuptial
- Le trésor de Peter Goldthwaite
- Le voile noir du pasteur
- Légendes de la maison provinciale
Première page de La vieille fille blanche
« Les rayons de lune entraient par deux fenêtres étroites et profondes, et éclairaient une vaste chambre meublée à l’ancienne mode. L’ombre des vitres en diamant d’une des fenêtres se découpait sur le plancher ; la pâle lumière filtrant à travers l’autre fenêtre se posait sur le lit entre d’épais rideaux de soie et éclairait le visage d’un jeune homme. Mais comme ce dormeur était tranquille ! Comme ses traits étaient pâles ! Comme le drap qui enveloppait son corps ressemblait à un linceul ! Oui, c’était, en effet, un cadavre dans ses linges mortuaires.
Tout à coup ses traits fixes parurent frémir comme sous le coup d’une émotion obscure. Idée étrange ! Ce n’était que l’ombre du rideau frangé qui flottait entre le visage du mort et le clair de lune, tandis que la porte de la chambre s’ouvrait et qu’une jeune fille se glissait doucement jusqu’au lit. Les rayons de lune créèrent-ils une illusion, ou bien son geste et son regard trahirent-ils un éclair de triomphe, tandis qu’elle se courbait au-dessus du cadavre, – pâle comme lui, – et pressait ses lèvres vivantes contre les lèvres froides du mort ? »
Extrait de : N. Hawthorne. « La vieille fille blanche. »
La lettre écarlate par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La lettre écarlate
Titre : La lettre écarlate
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1850
Traduction : P. Leyris
Editeur : I2N
Première page de La lettre écarlate
« Une foule d’hommes barbus, arborant des vêtements de couleurs tristes et des chapeaux à haute calotte, mêlés à des femmes dont certaines portaient un capuchon et d’autres allaient nu-tête, étaient assemblés à la porte d’un édifice de bois à la porte renforcée de pesantes traverses de chêne et garnie de pointes de fer.
Les fondateurs d’une colonie nouvelle, quelque utopie de vertu et de bonheur humains qu’ils aient pu projeter à l’origine, ont invariablement reconnu pour une de leurs premières nécessités pratiques celle d’allouer une portion du sol vierge à un cimetière et une autre portion à l’emplacement d’une prison. Conformément à cette règle, on peut tenir pour assuré que les ancêtres de Boston construisirent la première prison dans le voisinage de Cornhill, avec presque autant d’à-propos qu’ils délimitèrent le premier cimetière sur le terrain d’Isaac Johnson et autour de sa tombe, qui devint dans la suite le noyau de tous les sépulcres rassemblés dans le vieux cimetière de King’s Chapel. »
Extrait de : N. Hawthorne. « La Lettre écarlate. »
La lettre écarlate par Nathaniel Hawthorne

Fiche de La lettre écarlate
Titre : La lettre écarlate
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1850
Traduction : F. Happe
Editeur : Gallmeister
Première page de La lettre écarlate
« UNE foule d’hommes barbus, vêtus de couleurs tristes et portant de hauts chapeaux gris en forme de clocher, mêlés à des femmes, certaines coiffées d’un bonnet, d’autres nu-tête, était rassemblée devant un édifice en bois dont la porte aux lourdes traverses de chêne était hérissée d’énormes clous.
Les fondateurs d’une colonie, quelle que soit l’utopie de vertu et de bonheur qu’ils aient pu projeter à l’origine, ont invariablement dû se rendre à cette évidence que l’une des premières nécessités pratiques qui s’imposaient à eux était d’affecter une portion du sol vierge à un cimetière et une autre à l’emplacement d’une prison. Conformément à cette règle, on peut raisonnablement penser que les ancêtres de Boston construisirent la première prison, quelque part non loin de Cornhill, pratiquement en même temps qu’ils délimitèrent le premier cimetière sur le terrain d’Isaac Johnson et autour de sa tombe, qui devint par la suite le point central de tous les sépulcres rassemblés dans le vieux champ du repos de King’s Chapel. »
Extrait de : N. Hawthorne. « La Lettre écarlate. »
Contes étranges par Nathaniel Hawthorne

Fiche de Contes étranges
Titre : Contes étranges
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date de parution : 1876
Traduction :
Editeur : Bibebook
Sommaire de Contes étranges
- La marque de naissance
- La fille aux poisons
- La grande figure de pierre
- Le trésor
- L’expérience du docteur Heidegger
- L’image de neige
- La combe des trois collines
- L’amour du beau
- Les caprices du sort
- La promenade de la petite Annie
- La statue de bois
- Le voyage de noce
- M. Wakefield
- La catastrophe de M. Higginbotham
- La grande escarboucle
- Les portraits prophétiques
Première page de La marque de naissance
« Vers la fin du siècle dernier vivait un savant naturaliste qui, peu de temps avant l’époque où commence notre récit, avait fait une expérience sur une affinité morale un peu plus attrayante que l’affinité chimique. Il avait un jour laissé son laboratoire aux mains d’un praticien, lavé sur ses doigts la trace des acides et des réactifs de toute nature, et enfin persuadé une ravissante créature de devenir sa compagne.
Dans ce temps-là, alors que la découverte récente de l’électricité et des importants phénomènes qui s’y rattachent semblait donner à l’homme le don des miracles, il n’était point rare que l’amour de la science et celui de la femme rivalisassent de profondeur et d’absorbante énergie. De puissants esprits mettaient leur intelligence, leur génie, leur cœur même à la recherche de l’inconnu, dans l’orgueilleux espoir que le philosophe, vainqueur un jour dans sa lutte avec la matière, parviendrait à saisir la secret des causes efficientes et deviendrait créateur à son tour. Nous ne savons trop si notre chimiste avait une tette confiance dans le futur pouvoir de l’homme sur la nature ; cependant il s’était dévoué sans réserve à ses études scientifiques, et trop entièrement pour qu’une autre passion pût l’en détourner. »
Extrait de : N. Hawthorne. « Contes étranges. »
Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds par Brandon Sanderson

Fiche de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
Titre : Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2018
Traduction : M. Fazi
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds
- Légion
- A fleur de peau
- Les illusions dangereuses
Première page de Légion
« Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées.
Les coups de feu provenant de la chambre de J.C. claquaient comme des pétards. Marmonnant tout bas, je m’emparai des cache-oreilles accrochés à l’extérieur de sa porte – j’avais appris à les y laisser – et entrai dans la pièce. J.C. portait lui-même un cache-oreilles et levait son pistolet à deux mains, visant sur le mur une photo d’Oussama Ben Laden.
Il passait du Beethoven. Très fort.
— On ne s’entend plus parler ! hurlai-je.
J.C. fit la sourde oreille. Il vida un chargeur dans la figure de Ben Laden, perçant une série de trous dans le mur par la même occasion. Je n’osai pas m’approcher. Il risquait de me tirer dessus par accident si je le surprenais. »
Extrait de : B. Sanderson. « Légion – Les nombreuses vies de Stephen Leeds. »
Le pacte des esclavagistes par Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Fiche de Le pacte des esclavagistes
Titre : Le pacte des esclavagistes
Auteur : Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Date de parution : 2000
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le pacte des esclavagistes
« Yalmiz Guthbert est petit. Si petit qu’il doit mettre des talonnettes pour parvenir à approcher le mètre soixante-cinq. Un peu enrobé, le front dégarni et la tête couronnée par des cheveux noirs frisés dont quelques mèches commencent à grisonner, il cultive avec un soin maniaque une apparence ridicule, pour faire honneur au surnom qui lui colle à la peau depuis sa plus tendre enfance.
Pour l’heure, il porte un justaucorps fluorescent rose à parements vert d’eau qui lui donne un aspect légèrement boudiné, de courtes bottes d’un vert plus pâle et une large ceinture dont les multiples poches débordent d’objets divers et variés – papiers personnels, cartes de crédit et pschitt paralysant pour se défendre en cas d’agression.
Yalmiz est un tantinet parano. »
Extrait de R.C Wagner + R. Gallart. « Le Pacte des esclavagistes. »
Le nombril du monde par Roland C. Wagner

Fiche de Le nombril du monde
Titre : Le nombril du monde
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1997
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Le nombril du monde
« Le menhir solitaire se dresse dans la nuit tiède, au creux d’un repli de terrain situé non loin de la route goudronnée qui sinue à travers les bois de Meudon et de Clamart. Il doit être près de minuit, mais il n’y a pas si longtemps que l’obscurité a étendu son voile sur la forêt paisible, car la conjonction de l’approche du solstice et de l’heure d’été allonge démesurément les soirées. Sur l’étang voisin, dans lequel les pêcheurs banlieusards viennent tremper leurs lignes durant la journée, un couple de canards somnole, à peine dissimulé dans les roseaux qu’aucune brise ne vient agiter.
Soudain, des pas se font entendre sur l’allée de terre qui traverse la forêt en direction du Bas-Meudon et de la Fontaine Sainte-Marie. Les arrivants, au nombre d’une demi-douzaine, portent de longues robes blanches munies de capuchons qu’ils ont rabattus sur leurs crânes, comme s’ils voulaient dissimuler leurs traits à d’éventuels observateurs. Leurs pieds sont chaussés de sandales et leurs mains gantées de tissu blanc. »
Extrait de : R.C Wagner. « Le nombril du monde. »
Alcatraz Smedry par Brandon Sanderson

Fiche de Alcatraz Smedry
Titre : Alcatraz Smedry – intégrale
Auteur : Brandon Sanderson
Date de parution : 2013
Traduction : J. Saumande
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Alcatraz Smedry
- Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires
- Alcatraz contre les ossements du scribe
- Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla
- Alcatraz contre l’ordre du verre brisé
Le chant du cosmos par Roland C. Wagner

Fiche de Le chant du cosmos
Titre : Le chant du cosmos
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1999
Editeur : L’Atalante
Première page de Le chant du cosmos
« Yeff marqua une pause devant la porte vitrée qui le séparait encore de Diasphine, de la réalité de ce monde si différent de celui où il avait grandi. Il ressentait un pincement au creux de la poitrine et ses jambes avaient du mal à le porter. Un effet de la gravité inhabituelle ; sa valise ne lui avait jamais paru peser aussi lourd.
Il prit une lente inspiration, réunissant ses forces avant de repartir. Les battants transparents maculés de boue s’écartèrent avec un grincement. La mécanique ne devait pas bénéficier d’un entretien régulier ; Diasphine était un monde pauvre, encore en train de chercher une voie de développement tout à la fois rentable et raisonnable sur le plan de l’Éthique. Découverte lors de la Seconde Expansion, elle se trouvait à mille huit cents années de lumière d’Océan, d’où venait le jeune homme.
D’énormes nuages d’un rose passé commençaient à s’agglutiner dans le ciel verdâtre, voilant le disque orangé du soleil qui ne tarderait plus à plonger derrière les montagnes proches. Ce n’était pas très différent de certains crépuscules océaniens, songea Yeff avec une poussée de nostalgie. »
Extrait de : R.C Wagner. « Le chant du cosmos. »