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Un ange s’est pendu par Roland C. Wagner

Fiche de Un ange s’est pendu

Titre : Un ange s’est pendu
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Un ange s’est pendu

« Richard en était à son troisième baby quand Elric entra dans le restaurant, accompagné d’un adolescent au profil d’oiseau de proie. Il interrompit à peine esquissé son geste de bienvenue ; il avait assez bu pour éprouver une méfiance quasi paranoïaque vis-à-vis des inconnus. D’autant plus qu’Elric avait le chic pour attirer paumés et personnages qu’il qualifiait lui-même de folkloriques. Propriétaire d’un magasin de disques situé dans le XIVe arrondissement et spécialisé dans les raretés des années 60 et 70, Elric voyait défiler chaque jour toute une faune blafarde, où les collectionneurs enragés, prêts à se ruiner pour un original des Thirteenth Floor Elevators, se mêlaient aux rockers miteux grattouillant dans de minables groupes banlieusards. »

Extrait de : R.C Wagner. « Un ange s’est pendu. »

Poupée aux yeux morts – intégrale par Roland C. Wagner

Fiche de Poupée aux yeux morts – intégrale

Titre : Poupée aux yeux morts – intégrale
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution :
Editeur :

Sommaire de Poupée aux yeux morts – intégrale

  • La mémoire des pierres
  • Prisons intérieures
  • Les futurs mystères de Paris

Première page de Poupée aux yeux morts

« La station de métro sentait la crasse et le détergent. Les affiches tridi à la structure altérée ne présentaient plus que des scènes figées et déséquilibrées, qu’embrumait un flou accidentel, sans rien d’artistique à mes yeux. Un clochard dormait en chien de fusil dans une niche de la paroi arrondie, alcôve misérable d’un sommeil d’origine chimique. Je ne reconnaissais plus rien ; ce monde où j’étais né m’était devenu étranger.

Je me laissai emporter par l’escalator, fouillant machinalement mes poches à la recherche du frotteglisse. Peine perdue : j’avais laissé à l’Escale le petit gadget montgomeryl, ne voulant pas y avoir recours ce soir-là.

Quatre Matraqueurs avaient élu domicile dans la salle des contrôleurs magnétiques. Une ligne peinte sur le sol délimitait leur territoire ; je pris soin de respecter cette frontière. »

Extrait de : R.C Wagner. « Poupée aux yeux morts, la trilogie. »

Pax Americana par Roland C. Wagner

Fiche de Pax Americana

Titre : Pax Americana
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2005
Editeur : Editions du Rocher

Première page de Pax Americana

« — Enfoiré ! dit Daniel, je me paierais bien le président des Zu’ssa !
Les autres ricanèrent. Ils connaissaient tous le sens de cette expression dans la bouche de Daniel, et ils pensaient à l’évidence que ce n’étaient que des paroles en l’air. On ne se payait pas le président des Zu’ssa ; il était trop bien protégé.
Mais, n’empêche, l’idée était sacrément tentante. Le genre de truc fou qu’on ne fait pas deux fois dans une vie. Et il n’y aurait peut-être pas d’autre occasion avant bien longtemps – s’il y en avait une un jour. Bien que nul ne pût deviner ce qui ressortirait de la Première Conférence américano-européenne, pas grand-chose était l’opinion communément admise. La Bonne Vieille Europe et les Zu’ssa étaient incapables de s’entendre, c’était bien connu et ça faisait marrer les Chinois depuis des lustres de les voir alterner prises de tête et périodes où ils ne se parlaient même plus – la Guéguerre fraîche, comme on la surnommait parfois. »

Extrait de : R.C. Wagner. « Pax Americana. »

Par la noirceur des étoiles brisées par Roland C. Wagner

Fiche de Par la noirceur des étoiles brisées

Titre : Par la noirceur des étoiles brisées
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2011
Editeur : Bélial

Première page de Par la noirceur des étoiles brisées

« Le capitaine Lit de Roses ouvrit les yeux. Le grand écran de contrôle était éteint, ainsi que la plupart des tableaux de commandes. Seule la lumière froide de l’éclairage de secours baignait le poste de pilotage, y découpant des ombres fantomatiques. Avec des gestes lents, le colosse à la chevelure d’azur fouilla dans le faisceau de fils et de connexions qui jaillissait d’un panneau éventré. Choisissant une fibre optique dénudée, il l’enfonça dans l’une des trois prises neurales rivées derrière son oreille droite.

Sans résultat. L’informatique de bord était apparemment hors d’usage. Jurant à mi-voix, le capitaine arracha la fibre optique, puis détacha les sangles qui le retenaient prisonnier de son vaste fauteuil anti-g, conçu spécialement pour accueillir sa massive carrure. Originaire d’un monde à forte gravité, il était en effet quasiment aussi large que haut. »

Extrait de : R.C Wagner. « Par la noirceur des étoiles brisées. »

Musique de l’énergie par Roland C. Wagner

Fiche de Musique de l’énergie

Titre : Musique de l’énergie
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2000
Editeur : Nestiveqnen Editions

Sommaire de Musique de l’énergie

  • Les trois lois de la sexualité robotique
  • Blafarde ta peau, rouge ton regard
  • Fragment du Livre de la Mer
  • Vingt ans sur un trône
  • Chaque nuit
  • Ce qui n’est pas nommé
  • Le temps : un oeil ouvert dans la nuit
  • A la saignée du coude
  • Celui qui bave et qui glougloute
  • Faire-Part
  • Hors monde hors temps
  • Musique de l’énergie un aperçu de la terreur
  • H. P. L. (1890-1991)

Première page de Les trois lois de la sexualité robotique

« Première Loi :

Un robot ne peut accorder d’étreinte à un être humain sans son accord ni, restant passif, laisser cet être humain se consacrer au plaisir solitaire.

Deuxième Loi :

Un robot doit obéir à tous les désirs pervers des êtres humains, sauf si ces désirs sont en contradiction avec la Première Loi.

Troisième Loi :

Un robot doit protéger sa virginité dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Extrait de : R.C Wagner. « Musique de l’énergie. »

Les psychopompes de Klash par Red Deff

Fiche de Les psychopompes de Klash

Titre : Les psychopompes de Klash
Auteur : Red Deff
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les psychopompes de Klash

« Crystal Chandlier se plaqua vivement contre le mur de chromobéton, tous les sens en alerte. Le léger craquement apporté par le vent brûlant ressemblait fort au bruit d’une semelle de plasticuir écrasant une touffe d’herbe desséchée.
Retenant sa respiration, Chandlier dégaina doucement son paralysateur. Il s’était toujours refusé, pour des raisons d’éthique, à porter une arme capable de donner la mort ; nul ennemi n’était assez implacable pour mériter un tel sort, estimait-il.
Un second craquement lui parvint, beaucoup plus proche que le premier. Sans doute s’agissait-il d’un garde effectuant sa ronde. Chandlier s’accroupit au pied du mur. Dans la lumière aquatique qui baignait ce monde, il avait toutes les chances de passer inaperçu. La plupart des individus n’y voyaient pas à plus de dix mètres – sauf les Thorgs, mais aucun d’entre eux n’aurait accepté de travailler pour Faine Jade Inc. »

Extrait de : R. Deff. « Les Psychopompes de Klash. »

Les futurs mystères de Paris – intégrale par Roland C. Wagner

Fiche de Les futurs mystères de Paris – intégrale

Titre : Les futurs mystères de Paris – intégrale
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution :
Editeur : L’Atalante

Sommaire de Les futurs mystères de Paris – intégrale

  • La balle du néant
  • S’il n’était vivant
  • Les ravisseurs quantiques
  • Le réveil du parasite
  • L’odyssée de l’espèce
  • L’aube incertaine
  • Honoré a disparu
  • Tekrock
  • Pot Smokers from Outer space
  • Toons
  • L’esprit de la Commune
  • La barbe du prophète
  • … et personne n’est venu
  • Babaluma
  • Kali Yuga
  • Mine de rien

Les étoiles solitaires par Roland C. Wagner

Fiche de Les étoiles solitaires

Titre : Les étoiles solitaires
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2024
Editeur : Les moutons électriques

Première page de Les étoiles solitaires

« Le soleil tardait encore à se lever. Seules, quelques lueurs bleues se teintant doucement d’un rose un peu mauve chassaient à l’horizon les ténèbres de la nuit passée. Il était six heures à Marsport et il ne ferait vraiment jour que d’ici une demi-heure, quand le petit astre jaune aurait dépassé les formes tronquées des Monts Brackett pour répandre sur la vallée ses rayons à peine tièdes.
Chris frissonna. Il ne verrait pas apparaître le soleil. Son travail exténuant à l’intérieur des entrepôts glacés de la NCEM1 le privait d’un de ses plaisirs favoris. Il n’avait que dix-sept ans, mais il travaillait depuis trois années déjà, comme manutentionnaire. Douze heures chaque jour d’un labeur épuisant, qui ne lui rapportait guère qu’une centaine de crédits solaires par semaine. À peine de quoi payer la pension que ses parents lui réclamaient. Douze heures, passées dans des hangars gigantesques, à pousser des chariots surchargés de colis et de caisses… Un travail stupide, absurde, à la limite, qui l’avait rebuté dès le premier jour. Mais il n’avait pas le choix. En raison du chômage en extension permanente, la main-d’œuvre était très bon marché sur Mars. Chaque emploi offert attirait des centaines de candidats, même quand il s’agissait d’une tâche des plus rebutante. »

Extrait de : R.C Wagner. « Les étoiles solitaires. »

Le temps du voyage par Roland C. Wagner

Fiche de Le temps du voyage

Titre : Le temps du voyage
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 2005
Editeur : L’Atalante

Première page de Le temps du voyage

« Cheval Fou contrôla une dernière fois les paramètres de l’orbite où il venait d’insérer le Crome Syrcus. Une précaution de routine : il avait si souvent accompli les manœuvres d’approche qu’il aurait pu les réussir sans l’aide des instruments, toutes caméras débranchées, seulement guidé par les colonnes de chiffres qui défilaient dans son esprit. Le vaisseau et son pilote enchâssé abordaient pour la soixante-troisième fois le système de Procyon.

Cheval Fou lui-même ne conservait que peu de souvenirs des premières traversées ; son puissant cerveau, presque exclusivement dévoué au raisonnement, ne possédait que de minuscules zones mémorielles effaçables, où les nouveaux événements venaient bien vite supplanter les anciens. S’il désirait en savoir plus sur les missions accomplies, il lui restait toujours la ressource de consulter les mémoires cristallines du réseau de bord.

En temps ordinaire, Cheval Fou n’était pas curieux de son passé. La certitude que les vols précédents s’étaient déroulés sans anicroche lui suffisait. Mais cette traversée n’avait ressemblé à aucune autre : pour la première fois, sa conscience intemporelle avait connu l’impatience. »

Extrait de : R.C Wagner. « Le temps du voyage. »

Le pacte des esclavagistes par Roland C. Wagner et Rémy Gallart

Fiche de Le pacte des esclavagistes

Titre : Le pacte des esclavagistes
Auteur : Roland C. Wagner et Rémy Gallart
Date de parution : 2000
Editeur : Les moutons électriques

Première page de Le pacte des esclavagistes

« Yalmiz Guthbert est petit. Si petit qu’il doit mettre des talonnettes pour parvenir à approcher le mètre soixante-cinq. Un peu enrobé, le front dégarni et la tête couronnée par des cheveux noirs frisés dont quelques mèches commencent à grisonner, il cultive avec un soin maniaque une apparence ridicule, pour faire honneur au surnom qui lui colle à la peau depuis sa plus tendre enfance.

Pour l’heure, il porte un justaucorps fluorescent rose à parements vert d’eau qui lui donne un aspect légèrement boudiné, de courtes bottes d’un vert plus pâle et une large ceinture dont les multiples poches débordent d’objets divers et variés – papiers personnels, cartes de crédit et pschitt paralysant pour se défendre en cas d’agression.

Yalmiz est un tantinet parano. »

Extrait de R.C Wagner + R. Gallart. « Le Pacte des esclavagistes. »