Catégorie : Livres
Le sommeil du monstre par Enki Bilal
Fiche de Le sommeil du monstre
Titre : Le sommeil du monstre (Tome 1 sur 4 – La tétralogie du monstre)
Auteur : Enki Bilal
Date de parution : 1998
Editeur : Les humanoïdes associés
Première page de Le sommeil du monstre

Le grand retour par Max-André Rayjean

Fiche de Le grand retour
Titre : Le grand retour
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le grand retour
« Un calendrier électronique indéréglable indique la date du 24 septembre 2103, 17 h 30. Toutes les secondes, un chiffre saute sempiternellement sur le cadran, en silence.
Le gardien-chef Sam Lane perçoit alors l’onde psycho-émettrice du poste central de surveillance automatique. Son cerveau enregistre une impulsion, comme un flux télépathique. Pour lui, l’appel se traduit par une sorte de petite décharge électrique au niveau des neurones.
Cela le réveille. Il sait que le poste de surveillance sollicite la coopération de l’homme.
Étendu dans un hamac de relaxation, il bâille, s’étire, grommelle une insulte à l’adresse de l’ordinateur. Il dormait et avait branché son inducteur mental. Celui-ci déversait dans sa tête un rêve euphorique.
Lane déconnecte le casque à électrodes, soupire, se lève et coiffe sa casquette noire à visière. Il rajuste son uniforme galonné. Une glace lui renvoie son image. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Grand retour. »
Le flambeau de l’univers par Max-André Rayjean

Fiche de Le flambeau de l’univers
Titre : Le flambeau de l’univers
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le flambeau de l’univers
« Le torride été andin s’abattait sur la cordillère. L’accablante chaleur chauffait à blanc les rochers, au fond des vallées brumeuses. Mais à mesure qu’on s’élevait, le ciel devenait d’un bleu céruléen. Les prestigieux sommets de six mille mètres, ciselés de glace, resplendissaient sur l’horizon limpide, transparent.
Au Titicaca, à 3 854 mètres d’altitude, l’air s’appauvrissait déjà en oxygène. L’immense lac de 6 900 kilomètres carrés, plus de dix fois la surface du Léman, étirait ses eaux froides sous un soleil de feu. Miroir cyclopéen, il reflétait avec une parfaite symétrie les cimes parées de neiges éternelles.
Les balsas des pêcheurs urus ou aymaras ressemblaient à de minuscules insectes. D’un côté, la Bolivie. De l’autre, le Pérou. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Flambeau De L Univers. »
Le dernier soleil par Max-André Rayjean

Fiche de Le dernier soleil
Titre : Le dernier soleil
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dernier soleil
« Les deux At-Atchoumazocs n’éternuèrent pas !
D’ailleurs, on se demanderait bien comment ils pourraient éternuer car leur morphologie défiait le genre humanoïde. Ils ne possédaient pas de nez. Leur organe olfactif se présentait plutôt sous la forme d’un orifice cartilagineux, une sorte de vacuole. Vraiment des fausses narines !
Leurs noms s’avéraient imprononçables dans le langage terrestre. Alors, par simplicité, voire par humour, il valait mieux les appeler des At-Atchoumazocs. Parce que, à leur contact, on attraperait sûrement une rhinite allergique !
En tout cas, leur description minutieuse méritait le coup. Imaginez une masse ovale, molle, d’une blancheur neigeuse, d’aspect gélatineux. Quelque chose comme un gros bloc de saindoux. Un At-Atchoumazoc se dandinait constamment sur une sorte de ventouse rigide, bleuâtre, véritable rustine adhésive parfaitement circulaire. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le dernier soleil. »
Le cycle d’Orga par Max-André Rayjean

Fiche de Le cycle d’Orga
Titre : Le cycle d’Orga
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 2006
Editeur : Rivière blanche
Première page de Le cycle d’Orga
« Un premier frémissement agite la Structure.
Une pulsation !
Des giclées de points lumineux imprimèrent aussitôt la Cellule de Contrôle. Ainsi s’ébaucha l’amorce d’un langage codé.
— Phase d’éveil… Phase d’éveil… Tu es Orga… Tu es Orga… Appel… Appel général aux Vingt-quatre Éléments. Appel !
Le contact s’établit avec la Masse Centrale qui se mit à palpiter à son tour. La réponse se matérialisa par le truchement d’autres impulsions lumineuses, identiques aux précédentes.
— Orga ? Orga ? Je suis Orga ?
— Oui. La Structure Orga. Émergence réussie… Émergence réussie… La Vie… La Vie… Tu comprends ce qui t’arrive, Orga ?
— Oui. Je comprends. La Structure est devenue Animée… Mais toi, qui es-tu ?
— Ta Mémoire. Ta Programmation.
— Ma Programmation ? Ai-je donc absolument besoin de Toi ?
— Absolument. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Cycle d’Orga. »
Le cerveau de Silstar par Max-André Rayjean
Fiche de Le cerveau de Silstar
Titre : Le cerveau de Silstar
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1965
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le cerveau de Silstar
« Dans l’espace glacé aux proportions affolantes, au milieu de ce ramassis formidable d’étoiles et de soleils, dans le vide noir et sans éclat, la minuscule capsule elliptique, hérissée d’antennes, ressemblait à un grain de poussière en suspension.
Une capsule aux parois extrêmement résistantes, défiant la monstrueuse chaleur des foyers incandescents, le froid du zéro absolu, les acides rongeurs et la radio-activité nocive, sans parler des météorites. Bref. Une prison étroite, exiguë, juste assez large pour trois personnes, sans le moindre confort.
Qu’importait le confort dans une expédition scientifique, un véritable test biologique, même ! Ligotés, ficelés sur leurs couchettes, empilés comme des sardines dans leur boîte, les trois cobayes se contentaient de noter, d’observer et d’étudier passivement. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « Le Cerveau De Silstar. »
Le cycle des trois par Andre Norton

Fiche de Le cycle des trois
Titre : Le cycle des trois (Tome 2 sur 2 – Witch world)
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 2024
Traduction : P. Mallet, G. Magueijo
Edition : Mnémos
Sommaire de Le cycle des trois
- Trois contre Estcarp
- Le sorcier de Witch world
- La sorcière de Witch world
Première page de Trois contre Estcarp
« Je ne suis pas un orfèvre des mots : je ne sais pas forger un chant que les hommes vont hurler au moment de se jeter dans la bataille en le brandissant telle une épée, comme le font les bardes sur les navires de Sulcar quand ces redoutables guerriers déferlent dans les ports de leurs ennemis. Je ne sais pas non plus les utiliser avec la finesse que les artisans mettent à tailler des pierres lorsqu’ils veulent construire un mur d’enceinte solide capable de traverser les siècles, et dont l’industrie tout comme l’habileté susciteront l’émerveillement des générations suivantes. Pourtant, lorsqu’un individu assiste aux événements importants de son époque, ou qu’il est confronté à des épreuves que peu ont rêvé d’accomplir, en lui s’éveille le désir de consigner – même maladroitement – la part qu’il a prise à ces péripéties ; grâce à cela, ceux qui, à son décès, prendront place sur son haut trône, brandiront sa lame et entretiendront le feu de sa maison, parviendront à mieux appréhender ce que lui et ses compagnons ont entrepris, et pourront réaliser des exploits similaires le moment venu. »
Extrait de : A. Norton. « Witch World : Le cycle des Trois. »
La planète des ours par Andre Norton
Fiche de La planète des ours
Titre : La planète des ours
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 1974
Traduction : I. Tate
Edition : Robert Laffont
Première page de La planète des ours
« Que comptes-tu faire de la chatte ? »
« L’envoyer à la Société Protectrice. Nous ne pouvons évidemment pas l’emmener. Et elle attend de nouveau des chatons. »
« Mais tu ne crois pas que Cathy ?… »
« Nous lui avons dit que nous avions trouvé un bon foyer pour Bitsy. Après tout, c’est vrai qu’il leur arrive de caser certains d’entre eux, non ? »
« Une femelle – et sur le point de mettre bas ? »
« De toute façon, il n’y a rien d’autre à faire. Le fils Hawkins a promis de venir la ramasser. Je le vois justement qui s’engage dans l’allée. Il fera un saut jusqu’à la Société pour l’y déposer. Mais ne dis rien à Cathy. Elle s’attache beaucoup trop aux animaux. Vraiment, je me demande ce que je vais faire de cette petite ! J’ai pris une décision irrévocable – plus de bêtes à la maison ! Heureusement, nous emménageons dans un appartement où le règlement interdit d’en avoir. »
Extrait de : A. Norton. « La Planète des Ours. »
La seconde vie par Max-André Rayjean

Fiche de La seconde vie
Titre : La seconde vie
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de La seconde vie
« Paor tourne son corps ovoïde vers ses trois congénères. Il s’exprime dans un langage qui utilise les infrasons, par conséquent inaudible pour une oreille humaine.
— Vous avez repéré l’épave ?
— Oui, chef, dit Onul, figé.
— Et localisée ?
— Oui, chef, répète un autre Sik, allongeant l’un de ses tentacules vers un bouton.
La ventouse terminant son membre grêle adhère sur l’interrupteur. Un déclic se produit. Un grand écran s’allume, en couleur et en relief. L’image grossit à une allure effrayante.
— Ça va, intime Paor. Je veux simplement me faire une idée. Mais ma conviction est déjà établie.
Il observe l’écran, étudie l’image. Sa masse ressemble à un gros œuf blanchâtre constellé de protubérances plus sombres. Ces saillies forment des boursouflures disgracieuses et leur nombre atteint la vingtaine, au moins. »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « La Seconde Vie. »
La malédiction des vautours par Max-André Rayjean

Fiche de La malédiction des vautours
Titre : La malédiction des vautours
Auteur : Max-André Rayjean
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de La malédiction des vautours
« Ah ! Ah ! Ah !
Hé ! Hé ! Hé !
Il ricane. Il retrousse drôlement ses lèvres, comme un singe qui s’amuse devant des visiteurs. Son visage couturé de rides se plisse et ressemble à un masque de sorcier.
Le gnome n’est pas beau du tout. Il est même franchement laid, avec des traits grossiers, un nez un peu écrasé et des oreilles larges où des touffes de poils sortent comme des racines.
Sur la poitrine, aussi, il doit être velu. Il est petit, bossu. Son infirmité l’oblige à se tenir constamment penché en avant. Pour pallier cet inconvénient, il relève la tête et cela lui donne une allure cassée.
Ah ! Ah !
Hé ! Hé ! »
Extrait de : M.-A. Rayjean. « La malédiction des vautours. »