Catégorie : Livres
La dernière mission de Gwendy par S. King et R. Chizmar

Fiche de La dernière mission de Gwendy
Titre : La dernière mission de Gwendy (Tome 3 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2022
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche
Première page de La dernière mission de Gwendy
« C’est une très belle journée d’avril à Playalinda, en Floride, non loin de Cap Carnaveral. Nous sommes en l’an de grâce 2026, et seules quelques personnes dans la foule massée sur la rive orientale de la crique Max Hoeck portent un masque – pour la plupart des gens âgés qui en ont pris l’habitude et ont du mal à la perdre. Le coronavirus est toujours là, tel un invité qui ne se décide pas à rentrer chez lui. Toutefois, si l’on craint souvent qu’il ne mute à nouveau et ne rende les vaccins inutiles, il est pour le moment tenu en respect.
Certains éléments de la foule – encore une fois surtout les plus âgés, ceux dont la vue n’est plus aussi bonne qu’autrefois – utilisent des jumelles, mais la plupart s’en passent. Le vaisseau spatial dressé sur la piste d’envol de Playalinda sera la plus grosse fusée habitée à avoir jamais quitté le sol de la planète mère. Avec une masse en charge complète de 2 077 tonnes, il n’a pas volé son nom d’Eagle-19 Heavy, Aigle-19 Lourd. »
Extrait de : S. King et R. Chizmar. « La Dernière Mission de Gwendy. »
La plume magique de Gwendy par R. Chizmar

Fiche de La plume magique de Gwendy
Titre : La plume magique de Gwendy (Tome 2 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Richard Chizmar
Date de parution : 2019
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche
Première page de La plume magique de Gwendy
« Le jeudi 16 décembre 1999, Gwendy Peterson se réveille avant le lever du soleil, s’habille chaudement et sort courir.
Naguère, elle boîtait un peu à cause d’une blessure au pied droit, mais six mois de kinésithérapie et des semelles orthopédiques dans ses chaussures de sport New Balance favorites ont réglé ce petit problème. Elle court désormais trois ou quatre fois par semaine, de préférence à l’aube, alors que la ville commence tout juste à ouvrir les yeux.
Il s’est passé bien des choses depuis quinze ans que Gwendy, son diplôme de l’Université Brown en poche, a quitté sa ville natale de Castle Rock, dans le Maine, mais nous avons tout le temps de raconter cette histoire. Pour l’instant, suivons-la tandis qu’elle traverse la ville. »
Extrait de : R. Chizmar. « La plume magique de Gwendy. »
Gwendy et la boîte à boutons par S. King et R. Chizmar

Fiche de Gwendy et la boîte à boutons
Titre : Gwendy et la boîte à boutons (Tome 1 sur 3 – Gwendy)
Auteur : Stephen King et Richard Chizmar
Date de parution : 2017
Traduction : M. Pagel
Editeur : Le livre de poche
Première page de Gwendy et la boîte à boutons
« Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road, et les Marches des suicidés. Cet été, chaque jour – oui, même le dimanche –, Gwendy Peterson, douze ans, a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides (quoique rouillées par les ans) qui font en zigzag l’ascension du flanc de falaise.
Aujourd’hui, comme à son habitude, elle monte les cent premières en marchant, les cent suivantes à petites foulées, et se force à franchir les cent cinq dernières au pas de course, s’escrimant tel un politicien décidé à se faire élire quoi qu’il en coûte – comme dirait son père. Au sommet, écarlate, des mèches imprégnées de transpiration plaquées sur les joues (ses cheveux échappent toujours à sa queue-de-cheval pendant le sprint final, aussi serré qu’elle puisse les attacher), elle se plie en deux et souffle comme un vieux cheval de trait. »
Extrait de : S. King et R. Chizmar. « Gwendy et la boite a boutons. »
Fin de ronde par S. King

Fiche de Fin de ronde
Titre : Fin de ronde (Tome 3 sur 3 – Bill Hodges)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2016
Traduction :
Editeur : Albin Michel
Première page de Fin de ronde
« C’est toujours avant l’aube qu’il fait le plus noir.Ce vieux poncif traversa l’esprit de Rob Martin alors que l’ambulance qu’il conduisait remontait lentement Marlborough Street vers leur base, la caserne de pompiers no 3. Selon lui, celui qui avait trouvé ça avait vraiment mis le doigt sur quelque chose, parce que ce matin, il faisait plus noir que dans le trou du cul d’une marmotte. Et l’aube n’était pas loin.
Pas que le jour promettrait grand-chose quand il finirait par se lever : appelez ça l’aube avec une gueule de bois. Le brouillard était épais et apportait l’odeur du Grand Lac pas si Grand que ça. Histoire de compléter le tableau, une petite bruine froide avait commencé à tomber. Rob tourna la molette des essuie-glaces de position intermittente à lente. Au-devant, deux arches jaunes reconnaissables entre mille surgirent de la purée de pois. »
Extrait de : S. King. « Fin de ronde – Bill Hodges. »
Carnets noirs par S. King

Fiche de Carnets noirs
Titre : Carnets noirs (Tome 2 sur 3 – Bill Hodges)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2015
Traduction :
Editeur : Albin Michel
Première page de Carnets noirs
« Hé, le génie, on s’réveille. »Rothstein ne voulait pas se réveiller. Son rêve était trop bien. Il y avait sa première épouse, des mois avant qu’elle devienne sa première épouse : dix-sept ans, parfaite de la tête aux pieds. Nue, corps scintillant. Nus tous les deux. Lui, dix-neuf ans, du cambouis sous les ongles, mais elle s’en balançait, du moins à l’époque, parce qu’il avait la tête pleine de rêves et que c’était ça qui comptait pour elle. Elle croyait à ces rêves bien plus que lui, et elle avait raison d’y croire. Dans ce rêve, elle riait en essayant d’attraper la partie de lui la plus facile à attraper. Il chercha à s’enfoncer plus profondément dans son rêve mais une main se mit à lui secouer l’épaule et le rêve éclata comme une bulle de savon.
Il n’avait plus dix-neuf ans et n’habitait plus un deux-pièces dans le New Jersey : il fêterait ses quatre-vingts ans dans six mois et vivait dans une ferme du New Hampshire où son testament précisait qu’il devait être enterré. »
Extrait de : S. King. « Carnets noirs – Bill Hodges. »
Mr Mercedes par S. King

Fiche de Mr Mercedes
Titre : Mr Mercedes (Tome 1 sur 3 – Bill Hodges)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2014
Traduction :
Editeur : Albin Michel
Première page de Mr Mercedes
« Augie Odenkirk avait une Datsun 1997 qui roulait encore plutôt bien malgré les bornes qu’elle affichait au compteur, mais l’essence était chère pour un homme sans emploi et le City Center se situait à l’autre bout de la ville, il opta donc pour le premier bus de nuit. Il sortit de chez lui à vingt-trois heures vingt, son sac sur le dos et son duvet roulé sous le bras. Il serait content de l’avoir à trois heures du matin. La nuit était froide et brumeuse.
« Bonne chance à vous, lui dit le chauffeur quand il descendit du bus. En arrivant le premier comme ça, vous devriez trouver quelque chose. »
Il n’était pas le premier. Quand Augie atteignit le haut de la large rue escarpée qui menait à l’auditorium, un rassemblement d’au moins vingt personnes attendait déjà devant la rangée de portes fermées. Du ruban de signalisation jaune avec la mention NE PAS FRANCHIR avait été installé, créant une zone labyrinthique complexe. Augie avait l’habitude de ce genre de couloirs, il y avait les mêmes dans les cinémas et dans le hall de la banque chez qui il était actuellement à découvert, et il en comprenait l’utilité : faire rentrer le maximum de gens dans le minimum d’espace. »
Extrait de : S. King. « Mr Mercedes – Bill Hodges. »
Trois contes très racontables par M. Atwood

Fiche de Trois contes très racontables
Titre : Trois contes très racontables
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2017
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : Seghers
Sommaire de Trois contes très racontables
- Ramsay le rustre et les radis rugissants
- Bob le bileux et Dorinda la déprimée
- Vanda la vagabonde et la vertigineuse Laverie de la veuve Vallop
Première page de Ramsay le rustre et les radis rugissants
« Ramsay le rustre résidait dans une résidence rectangulaire en ruine dotée d’un toit-terrasse, d’une resserre à racines et d’une porte à tambour. Un rempart roulait sur la rampe droite de cette retraite ravagée.
Résidant avec Ramsay le rustre, un réel rouquin, il y avait ses proches révoltants. Ron, Rollo et Ruby. Rondelets mais robustes, ces derniers se régalaient de rhum ou se relaxaient dans leurs rocking-chairs, en se repassant sans relâche des ribambelles de rock’n’roll rétro. C’était relativement rigoureux.
Pendant que Ron regardait les résultats des courses, Ruby et Rollo rissolaient régulièrement les repas. Ils faisaient revenir du riz, des raisins secs, des rutabagas et du rhinocéros. Ils rabattaient des reptiles avec un rouleau à pâtisserie. »
Extrait de : M. Atwood. « Trois contes très racontables. »
Questions brûlantes par M. Atwood

Fiche de Questions brûlantes
Titre : Questions brûlantes
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2022
Traduction : M. Albaret-Maatsch, O. Demange, V. Leÿs, R. Morin, I. D. Philippe
Editeur : Robert Laffont
Première page de Questions brûlantes
« Questions brûlantes est mon troisième recueil d’essais et autres textes de circonstance. Le premier, Second Words, s’ouvrait en 1960, date à laquelle j’ai commencé à publier des critiques littéraires, pour s’achever en 1982. Le deuxième, Moving Targets, regroupait des textes écrits entre 1983 et le milieu de l’année 2004. Questions brûlantes va du milieu de 2004 au milieu de 2021. Soit vingt ans, à raison d’un volume par an, à peu de chose près.
Ces périodes ont toutes été mouvementées, chacune à sa manière. Les textes de circonstance sont écrits pour des circonstances particulières et se rattachent donc étroitement au temps et au lieu qui les ont vus naître – les miens, en tout cas. Ils sont également liés à l’âge que j’avais lorsque je les ai écrits, et à la vie que je menais alors. (Avais-je un emploi ? Étais-je étudiante ? Avais-je besoin de l’argent qu’ils me rapportaient ? Étais-je déjà une autrice assez en vue pour pouvoir me consacrer à ce qui m’intéressait ? Était-ce un service que je rendais à quelqu’un qui m’avait demandé de l’aide ?) »
Extrait de : M. Atwood. « Questions brûlantes. »
Poèmes tardifs par M. Atwood

Fiche de Poèmes tardifs
Titre : Poèmes tardifs
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2020
Traduction : C. Evain, B. Doucey
Editeur : Robert Laffont
Première page de Poèmes tardifs
« Voici des poèmes tardifs.
La plupart des poèmes arrivent tard,
bien sûr : trop tard,
comme une lettre envoyée par un marin
qui arrive après qu’il s’est noyé.
Trop tard pour être utiles, de telles lettres,
et il en va de même pour les poèmes tardifs.
Ils arrivent comme apportés par l’eau.
Quoi qu’il en soit, c’est déjà fait :
la bataille, le jour ensoleillé et joyeux, la chute dans la luxure
au clair de lune, les mots d’adieu. Le poème
s’échoue sur le rivage comme une épave.
… »
Extrait de : M. Atwood. « Poèmes Tardifs. »
Oeil de chat par M. Atwood

Fiche de Oeil de chat
Titre : Oeil de chat
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1988
Traduction : H. Filion
Editeur : Robert Laffont
Première page de Oeil de chat
« Le temps n’est pas une ligne, mais une dimension ; comme les dimensions de l’espace. Si l’on peut modifier l’espace, on peut aussi modifier le temps. Et si l’on en savait suffisamment, on pourrait aller plus vite que la lumière, remonter dans le temps, et exister à deux endroits à la fois.
C’est mon frère Stephen qui m’a appris cela, à l’époque où il enfilait son chandail rouge foncé effiloché pour étudier et se tenait sur la tête afin que le sang irrigue mieux son cerveau et le nourrisse. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, alors, mais peut-être ne l’expliquait-il pas très bien. Il prenait déjà ses distances par rapport à l’imprécision des mots. »
Extrait de : M. Atwood. « Oeil-de-chat. »