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Stephen King à l’écran : films et séries adaptés de ses livres
Avec plusieurs dizaines de romans, de nouvelles et de novellas publiés depuis le début des années 1970, Stephen King possède une œuvre particulièrement riche. Il n’est donc pas surprenant que ses histoires aient inspiré un nombre considérable de films, de téléfilms et de séries.
Certaines adaptations sont devenues de véritables classiques du cinéma fantastique et horrifique. D’autres ont connu un succès plus discret, tandis que quelques-unes se sont éloignées assez fortement du texte original. Il existe même des histoires de Stephen King qui ont été adaptées plusieurs fois, comme Carrie, Ça, Simetierre ou Salem.
Mais quelles sont les principales adaptations de Stephen King à l’écran ? Et surtout, quels livres se cachent derrière les films et les séries les plus célèbres ?
Voici un petit tour d’horizon des adaptations les plus importantes de l’œuvre du maître de l’horreur.
Stephen King au cinéma
Carrie au bal du diable
En 1976, Brian De Palma adapte Carrie, le premier roman publié de Stephen King.
Avec Sissy Spacek dans le rôle de Carrie White, le film raconte l’histoire d’une adolescente maltraitée par ses camarades et dominée par une mère fanatique. Carrie possède également des pouvoirs télékinétiques qui vont transformer une humiliation en véritable cauchemar.
Le film connaît un immense succès et devient rapidement un classique de l’horreur.
Carrie connaîtra par la suite plusieurs nouvelles adaptations, notamment un téléfilm en 2002 et un film réalisé par Kimberly Peirce en 2013. Une nouvelle adaptation sous forme de série est également annoncée pour 2026.
Shining
Difficile de parler de Stephen King à l’écran sans évoquer Shining.
Réalisé par Stanley Kubrick en 1980, le film met en scène Jack Torrance, sa femme Wendy et leur fils Danny, qui s’installent dans un hôtel isolé pendant l’hiver.
Le film est devenu l’un des monuments du cinéma fantastique, notamment grâce à l’interprétation de Jack Nicholson et à l’atmosphère oppressante de l’Overlook Hotel.
Il faut toutefois rappeler que l’adaptation de Kubrick s’éloigne sensiblement du roman Shining, l’enfant lumière. Stephen King a d’ailleurs toujours été assez critique envers cette version de son histoire.
Le roman connaîtra finalement une suite avec Doctor Sleep, adaptée elle aussi au cinéma en 2019.
Christine
En 1983, John Carpenter adapte Christine, l’histoire d’une Plymouth Fury rouge capable de comportements pour le moins inquiétants.
Le film mêle horreur, fantastique et histoire d’adolescence, tandis que la voiture semble développer une véritable personnalité.
L’association entre Stephen King et John Carpenter fonctionne particulièrement bien et Christine reste aujourd’hui l’une des adaptations les plus connues de l’écrivain.
Cujo
Toujours en 1983, Lewis Teague réalise Cujo.
Cette fois, pas de pouvoirs surnaturels ni de monstre venu d’un autre monde : la menace prend la forme d’un énorme chien devenu dangereux après avoir été contaminé par la rage.
Le film conserve l’une des grandes forces du roman : transformer une situation apparemment banale en un huis clos particulièrement angoissant.
Firestarter
En 1984, Mark L. Lester adapte Charlie, le roman de Stephen King publié en 1980, sous le titre Firestarter. Le film met en scène Drew Barrymore dans le rôle de Charlie McGee, une jeune fille capable de déclencher et de contrôler des incendies par la pensée.
Charlie et son père sont poursuivis par une organisation gouvernementale qui cherche à exploiter les pouvoirs de la jeune fille. Le film mêle ainsi fantastique, science-fiction et thriller, avec une dimension particulièrement sombre autour des expériences menées sur les enfants.
Firestarter connaîtra une nouvelle adaptation en 2022, avec Ryan Kiera Armstrong dans le rôle de Charlie et Zac Efron dans celui de son père.
Dead Zone
David Cronenberg adapte en 1983 Dead Zone, l’un des romans les plus singuliers de Stephen King.
Après plusieurs années passées dans le coma à la suite d’un accident, Johnny Smith découvre qu’il possède la capacité de voir certains événements futurs.
Avec Christopher Walken dans le rôle principal, le film s’intéresse autant au fantastique qu’aux conséquences morales de ce pouvoir.
Les Évadés
Avec Les Évadés, on quitte complètement l’horreur.
Le film de Frank Darabont, sorti en 1994, adapte la novella Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank, publiée dans le recueil Différentes Saisons.
Andy Dufresne est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu’il affirme ne pas avoir commis. Dans l’univers carcéral, il se lie d’amitié avec Red et tente de conserver une forme d’espoir malgré les années qui passent.
Le film est devenu l’une des adaptations les plus appréciées d’une œuvre de Stephen King.
Stand by Me
Autre adaptation de Différentes Saisons, Stand by Me est très éloigné de l’image traditionnelle de Stephen King.
Le film de Rob Reiner adapte la novella Le Corps, dans laquelle quatre adolescents partent à la recherche du corps d’un garçon disparu.
L’horreur y laisse surtout la place au récit initiatique et à l’amitié. Le film est devenu un classique du cinéma américain des années 1980.
Misery
En 1990, Rob Reiner adapte Misery avec James Caan et Kathy Bates.
Paul Sheldon est un écrivain victime d’un accident de voiture. Recueilli par Annie Wilkes, une admiratrice de ses romans, il découvre rapidement que sa prétendue bienfaitrice n’a aucune intention de le laisser repartir.
Kathy Bates livre une interprétation particulièrement marquante d’Annie Wilkes et remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle.
La Ligne verte
Après Les Évadés, Frank Darabont revient à Stephen King avec La Ligne verte, adaptée du roman-feuilleton du même nom.
Le film raconte l’histoire de Paul Edgecombe, gardien dans le couloir de la mort d’une prison, et de John Coffey, un détenu condamné pour le meurtre de deux fillettes mais dont les pouvoirs semblent indiquer qu’il n’est pas un homme comme les autres.
Sorti en 1999, La Ligne verte rencontre un immense succès et devient l’une des adaptations les plus populaires de Stephen King.
La Part des ténèbres
En 1993, George A. Romero adapte La Part des ténèbres, un roman dans lequel Stephen King s’interroge sur le rapport entre un écrivain et son double littéraire.
Thad Beaumont est un écrivain qui publie des romans policiers violents sous le pseudonyme de George Stark. Lorsqu’il décide de révéler publiquement l’identité de Stark, il organise symboliquement les funérailles de son pseudonyme.
Mais les événements prennent rapidement une tournure inquiétante : George Stark semble avoir pris une existence propre et entreprend de se débarrasser de tous ceux qui ont contribué à sa disparition.
Ça
Le roman Ça a connu plusieurs vies à l’écran.
La première grande adaptation est une mini-série diffusée en 1990, avec Tim Curry dans le rôle de Pennywise.
Plus de vingt-cinq ans plus tard, Andy Muschietti revient sur l’histoire avec deux films : Ça en 2017 et Ça : Chapitre 2 en 2019.
Le premier film se concentre principalement sur l’enfance du Club des Ratés, tandis que le second retrouve les personnages devenus adultes.
Pennywise est ainsi devenu l’une des figures les plus reconnaissables de l’univers de Stephen King.
Simetierre
Simetierre est adapté une première fois au cinéma en 1989.
L’histoire raconte l’installation de la famille Creed dans une maison située près d’un ancien cimetière indien auquel est associé un pouvoir particulièrement dangereux : celui de ramener les morts à la vie.
Une nouvelle adaptation sort en 2019, sous le titre Simetierre, en reprenant les grandes lignes du roman tout en modifiant certains éléments importants de l’histoire.
Dolores Claiborne
Avec Dolores Claiborne, Stephen King montre une nouvelle fois qu’il ne se limite pas à l’horreur.
Le film de Taylor Hackford, sorti en 1995, met en scène Kathy Bates dans le rôle de Dolores, une femme accusée du meurtre de sa patronne.
L’adaptation privilégie le drame psychologique et le mystère plutôt que le fantastique.
La Tour sombre
L’adaptation de La Tour sombre était particulièrement attendue par les lecteurs de Stephen King.
Le film de 2017 réunit notamment Idris Elba dans le rôle de Roland Deschain et Matthew McConaughey dans celui de l’Homme en noir.
Il ne s’agit toutefois pas d’une adaptation fidèle de l’ensemble de la saga littéraire, mais plutôt d’une relecture condensée de son univers.
Le résultat a reçu un accueil très mitigé et n’a pas donné naissance à la grande adaptation de la saga que beaucoup de lecteurs espéraient.
Le Running Man
Publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, Marche ou crève n’est pas le seul roman de Stephen King publié sous ce nom à avoir connu une adaptation. Le Running Man est porté une première fois à l’écran en 1987, avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle de Ben Richards.
Dans cette dystopie, des participants prennent part à une émission de télévision où ils sont traqués par des chasseurs professionnels sous les yeux de millions de téléspectateurs. Le film de 1987 prend cependant de grandes libertés avec le roman.
Une nouvelle adaptation, réalisée par Edgar Wright, sort en 2025 avec Glen Powell dans le rôle principal. Cette version revient davantage au principe imaginé par Stephen King dans son roman.
1408
Avec 1408, le réalisateur Mikael Håfström adapte une nouvelle issue du recueil Tout est fatal.
Mike Enslin est un écrivain spécialisé dans les lieux prétendument hantés. Lorsqu’il décide de passer une nuit dans la chambre 1408 d’un hôtel new-yorkais, il découvre que les avertissements qui lui ont été adressés étaient loin d’être exagérés.
Le film repose essentiellement sur un huis clos et sur la capacité de la chambre à transformer les peurs de son occupant en réalité.
Fenêtre secrète
En 2004, David Koepp adapte la nouvelle Vue imprenable sur jardin secret, publiée dans le recueil Minuit 2, sous le titre Fenêtre secrète.
Johnny Depp y interprète Mort Rainey, un écrivain retiré dans une maison isolée après une séparation difficile. Sa tranquillité est brutalement interrompue par l’arrivée d’un mystérieux homme qui l’accuse d’avoir plagié l’une de ses histoires.
Le film joue alors sur les thèmes chers à Stephen King : la culpabilité, la création littéraire, la paranoïa et la frontière de plus en plus floue entre réalité et fiction.
Le Jeu de Gerald
En 2017, Mike Flanagan adapte Le Jeu de Gerald, l’un des romans les plus difficiles de Stephen King à transposer à l’écran.
Jessie se retrouve menottée au lit de sa maison de campagne après que son mari Gerald est victime d’une crise cardiaque. Seule, incapable de se libérer et confrontée à ses propres souvenirs, elle doit lutter pour survivre.
Sorti directement sur Netflix, le film transforme ce huis clos particulièrement oppressant en un thriller psychologique qui conserve une grande partie de la noirceur du roman.
1922
En 2017, Netflix adapte 1922, une nouvelle publiée dans le recueil Nuit noire, étoiles mortes.
Wilfred James est un fermier qui décide de tuer sa femme afin d’empêcher celle-ci de vendre leurs terres. Mais le meurtre ne met pas fin à ses problèmes : la culpabilité, les conséquences de son acte et des événements de plus en plus inquiétants transforment progressivement son existence en cauchemar.
Réalisé par Zak Hilditch, 1922 fait partie des adaptations les plus sombres de Stephen King et montre une nouvelle fois que l’écrivain peut être particulièrement efficace sans avoir recours à un fantastique spectaculaire.
Dans les hautes herbes
Dans les hautes herbes est une adaptation assez particulière puisqu’il s’agit à l’origine d’une nouvelle écrite par Stephen King avec son fils Joe Hill.
Le film, réalisé par Vincenzo Natali et diffusé sur Netflix en 2019, commence lorsqu’un frère et une sœur entendent les appels à l’aide d’un jeune garçon depuis un immense champ d’herbes.
En pénétrant dans le champ pour lui porter secours, ils découvrent rapidement qu’il est impossible d’en sortir. L’espace lui-même semble alors se jouer de leurs repères et de leur perception du temps.
Ça, le remake de Simetierre… et les autres
Les adaptations de Stephen King ne se limitent évidemment pas aux grands classiques.
Son œuvre a également donné naissance à Les Enfants du maïs, Charlie, Peur bleue, La Part des ténèbres, Le Fléau, Dreamcatcher, Fenêtre secrète, Cell Phone, Jessie, Dans les hautes herbes, Le Téléphone de M. Harrigan et bien d’autres encore.
Certaines adaptations sont directement tirées de romans tandis que d’autres adaptent des nouvelles ou des novellas. Le site officiel de Stephen King recense plusieurs dizaines de productions cinématographiques liées à son œuvre.
Les séries adaptées de Stephen King
Le petit écran occupe lui aussi une place importante dans l’histoire des adaptations de Stephen King.
Salem
Salem’s Lot, publié en français sous le titre Salem, est adapté une première fois en mini-série dès 1979.
L’histoire raconte le retour de l’écrivain Ben Mears dans la petite ville de Jerusalem’s Lot, où des événements inquiétants commencent à se produire après l’arrivée d’un mystérieux antiquaire.
Une nouvelle adaptation télévisée est produite en 2004. En 2024, Salem revient à l’écran sous la forme d’un nouveau film, réalisé par Gary Dauberman.
Les Langoliers
En 1995, ABC adapte Les Langoliers, l’une des novellas du recueil Minuit 2, sous la forme d’une mini-série en deux parties.
Après s’être réveillés pendant un vol transcontinental, plusieurs passagers découvrent que la plupart des autres personnes présentes dans l’avion ont mystérieusement disparu. Lorsqu’ils atterrissent à Bangor, dans le Maine, l’aéroport est lui aussi totalement désert.
Ils comprennent progressivement qu’ils sont pris au piège dans une étrange anomalie temporelle et doivent tenter de retrouver leur époque avant qu’il ne soit trop tard.
Le Fléau
Le Fléau a lui aussi connu plusieurs adaptations.
Une première mini-série est diffusée en 1994. Une nouvelle version, développée par Josh Boone et Benjamin Cavell, arrive en 2020.
Le roman étant particulièrement volumineux, le format de la mini-série permet de mieux restituer l’ampleur de son intrigue et la multiplicité de ses personnages.
The Stand
Le Fléau a connu deux grandes adaptations télévisées. Après la mini-série de 1994, une nouvelle version est produite en 2020 sous la forme d’une mini-série diffusée en streaming.
Cette nouvelle adaptation reprend l’univers post-apocalyptique du roman : une pandémie a décimé une grande partie de l’humanité et les survivants se retrouvent entraînés dans une lutte entre les forces représentées par Mère Abigaël et Randall Flagg.
Stephen King a lui-même écrit une nouvelle conclusion pour cette version, ce qui lui donne une place particulière parmi les adaptations de son œuvre.
The Shining
En 1997, Stephen King participe à une nouvelle adaptation de Shining, cette fois sous la forme d’une mini-série en trois épisodes.
Contrairement au film de Stanley Kubrick, cette version cherche à rester beaucoup plus proche du roman original. On y retrouve Jack Torrance, Wendy et Danny dans l’Overlook Hotel, ainsi que les différents éléments surnaturels qui jouent un rôle important dans le livre.
Cette adaptation est donc particulièrement intéressante pour les lecteurs qui souhaitent découvrir à l’écran une version plus fidèle de Shining, l’enfant lumière.
Les Tommyknockers
En 1993, Stephen King voit son roman Les Tommyknockers adapté en mini-série par ABC.
Dans la petite ville de Haven, Bobbi Anderson découvre par hasard un étrange objet enterré dans les bois. Avec son ami Jim Gardener, elle finit par mettre au jour un vaisseau spatial extraterrestre.
À mesure que les habitants sont exposés à son influence, ils développent d’étonnantes capacités technologiques, mais leur santé et leur comportement commencent également à se dégrader.
Dôme / Under the Dome
En 2013, CBS adapte Dôme, le roman de Stephen King publié en 2009, sous la forme de la série Under the Dome. Produite notamment par Steven Spielberg et son équipe d’Amblin Television, la série raconte comment la petite ville de Chester’s Mill se retrouve soudainement enfermée sous un immense dôme transparent et infranchissable.
Les habitants doivent alors apprendre à survivre dans cet environnement totalement coupé du monde extérieur, tandis que les tensions et les luttes de pouvoir s’intensifient.
La série compte trois saisons et 39 épisodes. Elle reprend le point de départ du roman, mais prend rapidement de nombreuses libertés avec l’histoire originale. Elle constitue donc davantage une réinterprétation télévisuelle de Dôme qu’une adaptation strictement fidèle du livre.
11.22.63
En 2016, Hulu adapte 22/11/63 sous la forme d’une mini-série.
Jake Epping découvre la possibilité de voyager dans le passé et se voit confier une mission : empêcher l’assassinat de John F. Kennedy.
Mais modifier le passé n’est évidemment pas aussi simple qu’il y paraît.
Cette adaptation est particulièrement intéressante pour les lecteurs qui apprécient le Stephen King de l’uchronie, du voyage temporel et du fantastique plutôt que celui de l’horreur.
Mr. Mercedes
Mr. Mercedes devient une série à partir de 2017.
L’histoire suit Bill Hodges, un ancien policier confronté à un tueur qui le provoque en utilisant une série de messages particulièrement inquiétants.
La série adapte plusieurs romans mettant en scène le personnage de Bill Hodges et constitue donc une véritable plongée dans l’un des univers policiers de Stephen King.
The Mist
Après le film de 2007, The Mist devient à son tour une série en 2017.
L’histoire conserve le principe de base de la nouvelle : une mystérieuse brume recouvre une petite ville et semble cacher des créatures terrifiantes.
La série développe toutefois une histoire largement distincte de celle de la nouvelle originale.
Castle Rock
Castle Rock occupe une place particulière.
La série n’est pas l’adaptation d’un roman précis de Stephen King. Elle utilise plutôt les personnages, les lieux et les mythologies de plusieurs de ses œuvres pour créer une nouvelle histoire.
Le titre lui-même fait référence à la ville fictive de Castle Rock, présente dans plusieurs récits de l’écrivain.
Pour les amateurs de l’univers de King, la série fonctionne donc davantage comme une exploration de son imaginaire que comme une adaptation classique.
The Outsider
En 2020, HBO adapte L’Outsider.
L’enquête commence autour d’un meurtre particulièrement brutal, dont les éléments semblent pourtant impossibles à concilier.
La série mélange enquête policière, thriller et fantastique, à l’image du roman dont elle est tirée.
Lisey’s Story
Lisey’s Story est adaptée en mini-série en 2021.
Stephen King a lui-même participé à l’écriture des scénarios, ce qui donne à cette adaptation une place particulière dans sa filmographie.
L’histoire mêle deuil, souvenirs, traumatisme et monde fantastique, autour de Lisey, veuve d’un écrivain célèbre.
IT: Welcome to Derry
L’univers de Ça est revenu sur les écrans avec IT: Welcome to Derry.
Cette série se déroule dans l’univers du roman et explore l’histoire de Derry et de la créature qui terrorise périodiquement ses habitants.
Elle vient ainsi prolonger l’importance de Ça dans les adaptations audiovisuelles de Stephen King, après la mini-série de 1990 et les deux films de 2017 et 2019.
The Institute
L’Institut, l’un des romans plus récents de Stephen King, a également été adapté en série.
L’histoire suit des enfants dotés de capacités particulières, enfermés dans une mystérieuse institution où des expériences sont menées sur eux.
La série confirme une nouvelle fois que les œuvres récentes de King sont désormais adaptées beaucoup plus rapidement après leur publication.
Les adaptations les plus récentes
L’histoire des adaptations de Stephen King est loin d’être terminée. Ces dernières années, plusieurs de ses romans et nouvelles ont encore été portés à l’écran, au cinéma comme à la télévision.
Le Téléphone de M. Harrigan
En 2022, Netflix adapte Le Téléphone de M. Harrigan, une nouvelle publiée dans le recueil Si ça saigne.
Craig, un adolescent, se lie d’amitié avec M. Harrigan, un vieil homme fortuné pour lequel il lit régulièrement des livres. Lorsque celui-ci meurt, Craig conserve secrètement son ancien téléphone portable.
Lorsqu’il commence à lui envoyer des messages, des événements étranges se produisent. Le film mêle ainsi récit initiatique, fantastique et histoire de vengeance, dans un registre plus intimiste que les adaptations horrifiques les plus célèbres de Stephen King.
Le Croque-mitaine
En 2023, Rob Savage adapte Le Croque-mitaine, une nouvelle publiée dans le recueil Danse macabre.
L’histoire commence lorsqu’un homme raconte à un psychiatre comment la mort de ses enfants serait liée à une mystérieuse créature qui se cache dans l’obscurité.
Le film développe considérablement l’histoire originale de Stephen King, tout en conservant son idée centrale : la peur d’une créature tapie dans l’ombre et la difficulté à convaincre les autres de son existence.
Salem
En 2024, Salem revient à l’écran dans une nouvelle adaptation réalisée par Gary Dauberman.
Le film reprend l’histoire de Ben Mears, un écrivain qui revient dans sa ville natale de Jerusalem’s Lot et découvre progressivement que ses habitants sont victimes d’un phénomène surnaturel particulièrement inquiétant.
Il s’agit de la troisième grande adaptation de Salem, après la mini-série de 1979 et celle de 2004.
The Life of Chuck
En 2024, Mike Flanagan adapte The Life of Chuck, une nouvelle publiée dans le recueil Si ça saigne.
Le récit suit différentes périodes de la vie de Charles Krantz et adopte une tonalité beaucoup plus intimiste que les adaptations horrifiques habituellement associées à Stephen King.
Le film explore notamment la mémoire, le temps qui passe et la manière dont une existence individuelle peut contenir tout un monde.
The Long Walk
The Long Walk, adaptation du roman publié à l’origine sous le pseudonyme de Richard Bachman, transpose l’un des récits dystopiques les plus sombres de King au cinéma.
Le principe est particulièrement simple et cruel : cent jeunes garçons participent à une marche dont ils ne peuvent s’arrêter sous peine d’être éliminés. Le dernier participant encore en mouvement remporte le prix promis au vainqueur.
Cette nouvelle adaptation permet de redécouvrir l’une des œuvres les plus radicales publiées par Stephen King sous le nom de Richard Bachman.
Le Singe
En 2025, Osgood Perkins adapte Le Singe, une nouvelle publiée à l’origine dans le recueil Brume.
Deux frères découvrent dans le grenier familial un vieux jouet mécanique en forme de singe. Lorsqu’ils comprennent que l’objet semble lié à une série de morts mystérieuses, ils tentent de s’en débarrasser.
Cette adaptation confirme la place toujours importante de Stephen King dans le cinéma fantastique et horrifique, plus de cinquante ans après le début de sa carrière.
Stephen King, un écrivain particulièrement adapté
Pourquoi Stephen King a-t-il donné naissance à autant de films et de séries ?
Une première raison est évidemment la quantité de son œuvre. Depuis Carrie en 1974, l’écrivain a publié un nombre considérable de romans, de recueils et de nouvelles. Son catalogue officiel réunit des œuvres très différentes, allant de l’horreur au thriller, en passant par le fantastique, la science-fiction, l’uchronie ou le récit initiatique.
Mais la principale force de King à l’écran tient peut-être à la variété de ses histoires.
Shining, Misery et Ça permettent de construire des films d’horreur.
Les Évadés et Stand by Me fonctionnent comme des drames ou des récits initiatiques.
11/22/63 peut devenir une histoire de voyage dans le temps.
Mr. Mercedes se transforme en thriller policier.
La Ligne verte mélange drame carcéral et fantastique.
Et des œuvres comme La Tour sombre ou Le Fléau offrent des univers suffisamment vastes pour appeler des adaptations de grande ampleur.
C’est sans doute cette diversité qui explique pourquoi, plus de cinquante ans après ses débuts, Stephen King continue d’alimenter régulièrement le cinéma et la télévision.
De quels livres sont tirés les films de Stephen King ?
Si vous découvrez Stephen King grâce au cinéma, les adaptations peuvent également constituer une excellente porte d’entrée vers ses livres.
Vous avez aimé Shining ? Le roman vous permettra de découvrir une histoire sensiblement différente de celle de Kubrick.
Vous avez aimé Les Évadés ? Différentes Saisons contient la novella originale.
Vous avez été marqué par Ça ? Le roman permet évidemment d’explorer beaucoup plus profondément Derry, le Club des Ratés et Pennywise.
Vous avez apprécié 11/22/63 ? Le roman développe considérablement l’histoire et les conséquences du voyage dans le temps.
Et si vous avez aimé Misery, Christine, Simetierre, La Ligne verte ou Dead Zone, vous pouvez retrouver dans chaque cas une œuvre littéraire particulièrement riche derrière le film.
Conclusion
Stephen King est sans doute l’un des écrivains contemporains dont l’œuvre a le plus profondément marqué le cinéma et la télévision.
Des années 1970 à aujourd’hui, ses histoires ont donné naissance à des classiques comme Carrie, Shining, Christine, Misery, Les Évadés et La Ligne verte, mais aussi à de nombreuses séries et adaptations plus récentes.
Toutes ne sont évidemment pas réussies. Certaines prennent de grandes libertés avec le texte original, d’autres passent complètement à côté de ce qui faisait la force du livre. Mais même les adaptations les plus discutées témoignent de l’incroyable richesse de l’univers de Stephen King.
Et surtout, derrière chacun de ces films ou de ces séries se trouve une nouvelle occasion de revenir aux livres.
Car pour vraiment découvrir Stephen King, le meilleur écran reste peut-être encore… celui d’une page blanche.
Les meilleurs romans d’uchronie : notre Top 20
Et si l’Histoire avait pris un autre chemin ?
Et si l’Allemagne nazie avait remporté la Seconde Guerre mondiale ? Et si l’Empire romain ne s’était jamais effondré ? Et si les Confédérés avaient gagné la guerre de Sécession ? Et si Hitler était devenu artiste plutôt que dictateur ?
C’est tout le principe de l’uchronie : partir d’un événement historique réel, imaginer qu’il s’est déroulé autrement, puis explorer les conséquences de cette divergence.
La science-fiction s’est évidemment emparée de cette idée, mais l’uchronie ne se limite pas à la SF. Elle permet aussi d’écrire des thrillers politiques, des romans historiques, des récits fantastiques ou encore des œuvres profondément satiriques.
Pour cette sélection, nous avons retenu 20 romans qui nous semblent particulièrement importants, réussis ou représentatifs du genre, en privilégiant les véritables uchronies plutôt que les simples histoires de voyage dans le temps.
Qu’est-ce qu’une uchronie ?
Avant de commencer le classement, il faut distinguer l’uchronie de plusieurs genres qui lui ressemblent.
Une uchronie repose sur une divergence avec notre Histoire réelle.
L’auteur prend généralement un événement connu — une guerre, une élection, une révolution, une décision politique, une découverte scientifique — et pose la question :
« Et si cela ne s’était pas passé comme dans notre réalité ? »
À partir de cette divergence, le monde imaginé par l’auteur évolue différemment.
C’est ce qui distingue l’uchronie d’un simple roman historique : l’Histoire n’est plus celle que nous connaissons.
Elle se distingue également du voyage dans le temps. Un roman peut raconter le voyage d’un personnage dans le passé sans être une uchronie. En revanche, lorsque ce voyage modifie durablement le cours de l’Histoire et crée une nouvelle réalité, l’uchronie peut entrer en jeu.
C’est notamment ce qui rend certains romans difficiles à classer.
Pour notre Top 20, nous avons donc adopté une définition relativement stricte : la modification de l’Histoire doit être un élément central du roman.
Notre Top 20 des meilleurs romans d’uchronie
1. Le Maître du Haut Château — Philip K. Dick
Difficile de commencer autrement.
Publié en 1962, Le Maître du Haut Château est probablement l’une des œuvres les plus célèbres jamais écrites autour du concept d’uchronie.
Philip K. Dick part d’une divergence historique vertigineuse : les puissances de l’Axe ont remporté la Seconde Guerre mondiale.
Les États-Unis sont désormais divisés entre plusieurs zones d’influence. L’Allemagne nazie contrôle notamment une partie du pays tandis que le Japon exerce son pouvoir sur la côte Ouest.
Mais Dick ne se contente pas d’imaginer un monde dans lequel les nazis auraient gagné.
Il s’intéresse à la manière dont les individus vivent dans cette réalité devenue normale.
C’est là que le roman devient particulièrement troublant. Pour les personnages, le monde dans lequel ils vivent est simplement leur monde. Les repères historiques que nous considérons comme acquis n’existent plus.
Et Dick ajoute une idée particulièrement fascinante : un roman interdit circule clandestinement, racontant une autre version de l’Histoire dans laquelle les Alliés auraient remporté la guerre.
L’uchronie devient alors presque vertigineuse : quelle réalité est réellement la bonne ?
Le Maître du Haut Château est donc bien plus qu’une simple histoire alternative de la Seconde Guerre mondiale. C’est une réflexion sur l’Histoire, la réalité, le pouvoir et notre manière de considérer certains événements comme inévitables.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il constitue l’un des grands modèles du genre et montre toute la puissance philosophique que peut avoir une uchronie.
2. Pavane — Keith Roberts
Avec Pavane, Keith Roberts imagine une autre bifurcation historique majeure.
En 1588, l’Invincible Armada espagnole réussit son invasion de l’Angleterre.
Les conséquences sont considérables.
La Réforme protestante n’a pas triomphé comme dans notre réalité et l’Église catholique conserve une influence immense sur la société britannique.
Mais Roberts ne raconte pas directement cette victoire historique.
Il nous montre plutôt une Angleterre alternative, plusieurs siècles plus tard, où cette Histoire différente est devenue la norme.
Le résultat est particulièrement réussi : technologie, religion, société et rapports de pouvoir ont évolué selon une trajectoire complètement différente de la nôtre.
Pavane est également remarquable par sa construction. Le livre est composé de plusieurs récits liés qui permettent de découvrir progressivement cette société alternative.
L’uchronie devient ainsi un véritable monde parallèle, avec sa propre logique et ses propres règles.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son importance historique dans le genre et pour la richesse du monde alternatif imaginé par Keith Roberts.
3. Roma Æterna — Robert Silverberg
Avec Roma Æterna, Robert Silverberg s’attaque à l’un des événements les plus importants de notre histoire : la chute de l’Empire romain.
Et si elle n’avait jamais eu lieu ?
C’est le point de départ de ce vaste roman historique alternatif.
Silverberg imagine une civilisation romaine qui continue à exister et à évoluer pendant des siècles.
Le lecteur découvre ainsi différentes périodes de cette Rome éternelle, confrontée à des transformations politiques, sociales et technologiques.
L’intérêt du roman réside précisément dans cette perspective de longue durée.
Silverberg ne se contente pas de changer un événement historique. Il pose une question beaucoup plus vaste :
à quoi ressemblerait notre civilisation si l’une des grandes ruptures de l’Histoire n’avait jamais eu lieu ?
Le résultat est une œuvre ambitieuse, qui utilise l’uchronie pour réfléchir au fonctionnement des civilisations et à la manière dont quelques événements peuvent modifier des siècles d’histoire.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il représente l’une des formes les plus ambitieuses de l’uchronie : réécrire non pas quelques années, mais plusieurs siècles d’Histoire.
4. La Séparation — Christopher Priest
Avec La Séparation, Christopher Priest propose une uchronie beaucoup plus intime et ambiguë.
Le roman s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale, aux Jeux olympiques de Berlin et aux relations entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne.
Mais chez Priest, l’uchronie ne se présente pas comme une simple question :
« Et si les nazis avaient gagné ? »
La frontière entre Histoire, mémoire et réalité devient progressivement de plus en plus difficile à déterminer.
Le récit joue avec les souvenirs, les versions contradictoires des événements et les perceptions des personnages.
C’est une approche particulièrement originale de l’uchronie : plutôt que de simplement construire un monde alternatif, Priest nous oblige à nous demander si nous sommes réellement certains de l’Histoire que nous croyons connaître.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son approche littéraire et psychologique de l’uchronie, très différente des grandes fresques historiques traditionnelles.
5. La Machine à différences — William Gibson & Bruce Sterling
Avec La Machine à différences, William Gibson et Bruce Sterling imaginent une Angleterre victorienne dans laquelle les ordinateurs mécaniques de Charles Babbage ont réellement fonctionné.
Et cette petite modification change énormément de choses.
La révolution informatique ne commence pas au XXe siècle : elle prend naissance dans l’Angleterre du XIXe siècle.
La société victorienne évolue donc autour des machines à calcul, des données et d’une technologie informatique primitive mais déjà extrêmement puissante.
Le roman mélange ainsi uchronie historique, science-fiction et esthétique steampunk.
Mais ce qui le rend particulièrement intéressant est la cohérence de son monde : les auteurs ne se contentent pas de placer des ordinateurs dans le Londres victorien. Ils cherchent à imaginer toutes les conséquences politiques, économiques et sociales de cette révolution technologique précoce.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il démontre qu’une uchronie peut partir d’une divergence scientifique ou technologique et transformer profondément une époque entière.
6. Fatherland — Robert Harris
Avec Fatherland, Robert Harris imagine une Europe dans laquelle l’Allemagne nazie a remporté la Seconde Guerre mondiale.
Nous sommes en 1964. Le régime nazi domine l’Europe et Adolf Hitler s’apprête à célébrer son soixante-quinzième anniversaire.
Mais derrière les apparences d’un Reich triomphant, quelque chose ne va pas.
Un policier allemand enquête sur le meurtre d’un haut responsable du régime. Son investigation va progressivement l’amener à découvrir une vérité que le pouvoir cherche absolument à dissimuler.
L’une des grandes forces de Fatherland est justement de ne pas construire une uchronie spectaculaire uniquement basée sur les conséquences militaires de la victoire allemande.
Robert Harris imagine une société qui s’est adaptée à cette nouvelle réalité. Le nazisme n’est plus un régime qui vient de conquérir l’Europe : il est devenu le système politique dominant depuis près de vingt ans.
L’uchronie sert ainsi de cadre à un véritable thriller policier.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce que Fatherland montre avec une efficacité remarquable comment utiliser une Histoire alternative pour construire une intrigue politique et policière.
7. Le Complot contre l’Amérique — Philip Roth
Avec Le Complot contre l’Amérique, Philip Roth imagine une autre Amérique des années 1940.
Dans notre réalité, Franklin D. Roosevelt remporte l’élection présidentielle de 1940.
Dans le roman, c’est Charles Lindbergh, célèbre aviateur américain et personnalité isolationniste, qui devient président des États-Unis.
Cette divergence apparemment simple entraîne progressivement le pays dans une direction inquiétante.
Mais Philip Roth adopte un point de vue très particulier : celui d’une famille juive américaine ordinaire.
L’uchronie n’est donc pas racontée depuis les palais présidentiels ou les états-majors. Elle est vécue au quotidien, par des personnes qui voient leur pays changer autour d’elles.
C’est ce qui donne au roman une dimension particulièrement troublante.
Roth ne cherche pas à raconter une nouvelle Seconde Guerre mondiale. Il s’interroge plutôt sur la manière dont une démocratie peut progressivement basculer lorsque le contexte politique change.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son réalisme et sa capacité à transformer une divergence historique en une réflexion politique et familiale particulièrement crédible.
8. La Porte des mondes — Robert Silverberg
Robert Silverberg apparaît une deuxième fois dans notre classement avec La Porte des mondes.
Cette fois, la divergence historique est liée à la peste noire.
Dans cette réalité alternative, l’épidémie a été beaucoup plus dévastatrice en Europe. Le rapport de forces entre les grandes civilisations mondiales s’en trouve profondément bouleversé.
Le roman se déroule dans un monde où l’Europe n’occupe donc pas la position dominante que nous lui connaissons.
Silverberg utilise cette situation pour renverser notre perspective historique.
Ce qui nous semble aujourd’hui presque naturel — la domination politique, économique et culturelle de l’Europe sur une grande partie du monde — apparaît ici comme une possibilité parmi d’autres.
Le roman permet ainsi de réfléchir à une question fondamentale de l’uchronie : combien de choses que nous considérons comme inévitables ne sont en réalité que le résultat d’une succession de circonstances ?
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour sa manière de remettre en question l’évolution de notre propre civilisation en modifiant un événement historique majeur.
9. La Patrouille du temps — Poul Anderson
Avec La Patrouille du temps, Poul Anderson aborde l’uchronie par le biais du voyage temporel.
Le principe est particulièrement séduisant : une organisation venue du futur surveille l’Histoire afin d’empêcher certaines personnes de la modifier.
Car modifier le passé signifie nécessairement modifier le futur.
Les agents de la Patrouille interviennent donc à différentes époques pour préserver la chronologie.
Le premier volume nous entraîne notamment dans l’Antiquité et permet à Anderson de jouer avec l’idée fascinante selon laquelle notre Histoire pourrait être beaucoup plus fragile qu’elle n’en a l’air.
Une simple intervention peut provoquer une divergence qui se propage ensuite pendant des siècles.
La série permet ainsi d’explorer l’uchronie sous un angle différent : non pas seulement « que se serait-il passé si… ? », mais également « que devons-nous faire pour que l’Histoire reste ce qu’elle est ? »
La Patrouille du temps est le premier tome d’une série de quatre volumes.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce que Poul Anderson est l’un des auteurs qui ont le mieux exploité les rapports entre voyage temporel, histoire alternative et paradoxe historique.
10. De peur que les ténèbres — L. Sprague de Camp
Publié à l’origine en 1939, De peur que les ténèbres est l’un des grands ancêtres de l’uchronie moderne.
Le point de départ est simple : un homme du XXe siècle est accidentellement transporté dans l’Italie du VIe siècle.
Mais plutôt que de chercher simplement à rentrer chez lui, il décide de mettre ses connaissances modernes à profit.
Il va ainsi tenter d’influencer le cours de l’Histoire.
C’est là que le roman devient une véritable uchronie.
L. Sprague de Camp imagine avec beaucoup d’humour les conséquences de l’arrivée d’un homme connaissant certaines technologies et certains événements futurs dans une société médiévale.
Mais le roman pose également une question passionnante : peut-on réellement changer l’Histoire aussi facilement qu’on pourrait le croire ?
Connaître le futur ne signifie pas nécessairement savoir comment le modifier.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son importance historique et parce qu’il constitue un excellent exemple de l’uchronie née directement d’une intervention dans le passé.
11. La Part de l’autre — Éric-Emmanuel Schmitt
Avec La Part de l’autre, Éric-Emmanuel Schmitt imagine une divergence historique aussi simple que vertigineuse :
et si Adolf Hitler avait été admis à l’Académie des beaux-arts de Vienne ?
À partir de cette hypothèse, le roman suit deux existences parallèles.
D’un côté, celle du Hitler historique, qui devient progressivement le dictateur que nous connaissons.
De l’autre, celle d’un Adolf Hitler devenu artiste, dont la vie prend une direction radicalement différente.
L’intérêt du livre ne réside donc pas uniquement dans la question « et si Hitler n’était jamais devenu dictateur ? ».
Schmitt s’intéresse également à la part de circonstances, de choix personnels et de rencontres qui peuvent contribuer à façonner une existence.
Le roman est ainsi à la fois une uchronie historique et une réflexion sur la frontière entre ce que nous sommes et ce que nous aurions pu devenir.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il propose une divergence extrêmement connue, mais l’exploite sous un angle profondément humain et littéraire.
12. Rêves de gloire — Roland C. Wagner
Avec Rêves de gloire, Roland C. Wagner s’attaque à un épisode particulièrement sensible de l’histoire française contemporaine : la guerre d’Algérie.
Mais l’auteur imagine une autre trajectoire pour la France et l’Algérie.
L’Histoire ne s’est pas déroulée exactement comme dans notre réalité et cette divergence entraîne des conséquences politiques, culturelles et sociales considérables.
Le roman est également très marqué par la musique et la contre-culture, ce qui lui donne une identité assez différente des grandes uchronies historiques traditionnelles.
Wagner ne cherche pas uniquement à répondre à la question « qui aurait gagné ? ». Il s’intéresse plutôt à la société qui aurait pu émerger d’une autre histoire.
Le roman est le premier tome de la série Rêves de gloire. Il est suivi par Le Train de la réalité et les morts du Général.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il constitue l’une des uchronies françaises contemporaines les plus ambitieuses et offre une vision particulièrement originale d’une autre France.
13. Les Temps ultramodernes — Laurent Genefort
Avec Les Temps ultramodernes, Laurent Genefort nous plonge dans une France des années 1930 qui n’est pas tout à fait celle que nous connaissons.
L’uchronie s’accompagne ici d’une importante dimension rétrofuturiste.
La technologie, l’industrie et les transports ont évolué selon une trajectoire différente, donnant naissance à une société qui mélange imaginaire de l’entre-deux-guerres et technologies extraordinaires.
Le résultat est particulièrement évocateur : on reconnaît certaines caractéristiques de la France historique, mais tout semble légèrement décalé.
C’est précisément cette sensation qui fait fonctionner l’uchronie.
Plutôt que de construire un monde totalement étranger, Genefort part d’une époque familière et lui fait prendre une autre direction technologique et historique.
Le roman ouvre la série Les Temps ultramodernes, dont le deuxième tome est La Croisière bleue.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son univers rétrofuturiste très travaillé et pour sa manière de mêler histoire alternative et imaginaire scientifique.
14. Le Déchronologue — Stéphane Beauverger
Le Déchronologue est probablement l’un des romans les plus singuliers de cette sélection.
Stéphane Beauverger nous emmène au XVIIe siècle, dans l’univers des pirates et des explorateurs.
Mais dans ce monde, le temps lui-même semble avoir cessé de fonctionner normalement.
Le récit joue constamment avec la chronologie et avec la perception que le lecteur a des événements.
Les personnages ne vivent pas nécessairement les événements dans l’ordre dans lequel nous les découvrons, et les conséquences de certaines modifications temporelles deviennent progressivement de plus en plus importantes.
Cette construction fait du Déchronologue une œuvre difficile à enfermer dans une seule catégorie.
Il s’agit à la fois d’un roman historique, d’un récit de pirates, de science-fiction et d’une réflexion sur le temps.
Et c’est justement pour cette raison qu’il trouve sa place dans notre sélection.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il propose une approche extrêmement originale de l’histoire alternative et utilise la structure même du roman pour brouiller notre perception du temps.
15. Autant en emporte le temps — Ward Moore
Publié en 1953, Autant en emporte le temps est l’un des grands classiques de l’uchronie américaine.
Ward Moore part d’une question historique fondamentale :
et si les Confédérés avaient remporté la guerre de Sécession ?
Dans cette réalité alternative, les États-Unis tels que nous les connaissons n’existent pas.
Le Sud a remporté la guerre et l’Amérique du Nord a suivi une trajectoire politique radicalement différente.
Le roman devient particulièrement intéressant lorsque le personnage principal découvre progressivement les conséquences de cette autre Histoire.
La guerre de Sécession n’est donc pas simplement un événement modifié dans les livres d’histoire : elle a produit un monde entièrement différent.
Le titre original, Bring the Jubilee, est devenu en français Autant en emporte le temps.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il s’agit d’un classique incontournable de l’uchronie américaine et de l’un des grands exemples de divergence historique autour de la guerre de Sécession.
16. Voyage — Stephen Baxter
Avec Voyage, Stephen Baxter applique l’uchronie à l’histoire de la conquête spatiale.
La divergence intervient au début des années 1960 : le programme spatial américain prend une autre direction et les États-Unis décident de poursuivre beaucoup plus ambitieusement l’exploration humaine de Mars.
Le roman imagine alors les conséquences de cette décision sur la NASA, la politique américaine et la compétition spatiale avec l’Union soviétique.
Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que Baxter part de technologies et de programmes spatiaux réellement envisagés à l’époque.
Son uchronie paraît donc souvent étonnamment plausible.
Et si les États-Unis avaient réellement décidé de faire de Mars leur prochaine grande étape après la Lune ?
Le roman permet de découvrir à quoi aurait pu ressembler cette autre histoire de la conquête spatiale.
Voyage est le premier tome de la Trilogie NASA.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : parce qu’il démontre que l’uchronie peut également réécrire l’histoire des sciences et de la conquête spatiale.
17. H.P.L. (1890-1991) — Roland C. Wagner
Roland C. Wagner apparaît une deuxième fois dans notre classement avec H.P.L. (1890-1991).
Cette fois, l’uchronie concerne directement H. P. Lovecraft.
Le point de divergence est particulièrement évocateur : que se serait-il passé si Lovecraft avait vécu beaucoup plus longtemps ?
À partir de cette hypothèse, Wagner construit une histoire alternative qui permet de revisiter la vie de l’écrivain et, plus largement, l’évolution de la littérature fantastique et de la culture populaire.
C’est une forme d’uchronie assez particulière puisqu’elle ne repose pas principalement sur une guerre ou une modification géopolitique majeure.
Elle part de la vie d’un individu réel et explore les conséquences qu’aurait pu avoir une existence différente.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son originalité et pour cette manière très littéraire de pratiquer l’uchronie, en faisant d’un destin individuel le point de départ d’une autre Histoire.
18. Il est midi dans le siècle — Michel-Antoine Burnier
Avec Il est midi dans le siècle, Michel-Antoine Burnier propose une uchronie politique qui mérite d’être redécouverte.
Le roman part d’une autre trajectoire historique et imagine les conséquences d’une évolution différente du contexte politique français et européen.
L’intérêt du livre tient notamment à son caractère politique et satirique. L’uchronie permet à Burnier de prendre de la distance avec notre propre réalité historique et d’interroger les mécanismes idéologiques et politiques qui ont façonné le XXe siècle.
C’est également un titre intéressant dans le cadre de notre sélection parce qu’il rappelle que l’uchronie ne se résume pas aux grandes histoires alternatives de la Seconde Guerre mondiale écrites par les auteurs anglo-saxons.
La littérature française s’est elle aussi emparée du principe de l’Histoire alternative, avec ses propres préoccupations.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour sa dimension politique et parce qu’il apporte une voix française à une sélection qui serait sinon très largement dominée par les classiques anglo-saxons.
19. Rêve de fer — Norman Spinrad
Avec Rêve de fer, Norman Spinrad pousse l’uchronie dans une direction particulièrement provocatrice.
L’idée de départ est aussi simple qu’iconoclaste :
Adolf Hitler n’est jamais devenu le dictateur que nous connaissons.
Dans cette réalité alternative, il a émigré aux États-Unis et est devenu… écrivain de science-fiction.
Spinrad va encore plus loin : le roman est présenté comme s’il s’agissait d’un livre écrit par cet Adolf Hitler écrivain.
Le lecteur découvre donc une œuvre de fantasy militariste dont les obsessions idéologiques deviennent progressivement de plus en plus évidentes.
L’uchronie sert ici de dispositif littéraire pour explorer l’idéologie nazie, le fascisme et les mécanismes de la littérature politique.
Le résultat est volontairement dérangeant.
Rêve de fer n’est certainement pas une uchronie classique au sens traditionnel du terme. C’est une œuvre provocatrice qui utilise l’histoire alternative pour retourner certaines idées politiques contre elles-mêmes.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son originalité radicale et pour la manière dont Norman Spinrad utilise l’uchronie comme expérience littéraire et politique.
20. Le Dernier dimanche de M. le Chancelier Hitler — Jean-Pierre Andrevon
Pour terminer notre classement, nous revenons une dernière fois à l’une des grandes figures historiques de l’uchronie : Adolf Hitler.
Jean-Pierre Andrevon imagine ici une autre possibilité autour de la fin du régime nazi et du destin du dictateur.
Le roman s’inscrit dans cette longue tradition des œuvres qui cherchent à modifier un événement de la Seconde Guerre mondiale afin d’observer les conséquences de cette divergence.
Mais l’intérêt de l’œuvre est aussi de montrer que l’uchronie française ne s’est jamais limitée à reproduire les modèles anglo-saxons.
Andrevon apporte sa propre sensibilité à un sujet qui a donné naissance à de très nombreuses histoires alternatives.
Après Le Maître du Haut Château, Fatherland, La Part de l’autre ou Rêve de fer, cette nouvelle variation autour de Hitler permet surtout de constater à quel point la Seconde Guerre mondiale constitue un terrain privilégié pour les auteurs d’uchronie.
Pourquoi il est dans notre Top 20 : pour son approche française d’un des grands sujets de l’uchronie et pour compléter notre panorama des différentes manières de réécrire le XXe siècle.
Quelques autres uchronies à découvrir
Notre Top 20 n’est évidemment pas une liste exhaustive. L’uchronie est un genre suffisamment vaste pour qu’il soit impossible de tout faire tenir dans un seul classement.
Nous avons notamment laissé de côté plusieurs œuvres intéressantes parce qu’elles sont plus proches du voyage dans le temps, de la dystopie ou d’autres formes de science-fiction, ou parce qu’elles ne correspondent pas suffisamment à notre définition stricte de l’uchronie.
11/22/63 — Stephen King
Stephen King imagine ici une possibilité fascinante : retourner dans le passé pour empêcher l’assassinat de John F. Kennedy.
Le roman est avant tout une histoire de voyage temporel, mais la modification de l’Histoire et les conséquences de cette intervention donnent progressivement naissance à une véritable réalité alternative.
L’Âge de diamant — Neal Stephenson
Une œuvre majeure de la science-fiction contemporaine, mais dont la classification comme uchronie est moins évidente.
Son intérêt pour notre sélection tient surtout à son extraordinaire capacité à imaginer une autre trajectoire technologique et sociale.
Le Régiment monstrueux — Terry Pratchett
Un roman des Annales du Disque-monde, qui détourne avec humour les conflits militaires et les rapports entre nations.
Il est particulièrement amusant, mais nous avons préféré ne pas le faire entrer dans un Top 20 consacré strictement à l’uchronie.
Les Chroniques de St Mary — Jodi Taylor
Une vaste série consacrée au voyage dans le temps et à l’exploration historique.
Les modifications de l’Histoire sont bien présentes, mais le voyage temporel reste au cœur du concept. Nous avons donc préféré ne pas la confondre avec les uchronies les plus représentatives du genre.
Les Fils de l’air — Johan Heliot
Une autre proposition française intéressante, qui mérite d’être découverte par les amateurs d’Histoire alternative et de rétrofuturisme.
En résumé
L’uchronie peut prendre des formes extrêmement différentes.
Elle peut partir d’une victoire militaire qui n’a jamais eu lieu, comme dans Le Maître du Haut Château ou Fatherland.
Elle peut imaginer la survie d’un empire disparu, comme dans Roma Æterna.
Elle peut modifier une invention et transformer toute une civilisation, comme dans La Machine à différences.
Elle peut encore partir d’une décision politique, d’un destin individuel ou d’une autre trajectoire pour un personnage historique.
C’est précisément cette diversité qui fait la richesse du genre.
Notre Top 20 réunit donc volontairement des œuvres très différentes : Philip K. Dick, Keith Roberts, Robert Silverberg, Christopher Priest, William Gibson, Bruce Sterling, Robert Harris, Philip Roth, Poul Anderson, L. Sprague de Camp, Éric-Emmanuel Schmitt, Roland C. Wagner, Laurent Genefort, Stéphane Beauverger, Ward Moore, Stephen Baxter, Norman Spinrad, Jean-Pierre Andrevon et Michel-Antoine Burnier.
Toutes ont cependant un point commun : elles nous obligent à regarder notre propre Histoire autrement.
Conclusion
C’est peut-être ce qui fait la force particulière de l’uchronie.
Elle ne consiste pas seulement à inventer un passé qui n’a jamais existé.
Elle nous oblige à regarder celui qui existe.
Lorsque Philip K. Dick imagine un monde dominé par l’Allemagne nazie, lorsque Keith Roberts fait survivre l’Angleterre catholique, lorsque Robert Silverberg prolonge l’Empire romain ou lorsque Ward Moore donne la victoire aux Confédérés, la question n’est finalement jamais uniquement :
« Que se serait-il passé ? »
Elle devient :
« Pourquoi notre monde est-il devenu celui que nous connaissons ? »
Chaque uchronie rappelle ainsi que l’Histoire n’était probablement pas écrite d’avance. Une bataille, une élection, une invention, une rencontre ou une décision peuvent parfois suffire à faire basculer des décennies entières.
Et c’est peut-être pour cela que le genre reste aussi fascinant aujourd’hui : pour comprendre notre monde, il faut parfois commencer par imaginer celui qui aurait pu exister à sa place.
Dans quel ordre lire Stephen King ?
Avec Stephen King, la question de l’ordre de lecture est particulièrement intéressante.
L’auteur a publié plus de soixante romans et de très nombreux recueils, et certains de ses livres sont complètement indépendants tandis que d’autres appartiennent à des séries, à des cycles ou sont liés à des personnages déjà rencontrés.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est absolument pas nécessaire de lire toute l’œuvre de Stephen King dans l’ordre de publication.
Vous pouvez parfaitement commencer par Shining, Misery, 22/11/63 ou Carrie sans avoir lu les autres.
En revanche, certaines œuvres demandent davantage d’attention. C’est notamment le cas de La Tour sombre, de la trilogie Bill Hodges ou encore des romans consacrés à Gwendy.
Voici donc l’ordre que nous vous conseillons, en distinguant les véritables séries des romans qui peuvent être lus indépendamment.
Vous découvrez Stephen King ?
Si vous n’avez encore jamais lu Stephen King, nous vous conseillons de commencer par notre guide :
Par où commencer avec Stephen King ?
Vous y trouverez les meilleurs romans pour débuter selon vos goûts, ainsi qu’une sélection de ses œuvres incontournables.
Une fois votre premier roman terminé, revenez sur cette page pour poursuivre votre découverte dans le bon ordre.
1. La Tour sombre : le grand cycle de Stephen King
Commençons par le cas le plus évident : La Tour sombre.
Il s’agit de l’œuvre la plus ambitieuse de Stephen King et probablement de celle qui demande le plus de rigueur dans l’ordre de lecture.
Le cycle mélange fantasy, western, fantastique, horreur et science-fiction autour de Roland de Gilead, un pistolero qui poursuit la mystérieuse Tour sombre.
L’ordre de lecture principal
- Le Pistolero
- Les Trois Cartes
- Terres perdues
- Magie et cristal
- Les Loups de la Calla
- Le Chant de Susannah
- La Tour sombre
C’est cet ordre qu’il faut privilégier pour découvrir l’histoire principale.
Il y a également deux ouvrages liés à l’univers de Roland :
Et leur position mérite quelques explications.
Où placer Les Petites Sœurs d’Eluria ?
Les Petites Sœurs d’Eluria est une nouvelle qui raconte une aventure de Roland avant les événements du premier tome.
Il n’est donc pas nécessaire de la lire avant Le Pistolero.
Pour une première découverte, je recommande plutôt de suivre les sept romans principaux, puis de revenir aux textes complémentaires.
Vous pouvez ainsi lire :
Le Pistolero → Les Trois Cartes → Terres perdues → Magie et cristal → Les Loups de la Calla → Le Chant de Susannah → La Tour sombre
Puis découvrir Les Petites Sœurs d’Eluria comme un complément.
Et La Clé des vents ?
La Clé des vents est encore plus simple à positionner.
Le roman se situe pendant les événements de Les Loups de la Calla, mais il raconte notamment une histoire que Roland raconte à ses compagnons.
Il ne faut donc surtout pas le considérer comme le neuvième tome venant après La Tour sombre.
Pour une première lecture, le plus simple est de le découvrir après Les Loups de la Calla.
Vous pouvez donc suivre :
- Le Pistolero
- Les Trois Cartes
- Terres perdues
- Magie et cristal
- Les Loups de la Calla
- La Clé des vents
- Le Chant de Susannah
- La Tour sombre
Cette méthode permet d’intégrer le récit supplémentaire au moment où il se déroule chronologiquement.
Et si vous préférez l’ordre de publication ?
Vous pouvez également conserver les sept tomes principaux dans leur ordre de publication et lire les deux textes complémentaires ensuite.
Les deux méthodes fonctionnent.
Pour une première découverte, je préfère néanmoins la simplicité : ne pas interrompre la progression de l’histoire principale avec des textes complémentaires.
2. La trilogie Bill Hodges
Le deuxième ensemble qu’il faut impérativement lire dans l’ordre est celui consacré à Bill Hodges.
Ici, pas de doute possible : les trois romans forment une véritable trilogie.
L’ordre est :
1. Mr Mercedes
Bill Hodges est un ancien policier à la retraite.
Lorsqu’un mystérieux criminel revient le narguer avec une affaire qui l’avait profondément marqué, Hodges décide de reprendre l’enquête.
Le roman marque une évolution intéressante dans l’œuvre de King : il s’agit d’un véritable thriller policier, sans que le fantastique soit au centre du récit.
2. Carnets noirs
Le deuxième volume reprend certains personnages et développe une nouvelle intrigue autour d’un écrivain et de ses manuscrits.
On retrouve notamment Bill Hodges, Holly Gibney et Jerome Robinson.
Il est donc préférable d’avoir lu Mr Mercedes avant de commencer ce roman.
3. Fin de ronde
Le troisième tome conclut l’histoire de Bill Hodges.
C’est également celui qui réintroduit plus nettement le fantastique dans la trilogie.
L’ordre est donc tout simplement :
Mr Mercedes → Carnets noirs → Fin de ronde
Ne commencez pas directement par Fin de ronde, même si chaque roman possède sa propre intrigue : vous perdriez une bonne partie de l’intérêt lié à l’évolution des personnages.
3. Les histoires de Gwendy
Le cas de Gwendy est un peu différent.
L’histoire commence avec Gwendy et la boîte à boutons, puis se poursuit avec deux autres livres.
L’ordre est :
Le premier livre présente Gwendy et la mystérieuse boîte à boutons.
Les deux suivants développent son histoire et les conséquences de ce qu’elle a découvert.
Peut-on les lire séparément ?
C’est possible, mais ce serait dommage.
Contrairement à des romans totalement indépendants de Stephen King, cette trilogie repose justement sur l’évolution de Gwendy et sur les événements qui se sont produits précédemment.
Il vaut donc mieux respecter l’ordre de publication.
4. Shining et Docteur Sleep
Il existe également une petite série de deux romans autour de Danny Torrance.
L’ordre est particulièrement simple :
Shining raconte l’histoire de Danny alors qu’il est encore enfant et que sa famille séjourne à l’Overlook Hotel.
Des années plus tard, Docteur Sleep retrouve Danny devenu adulte.
Le deuxième roman repose donc directement sur ce qui s’est passé dans le premier.
Peut-on lire Docteur Sleep sans avoir lu Shining ?
Techniquement, oui.
Mais je le déconseille.
Vous comprendrez évidemment l’histoire générale, mais une partie importante de la puissance émotionnelle du roman vient du fait que vous connaissez déjà Danny et son passé.
Si vous souhaitez découvrir les deux, respectez simplement :
5. Désolation et Les Régulateurs : deux romans à lire ensemble ?
Désolation et Les Régulateurs constituent un cas très particulier dans la bibliographie de Stephen King.
Les deux romans sont sortis en 1996 et ont été publiés sous les pseudonymes de Stephen King et Richard Bachman.
Ils utilisent notamment des personnages portant les mêmes noms, mais racontent deux histoires différentes.
Il ne s’agit donc pas d’une suite classique.
Dans quel ordre les lire ?
Il n’existe pas véritablement d’ordre obligatoire.
Si vous souhaitez découvrir les deux, je vous conseille simplement :
Ce choix permet de commencer par le roman qui exploite le plus directement l’univers fantastique et horrifique de King, avant de découvrir son « double » littéraire.
Mais vous pouvez parfaitement inverser l’ordre.
L’important est surtout de ne pas considérer Les Régulateurs comme le tome 2 de Désolation.
6. Le cycle de l’Outsider
Le cas de L’Outsider est également intéressant.
Le roman introduit Holly Gibney, qui devient ensuite un personnage important dans plusieurs œuvres de Stephen King.
Si vous souhaitez suivre son parcours, l’ordre de publication est utile.
Mais-Encore.fr recense notamment :
Mais ces trois ouvrages ne constituent pas une trilogie.
L’Outsider
C’est ici que Holly Gibney prend une place importante dans l’intrigue.
Le roman commence comme une enquête policière avant de basculer progressivement vers le fantastique.
Si ça saigne
Il s’agit d’un recueil de quatre nouvelles.
La dernière, « Si ça saigne », met notamment en scène Holly Gibney.
Vous pouvez donc la lire après L’Outsider.
Holly
Le roman Holly reprend le personnage dans une nouvelle enquête.
Il est donc nettement préférable d’avoir lu L’Outsider avant de commencer Holly.
Quel ordre suivre pour Holly ?
Si vous voulez simplement suivre son évolution avec les livres présents dans votre catalogue :
L’Outsider → Si ça saigne → Holly
Il existe toutefois un élément important : Holly Gibney apparaît avant L’Outsider, notamment dans la trilogie Bill Hodges.
L’ordre complet de découverte du personnage est donc :
Mr Mercedes → Carnets noirs → Fin de ronde → L’Outsider → Si ça saigne → Holly
C’est cet ordre que je recommande si vous souhaitez suivre Holly depuis sa première apparition.
7. Les livres liés à Castle Rock
Stephen King utilise régulièrement certains lieux fictifs comme véritables personnages de son univers.
Castle Rock, petite ville fictive du Maine, est probablement le plus célèbre.
Plusieurs romans et nouvelles y sont liés, notamment :
Mais attention : il ne s’agit pas d’une série.
Vous n’avez donc pas besoin de lire ces romans dans un ordre particulier.
Chaque histoire possède son propre récit et ses propres personnages.
Pourquoi les lire dans un ordre particulier alors ?
Uniquement si vous souhaitez découvrir progressivement les références et les liens entre les différentes histoires.
Pour une première lecture de Stephen King, je déconseille de chercher à établir une chronologie complète de Castle Rock.
L’intérêt est justement de découvrir ces connexions naturellement.
8. Le cas particulier de Ça et des romans liés à Derry
Stephen King utilise également une autre ville fictive importante : Derry.
C’est notamment le cadre de Ça.
Plusieurs autres romans et nouvelles font référence à cette ville ou à certains événements qui s’y sont déroulés.
Mais, là encore, il ne faut pas transformer artificiellement ces livres en une série.
Faut-il lire Ça avant les autres romans de Derry ?
Non.
Ça peut être lu complètement indépendamment.
Et même si vous repérez ensuite des références à Derry dans d’autres œuvres, elles ne nécessitent généralement pas de connaître Ça pour comprendre l’histoire.
C’est une caractéristique importante de l’œuvre de King : son univers est connecté, mais il n’est pas construit comme un immense puzzle qu’il faudrait absolument résoudre dans l’ordre.
9. Les romans indépendants : vous pouvez presque tout lire dans l’ordre que vous voulez
Une grande partie de la bibliographie de Stephen King fonctionne parfaitement de manière indépendante.
C’est notamment le cas de nombreux romans présents dans votre catalogue :
- Carrie
- Salem
- Shining
- Le Fléau
- Marche ou crève
- Christine
- Simetierre
- Misery
- La Peau sur les os
- Dolores Claiborne
- Rose Madder
- 22/11/63
- Joyland
- Revival
- Billy Summers
- Conte de fées
Vous pouvez donc les lire dans l’ordre qui vous attire le plus.
Il n’est pas nécessaire de commencer par Carrie simplement parce qu’il s’agit du premier roman publié de King.
10. Faut-il lire Stephen King dans l’ordre chronologique ?
Non.
C’est probablement le conseil le plus important de cet article.
Lire Stephen King depuis Carrie jusqu’à ses romans les plus récents peut être une expérience intéressante si vous souhaitez suivre l’évolution de son écriture.
Mais ce n’est absolument pas la meilleure méthode pour un nouveau lecteur.
Imaginez que vous soyez particulièrement attiré par 22/11/63 : il n’y aurait aucune raison de vous obliger à lire une vingtaine de romans avant de pouvoir l’ouvrir.
De même, si vous aimez les thrillers policiers, vous pouvez commencer directement par Mr Mercedes.
Et si vous êtes amateur de fantasy, vous pouvez vous lancer dans La Tour sombre.
L’ordre chronologique est surtout intéressant pour…
- les lecteurs qui veulent découvrir toute l’évolution de Stephen King ;
- ceux qui souhaitent suivre les références et les connexions entre ses livres ;
- les lecteurs qui veulent voir comment son style a évolué depuis les années 1970 ;
- les grands passionnés qui souhaitent entreprendre une lecture quasi exhaustive de son œuvre.
Pour tous les autres, l’ordre thématique ou l’ordre des séries est beaucoup plus pertinent.
11. Et les recueils de nouvelles ?
Les recueils de Stephen King ne nécessitent généralement aucun ordre de lecture particulier.
Vous pouvez commencer par :
Brume, Différentes saisons, Rêves et cauchemars, Tout est fatal, Juste avant le crépuscule ou Le Bazar des mauvais rêves.
Chaque recueil rassemble des histoires indépendantes.
Certaines nouvelles peuvent néanmoins faire référence à des personnages ou à des univers déjà rencontrés.
Dans ce cas, les références constituent surtout des bonus pour les lecteurs fidèles, et non des éléments indispensables à la compréhension.
12. Un parcours idéal pour découvrir progressivement Stephen King
Si vous débutez complètement, voici le parcours que je conseillerais.
Étape 1 — Découvrir le King classique
Commencez par quelques romans qui représentent particulièrement bien les premières années de l’auteur :
Ces cinq romans permettent déjà de comprendre pourquoi King est devenu l’un des grands noms de la littérature fantastique et horrifique.
Mais ils montrent également quelque chose d’essentiel : King ne raconte pas toujours le même type d’histoire.
Carrie est relativement court et centré sur un personnage ; Shining privilégie l’atmosphère ; Misery fonctionne comme un thriller psychologique ; Ça constitue une immense fresque ; Simetierre explore plus directement la peur de la mort et du deuil.
13. Découvrir le King qui ne fait pas peur
Après quelques romans horrifiques, je conseille de faire volontairement une pause avec les monstres et les phénomènes surnaturels.
Vous pouvez alors lire :
Ces livres permettent de découvrir un autre visage de Stephen King.
Différentes saisons est particulièrement important dans ce parcours : plusieurs textes du recueil sont devenus extrêmement célèbres, et l’horreur n’y occupe qu’une place secondaire.
22/11/63 constitue ensuite une excellente transition vers les genres fantastique et science-fiction.
Enfin, Billy Summers montre que King peut parfaitement construire un roman autour d’un personnage et d’une intrigue de thriller sans avoir besoin du surnaturel.
14. Se lancer dans les grandes fresques
Si vous appréciez les romans longs et les histoires avec de nombreux personnages, vous pouvez ensuite passer aux grandes œuvres de King.
Le Fléau
Une pandémie décime l’immense majorité de l’humanité.
Mais le véritable intérêt du roman commence après la catastrophe, lorsque les survivants doivent reconstruire une société.
Ça
Une autre immense fresque, cette fois autour de la ville de Derry et d’une créature particulièrement terrifiante.
Dôme
Une petite ville se retrouve soudainement coupée du reste du monde par une mystérieuse barrière.
Le récit est divisé en deux volumes sur Mais-Encore.fr :
Ils doivent évidemment être lus dans cet ordre.
Ces trois œuvres permettent de découvrir le Stephen King romancier-fleuve, capable de faire vivre une multitude de personnages et de développer une histoire sur plusieurs centaines de pages.
15. Découvrir les séries ensuite
Une fois que vous connaissez déjà quelques romans de King, vous pouvez vous attaquer à ses différentes séries.
La Tour sombre
À lire dans cet ordre :
- Le Pistolero
- Les Trois Cartes
- Terres perdues
- Magie et cristal
- Les Loups de la Calla
- Le Chant de Susannah
- La Tour sombre
Puis, éventuellement :
Bill Hodges
Puis poursuivez avec les romans de Holly Gibney :
Gwendy
Shining
Cette organisation permet de profiter des personnages récurrents et des références sans transformer toute la bibliographie de King en un gigantesque ordre obligatoire.
16. Si vous voulez lire Stephen King presque dans son intégralité
Pour les lecteurs qui souhaitent aller beaucoup plus loin, je conseillerais plutôt l’ordre de publication.
C’est la meilleure façon de voir l’évolution de l’auteur.
On commence alors avec :
Carrie (1974)
puis :
Salem → Shining → Rage → Le Fléau → Marche ou crève → Dead Zone → Charlie → Cujo → Christine → Simetierre…
et ainsi de suite.
Cette méthode a un avantage considérable : vous voyez progressivement apparaître les thèmes, les obsessions et les procédés narratifs qui vont devenir caractéristiques de Stephen King.
Vous pouvez également observer son évolution.
Le jeune auteur de Carrie n’écrit évidemment pas exactement comme celui de 22/11/63 ou de Billy Summers.
Mais attention
L’ordre de publication devient rapidement contraignant.
Si vous n’avez aucune envie de lire Les Tommyknockers maintenant, par exemple, il n’y a aucune raison de vous forcer à le faire simplement parce qu’il a été publié avant un roman qui vous attire davantage.
L’ordre chronologique est un projet de lecteur passionné, pas une obligation.
17. Les questions fréquentes
Faut-il lire Stephen King dans l’ordre de publication ?
Non.
À l’exception des séries et de certains romans liés entre eux, vous pouvez choisir vos lectures librement.
Peut-on commencer par n’importe quel Stephen King ?
Presque.
Pour un premier contact, je privilégierais toutefois Shining, Misery, 22/11/63, Carrie ou Différentes saisons.
Faut-il avoir lu les autres romans avant La Tour sombre ?
Non, mais certaines références seront plus savoureuses si vous connaissez déjà une partie de l’œuvre de King.
La saga peut être lue indépendamment.
Faut-il lire Shining avant Docteur Sleep ?
Oui, c’est fortement recommandé.
Le second roman repose sur l’histoire et le personnage de Danny Torrance.
Faut-il lire Mr Mercedes avant L’Outsider ?
Ce n’est pas indispensable pour comprendre L’Outsider, mais c’est préférable si vous souhaitez suivre Holly Gibney dans l’ordre de son évolution.
Les Régulateurs est-il la suite de Désolation ?
Non.
Les deux romans sont liés de manière très particulière, mais Les Régulateurs n’est pas le tome 2 de Désolation.
Faut-il lire tous les romans de Castle Rock dans un ordre précis ?
Non.
Castle Rock est un lieu récurrent de l’univers de Stephen King, pas une série.
18. En résumé
Si vous voulez simplement découvrir Stephen King, ne vous compliquez pas la vie.
Commencez par quelques romans indépendants :
Shining → Misery → 22/11/63 → Différentes saisons
Puis choisissez votre direction :
- horreur → Ça, Simetierre, Salem ;
- grandes fresques → Le Fléau, Dôme ;
- fantasy → La Tour sombre ;
- thriller → Mr Mercedes ;
- Holly Gibney → Mr Mercedes → Carnets noirs → Fin de ronde → L’Outsider → Si ça saigne → Holly ;
- Gwendy → Gwendy et la boîte à boutons → La Plume magique de Gwendy → La Dernière Mission de Gwendy ;
- Shining → Shining → Docteur Sleep ;
- science-fiction et fantastique → Cellulaire, Les Tommyknockers, Revival ;
- nouvelles → Brume, Différentes saisons, Rêves et cauchemars ou Le Bazar des mauvais rêves.
Et si, après quelques lectures, vous devenez véritablement passionné par Stephen King, alors seulement vous pourrez envisager une lecture chronologique de toute son œuvre.
Conclusion
Stephen King est finalement un auteur beaucoup plus simple à lire qu’il n’y paraît.
Sa bibliographie est immense, son univers comporte de nombreuses connexions et certaines séries possèdent leur propre ordre de lecture. Mais cela ne signifie pas qu’il faut connaître tout Stephen King pour pouvoir ouvrir un de ses livres.
La règle essentielle est simple :
Lisez les séries dans l’ordre, mais pour le reste, choisissez d’abord les histoires qui vous donnent envie.
C’est probablement la meilleure manière de découvrir Stephen King : commencer par un roman qui correspond à vos goûts, puis laisser votre curiosité vous conduire progressivement vers les autres facettes de son œuvre.
Et si vous souhaitez ensuite explorer l’ensemble de sa bibliographie, l’ordre de publication devient alors une formidable façon de découvrir l’évolution d’un écrivain qui n’a cessé de se renouveler depuis Carrie.
Par où commencer avec Stephen King ?
Stephen King est un cas assez particulier.
Avec plusieurs dizaines de romans, de recueils de nouvelles et de textes courts, son œuvre peut donner le vertige à quelqu’un qui souhaite commencer à le lire. D’autant plus que l’étiquette « auteur de fantastique et d’horreur » ne résume absolument pas sa bibliographie.
Stephen King écrit bien sûr des histoires terrifiantes, mais il s’intéresse également au thriller, au suspense, au fantastique, à la science-fiction, au drame psychologique et même à la fantasy.
Alors, par quel livre commencer ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est généralement pas nécessaire de commencer par son premier roman, ni de lire toute son œuvre dans l’ordre chronologique.
Voici donc quelques portes d’entrée possibles dans l’univers de Stephen King, selon ce que vous recherchez.
Découvrez tous les livres de Stephen King.
1. Commencer par les grands classiques
Si vous souhaitez découvrir Stephen King à travers les romans qui ont contribué à construire sa réputation, plusieurs choix s’imposent naturellement.
Carrie
Carrie est probablement le point de départ le plus logique si vous voulez découvrir les débuts de Stephen King.
Publié en 1974, il s’agit de son premier roman publié.
On y découvre Carrie White, une adolescente marginalisée et harcelée par ses camarades de lycée, mais également soumise au fanatisme religieux de sa mère.
Lorsque ses pouvoirs surnaturels commencent à se manifester, la situation prend une tournure dramatique.
Le roman est relativement court et va directement à l’essentiel.
Pourquoi commencer par Carrie ?
Parce que vous découvrez le tout premier Stephen King, avant que son œuvre ne prenne l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui.
C’est également un excellent choix si vous voulez comprendre les thèmes qui vont revenir régulièrement chez lui : enfance, adolescence, violence, culpabilité, marginalité et irruption du surnaturel dans la vie quotidienne.
Shining
Si vous préférez commencer directement par l’un des grands classiques de l’horreur, Shining constitue probablement un meilleur choix.
L’histoire de Jack Torrance et de sa famille dans l’Overlook Hotel est devenue l’une des œuvres les plus célèbres de Stephen King.
Mais le roman ne repose pas uniquement sur les phénomènes surnaturels.
King s’intéresse également à la dépendance, à la violence familiale, à la solitude et à la fragilité psychologique de son personnage principal.
C’est ce mélange entre horreur surnaturelle et drame humain qui fait toute la force du roman.
Pourquoi commencer par Shining ?
Parce que c’est probablement le Stephen King le plus immédiatement identifiable : une atmosphère oppressante, une menace surnaturelle et des personnages beaucoup plus complexes qu’ils n’en ont l’air.
Et si vous appréciez le roman, vous pourrez ensuite poursuivre avec Docteur Sleep, qui raconte la suite de l’histoire.
Ça
Si vous n’avez pas peur de commencer par un roman beaucoup plus volumineux, Ça est une autre possibilité évidente.
L’histoire du groupe d’enfants confronté à une créature prenant notamment l’apparence de Pennywise est devenue emblématique.
Mais le véritable sujet du roman dépasse largement le simple clown terrifiant.
King y explore l’enfance, la peur, l’amitié, la mémoire et le passage à l’âge adulte.
Pourquoi commencer par Ça ?
Parce que c’est l’un des romans qui permet le mieux de comprendre l’ampleur de l’univers de King.
En revanche, ce n’est pas forcément celui que je conseillerais à un lecteur qui n’a jamais lu Stephen King : son volume et sa construction peuvent constituer une première marche assez haute.
2. Commencer par un Stephen King plus accessible
Si vous êtes attiré par Stephen King mais que vous n’avez pas forcément envie de commencer par un énorme roman d’horreur, plusieurs ouvrages constituent des portes d’entrée particulièrement efficaces.
Misery
Misery est probablement l’une des meilleures recommandations pour quelqu’un qui veut découvrir Stephen King sans nécessairement aimer le fantastique.
Paul Sheldon est un écrivain victime d’un accident de voiture.
Lorsqu’il se réveille, il découvre qu’il a été recueilli par Annie Wilkes, une admiratrice de son œuvre.
Très rapidement, il comprend qu’il n’est pas réellement son invité.
Le roman repose essentiellement sur la tension psychologique.
Pas besoin de monstres ou de phénomènes surnaturels : King parvient à faire naître l’angoisse à partir d’une situation extrêmement simple.
Pourquoi commencer par Misery ?
Parce qu’il démontre immédiatement que Stephen King est aussi un formidable auteur de suspense et de thriller psychologique.
Si vous n’aimez normalement pas l’horreur, c’est probablement l’un des meilleurs points d’entrée.
22/11/63
Avec 22/11/63, on découvre encore un autre Stephen King.
Le roman raconte l’histoire d’un homme capable de voyager dans le passé et qui décide d’empêcher l’assassinat de John F. Kennedy.
L’intrigue mêle donc voyage dans le temps, histoire, suspense et romance.
Il y a bien une dimension fantastique, mais le roman ne repose absolument pas sur l’horreur.
Pourquoi commencer par 22/11/63 ?
Parce que c’est l’un des meilleurs choix pour quelqu’un qui pense :
« Stephen King ? Je n’aime pas vraiment les livres d’horreur. »
Vous pourriez être surpris.
La Ligne verte
La Ligne verte constitue une autre excellente porte d’entrée.
L’histoire se déroule dans le couloir de la mort d’une prison américaine et suit notamment Paul Edgecombe, surveillant chargé de l’aile où sont détenus les condamnés.
Le roman mêle drame, fantastique et réflexion sur la justice et la condition humaine.
Pourquoi commencer par La Ligne verte ?
Parce que l’horreur y est secondaire.
Ce qui domine, c’est l’émotion et le destin des personnages.
C’est également un excellent choix pour découvrir le talent de King lorsqu’il s’éloigne des codes classiques de l’horreur.
3. Si vous voulez vraiment avoir peur
Si votre objectif est simple — vous faire peur — il vaut mieux aller directement vers certains des romans les plus horrifiques de King.
Salem
Avec Salem, Stephen King s’attaque au mythe du vampire.
Mais plutôt que de reproduire simplement les codes classiques du genre, il les transpose dans une petite ville américaine apparemment ordinaire.
Le résultat est particulièrement efficace.
Pourquoi commencer par Salem ?
Parce que vous découvrez un King qui construit progressivement une atmosphère de menace avant de laisser l’horreur envahir la communauté.
C’est également l’un de ses grands romans des débuts.
Simetierre
Si vous recherchez quelque chose de plus sombre encore, Simetierre est un excellent candidat.
La question de départ est simple :
que seriez-vous prêt à faire pour retrouver quelqu’un que vous aimez ?
À partir de cette idée, King construit une histoire particulièrement noire autour du deuil, de la mort et de la tentation de dépasser les limites naturelles.
Pourquoi commencer par Simetierre ?
Parce que c’est l’un des romans les plus sombres et désespérés de Stephen King.
À éviter si vous cherchez une lecture légère pour découvrir l’auteur !
4. Si vous aimez le fantastique et le surnaturel
Le fantastique est probablement le territoire le plus naturellement associé à Stephen King. Mais là encore, ses romans proposent des expériences très différentes.
Dead Zone
Dans Dead Zone, Johnny Smith se réveille après plusieurs années de coma avec une capacité extraordinaire : en touchant certaines personnes, il peut entrevoir leur passé ou leur avenir.
Le roman mélange alors fantastique, thriller et réflexion sur le destin.
Mais ce qui fait sa force est surtout son personnage principal, confronté à une question particulièrement difficile : que faire lorsqu’on sait quelque chose que les autres ignorent ?
Pourquoi commencer par Dead Zone ?
Parce que le surnaturel y sert surtout à poser des questions morales.
C’est un excellent choix si vous aimez les histoires où un pouvoir extraordinaire bouleverse la vie d’une personne ordinaire.
Bazaar
Avec Bazaar, King revient à une autre de ses spécialités : la petite ville américaine dans laquelle quelque chose ne tourne pas rond.
Un mystérieux commerçant arrive à Castle Rock et semble capable de proposer à chacun exactement ce qu’il désire.
Mais chaque cadeau possède évidemment un prix.
Pourquoi commencer par Bazaar ?
Parce que le roman représente très bien le King des petites villes américaines, avec ses habitants ordinaires, leurs secrets, leurs rancœurs et leurs faiblesses.
C’est également une bonne porte d’entrée vers l’univers de Castle Rock.
Revival
Revival est un choix particulièrement intéressant pour les amateurs de fantastique sombre.
Le roman suit sur plusieurs décennies la relation entre Jamie Morton et un ancien pasteur dont les recherches vont l’entraîner dans une direction particulièrement inquiétante.
King y aborde notamment la foi, la mort, le deuil et ce qui pourrait se trouver au-delà de notre existence.
Pourquoi commencer par Revival ?
Parce qu’il montre un Stephen King plus adulte et plus sombre, avec une montée progressive de l’inquiétude.
5. Si vous aimez la science-fiction
Stephen King n’est pas considéré comme un auteur de science-fiction à proprement parler, mais plusieurs de ses livres s’en approchent.
Cellulaire
Avec Cellulaire, King imagine un phénomène particulièrement inquiétant : les utilisateurs de téléphones portables se transforment brutalement en créatures violentes après avoir reçu un mystérieux signal.
Le roman reprend certains codes du récit catastrophe et du post-apocalyptique.
Pourquoi commencer par Cellulaire ?
Si vous aimez les scénarios de fin du monde et les récits de survie, c’est probablement l’un des Stephen King les plus accessibles.
Les Tommyknockers
Avec Les Tommyknockers, King s’aventure beaucoup plus franchement du côté de la science-fiction.
Une mystérieuse découverte enfouie sous terre va transformer progressivement les habitants d’une petite ville du Maine.
Le roman mélange extraterrestres, technologie, addiction et transformation de l’être humain.
Pourquoi commencer par Les Tommyknockers ?
Parce qu’il permet de découvrir un Stephen King très différent de celui de Shining ou Misery.
En revanche, si vous débutez complètement, je conseillerais plutôt Cellulaire ou 22/11/63 avant celui-ci.
6. Si vous aimez les grandes histoires et les univers imaginaires
Il existe un autre Stephen King que l’on oublie parfois : le romancier de fantasy.
Et pour le découvrir, une œuvre s’impose.
La Tour sombre
La Tour sombre est probablement le projet littéraire le plus ambitieux de Stephen King.
Le cycle mélange fantasy, western, horreur, science-fiction et références à de nombreuses autres œuvres de l’auteur.
Roland de Gilead poursuit la mystérieuse Tour sombre à travers des mondes qui semblent parfois reliés entre eux.
Le premier volume, Le Pistolero, est très différent des romans classiques de King.
Faut-il commencer Stephen King par La Tour sombre ?
Oui, mais seulement si vous êtes attiré par les grandes sagas et les univers de fantasy.
Ce n’est pas forcément le meilleur point d’entrée pour découvrir l’auteur dans son ensemble.
En revanche, si l’idée d’une immense saga mêlant western, fantasy et mondes parallèles vous attire, vous pouvez tout à fait commencer par là.
À noter également que Les Petites Sœurs d’Eluria et La Clé des vents sont des récits liés à l’univers de la Tour sombre, mais ne constituent pas les premiers volumes à lire.
7. Si vous aimez les histoires courtes
Vous n’avez absolument pas besoin de commencer Stephen King par un roman de 800 pages.
L’auteur a publié de nombreux recueils qui constituent d’excellentes portes d’entrée.
Brume
Brume rassemble plusieurs textes parmi lesquels figure notamment la nouvelle qui donne son titre au recueil.
C’est une excellente manière de découvrir la capacité de King à installer rapidement une situation inquiétante.
Pourquoi commencer par Brume ?
Parce que vous pouvez découvrir plusieurs facettes de son écriture sans vous engager immédiatement dans un long roman.
Différentes saisons
Avec Différentes saisons, on découvre encore un autre aspect de King.
Le recueil contient quatre longues nouvelles, dont plusieurs sont devenues particulièrement célèbres.
L’horreur y est loin d’être systématique.
Le livre montre surtout l’importance chez King de thèmes comme l’enfance, la culpabilité, la rédemption, l’amitié et le passage à l’âge adulte.
Pourquoi commencer par Différentes saisons ?
Parce que c’est probablement l’une des meilleures réponses à quelqu’un qui affirme :
« Je n’aime pas Stephen King parce que je n’aime pas l’horreur. »
Ce recueil montre à quel point cette vision de l’auteur est réductrice.
8. Si vous voulez découvrir le Stephen King contemporain
Vous pouvez également commencer par des romans beaucoup plus récents.
L’Institut
Avec L’Institut, King revient notamment à l’un de ses thèmes de prédilection : les enfants confrontés à des forces qui les dépassent.
Des enfants dotés de capacités particulières sont enlevés et enfermés dans une mystérieuse institution.
Le roman mélange thriller, fantastique et science-fiction.
Pourquoi commencer par L’Institut ?
Parce que c’est un roman relativement représentatif du King moderne : des personnages attachants, une intrigue très accessible et une tension constante.
Billy Summers
Avec Billy Summers, on est très loin de l’image traditionnelle de Stephen King.
Billy est un ancien militaire devenu tueur à gages, mais il accepte de réaliser un dernier contrat.
Le roman est avant tout un thriller, avec une forte dimension humaine.
Pourquoi commencer par Billy Summers ?
Parce qu’il démontre une fois encore que Stephen King peut parfaitement raconter une histoire passionnante sans faire intervenir le moindre élément surnaturel.
Holly
Avec Holly, King poursuit les aventures de Holly Gibney, personnage apparu dans plusieurs de ses romans précédents.
L’histoire est avant tout un thriller policier.
Si vous aimez les enquêtes et les personnages récurrents, c’est une excellente porte d’entrée vers cette partie plus contemporaine de son œuvre.
Mais attention : contrairement à Billy Summers, il est préférable de connaître un peu Holly Gibney avant de commencer directement par ce roman.
9. Et si vous commenciez simplement par Stephen King lui-même ?
Il existe finalement une autre manière de découvrir Stephen King : lire Stephen King parler de Stephen King.
Écriture : Mémoires d’un métier
Avec Écriture, King raconte son parcours et donne également de nombreux conseils sur l’écriture.
Ce n’est évidemment pas un roman.
Mais pour quelqu’un qui souhaite comprendre l’auteur, son parcours et sa manière de concevoir la littérature, c’est un livre particulièrement intéressant.
Pourquoi commencer par Écriture ?
Parce qu’il permet de découvrir l’homme derrière l’immense bibliographie.
Ce n’est pas le meilleur premier livre si votre objectif est simplement de découvrir ses histoires, mais c’est une excellente lecture complémentaire.
10. Quel Stephen King choisir selon vos goûts ?
Vous aimez l’horreur pure
Commencez par Simetierre ou Shining.
Simetierre est particulièrement sombre et joue beaucoup sur la peur de la mort et du deuil.
Shining, lui, propose une horreur plus progressive, avec une atmosphère extrêmement oppressante.
Si vous souhaitez ensuite poursuivre dans cette direction, Salem, Ça ou Désolation constituent de très bons choix.
Vous aimez les thrillers psychologiques
👉 Misery est probablement le meilleur choix.
C’est un roman relativement simple dans son principe, mais d’une efficacité redoutable.
Vous pouvez également vous tourner vers Jessie, Dolores Claiborne ou Rose Madder, qui placent davantage leurs personnages au centre du récit.
Vous aimez les histoires de survie
Le principe est d’une simplicité terrifiante : une centaine de jeunes garçons participent à une marche dont les règles sont impitoyables.
Le roman est court, tendu et particulièrement efficace.
Dans un registre différent, Le Fléau permet de passer à une histoire de survie beaucoup plus vaste, à l’échelle de la civilisation entière.
Vous aimez les récits post-apocalyptiques
👉 Le Fléau.
C’est l’un des romans les plus ambitieux de Stephen King.
Une épidémie décime la majeure partie de l’humanité et les survivants se retrouvent progressivement confrontés à un conflit qui dépasse largement la simple lutte pour la survie.
C’est un excellent choix si vous aimez les grandes fresques apocalyptiques, les nombreux personnages et les histoires qui prennent leur temps.
Vous aimez les voyages dans le temps
👉 22/11/63.
Le principe est immédiatement accrocheur, mais King ne se contente pas d’utiliser le voyage temporel comme un simple mécanisme narratif.
Il s’intéresse également aux conséquences de nos interventions dans le passé et à la difficulté de changer l’Histoire.
C’est probablement l’un des meilleurs premiers Stephen King possibles, même pour quelqu’un qui n’aime pas particulièrement l’horreur.
Vous aimez la fantasy
C’est le choix évident.
Mais il faut accepter une œuvre très particulière, qui mélange plusieurs genres et dont l’univers se dévoile progressivement.
Si vous aimez les grandes sagas de fantasy, les westerns et les mondes parallèles, vous avez de bonnes chances d’y trouver votre compte.
Vous aimez la science-fiction
👉 Cellulaire ou Les Tommyknockers.
Cellulaire est probablement le plus facile d’accès.
Les Tommyknockers est plus étrange et plus démesuré, avec une véritable dimension de science-fiction.
Vous pouvez également essayer 22/11/63, qui utilise le voyage dans le temps comme élément fantastique.
Vous aimez les enquêtes policières
👉 Mr Mercedes.
C’est le premier volume de la trilogie consacrée à Bill Hodges.
On y découvre un Stephen King qui s’éloigne franchement du fantastique pour proposer un véritable thriller policier.
Si vous appréciez le personnage de Bill Hodges, poursuivez ensuite avec :
C’est également une bonne porte d’entrée vers la période plus contemporaine de King.
Vous aimez les histoires courtes
Le recueil est probablement l’une des meilleures façons de découvrir la richesse de Stephen King sans se lancer immédiatement dans une énorme saga.
Vous pouvez également choisir Brume, Rêves et cauchemars, Juste avant le crépuscule ou Le bazar des mauvais rêves.
11. Les livres par lesquels je déconseillerais de commencer
Certains livres de Stephen King sont excellents, mais ne constituent pas nécessairement de bonnes portes d’entrée.
La Tour sombre
Ce n’est pas une mauvaise première lecture, mais c’est un univers très particulier.
Pour apprécier pleinement la saga, il vaut mieux avoir envie d’une grande œuvre hybride, plutôt que de chercher simplement « un Stephen King ».
Ça
Le roman est monumental et passionnant, mais ses dimensions peuvent décourager un lecteur qui découvre l’auteur.
Je le garderais plutôt pour après quelques premières lectures.
Le Fléau
Même problème.
C’est un excellent roman, mais son ampleur et son nombre de personnages rendent l’expérience assez différente d’un Misery ou d’un Carrie.
Les Tommyknockers
Le roman est particulièrement intéressant si vous aimez la science-fiction et les histoires étranges.
Mais il est assez représentatif du King le plus démesuré.
Ce n’est donc pas nécessairement celui que je choisirais pour découvrir son œuvre.
12. Alors, quel est le meilleur premier Stephen King ?
Si je devais réduire toutes ces possibilités à cinq recommandations, je choisirais :
🥇 Shining
Le choix le plus évident pour découvrir le Stephen King horrifique.
🥈 Misery
Le meilleur choix pour quelqu’un qui préfère le thriller et la tension psychologique.
🥉 22/11/63
Probablement le meilleur choix pour découvrir la diversité de l’auteur sans commencer par l’horreur.
4. Carrie
Le choix idéal pour découvrir ses débuts et voir comment son univers s’est construit.
5. Différentes saisons
Le meilleur choix si vous voulez découvrir le King qui ne se résume pas à l’horreur.
Stephen King est-il fait pour vous ?
Stephen King est fait pour vous si…
- vous aimez les histoires où des personnages ordinaires sont confrontés à l’extraordinaire ;
- vous appréciez les ambiances inquiétantes et les montées progressives de la tension ;
- vous aimez les personnages travaillés sur la durée ;
- vous appréciez les grandes histoires avec de nombreux personnages ;
- vous aimez passer d’un genre à l’autre ;
- vous aimez le fantastique, l’horreur, le thriller, la science-fiction ou la fantasy ;
- vous aimez les histoires qui s’intéressent autant aux personnages qu’à leur intrigue.
Il risque davantage de vous décevoir si…
- vous cherchez uniquement de l’action rapide ;
- vous n’aimez pas les romans très longs ;
- vous avez besoin d’une intrigue extrêmement linéaire ;
- vous n’appréciez pas les histoires centrées sur les relations humaines ;
- l’horreur ou le fantastique vous rebutent totalement.
Car le véritable intérêt de Stephen King ne réside pas seulement dans les monstres, les fantômes ou les phénomènes surnaturels.
Son sujet favori reste l’être humain.
En résumé
Il n’existe pas de mauvais point de départ avec Stephen King, mais certains choix sont plus adaptés que d’autres.
| Si vous aimez… | Commencez par… |
|---|---|
| 👻 L’horreur | Shining |
| 😱 L’horreur très sombre | Simetierre |
| 🔪 Le thriller psychologique | Misery |
| 🕰️ Le voyage dans le temps | 22/11/63 |
| 🌎 Le post-apocalyptique | Le Fléau |
| 🚀 La science-fiction | Cellulaire |
| 🤠 La fantasy et les grandes sagas | La Tour sombre |
| 🔎 Le polar | Mr Mercedes |
| 📖 Les histoires courtes | Différentes saisons |
| ❤️ Le drame et l’émotion | La Ligne verte |
| 🩸 Les débuts de Stephen King | Carrie |
Mon conseil personnel
Si vous n’avez jamais lu Stephen King, je commencerais par Shining si vous aimez l’horreur.
Si vous n’aimez pas particulièrement l’horreur, je choisirais 22/11/63.
Et si vous voulez simplement découvrir ce que Stephen King sait faire de mieux, Différentes saisons est probablement l’une des expériences les plus révélatrices.
Une fois ces premières lectures terminées, vous pourrez ensuite vous aventurer dans les grandes fresques comme Ça, Le Fléau ou La Tour sombre, et découvrir progressivement les nombreuses connexions qui existent entre ses différents livres.
Une dernière lueur par Vincent King
Fiche de Une dernière lueur
Titre : Une dernière lueur
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1969
Traduction : E. Chédaille
Editeur : Le Masque
Première page de Une dernière lueur
« Là-haut, dans le nord, il fait encore plus froid que par ici. Je vous parle des régions désolées qui s’étendent au-delà de la toundra. Un enfer recouvert de dix mètres de glace, où le blizzard souffle sans arrêt toute l’année. Encore plus au nord, du côté du pôle, la glace doit faire des centaines de mètres d’épaisseur, des kilomètres, peut-être… mais là-bas, il en a toujours été ainsi.
Jour après jour, les glaciers gagnent du terrain. Ils renversent tout, même les collines. Quelquefois, quand le vent est au sud, une sale odeur d’acide flotte dans l’air. Cela doit venir de leurs expériences pour changer l’atmosphère.
Il me fallut un certain temps pour sortir mon pistolet quand j’aperçus les envahs. Il faut vous dire qu’ils s’aventurent rarement aussi loin de la frontière. Ils préfèrent les régions chaudes du sud, comme tout le monde. »
Extrait de : V. King. « Une dernière lueur. »
Superclown et le serpent du temps par Vincent King

Fiche de Superclown et le serpent du temps
Titre : Superclown et le serpent du temps
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1976
Traduction : B. Martin, D. Lemoine
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Superclown et le serpent du temps
« Je me rappelle très exactement. Cela, je peux y parvenir. Je me souviens de tous les détails, même les plus infimes.
Rien n’a jamais fait le même bruit que la Cité quand elle a commencé, au matin ; rien n’a jamais eu la même saveur. Les moteurs… les voitures… ce qu’ils appellent des voitures… les clameurs, les hurlements de leurs avertisseurs, des ondes de bruit, comme la mer et les mouettes, quand les signaux changeaient de couleur pour libérer les voies. Les revêtements du sol… les pas sur les trottoirs, les vendeurs de journaux… des paroles saisies au passage, des odeurs d’asphalte humide, de caoutchouc brûlé, de carburant diesel.
Ces voix… beaucoup, le goût de beaucoup de voix, dans mes oreilles et dans ma tête. Le mouvement, là, dehors, l’apparence de vie… les claquements des talons. Le bruit bon enfant, amical, tandis que tout se mettait en marche, la richesse de cette vie, là, dehors. Jusqu’à un certain point, dès l’instant de mon réveil, je me souviendrai toujours de cette matinée. Je savais où j’étais. J’y étais déjà venu, dans la Cité… je la connaissais. »
Extrait de : V. King. « Superclown et le serpent du temps. »
Candy man par Vincent King

Fiche de Candy man
Titre : Candy man
Auteur : Vincent King
Date de parution : 1971
Traduction : D. Pemerle
Editeur : Calmann Lévy
Première page de Candy man
« On m’appelle Candy Man, mais ce n’est pas mon vrai nom. Je n’ai pas de nom. Je ne suis que ce bon vieux Candy Man qui parcourt les Rues en vendant sa barbe à papa. Ils aiment ça, tous : ça leur délie la langue. Alors, moi, je n’hésite pas à les dénoncer aux Éducateurs. Il le faut : c’est comme ça que j’obtiens mes burettes. Quand je remonte ma manche de caoutchouc jusqu’à la saignée du coude et que j’enfonce le bec de la burette, je me sens bien. Alors, lassé du monde, je peux retourner dans les bois de lichens avec mon chien. Quel est mon Jeu dans cette partie ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que sur cette planète il n’y a personne d’autre comme moi. Je n’ai pas passé les Épreuves et mon cerveau n’a pas été brûlé. D’ailleurs c’est pour cela que je n’ai pas de Nom. Un jour, je descendrai jusqu’au cœur de la Machine Profonde, loin sous la Terre. Je pourrai enfin me recroqueviller, mourir en elle. Ce sera peut-être la fin du monde, mais ce jour-là, je saurai enfin qui je suis… »
Extrait de : V. King. « CandyMan. »





