Catégorie : Livres
Black velvet par Alain Dorémieux

Fiche de Black velvet
Titre : Black velvet
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1993
Editeur : Denoël
Première page de Black velvet
« Une ruelle ténébreuse. Devant l’entrée de la ruelle, une jeune fille. Elle est grande et mince, elle a de longs cheveux sombres, elle est vêtue de noir. Elle marchait sur le boulevard quand elle s’est arrêtée à la hauteur de la ruelle. La jeune fille s’appelle Anna. Sa journée terminée, elle vient de quitter la librairie où elle travaille, à quelques rues de là. Comme c’est bientôt l’hiver, la nuit est déjà tombée sur la ville. Le boulevard est un fourmillement d’enseignes électriques et de vitrines bigarrées encadrant la coulée rutilante des voitures. Dans cet océan de clarté la ruelle est à peine visible. Une simple trouée d’ombre au milieu des lacs de néon. Pourtant Anna s’est tournée face à elle. C’est bizarre, elle passe ici les autres soirs, et
jamais elle ne l’avait remarquée. On dirait que la ruelle a surgi de nulle part. Mais elle ne songe pas à s’en étonner. »
Extrait de : A. Dorémieux. « Black Velvet. »
Après-demain, la terre… par Alain Dorémieux

Fiche de Après-demain, la terre…
Titre : Après-demain, la terre…
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1971
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman
Sommaire de Après-demain, la terre… :
- Il se passe quelque chose dans la maison par H. Kuttner
- Dingue de planète par F. Brown
- Moi qui rêve par W. M. Miller
- Pour toujours de par la Terre par R. Bradbury
- Reconstitution historique par P. K. Dick
- Comme des mouches par R. Silverberg
- La maison biscornue par R. A. Heinlein
- L’homme saturée par J. G. Ballard
- Le monde du mythe par H. Ellison
- Accomplissement par A. E. van Vogt
- Retour à zéro par R. Matheson
- Un monde de compassion par L. del Rey
- La cage de l’écureuil par T. M. Disch
- La forêt enchantée par F. Leiber
La revanche du Vieux Monde par Gustave Le Rouge

Fiche de La revanche du Vieux Monde
Titre : La revanche du Vieux Monde (Tome 4 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1900
Editeur : Bibebook
Première page de La revanche du Vieux Monde
« En débarquant au Havre, après huit jours d’une traversée qui s’était effectuée dans d’excellentes conditions, l’ingénieur Olivier Coronal eut bien, tout d’abord, l’idée de sauter immédiatement dans le train express qui, en quelques heures, le mènerait à Paris.
Pourtant, malgré sa hâte de retrouver ses amis, l’ingénieur Golbert et sa fille Lucienne, ainsi que Ned Hattison, le mari de cette dernière, il se décida à rester tout au moins quelques jours au Havre.
Il prit une voiture, et se fit conduire dans un modeste hôtel où il retint une chambre.
Puis, débarrassé de ses bagages, gardant seulement sur lui la sacoche qui contenait sa petite fortune, il alla se promener par la ville.
Il se sentait joyeux et ému. Un bien-être s’emparait de lui rien qu’à se dire qu’il était en France, qu’il en avait fini avec l’Amérique et les Yankees.
« Deux ans, se disait-il, voilà deux ans que je vis avec ces hommes. Il me fallait ce temps pour être à même de les juger et d’apprécier la néfaste influence qu’exerce sur nous leur civilisation. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La revanche du Vieux Monde – La conspiration des milliardaires. »
Le régiment des hypnotiseurs par Gustave Le Rouge

Fiche de Le régiment des hypnotiseurs
Titre : Le régiment des hypnotiseurs (Tome 3 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : Bibebook
Première page de Le régiment des hypnotiseurs
« – Crois-tu que je puisse jamais accepter pour toi un tel mariage ? s’écria William Boltyn, en abattant son poing fermé sur la table du salon dans lequel il prenait le thé avec sa fille, miss Aurora… Un Européen ! continua-t-il, et le pire de tous, l’espion de Mercury’s Park ! Voilà l’homme que tu veux épouser !… Tes prétentions sont par trop insensées. Je crois avoir assez fait, vraiment, pour ce Coronal, en lui sauvant la vie, en lui rendant la liberté, alors que je pouvais le faire exécuter sommairement… Cette folie me coûtera cher sans doute… Mais je trouve que cela suffit.
Un silence glacial suivit les paroles du milliardaire yankee.
Miss Aurora ne semblait pas disposée à répondre.
Affaissée, plutôt qu’assise, dans un fauteuil de velours incarnadin, elle réfléchissait.
Un pli dur barrait son front. »
Extrait de : G. Le Rouge. « Le régiment des hypnotiseurs – La conspiration des milliardaires. »
A coups de milliards par Gustave Le Rouge

Fiche de A coups de milliards
Titre : A coups de milliards (Tome 2 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ
Première page de A coups de milliards
« Depuis quelques jours, les journaux parisiens commentaient avec force détails le mariage qui venait d’avoir lieu entre Ned Hattison, le fils de l’inventeur américain connu du monde entier par ses merveilleuses applications de l’électricité, et Mlle Lucienne Golbert, fille d’un savant réputé, membre de l’Académie des sciences de Paris, dont la récente invention d’une locomotive sous-marine occupait encore l’opinion publique.
« Ce mariage – écrivait une feuille qui paraissait bien informée – ne s’est pas fait sans amener de graves dissentiments. Le père du jeune homme, l’ingénieur Hattison, s’y était formellement opposé.
« Nous savons, de source sûre, qu’un désaccord existait entre lui et son fils, au sujet de miss Aurora Boltyn, la fille du milliardaire américain, dont les fabriques de conserves de viande, à Chicago, sont les premières du monde entier. »
Extrait de : G. Le Rouge. « A coups de milliards – La conspiration des milliardaires. »
La conspiration des milliardaires par Gustave Le Rouge

Fiche de La conspiration des milliardaires
Titre : La conspiration des milliardaires (Tome 1 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ
Première page de La conspiration des milliardaires
« Le somptueux hôtel que le milliardaire William Boltyn occupait au numéro C de la Septième Avenue de Chicago, était, ce soir-là, en révolution.
Le maître de la maison, dissimulant son anxiété sous une froideur apparente, se refusait d’abandonner les récepteurs, en or massif, du téléphone qui reliait son cabinet de travail à la salle de la chambre des séances, au Capitole de Washington.
Vainement le timbre électrique l’avait averti que le lunch du soir était servi ; vainement le capitaine des cuisines et directeur du service de la bouche, Tom Punch, était venu le prévenir en personne, Tom Punch célèbre dans toute l’Amérique pour sa forte corpulence, son inépuisable gaieté, sa puissance presque incroyable dans l’absorption des liquides, et son entente des choses de la mangeaille.
Malgré toute la faveur dont il jouissait près du maître, il ne s’était attiré qu’une réprimande assez brutale. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La conspiration des milliardaires. »
L’homme artificiel par Clare Winger Harris

Fiche de L’homme artificiel
Titre : L’homme artificiel
Auteur : Clare Winger Harris
Date de parution : 1929
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr
Première page de L’homme artificiel
« Dans les annales de la chirurgie, aucun cas n’a jamais laissé une impression aussi horrible sur le public que celui de George Gregory, étudiant au collège d’Austin. Le jeune Gregory excellait aussi bien dans les études que dans le sport : il avait été pendant deux ans capitaine de l’équipe de football, puis, pendant un an, brillant débatteur dans les compétitions intercollégiales. Aucun étudiant des promotions d’Austin ou de Decker n’oubliera jamais ses arguments magistraux lorsqu’il soutenait l’affirmative sur le thème : « La perfection corporelle est le résultat d’une pensée juste. » Gregory promettait d’être l’un des maîtres à penser de son époque ; et si « maître » signifiait ici dominant, il l’était — et plus encore.
Hélas, cette brillante intelligence était en fait destinée à se dégrader dans un corps physique — mais ceci est une autre histoire. »
Extrait de : C. Winger Harris. « L’homme artificiel. »
La musique du sang par Greg Bear

Fiche de La musique du sang
Titre : La musique du sang
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 1985
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Gallimard
Première page de La musique du sang
« Chaque heure qui passe voit naître et mourir des myriades de milliards de petits êtres vivants – microbes, bactéries, les rustres de la nature – qui ne comptent guère que par leur nombre considérable et l’accumulation de leurs minuscules existences. Ils ont un champ de perception bien limité et ne souffrent pas. La mort d’une centaine de milliards d’entre eux serait loin d’être comparable à celle d’un seul être humain.
Dans l’échelle de grandeur des créatures, qu’elles soient petites comme les microbes ou grandes comme les humains, il y a une égalité d’« élan », exactement comme les rameaux d’un grand arbre, réunis, égalent la grosseur des branches inférieures, et celles-ci, la grosseur du tronc.
Nous y croyons, de la même manière que les rois de France croyaient à la hiérarchie de droit divin. Qui, de notre génération, serait d’un avis différent ? »
Extrait de : G. Bear. « La musique du sang. »
La cité à la fin des temps par Greg Bear

Fiche de La cité à la fin des temps
Titre : La cité à la fin des temps
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 2011
Traduction : N. Savic
Editeur : Bragelonne
Première page de La cité à la fin des temps
« Venir à la Tour brisée était dangereux.
Seul en bordure d’une salle vide large de sept cents mètres et ceinte de fenêtres en cristal nombreuses et imposantes, le Conservateur Ghentun s’entoura de sa cape pour se protéger du froid mordant. Des bulles d’air fines bouillonnaient à ses pieds, et une fine brume glaciale flottait entre l’ascenseur et lui. Cette partie de la cité n’était pas habituée aux gens comme lui, à son état physique, et rechignait à s’adapter à ses besoins.
Les serviteurs du Bibliothécaire se déplaçaient rarement pour rencontrer les pétitionnaires des niveaux inférieurs. Ghentun avait demandé et obtenu une audience, alors qu’il était presque impossible d’obtenir un rendez-vous.
Les hautes fenêtres offraient une vue panoramique sur les alentours de la cité : les terres intermédiaires, la frontière du réel et, au-delà, le Chaos du Typhon. Dans toute la Kalpa, seule la Tour possédait des fenêtres qui donnaient sur l’extérieur. Le reste de la cité s’était détourné depuis longtemps de cette vision stupéfiante et terrifiante. »
Extrait de : G. Bear. « La Cité à La Fin Des Temps. »
Planète rebelle par Greg Bear

Fiche de Planète rebelle
Titre : Planète rebelle (Star Wars)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 2000
Traduction : J.M Toussaint
Editeur : Fleuve noir
Première page de Planète rebelle
« Anakin Skywalker avait l’impression de faire la queue depuis une éternité. La longue file d’attente sinuait à l’intérieur d’un tunnel de maintenance abandonné qui conduisait à la fosse à ordures du quartier de Wicko. Poussant un soupir d’impatience, il serra les doigts sur la feuille de filmplast qu’il avait à la main, assura sur son épaule le harnais de cuir de ses ailes de course soigneusement repliées et vérifia la boucle d’une de ses sandales de vol. Il décida ensuite de jeter un coup d’œil à son harnachement et l’appuya contre le mur du tunnel. Tirant une petite langue appliquée, il activa la flamme d’une lampe à souder de poche, semblable à un sabre laser miniature, et s’employa à réparer une fêlure qui était apparue sur le montant latéral gauche de son harnais. »
Extrait de : G. Bear. « Star Wars – Planète rebelle. »