Catégorie : Livres

 

Plus fort que le feu par P. J. Farmer

Fiche de Plus fort que le feu

Titre : Plus fort que le feu (Tome 6 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1993
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Plus fort que le feu

«  Cette fois-ci, c’est la bonne ! dit Kickaha. J’en suis sûr, j’en suis sûr ! Je sens les énergies former un énorme entonnoir pour nous aspirer vers le but ! Il est droit devant nous ! On y est enfin arrivés ! »

Il essuya la sueur qui perlait sur son front. Il avait le souffle court, mais il accéléra l’allure.

Anania le suivait à quelques pas sur le raidillon. Elle maugréa quelque chose. Il ne prêtait jamais l’oreille à ses paroles décourageantes, c’est-à-dire réalistes.

« Je le croirai quand je la verrai. » Kickaha le Rusé et Anania la Brillante arpentaient la Planète des Tripodes depuis quinze ans. Ils n’étaient pas en quête du Saint Graal, mais d’une « porte » – attention, ne riez pas – une Porte conduisant hors de cet univers perdu. Elle existait certainement. Mais où ? »

Extrait de : P. J. Farmer. « Plus fort que le feu – Saga des Hommes Dieux. »

Le monde Lavalite par P. J. Farmer

Fiche de Le monde Lavalite

Titre : Le monde Lavalite (Tome 5 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1977
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le monde Lavalite

« Un Protée de vif-argent, tel était Kickaha.

Rares étaient ceux qui parvenaient à s’adapter aussi vite que lui à un nouveau milieu. Mais sur la Terre, de même que sur toutes les autres planètes des univers de poche, la configuration des collines, montagnes, vallées, plaines, fleuves, lacs et mers, changeait rarement. On pouvait tenir pour acquise la stabilité de leur forme et de leur situation géographique.

Il se produisait naturellement de petites modifications locales. Inondations, secousses sismiques, avalanches, raz de marée, refaçonnaient la Terre. Mais les effets en étaient négligeables par rapport à la durée de vie d’un individu ou d’une nation. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le monde Lavalite – Saga des Hommes Dieux. »

Les murs de la Terre par P. J. Farmer

Fiche de Les murs de la Terre

Titre : Les murs de la Terre (Tome 4 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : M. Battin
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les murs de la Terre

« Le ciel était demeuré vert vingt-quatre années durant. Et, soudain, il était bleu.

Kickaha cligna des yeux. Il était de nouveau chez lui ou, plutôt, il se trouvait une fois de plus sur sa planète natale. Il avait vécu sur la Terre durant vingt-huit ans. Puis il avait vécu vingt-quatre autres années dans cet univers de poche qu’il appelait les Mondes Superposés. Et maintenant, bien qu’il ne s’en souciât pas outre mesure, il était de retour « chez lui ».

Il se tenait debout dans l’ombre d’une énorme saillie de roc. Le plancher de pierre était balayé par le vent, qui soufflait le long de la paroi verticale de la falaise. Au-delà de la semi-caverne où il se tenait, il y avait des montagnes recouvertes de pins et de sapins. L’air était froid mais la température n’allait pas tarder à s’élever, car on était dans le sud de la Californie, un matin de juillet. Du moins, si les calculs de Kickaha étaient corrects. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Les murs de la Terre – Saga des Hommes Dieux. »

Cosmos privé par P. J. Farmer

Fiche de Cosmos privé

Titre : Cosmos privé (Tome 3 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1969
Traduction : M. Battin
Editeur : Presses Pocket

Première page de Cosmos privé

« SOUS un ciel vert et un soleil jaune, chevauchant un étalon noir à la crinière cramoisie et à la queue bleue, Kickaha fuyait pour sauver sa vie.

Une centaine de jours auparavant, à deux mille kilomètres de là, il avait quitté le village des Hrowakas, le Peuple de l’Ours. Las de chasser et de mener la vie simple qui était la sienne, Kickaha aspirait soudain à un certain degré – et même plus que cela – de civilisation. En outre, son intellect avait besoin de s’affiner, et il y avait beaucoup de choses qu’il ignorait sur le compte des Tishquetmoacs, le seul peuple civilisé qui vécût à ce niveau.

Il avait donc sellé et équipé deux chevaux, fait ses adieux aux chefs et aux guerriers, et embrassé ses deux femmes après leur avoir accordé la permission de se remarier s’il n’était pas de retour dans six mois. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Cosmos Privé – Saga des Hommes Dieux. »

Les portes de la création par P. J. Farmer

Fiche de Les portes de la création

Titre : Les portes de la création (Tome 2 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1966
Traduction : G. Abadia
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les portes de la création

« JADIS, il y avait de cela des milliers d’années, les Seigneurs avaient eu recours à l’électronique, l’hypnotisme et la psychopharmacologie pour s’affranchir des servitudes du sommeil. Jour et nuit, mois après mois, ils gardaient une forme physique absolue, un regard éternellement frais. Jusqu’au jour où leur psychisme s’était effondré. Hallucinations, fureurs démentielles, angoisses irraisonnées les avaient assaillis. Certains avaient à jamais sombré dans la folie. D’autres avaient dû être supprimés ou emprisonnés.

C’est alors que les Seigneurs s’étaient aperçu que même eux, les faiseurs d’univers, possesseurs d’une science qui leur conférait presque le statut de dieux, avaient besoin du rêve. Leur inconscient, faute de pouvoir communiquer pendant le sommeil avec leur conscient, s’était rebellé. Son arme était la folie.

C’est pourquoi maintenant tous les Seigneurs dormaient et faisaient des rêves. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Les portes de la création – Saga des Hommes Dieux. »

Le faiseur d’univers par P. J. Farmer

Fiche de Le faiseur d’univers

Titre : Le faiseur d’univers (Tome 1 sur 7 – Saga des Hommes Dieux)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le faiseur d’univers

« PLAINTIF, l’appel fantomatique d’une trompe s’éleva de l’autre côté de la double porte. Sept notes faibles et lointaines, épanchement ectoplasmique d’un spectre d’argent, eût-on dit, si le son pouvait être la matière dont sont faites les ombres.

Robert Wolff savait qu’il était impossible qu’il y eût une trompe ou quelqu’un pour souffler dans une trompe derrière les portes coulissantes. Une minute auparavant, il avait jeté un coup d’œil à l’intérieur du cagibi et il n’y avait rien vu de particulier hormis un plancher de ciment, des murs de plâtre, des tringles et des patères, une étagère et une ampoule électrique.

Pourtant, l’appel de la trompe lui avait paru assourdi, comme s’il venait de par-delà la frontière même du monde. Comme il était seul, personne ne pouvait lui confirmer la réalité matérielle de cette fanfare dont il savait qu’elle ne pouvait être qu’imaginaire.  »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le Faiseur d’Univers – Saga des Hommes Dieux.  »

Une porte sur ailleurs par Jan de Fast

Fiche de Une porte sur ailleurs

Titre : Une porte sur ailleurs
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir

Première page de Une porte sur ailleurs

« Il s’écoula une bonne demi-heure avant qu’Amory reprenne péniblement conscience et se persuade qu’il appartenait toujours au monde des vivants ; la première fois où il avait tenté de soulever ses paupières une douleur si aiguë avait traversé son crâne qu’il était retombé dans un semi-coma jusqu’à ce que les ondes térébrantes s’apaisent peu à peu. Maintenant la souffrance était devenue supportable, l’étau se desserrait, il pouvait ouvrir les yeux et contempler d’un regard encore brouillé le cadre peu hospitalier au sein duquel il se retrouvait. Il était allongé sur le sol boueux au pied d’un chêne massif et, juste au-dessus de lui, une trouée dans la ramure secouée par un vent rageur laissait voir un pan de ciel obscurci par de lourds nuages noirs échevelés sous le fouet de la bourrasque, vision dantesque que les dernières lueurs du crépuscule rendaient encore plus lugubre. »

Extrait de : Jan de Fast. « Une porte sur ailleurs. »

Un pas de trop vers les étoiles par Jan de Fast

Fiche de Un pas de trop vers les étoiles

Titre : Un pas de trop vers les étoiles
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Un pas de trop vers les étoiles

« Parmi les problèmes qu’Alona devait résoudre dès le début, il y avait en tête de liste celui de l’argent, ces indispensables billets multicolores ou disques de métal gravé sans lesquels il est impossible de vivre en ce bas monde et qui, pour l’instant, lui faisaient totalement défaut. Pourtant elle allait en avoir immédiatement besoin car si, jusque-là, elle avait pu se contenter de marcher à pied depuis la clairière déserte en suivant les sentiers forestiers et en retirant ses fines chaussures pour ne pas les abîmer dans la traversée des prés humides de la rosée de l’aube, la petite agglomération de villas et d’immeubles collectifs où elle pénétrait maintenant était encore bien loin de la capitale, à trente kilomètres au moins. La jeune femme savait qu’il y avait là une gare desservie par des trains de banlieue nombreux à cette heure où la majeure partie de la population affluait vers les bureaux et les ateliers de la ville pour s’y enfermer jusqu’au soir, mais elle savait aussi qu’il fallait payer pour prendre place dans ces wagons. »

Extrait de : Jan de Fast. « Un pas de trop vers les étoiles. »

Plus belle sera l’aurore par Jan de Fast

Fiche de Plus belle sera l’aurore

Titre : Plus belle sera l’aurore
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir

Première page de Plus belle sera l’aurore

« Stréhor était seul dans le poste central de navigation quand la première anomalie se manifesta. La nef venait à peine d’achever sa dernière réintégration dimensionnelle, les étoiles s’étaient à nouveau condensées dans l’écran ; il ne restait plus qu’à déterminer les coordonnées de position, l’ordinateur se chargerait du reste. C’est alors que le pilote constata avec une vive surprise que la planète où il devait atterrir s’était dessinée hors du collimateur central et beaucoup plus loin qu’elle ne l’aurait dû ; au lieu de se conformer à sa programmation et d’émerger à cinq rayons de distance, le vaisseau avait dépassé le but d’au moins vingt fois cette valeur. Il se trouvait même au-delà de l’orbite du troisième satellite naturel !… »

Extrait de : Jan de Fast. « Plus belle sera l’aurore. »

Pas de berceau pour les Ushas par Jan de Fast

Fiche de Pas de berceau pour les Ushas

Titre : Pas de berceau pour les Ushas
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de Pas de berceau pour les Ushas

« Accoudé à la balustrade de la terrasse terminale, Dhyân contemplait le vertigineux panorama de la mégalopole au cœur de laquelle se dressait le luxueux hôtel Shramo. Il s’en fallait de beaucoup que ce soit la première fois qu’il se trouve dans une cité d’une pareille importance – quarante millions d’habitants – mais, comme toujours, le spectacle de cette fourmilière démentielle lui était physiquement et mentalement pénible, presque douloureux. Et bien que son visage demeurât impassible et même souriant, il devait faire un effort incessant pour fermer son esprit au déferlement qui l’assaillait de toute part. A elle seule, la vue était déjà bien suffisante de ces myriades d’êtres humains emplissant les avenues et de ces dizaines de milliers de véhicules aériens emportés dans leur carrousel insensé à tous les niveaux de la troposphère. »

Extrait de : Jan de Fast. « Pas De Berceau Pour Les Ushas. »