Catégorie : Livres
Par le temps qui court … par Jan de Fast

Fiche de Par le temps qui court …
Titre : Par le temps qui court …
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Par le temps qui court …
« Dans n’importe quelle flotte spatiale de la Galaxie, la mission habituelle d’une hypernef légère de chasse et torpillage consiste à protéger les convois, couvrir les escadres de combat ou attaquer les objectifs isolés, mais rarement à s’aventurer loin en profondeur et seule dans le secteur ennemi – en « enfant perdu ». Si Ndilr avait programmé sa route pour émerger dans l’espace réel à moins de trois parsecs de Psi Eridani, ce n’était pas seulement parce que l’esprit de l’aventure primait chez lui celui de la discipline, mais surtout à cause de Mruzgh, ce blanc-bec de correspondant de guerre dont l’Etat-Major s’était débarrassé en le lui confiant. »
Extrait de : Jan de Fast. « Par le temps qui court… »
Les esclaves de Thô par Jan de Fast

Fiche de Les esclaves de Thô
Titre : Les esclaves de Thô
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les esclaves de Thô
« Toute société est cloisonnée en castes professionnelles, toute caste est compartimentée en niveaux hiérarchiques, tel est l’axiome fondamental de l’éthologie, aucune théorie idéaliste n’y changera jamais rien. Cependant il peut arriver que cet immuable ascendant – ou descendant, au choix – des privilèges vienne à être intersecté par l’imprévisible parabole du hasard et la loi cessera de s’appliquer ; celui qui sera sauvé ne sera pas obligatoirement celui qui est en haut de l’échelle. »
Extrait de : Jan de Fast. « Les Esclaves De Thô. »
Le salut de l’Empire Shekara par Jan de Fast

Fiche de Le salut de l’Empire Shekara
Titre : Le salut de l’Empire Shekara
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le salut de l’Empire Shekara
« Avec une épuisante lenteur, les paupières d’Andor se soulevèrent, d’indistinctes blancheurs flottantes atteignirent ses rétines, simples sensations visuelles dépourvues de signification mais qui, peu à peu, devenaient perceptions, construisaient en dehors de lui le monde extérieur, se précisaient. Des murs très clairs, un plafond, une fenêtre inondée d’un soleil trop vif dont la lumière était presque douloureuse au sortir de ce noir absolu. Un lit étroit et dur, sur lequel il était couché… Une brève souffrance lancinante surgit dans son crâne, s’apaisa presque aussitôt. Il leva lentement une main, palpa un épais pansement en casque puis, comme si cette découverte achevait de réveiller ses sens engourdis, la faible odeur de formol qui traînait dans l’air s’imposa, cristallisa le retour à la conscience. Un hôpital… »
Extrait de : Jan de Fast. « Le salut de l’empire Shekara. »
Le fils de l’étoile par Jan de Fast

Fiche de Le fils de l’étoile
Titre : Le fils de l’étoile
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le fils de l’étoile
« Depuis combien d’heures durait cette nuit atroce et qui semblait ne jamais devoir finir ? Danill avait perdu toute notion de temps ; il n’était plus qu’un automate mû par une seule volonté désespérée : fuir, toujours plus loin, toujours en avant, échapper à l’étreinte étouffante de la noire forêt qui l’enserrait de toute part. Courir en trébuchant sur les cailloux et les racines jusqu’à ce que ses jambes se dérobent sous lui, marcher plus posément pour calmer les battements forcenés de son cœur et adoucir la brûlure qui incendiait ses poumons surmenés ; courir de nouveau… »
Extrait de : Jan de Fast. « Le fils de l’étoile. »
La saga des étoiles par Jan de Fast

Fiche de La saga des étoiles
Titre : La saga des étoiles
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de La saga des étoiles
« Le décollage en gravité négative d’une hypernef spatiale n’est guère bruyant, surtout lorsqu’il s’agit d’un vaisseau d’une masse inférieure à mille cinq cents tonnes — à peine un faible bourdonnement suivi du sifflement en crescendo vite inaudible engendré par l’air déplacé. Cependant l’amiral von Horst, commandant l’astrobase d’Ouapou dans les Marquises, avait une ouïe aussi fine que son sommeil était léger ; malgré la basse profonde de la houle du Pacifique se brisant sur la barrière de corail, le son atteignit son cerveau, le réveilla. Saisi d’une brusque inquiétude, il se leva, courut jusqu’à son bureau, se pencha dans l’encadrement de la grande baie donnant sur le terrain. Au même moment tous les projecteurs de l’enceinte s’allumèrent, inondant de clarté l’entière surface de béton, découpant les silhouettes des nefs rangées de chaque côté à leurs postes de station, mais le regard de von Horst ne s’attarda pas à les dénombrer. »
Extrait de : Jan de Fast. « La saga des étoiles. »
La dernière bataille de l’espace par Jan de Fast

Fiche de La dernière bataille de l’espace
Titre : La dernière bataille de l’espace
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1980
Editeur : Fleuve noir
Première page de La dernière bataille de l’espace
« Vaa’séo, officier en second sur l’astropatrouilleur Ang’aree, était de quart lorsque les scanners détectèrent un objet matériel en hyperdéplacement sur la même sécante de l’espace 4. Dans le no man’s land des frontières, un tel incident déclenchait automatiquement la mise en alerte immédiate ; il ne fallut pas plus de trente secondes pour que le commandant Nergo surgisse dans le poste, se penche sur l’écran.
— Qu’est-ce que ça peut bien être ? fit-il en se frottant les yeux pour en chasser les dernières brumes du sommeil. Pas un des nôtres en tout cas, le répondeur d’identification ne bronche pas. »
Extrait de : Jan de Fast. « La dernière bataille de l espace. »
Il fera si bon mourir … par Jan de Fast

Fiche de Il fera si bon mourir …
Titre : Il fera si bon mourir …
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Il fera si bon mourir …
« Bien qu’il eût à peine franchi le cap de sa trentième année, Arvey se considérait déjà comme un vieux routier du Cosmos. En réalité ce voyage qu’il entreprenait en direction des Mondes Extérieurs n’était que le quatrième. Mais en fait, rares étaient les Terriens tentés par le désir de visiter les planètes colonisées pour le seul plaisir d’une croisière exotique — c’était bon pour les pionniers en mal d’aventure et ceux-là n’avaient pas besoin de billet de retour.
Même les membres des délégations envoyés en poste officiel pour trois ans ne regagnaient pas toujours la métropole en fin de contrat ; ils démissionnaient pour ouvrir des comptoirs outre-espace. Par conséquent, le fait d’être non seulement parti et revenu trois fois mais par surcroît de s’obstiner à remettre ça témoignait d’un remarquable esprit de suite. »
Extrait de : Jan de Fast. « Il fera si bon mourir. »
Hier est né demain par Jan de Fast

Fiche de Hier est né demain
Titre : Hier est né demain
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de Hier est né demain
« Les dernières heures de la dixième nuit avaient été atroces. Arvid avait dépassé la limite de la résistance humaine ; il était incapable de concevoir comment son corps douloureux et glacé arrivait encore à progresser en trébuchant sur les cailloux aux arêtes tranchantes, des images délirantes dansaient sous ses paupières à demi fermées, ses poumons brûlaient comme du feu, ses lèvres étaient fendues et desséchées, sa langue aussi dure qu’un morceau de cuir.
Quand il avait quitté le Khemet de Nédo pour se lancer seul dans le Désert de la Mort, il avait voulu rendre sa marche plus légère et en même temps forcer le destin en n’emportant que deux petites outres d’eau : la première n’avait duré que deux jours, jusqu’au col qui avait permis de franchir la chaîne des hautes collines rouges puis, comme les nouvelles plaines qui s’étendaient au-delà étaient encore plus arides et paraissaient se prolonger jusqu’à l’infini, il avait réduit sa consommation au strict minimum. »
Extrait de : Jan de Fast. « Hier est né demain. »
Aux confins de l’Empire Viédi par Jan de Fast

Fiche de Aux confins de l’Empire Viédi
Titre : Aux confins de l’Empire Viédi
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de Aux confins de l’Empire Viédi
« L’hypernef Aquila ne différait guère des trois cents et quelques autres unités spatiales de la Flotte d’exploration lointaine du Service Cosmodésique que par l’éclat brillant de sa coque de plastométal que la lente érosion des poussières cosmiques n’avait pas encore ternie. Elle appartenait à la toute dernière série et avait quitté les Chantiers de Proxima depuis quatre mois seulement – le voyage dont elle revenait était son « maiden trip », sa première vraie sortie.
Évidemment, les vaisseaux d’un aussi récent modèle bénéficiaient des tout derniers progrès de la technique, mais seulement sur des points de détail tels que, par exemple, le confort accru de l’habitacle et l’automatisation poussée à l’extrême limite des équipements de navigation et de cartographie galactique : le travail des explorateurs en était ainsi nettement facilité. »
Extrait de : Jan de Fast. « Aux confins de l’empire Viédi. »
S. O. S. Andromède par Jan de Fast

Fiche de S. O. S. Andromède
Titre : S. O. S. Andromède (Tome 2 sur 2 – Vaisseau Erika)
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de S. O. S. Andromède
« A vrai dire la « Nef de Bronze »
ne devait certainement pas être construite de cet archaïque métal, mais elle en
offrait tellement l’apparence et la couleur que ceux qui assistèrent à son
atterrissage ne pouvaient que la baptiser ainsi. La forme de l’engin était
également déroutante, avec son corps cylindrique et ses appendices divergents,
pourtant le Cosmos sait que sur un astroport-frontière comme Transit IV on voit
des vaisseaux de tous modèles, depuis les rafiots des prospecteurs jusqu’aux
étincelants astroliners en passant par les cargos géants, les noires sphères de
la Sécurité Interstellaire ou les luxueux yachts privés. Toutefois ce qui
n’était que simple étonnement au sein du personnel de terrain flânant aux
abords de la piste se traduisait en ferme irritation chez le commandant N’Garoo
— ce digne officier des Forces Spatiales fulminait derrière les hauts vitrages
de la tour. »
Extrait de : Jan de Fast. « S O S Andromède – Vaisseau Erika. »