Catégorie : Livres

 

Cryptum par Greg Bear

Fiche de Cryptum

Titre : Cryptum (tome 1 sur 3 – La saga Forerunner – Halo)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 2011
Traduction : C. Degottex
Editeur : Milady

Première page de Cryptum

« L’équipage du bateau éteignit les feux, arrêta le moteur à vapeur et leva l’orgue à vapeur. Quelques secondes de cliquetis barbotant et de lamentations venteuses, et le chant mécanique s’essouffla. Cela n’avait jamais bien fonctionné.

À vingt kilomètres de là, le piton central du cratère de Djamonkin transperçait une brume bleu-gris, tandis que les derniers rayons du couchant habillaient son sommet de leurs dorures cuivrées. Solitaire et froide, une lune étincelante se levait, haut perchée, en poupe du navire. Le lac intérieur du cratère frisait autour de la coque. Jamais je n’avais vu d’eau si délicatement bercée par les caresses du vent et des marées. Sous la houle et les remous, pailletées par les chatoiements des astres à la surface de Fonde, des merses, pâles, ondoyaient. Elles me rappelaient les nénuphars qui voguaient sur l’étang de ma mère. Arrimés aux hauts-fonds, ces nénuphars-ci, cependant, tenaient plus de krakens endormis que de plantes indolentes : des dents noires de la taille de mon avant-bras garnissaient leurs tiges musculeuses et épaisses de dix mètres de haut.

Nous voguions au-dessus d’un jardin d’abominations farouches capables de se démultiplier à l’infini. »

Extrait de : G. Bear. « Cryptum – La saga Forerunner – Halo. »

Les enfants de Darwin par Greg Bear

Fiche de Les enfants de Darwin

Titre : Les enfants de Darwin (tome 2 sur 2 – Darwin)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 2003
Traduction : J.D Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les enfants de Darwin

« La maison baignait dans un matin sombre et paisible. Mitch Rafelson se trouvait sous le porche de derrière, une tasse de café à la main, un peu abruti par le manque de sommeil. Les étoiles transperçaient encore le ciel. Quelques insectes têtus bourdonnaient autour de la lanterne. Les ratons laveurs avaient pris la poubelle d’assaut, mais ils étaient repartis bredouilles plusieurs heures plus tôt, repoussés par la chaîne qui la protégeait.

Le monde semblait vide et tout neuf.

Mitch posa sa tasse dans l’évier de la cuisine et retourna dans la chambre. Kaye était toujours endormie. Il ajusta son nœud de cravate face au miroir placé au-dessus de la commode. Les cravates semblaient toujours déplacées sur sa personne. Il grimaça en remarquant son veston qui pendait sur ses larges épaules, son col de chemise qui bâillait, ses manchettes qui dépassaient. »

Extrait de : G. Bear. « Les Enfants de Darwin. »

L’échelle de Darwin par Greg Bear

Fiche de L’échelle de Darwin

Titre : L’échelle de Darwin (tome 1 sur 2 – Darwin)
Auteur : Greg Bear
Date de parution : 1999
Traduction : J.D Brèque
Editeur : Le livre de poche

Première page de L’échelle de Darwin

« Les Alpes, près de la frontière austro-italienne
Août

Au-dessus des montagnes gris et noir, le ciel plat de l’après-midi se déployait à la façon d’un décor peint, de la couleur de l’œil pâle et fou d’un chien.

Les chevilles douloureuses et le dos scié par un rouleau de corde de nylon mal placé, Mitch Rafelson suivait la silhouette vive et féminine de Tilde le long d’un étroit couloir séparant un névé blanc d’un champ de poudreuse. Aux blocs de glace tombés des hauteurs se mêlaient des flèches et des créneaux d’une glace plus ancienne, que la chaleur de l’été avait transformés en pointes laiteuses et acérées.

À gauche de Mitch, les montagnes surmontaient un chaos de rochers noirs flanquant la chute de glacier. Sur sa droite, resplendissante à la lumière du soleil, la glace montait, aveuglante, vers le cirque à section en chaînette.

Franco se trouvait à vingt mètres au sud, dissimulé par la bordure des lunettes protectrices de Mitch. Celui-ci l’entendait sans toutefois le voir. Quelques kilomètres derrière eux, également hors de vue, se trouvait la tente orange vif, un dôme d’aluminium et de fibre de verre, où ils avaient fait leur dernière pause. »

Extrait de : G. Bear. « L’Échelle de Darwin. »

Rêves infinis par Joe Haldeman

Fiche de Rêves infinis

Titre : Rêves infinis
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1978
Traduction : R. Blunden
Editeur : Denoël

Sommaire de Rêves infinis :

  • Contrepoint
  • La révolution Mazel-Tovienne
  • Habeas Mens
  • La guéguerre du 2e classe Jacob
  • L’espace d’une vie
  • Le juré
  • Estivation
  • Armaja Das
  • Tricentenaire

Première page de Contrepoint

« Michael Tobias Kidd naquit le 12 avril 1943, à exactement huit heures, trois minutes et quarante-sept secondes, à New Rochelle, dans l’État de New York. Sa naissance fut aussi aisée que peut l’être celle d’un fils de millionnaire.
Roger Williams Wellings naquit le 12 avril 1943, à huit heures, trois minutes et quarante-sept secondes exactement, à La Nouvelle-Orléans en Louisiane. Sa mère, prostituée, mourut en accouchant, et son père aurait pu être un des nombreux hommes d’affaires à qui elle avait loué ses services sept mois auparavant, lors d’un congrès sur la planification de la production de matériel militaire.
La mère de Michael se considérait comme progressiste. Elle alternait l’allaitement au sein avec un biberon stérilisé contenant une formule préparée scientifiquement. Une armée de domestiques s’occupait de la maison tandis qu’elle prodiguait temps et affection à son fils unique.
La nourrice de Roger, une Noire embauchée par l’orphelinat, méprisait ce bébé prématuré, rose et maigrichon, et espérait qu’il mourrait. Il réussit, d’une façon ou d’une autre, à survivre. »

Extrait de : J. Haldeman. « Rêves infinis. »

Pontesprit par Joe Haldeman

Fiche de Pontesprit

Titre : Pontesprit
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1977
Traduction : S. Dumont
Editeur : Denoël

Première page de Pontesprit

« Denver, il en avait eu vite marre.

Jacque Lefavre s’était débrouillé pour avoir une perme prolongée de fin de semaine et, au dernier instant, avait choisi d’aller à Denver plutôt qu’à Aspen. Le temps était à la pluie.

Et en effet, il pleuvait à Denver, à pleins seaux de flotte bien froide, avec une petite interruption vers les minuit pour une chute de neige fondue. Il devait apprendre par la suite qu’à Aspen il aurait eu droit à vingt centimètres de bonne neige poudreuse.

Il voulut visiter la Monnaie de Denver : fermée. De même que le musée ; c’était congé officiel. Il alla voir un navet au cinéma.

Alors qu’il errait ensuite, le pardessus ouvert, un taxi l’éclaboussa de la tête aux pieds. Pour éviter de s’encombrer, il n’avait pas emporté d’autres vêtements.

Le service de nettoyage-minute de l’hôtel prit vingt heures pour le boulot, puis refusa de reconnaître qu’il avait égaré le pantalon de Jacque. »

Extrait de : J. Haldeman. « Pontesprit. »

Le message par Joe Haldeman

Fiche de Le message

Titre : Le message
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 2000
Traduction : M. Pagel
Editeur : Pocket

Première page de Le message

« Des journalistes !

Normalement, son bureau n’était pas si en ordre que ça, jonché de grandes piles de papiers, de revues et de livres mélangés. Tant qu’elle s’y retrouvait, où était le problème ? Ce matin-là, elle avait passé un quart d’heure à tout ranger nerveusement, table de travail comprise. Il était à peine six heures du matin.

Des journalistes allaient venir.

Aurora regarda la cafetière, dans l’entrée, d’où s’échappait un parfum très tentant. Mais non, pas maintenant. Elle avait déjà le cœur qui battait à tout rompre, et le docteur avait dit : deux tasses par jour.

Elle appuya sur un bouton inséré dans le bureau.

— Précédent, ordonna-t-elle.

Le diagramme qui occupait l’écran mural fut remplacé par une double-page d’équations et de chiffres.

— Précédent, répéta-t-elle, obtenant une autre double-page – chiffres d’un côté, lettres de l’autre.

— Gauche.

L’écran se reconfigura pour fournir un agrandissement de la page de texte, qu’elle contempla en secouant la tête. »

Extrait de : J. Haldeman. « Le message. »

Le livre d’or par Joe Haldeman

Fiche de Le livre d’or

Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1977
Traduction :
Editeur : Pocket

Sommaire de Le livre d’or :

  • Basilic par H. Ellison
  • La machine à duel par M.R Lewis & B. Bova
  • Nous vivrons les temps d’avant le talion par P. Anderson
  • Assistance par H. Harrison
  • La loi du spectacle par G.A Effinger
  • Le mercenaire par M. Reynolds
  • Le royaume de Dieu par D. Knight
  • L’état de paix ultime par W. Nabors
  • Avec les chiffres par I. Asimov

La leçon du pouvoir par Joe Haldeman

Fiche de La leçon du pouvoir

Titre : La leçon du pouvoir
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1972
Traduction : P.R Hupp
Editeur : Opta

Première page de La leçon du pouvoir

« Le Président des États-Unis était un extraterrestre.

Ross Harriman, voilà comment ils l’appelaient. Il les comprenait. Son propre nom avait un parfum résolument étranger.

D’après les archives, il était né à Madison, Wisconsin, en 1945, et avait fini par devenir Vice-Président après cinquante ans de vie bien honnête et de politiquage. Lorsque mourut le Président Ashby, Harriman devint Président.

Bien entendu, légalement, le Président des États-Unis ne peut être un extraterrestre. L’article II, alinéa I de la Constitution est sans équivoque : « Nul autre qu’un citoyen des États-Unis né en ces mêmes États ne sera éligible au poste de Président ; ne sera non plus éligible audit poste… toute personne n’ayant pas atteint l’âge de trente-cinq ans… »

En fait, Harriman, qui disait avoir pour nom quelque chose ressemblant à Braxn, n’était pas né du tout. Il avait bourgeonné, six mois environ avant ses débuts de carrière, à bord d’un vaisseau d’exploration interstellaire, aux abords du système de Véga. Et une semaine avant que le vaisseau atteigne notre système solaire et se mette en orbite terrestre, il entamait la première phase de sa maturité. »

Extrait de : J. Haldeman. « La leçon du pouvoir. »

Immortalité à vendre par Joe Haldeman

Fiche de Immortalité à vendre

Titre : Immortalité à vendre
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1989
Traduction : R. Langer, E. Hedin
Editeur : J’ai lu

Première page de Immortalité à vendre

« À la fin de leurs cent premières années d’existence, certains s’arrêtent de prendre des risques. Quand on a la chance de pouvoir profiter d’un nouveau corps plus jeune – et plus sain – tous les dix ou douze ans, on est évidemment tenté de sortir de par le grand monde et de s’en servir. Pourtant, quand on a passé des siècles à escalader des montagnes, à faire de la plongée sous-marine, et d’autres choses aventureuses du même genre, tôt ou tard la logique statistique vous rattrape. Bien sûr, la clinique Stileman peut vous débarrasser d’un cancer, d’une sclérose en plaques ou encore remettre complètement à neuf tous vos organes vitaux, vos muscles, votre squelette, mais si vous perdez une aile delta dans une bourrasque, vous vous retrouvez aussi mort que n’importe quel mortel. N’importe quel « éphémère ».

Dallas Barr avait ignoré cette évidence pendant près d’un siècle. Il avait fait le tour du monde sur un sloop de douze mètres, bravé les courants les plus vicieux sur la trace solitaire du Titanic, il s’était essayé à défier l’interminable nuit d’un hiver antarctique. Sur la Lune, il avait tenté l’ascension de la Muraille Cruelle et parcouru à pied le désert de Platon à la recherche d’uranium. »

Extrait de : J. Haldeman. « Immortalité à vendre. »

En mémoire de mes péchés par Joe Haldeman

Fiche de En mémoire de mes péchés

Titre : En mémoire de mes péchés
Auteur : Joe Haldeman
Date de parution : 1977
Traduction : B. Martin, J. Pujos
Editeur : Gallimard

Première page de En mémoire de mes péchés

« Fermez les yeux.
D’accord.

Éprouvez-vous quoi que ce soit ?
Non.

Bien. Ouvrez les yeux. Nom, âge, numéro de sécurité sociale.
Otto McGavin, 22 ans, 8462-00954-3133.

Pourquoi voulez-vous travailler au sein de la Confederación ?
J’ai envie de voyager et de faire quelque chose. Je n’ai jamais quitté la Terre. C’est la façon la plus intéressante d’y parvenir. Je crois à la Confederación et je souhaite l’aider à défendre les droits des hommes et des non-humains.

Les initiales TBII ont-elles une signification pour vous ?
Non.

Pour défendre les droits des hommes et des non-humains, seriez-vous prêt à mentir, tromper, voler et tuer ?
Je… je suis anglo-bouddhiste.

Si l’enjeu était assez important, tueriez-vous ?
Je n’en sais rien. Je ne pense pas. »

Extrait de : J. Haldeman. « En mémoire de mes péchés. »