Catégorie : Livres

 

Gallica par Henri Loevenbruck

Fiche de Gallica

Titre : Gallica – L’intégrale
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2018
Editeur : Bragelonne

Sommaire de Gallica :

  • Le louvetier
  • La voix des brumes
  • Les enfants de la veuve

La nuit de la louve par Henri Loevenbruck

Fiche de La nuit de la louve

Titre : La nuit de la louve (tome 3 sur 3 – La Moïra)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2002
Editeur : Bragelonne

Première page de La nuit de la louve

« La convalescence d’Aléa et d’Erwan dura encore  plusieurs jours, jusqu’au début de l’automne, et leur deuil bien davantage. Finghin vint chaque matin soigner l’épaule d’Aléa, s’aidant du Saîman pour réparer la fracture.

Les derniers soldats de l’armée du Samildanach  — comme ils se désignaient eux-mêmes — s’étaient petit à petit rassemblés autour d’Aléa et de ses compagnons et avaient construit dans ce coin reculé de la forêt un campement aussi confortable que le permettait l’environnement. Tentes, petites cabanes en bois, couches modestes, tables, rangements, et au centre de la clairière un grand feu qui ne s’éteignait jamais.

On ne parlait pas beaucoup, on soignait les nombreux blessés, et certains soirs il n’y avait que les chants tristes de la cornemuse pour briser ce silence. Mjolln, les yeux plongés dans la voûte étoilée, jouait près du feu les airs que Faith lui avait appris ; chaque note était un sanglot versé à la mémoire de la barde. Dans tous les cœurs vivait le souvenir de la harpiste et du Magistel. Dans tous les cœurs la douleur. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « La nuit de la louve – La Moïra. »

La guerre des loups par Henri Loevenbruck

Fiche de La guerre des loups

Titre : La guerre des loups (tome 2 sur 3 – La Moïra)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2001
Editeur : Bragelonne

Première page de La guerre des loups

« Il n’y avait sur tout le territoire de Gaelia de louve plus blanche que celle-ci. Les conteurs l’appelèrent Imala, qui est le nom de la couleur de la neige dans le langage des silves. On ne pouvait la confondre avec aucun autre loup de l’île, et cette différence n’était d’ailleurs pas la seule qui la démarquait de ses congénères. Imala avait changé. Elle avait quelque chose de plus que tous les autres loups, et cela se voyait dans sa démarche, dans ses yeux, dans le noble maintien de sa tête blanche.

Imala avait rencontré les verticaux.

Elle marchait à présent vers le nord, lentement, profitant entre chaque foulée des grâces de l’été, de l’herbe verte, du sol frais qu’indiquait l’abondance de lys et de mélique blanche penchée, du gibier, chevreuils, lièvres, perdrix. Par moments elle se couchait sur le flanc sous les rayons du soleil, jouissant de la chaleur estivale, puis elle secouait la tête pour chasser les insectes peu méfiants qui s’approchaient trop près. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « La guerre des loups – La Moïra. »

La louve et l’enfant par Henri Loevenbruck

Fiche de La louve et l’enfant

Titre : La louve et l’enfant (tome 1 sur 3 – La Moïra)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2000
Editeur : Bragelonne

Première page de La louve et l’enfant

« La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges oubliés où se croisaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent. Et si un soir d’été, l’âme bienveillante, vous vous allongez
dans l’herbe et vous les écoutez le cœur ouvert, vous entendrez peut-être cette histoire d’un autre temps, au pays de Gaelia ; celle de la louve blanche et de l’enfant qu’on appelait Aléa.

Ce soir-là, au comté de Sarre, en cette ère qu’on nommait le Troisième Âge, une enfant pleurait dans le ventre sableux de la lande.

Il n’y avait rien à perte de vue que cette fille en haillons, recroquevillée sous les derniers rayons du soleil,
là où se terminait la trace rectiligne de ses empreintes de pas. Le vent jouait autour d’elle. Un vent sec et chaud qui emportait avec lui des buissons d’amarante et soulevait dans un souffle des nuages de sable blanc. La fin du jour s’emplissait déjà des odeurs de fumées lointaines. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « La louve et l’enfant – La Moïra. »

L’assassin de la rue Voltaire par Henri Loevenbruck

Fiche de L’assassin de la rue Voltaire

Titre : L’assassin de la rue Voltaire (tome 3 sur 4 – Gabriel Joly)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2021
Editeur : XO Editions

Première page de L’assassin de la rue Voltaire

« Paris, ce soir-là, était aussi sombre et triste que la scène d’un théâtre fermé. Dans la chaleur étouffante d’une lourde nuit d’été, tous les occupants des chambres garnies, aux étages du faubourg Saint-Antoine, dormaient fenêtre béante. Tous, sauf une.
Mlle Jeanne Gallois – que ses amies appelaient gentiment la Jeanne –, blottie sur son bois de lit, au quatrième étage de la maison du sieur Rodron, marchand fripier, peinait à trouver le sommeil. Mais pour rien au monde la jeune fileuse de soie dijonnaise, qui était montée à Paris trois ans plus tôt pour y chercher un emploi, n’aurait ouvert sa fenêtre afin de laisser entrer un peu d’air sous les combles ; car si Morphée lui refusait ses bras, ce n’était pas tant à cause de la température que de la peur qui l’étreignait depuis plusieurs semaines déjà, quand le soleil s’évanouissait derrière le mont Valérien et que la nuit enveloppait de son morne manteau la capitale révoltée. Jeanne était terrifiée. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « L’Assassin de la rue Voltaire – Gabriel Joly. »

Le mystère de la main rouge par Henri Loevenbruck

Fiche de Le mystère de la main rouge

Titre : Le mystère de la main rouge (tome 2 sur 4 – Gabriel Joly)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2020
Editeur : XO Editions

Première page de Le mystère de la main rouge

« Paris, vingt-deuxième jour de juillet 1789. À la suite de l’appel lancé au Palais-Royal par le jeune avocat Camille Desmoulins – invitant le peuple à prendre les armes pour défendre sa liberté contre les troupes royales qui se pressaient autour de la capitale –, la Bastille, symbole de la tyrannie monarchique, venait de tomber bruyamment. Non sans mal, les députés, convoqués par Louis XVI lui-même pour les états généraux, avaient réuni les trois ordres, tiers état, noblesse et clergé, et obtenu le vote par tête. Lors, après le serment du Jeu de paume, ils s’étaient proclamés eux-mêmes en Assemblée nationale, et la Constitution à laquelle ils œuvraient désormais était, pour le peuple de France, la promesse d’une grande réforme qui devait abolir les privilèges, garantir l’égalité des droits et sortir les plus démunis de la misère et de la famine. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « Le Mystère de la Main rouge – Gabriel Joly. »

Le loup des cordeliers par Henri Loevenbruck

Fiche de Le loup des cordeliers

Titre : Le loup des cordeliers (tome 1 sur 4 – Gabriel Joly)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2019
Editeur : XO Editions

Première page de Le loup des cordeliers

« Il s’étendait à Paris, en l’an 1789, entre la Sorbonne et l’abbaye de Port-Royal, une voie longue de trois cents pieds, traversant le quartier dit des Cordeliers, et que l’on appelait rue d’Enfer. L’origine de ce nom a fait jusqu’à nos jours l’objet de ces interminables disputes dont les historiens ont le secret, les uns affirmant qu’il était une déformation de via Inferior – son ancienne appellation supposée –, les autres qu’il venait du sobriquet donné à la porte de l’enceinte de Philippe Auguste à laquelle ladite rue conduisait : la « porte en fer ». En somme, nos savants ne s’entendent que sur un seul point : n’en déplaise aux suppôts de Satan, la rue ne devait pas son nom à quelque lien que ce fût avec le feu éternel des enfers, et l’on n’y voyait guère plus de diables que de revenants.
Pourtant, quand la jeune femme s’engouffra, en ce soir de mai 1789, dans cette rue d’Enfer, ce qui l’attendait ressemblait à s’y méprendre à la terreur des abîmes. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « Le Loup des Cordeliers – Gabriel Joly. »

Le mystère Fulcanelli par Henri Loevenbruck

Fiche de Le mystère Fulcanelli

Titre : Le mystère Fulcanelli (tome 3 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2013
Editeur : Flammarion

Première page de Le mystère Fulcanelli

« L’homme qui pénétra, à la nuit tombée, dans l’église de la Santa Caridad, à Séville, avait toutes les raisons de croire qu’il était seul dans ces murs.

Il se trompait.

À quelques pas des berges du Guadalquivir, l’édifice baroque, nappé du bleu royal que les nuits d’été déposent doucement sur cette partie du globe, se dressait comme un songe dans le silence ténébreux de la cité endormie. La courte nef, coiffée d’une voûte en berceau, était plongée dans une obscurité que seules quelques bougies allumées ici et là, et près de s’éteindre, venaient émailler de leurs dernières vacillations.

L’air, à la fraîcheur saisissante, était saturé de l’odeur poudrée des jasmins, un parfum qui, par sa puissance, n’évoquait pas tant les plaines fleuries de Chine que les encens d’une chambre funéraire. Et d’ailleurs, l’homme frissonna. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « Le mystère Fulcanelli. »

Les cathédrales du vide par Henri Loevenbruck

Fiche de Les cathédrales du vide

Titre : Les cathédrales du vide (tome 2 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2009
Editeur : Flammarion

Première page de Les cathédrales du vide

« En refermant derrière lui la lourde porte en fer, Charles Lynch savait pertinemment qu’il n’avait que deux issues possibles : la liberté ou la mort.
Sortir du complexe souterrain ou y disparaître à jamais.
Le sang battait dans ses tempes et sa poitrine avec la cadence inquiétante d’un tambour funèbre et le couloir qui s’ouvrait devant lui avait tout d’un corridor de la mort. Il tenta de ne pas se laisser impressionner ; il était trop tard pour renoncer.
L’homme inspira profondément, serra les poings et se dirigea de l’autre côté, en marchant d’abord, soucieux de ne pas faire de bruit, puis de plus en plus vite. L’urgence, désormais, l’emportait sur la prudence.
L’écho de ses pas s’éleva au milieu des murs de béton gris. Quelques mètres seulement le séparaient de la porte qui – il en était presque certain – le mènerait enfin là-haut, dehors, à la surface. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « Les cathédrales du vide – Ari Mackenzie. »

Le rasoir d’Ockham par Henri Loevenbruck

Fiche de Le rasoir d’Ockham

Titre : Le rasoir d’Ockham (tome 1 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2008
Editeur : Flammarion

Première page de Le rasoir d’Ockham

« Quand il entendit s’enfoncer doucement la longue et large aiguille dans l’arrière de son crâne, Christian Constantin comprit qu’il allait mourir d’une atroce manière.

Et cette lumière, de plus en plus éblouissante.

Allongé sur la table en chêne, cela faisait longtemps déjà qu’il ne pouvait plus bouger. Le paralysant qu’on lui avait injecté était redoutablement efficace et particulièrement vicieux : Christian Constantin était conscient de tout ce que l’on faisait subir à son corps, à sa chair, à son crâne, mais sans pouvoir lutter. Il ne pouvait pas même laisser s’exprimer la peur panique qui l’envahissait pourtant de façon si violente.

On avait attaché ses mains et ses bras, au tout début sans doute, avant que le produit ne fasse effet, et à présent il ne parvenait plus à déplacer une seule partie de son corps. Il ne pouvait qu’assister, impuissant, à son lent assassinat. Ne pas comprendre, ne pas savoir qui le contrôlait et pourquoi, était la plus cruelle et la plus barbare des tortures, bien plus effroyable que l’idée de la mort elle-même. »

Extrait de : H. Loevenbruck. « Le rasoir d’Ockham – Ari Mackenzie. »