Catégorie : Livres

 

L’exilé du temps par Pierre Barbet

Fiche de L’exilé du temps

Titre : L’exilé du temps (Tome 1 sur 9 – Setni enquêteur temporel)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1969
Editeur : Fleuve Noir

Première page de L’exilé du temps

« L’étoile Pollux est entourée d’un cercle écarlate sur l’atlas de la Confédération Galactique, en effet, Kalapol, la capitale de cette puissante fédération stellaire se trouve sur sa troisième planète. Le Grand Conseil des Sages, chefs de toutes les étoiles situées dans la Voie Lactée, y siège dans un bâtiment gigantesque tout de plastex aux chatoyantes couleurs : le Galax.

Mille mètres d’un seul jet ! Une inoubliable impression de majesté alliée à une grâce sans pareille : symbole de la prospérité de la Confédération.

Pourtant, les alentours de ce bâtiment habituellement encombrés d’innombrables kinésos, étaient étrangement calmes. Sur l’astroport voisin, couvert de croiseurs, de cuirassés, d’énormes porte-missiles, le trafic était nul. D’ailleurs, en y regardant bien, l’aspect de ces vaisseaux paraissait étrange : leurs contours étaient comme estompés par une brume de chaleur. »

Extrait de : P. Barbet. « Setni enquêteur temporel – L’Exilé du Temps. »

Les chimères de Seginus par Pierre Barbet

Fiche de Les chimères de Seginus

Titre : Les chimères de Seginus
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les chimères de Seginus

« L’immense building du Centre International des Sciences Astronautiques se dressait orgueilleusement dans une vaste plaine, à proximité de Lyon. Ses architectes l’avaient conçu à l’image des navires partant à la conquête des étoiles et on l’aurait pris de loin pour un immense astronef prêt à accomplir quelque lointain périple.

La nuit, de puissants faisceaux lumineux balayaient les nuées, signalant la proximité de l’astroport européen situé à quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Hélas ! au grand dam d’un technicien de l’électronique, Henri Roche, jamais la silhouette élancée du C.I.S.A. n’atteindrait jamais Bételgeuse ou Véga. Seuls, les rampants attachés aux services administratifs et techniques de l’astronautique fréquentaient ses salles claires et spacieuses illuminées la nuit par des globes aux couleurs des astres conquis par les Terriens, groupés en constellations étincelantes. Parfois, pourtant, on voyait la silhouette d’un astrot à la combinaison métallisée traverser le grand hall d’entrée. »

Extrait de : P. Barbet. « Les chimères de Seginus. »

Vikings de l’espace par Pierre Barbet

Fiche de Vikings de l’espace

Titre : Vikings de l’espace
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1969
Editeur : Fleuve noir

Première page de Vikings de l’espace

« Vior, directeur de l’observatoire de Roonz, capitale de l’empire hervar situé dans la galaxie d’Andromède, contemplait des clichés d’un air soucieux. À ses côtés, Alden, son assistant, semblait lui aussi fort ennuyé.

Tous deux se trouvaient à bord du Nocholni, un astronef en mission secrète de reconnaissance. Chargés d’établir des cartes pour l’atlas de cosmographie galactique, ils se trouvaient très loin de leur patrie, aux confins de la spirale, en plein territoire phytople. Ces curieux humanoïdes ressemblant à des plantes dotées de mouvement étaient fort jaloux de leur indépendance et refusaient l’accès de leur territoire aux étrangers, en dehors des zones balisées réservées aux lignes commerciales.

Les astronomes recherchaient en outre des nodules obscurs. Ces objets, pratiquement invisibles de l’intérieur de la galaxie sur le fond noir du ciel, devenaient repérables pour un observateur situé au-dessus d’eux, car ils occultaient alors les étoiles. »

Extrait de : P. Barbet. « Vikings de l’espace. »

Evolution magnétique par Pierre Barbet

Fiche de Evolution magnétique

Titre : Evolution magnétique
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Evolution magnétique

« Niaros était ravi : il venait d’ajouter une pièce rare à sa collection de pierres dures, un éphoüs délicatement ciselé dans un bloc d’hyacinthe.

Le chef des Bians, paisibles géants atteignant deux mètres cinquante de haut en moyenne, possédait, en effet, cette inoffensive marotte de collectionneur. Il y consacrait tout le temps que sa charge lui laissait disponible. Et le gouvernement de quelque dix millions de Bians, très à l’aise sur Bar-nard, une planète riche et florissante où la nourriture abondait, ne posait guère de problèmes. Aussi toute une salle de sa somptueuse résidence située au cœur d’Und, la capitale, contenait-elle d’innombrables trésors d’une délicatesse à faire rêver.

Ce passe-temps était assez curieux pour un humanoïde solidement charpenté aux jambes robustes et aux bras puissants terminés par cinq doigts épais qui auraient pu réduire en miettes les minuscules statuettes. »

Extrait de : P. Barbet. « Evolution magnétique. »

La planète des Cristophons par Pierre Barbet

Fiche de La planète des Cristophons

Titre : La planète des Cristophons
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de La planète des Cristophons

« Une foule joyeuse se pressait dans le hall vitré situé au rez-de-chaussée de l’astroport européen proche de Bruxelles. Etudiants en congé, badauds profitant de ce jour ensoleillé de juin pour rêver de traversées au long cours, voyageurs affairés consultant les énormes panneaux où figuraient les heures de départ, tous devisaient gaiement, oubliant leurs soucis dans cette atmosphère enfiévrée qui règne au sein de ces lieux féeriques, point de départ de l’aventure.

Des noms mirifiques claironnés par les haut-parleurs venaient ajouter une pointe d’exotisme à cette ambiance cosmopolite.

Mars, Vénus, et plus loin encore, les planètes colonisées par de valeureux pionniers, Merx, Argen, Dolmak… Tous se sentaient l’âme d’un explorateur, songeant aux astres merveilleux, aux peuplades baroques, aux richesses lointaines.

Dominant ce brouhaha, la voix suavement modulée d’une speakerine se fit entendre :

—      Les visiteurs du satellite-relais pour astronefs en transit sont priés de se rendre à la porte 214. Embarquement immédiat dans la navette. »

Extrait de : P. Barbet. « La Planète des Christophons. »

Histoires grotesques et sérieuses par Edgar Allan Poe

Fiche de Histoires grotesques et sérieuses

Titre : Histoires grotesques et sérieuses
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1865
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : Bnf

Sommaire de Histoires grotesques et sérieuses

  •  Le mystère de Marie Roget
  • Le joueur d’échecs de Maelzel
  • Eléonora
  • Un événement à Jérusalem
  • L’ange du bizarre
  • Le système du docteur Goudron et du professeur Plume
  • Le domaine d’Harnheim
  • Le cottage Landor
  • Philosophie de l’ameublement
  • La genèse d’un poème
    • Le corbeau
    • Méthode de composition

Première page de Le mystère de Marie Roget

« Il y a peu de personnes, même parmi les penseurs les plus calmes, qui n’aient été quelquefois envahies par une vague mais saisissante demi-croyance au surnaturel, en face de certaines coïncidences d’un caractère en apparence si merveilleux que l’esprit se sentait incapable de les admettre comme pures coïncidences. De pareils sentiments (car les demi-croyances dont je parle n’ont jamais la parfaite énergie de la pensée), de pareils sentiments ne peuvent être que difficilement comprimés, à moins qu’on n’en réfère à la science de la chance, ou, selon l’appellation technique, au calcul des probabilités. Or ce calcul est, dans son essence, purement mathématique ; et nous avons ainsi l’anomalie de la science la plus rigoureusement exacte appliquée à l’ombre et à la spiritualité de ce qu’il y a de plus impalpable dans le monde de la spéculation.
 
Les détails extraordinaires que je suis invité à publier forment, comme on le verra, quant à la succession des époques, la première branche d’une série de coïncidences à peine imaginables, dont tous les lecteurs retrouveront la branche secondaire ou finale dans l’assassinat récent de Mary Cecilia Rogers, à New York. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Histoires Grotesques et Sérieuses. »

Les aventures d’Arthur Gordon Pym par Edgar Allan Poe

Fiche de Les aventures d’Arthur Gordon Pym

Titre : Les aventures d’Arthur Gordon Pym
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de parution : 1837
Traduction : C. Baudelaire
Editeur : BNF

Première page de Les aventures d’Arthur Gordon Pym

« Aventuriers précoces.

Mon nom est Arthur Gordon Pym. Mon père était un respectable commerçant dans les fournitures de la marine, à Nantucket, où je suis né. Mon aïeul maternel était attorney, avec une belle clientèle. Il avait de la chance en toutes choses, et il fit plusieurs spéculations très heureuses sur les fonds de l’Edgarton New Bank, lors de sa création. Par ces moyens et par d’autres, il réussit à se faire une fortune assez passable. Il avait plus d’affection pour moi, je crois, que pour toute autre personne au monde, et j’avais lieu d’espérer la plus grosse part de cette fortune à sa mort. Il m’envoya, à l’âge de six ans, à l’école du vieux M. Ricketts, brave gentleman qui n’avait qu’un bras, et de manières assez excentriques ; il est bien connu de presque toutes les personnes qui ont visité New Bedford. Je restai à son école jusqu’à l’âge de seize ans, et je la quittai alors pour l’académie de M. E. Ronald, sur la montagne. »

Extrait de : Edgar Allan Poe. « Les Aventures d’Arthur Gordon Pym. »

Hallali cosmique par Pierre Barbet

Fiche de Hallali cosmique

Titre : Hallali cosmique (Tome 2 sur 2 – Les limiers de l’infini)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Hallali cosmique

« En cette année 2453, la prospérité régnait sur la. Terre, malgré le chiffre record de quarante milliards atteint par sa population. Chaque citoyen disposait d’un confort extraordinaire et la famine prédite par de noirs augures du XXe siècle ne menaçait personne. Les usines hydroponiques, les synthétiseurs de protéines fournissaient largement à chacun de quoi se sustenter.

Par contre l’ennui s’abattait souvent sur ces gens blasés, saturés de télévision couleur-relief et de jeux intercontinentaux. Car la paix régnait depuis des années, et les rapports des nations, unies en une Confédération mondiale, étaient sans histoire.

Heureusement, deux faits avaient donné un peu de sel à l’actualité : en premier, le retour de l’expédition envoyée sur ε Gemini sous les ordres du commandant Von Talquist. Selon le rapport de ce remarquable astrot, elle avait été attaquée et capturée par une étrange race d’insectoïdes à la technologie très avancée : les Termés. Seuls, l’adresse et le courage de son chef lui avaient permis de se tirer des griffes de ces êtres cruels en s’enfuyant à bord d’un croiseur ennemi ramené intact sur Terre. »

Extrait de : P. Barbet. « Hallali cosmique. »

Le secret des Quasars par Pierre Barbet

Fiche de Le secret des Quasars

Titre : Le secret des Quasars
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le secret des Quasars

« L’énorme consortium de construction astronautique Barraz s’étendait sur des dizaines de kilomètres, dans la campagne toulousaine. Sous terre se trouvaient les immenses ateliers occupés par les robots travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Des puits les desservaient, amenant sans relâche sur l’astroport les fusées géantes, aussitôt prises en main par les équipages d’essai. La qualité des engins produits par le C. C. A. B. lui avait vite donné le monopole dans cette branche de l’industrie. Depuis des années, la firme livrait à toute la Terre les appareils civils et militaires destinés à la navigation interstellaire. C’était là le fruit de la géniale découverte de Francis Barraz, ancêtre de toute la lignée qui avait mis au point le contracteur temporel permettant de naviguer à une vitesse supraluminique sans risquer de trouver au retour d’un voyage au long cours une Terre vieillie de vingt, trente ans ou plus encore. »

Extrait de : P. Barbet. « Le Secret Des Quasars. »

L’étoile du néant par Pierre Barbet

Fiche de L’étoile du néant

Titre : L’étoile du néant (Tome 1 sur 3 – L’arche de survie)
Auteur : Pierre Barbet
Date de publication : 1967
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’étoile du néant

« Mella se réveilla en sursaut. Elle secoua la tête pour démêler ses longs cheveux azurés, en détacher les brindilles et les herbes sèches parsemant sa coiffure.

Puis elle se leva, admirant le soleil émeraude qui éclairait de ses premiers rayons la planète Dennik.

Encore un peu ensommeillée, elle se demanda un instant ce qu’elle faisait là, en pleine campagne. Puis la mémoire lui revint : les vacances venaient de commencer et elle avait quitté la ville avec Wond, pour faire une grande promenade. Tournant la tête, elle aperçut son compagnon frileusement entortillé dans son grand manteau. Wond, son préféré, celui qui la suivait toujours dans ses randonnées à travers la campagne, prêt à obéir à ses moindres désirs. Elle contempla un instant sa figure endormie, ses lèvres bien tracées, la fossette qu’il avait sur la joue, s’extasiant sur son corps puissant, son allure athlétique. Ses cheveux coupés court, comme il convenait à un intellectuel du premier clan, formaient une brosse soyeuse qu’elle caressa en rêvant. »

Extrait de : P. Barbet. « L’Etoile du néant – L’arche de survie. »