Catégorie : Livres

 

Mission D. C. par G. J. Arnaud

Fiche de Mission D. C.

Titre : Mission D. C. (Tome 2 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir

Première page de Mission D. C.

« Juan Vico s’éveilla bien avant l’aube, le quatrième jour. Se dégageant doucement de son sac de couchage, il s’approcha de l’entrée de la grotte à quatre pattes, se redressa les mains sur les reins. Ce long séjour dans ce trou de blaireau l’avait ankylosé malgré les exercices qu’il pratiquait à la tombée de la nuit, quand personne ne pouvait plus le voir.
Avec de grandes précautions il alluma son briquet à mèche d’amadou, colla sur le point qui rougeoyait le bout de son Idéale. Protégeant sa cigarette de ses deux mains, il chercha le long de la Sierra Morena la lueur du soleil levant. Elle ne lui apparut pas tout de suite. Il était encore très tôt et le froid était vif.
Derrière lui quelque chose bougea.
— Qué va ? Tu fumes, alors ? Ce que je dis est de la c …rie ? Tu fumes et les requêtes (1) vont nous tomber dessus. Tu caches ta cigarette ? Et l’odeur ? »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Mission D.C. – Espionnage / Le Commander. »

Forces contaminées par G. J. Arnaud

Fiche de Forces contaminées

Titre : Forces contaminées (Tome 1 sur 76 – Espionnage / Le Commander)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir

Première page de Forces contaminées

« L’enseigne de première classe, Roberts O’Hara, pénétra dans le poste de pilotage. Penchés sur la table des cartes, le lieutenant-commander Henderson, chef de la mission océanographique, pacha de l’Evans II et Anton Hume, le géologue, paraissaient plongés dans de profondes réflexions.
— Le flash météo de Panama, Commander. Henderson se redressa. Son visage brun, rayé de rides, resta impassible.
— Ils annoncent une forte houle. Origine Nord-Ouest. Noyau à six ou huit cents milles. Creux de six yards, longueur d’ondes de cent yards environ.
— Vitesse ? Demanda Henderson d’une voix sèche.
— Dix-sept yards seconde.
— Vent ?
— Moyen.
Anton Hume, le géologue, hocha sa tête lugubre. C’était pourtant le boute-en-train du bord. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « Forces contaminées – Espionnage / Le Commander. »

La dalle aux maudits par G. J. Arnaud

Fiche de La dalle aux maudits

Titre : La dalle aux maudits (Tome 4 sur 4 – Angoisse)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de La dalle aux maudits

« Lorsque la main de mon oncle Alezar me secoua, je rêvais à une jolie fille blonde, nue comme la main et aguichante comme une chatte. C’est avec peine que j’ouvris les yeux, mais je le fis pour de bon lorsque je vis la flamme tremblante de la bougie qu’il tenait au poing.
— Il n’y a pas d’électricité ?
— Non. Le moment est venu, Elios. Il y en a un qui s’est échappé. On le voit dans le ciel qui étend ses tentacules sur le canton. Viens vite ! 
Il y avait des mois que mon oncle Alezar nous tenait sur le qui-vive. Depuis la fin de l’hiver exactement, et nous étions au début de l’automne. Pour lui faire plaisir, je couchais tout habillé et je n’eus que mes chaussures à enfiler. Lui ouvrait la fenêtre de ma chambre sur la campagne, soufflait la flamme de sa bougie. Nous habitons la plus haute maison du village abandonné et nous occupons un poste de choix dans la surveillance de la région. »

Extrait de : G. J. Arnaud. « La dalle aux maudits – Angoisse. »

Ombres effroyables par Shaun Hutson

Fiche de Ombres effroyables

Titre : Ombres effroyables
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ombres effroyables

« Elle n’avait jamais vu des yeux semblables. Saphirs brillants, ils la transperçaient comme des rayons laser, à la recherche de son âme. Sans la quitter du regard, l’homme la conduisit jusqu’au divan, où elle s’étendit, fermant les paupières. Elle l’entendit tousser légèrement, et sentit son souffle sur elle. Elle déboutonna sa robe, découvrant son ventre : lorsque ses doigts s’y posèrent, elle faillit crier de douleur. Il ausculta la région autour du nombril et sentit trois grosseurs, au niveau des intestins.

Le premier médecin qu’elle était allée voir avait diagnostiqué des ulcères. Le deuxième avait confirmé ses craintes : il s’agissait de tumeurs. De tumeurs malignes et mortelles. Selon lui, une »

Extrait de : S. Hutson. « Ombres effroyables. »

Némésis par Shaun Hutson

Fiche de Némésis

Titre : Némésis
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1989
Editeur : Milady

Première page de Némésis

« Ça se rapprochait.
Pas de doute là-dessus.
Le grondement qui emplissait le couloir souterrain semblait émaner de chaque brique, pour grossir à son contact comme un orage qui s’annonce.
George Lawrenson savait que le tunnel dans lequel il courait se trouvait à plus de vingt mètres sous le pavé de Whitehall, malgré tout, chaque secousse l’ébranlait. De temps en temps, de la poussière se décollait du plafond, de minuscules morceaux de plâtre délogés par le tremblement incessant se détachaient, pour tomber comme de la neige solide. Sans cesser de marcher, Lawrenson épousseta sa veste et releva la tête quand les ampoules vacillèrent.
Sous terre, il y avait de la lumière. En surface, c’était le noir.
Cet étrange renversement des rôles, ce bouleversement de la normalité que chacun connaissait depuis plusieurs semaines, trouvait ici sa parfaite illustration, songea Lawrenson. Là où devraient régner les ténèbres resplendissait la lumière. Là où les réverbères auraient dû illuminer les rues, ce n’était qu’obscurité.
Les seules lueurs en surface étaient celles des flammes.
Des bombes incendiaires lâchées par la Luftwaffe, des maisons et des usines ravagées par le feu. »

Extrait de : S. Hutson. « Némésis. »

Lettres mortes par Shaun Hutson

Fiche de Lettres mortes

Titre : Lettres mortes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : T. Bauduret
Date de parution : 2006
Editeur : Bragelonne

Première page de Lettres mortes

« La voiture évita de peu le bus. Il s’en fallut de quelques centimètres.
Les pneus crissèrent sur le béton alors que la Renault le contournait. Le chauffeur du bus klaxonna rageusement, ajoutant à la cacophonie ambiante.
Le lieutenant de police David Birch se cramponna au volant et mit le pied au plancher. Tel un viseur laser, son regard ne dévia pas un seul instant de la Nissan argentée qu’il poursuivait. Celle-ci accéléra aussi, et érafla au passage le flanc d’une Mini en se frayant un chemin dans la circulation sur Jamaica Road.
Les deux voitures s’engagèrent en trombe dans un sens interdit, déclenchant un nouveau concert de klaxons. Birch tenta de coller au fuyard. Son visage était luisant de sueur, et sa chemise collait à son dos.
— Mais où il va, ce con ? marmonna Birch, conscient qu’ils approchaient d’un autre feu tricolore.
La Nissan ne ralentit même pas. Grillant le feu rouge, elle franchit le carrefour à toute allure.
Birch la suivit sans l’ombre d’une hésitation.
À côté de lui, sur le siège du passager, le sergent Stephen Johnson consulta sa montre.
— Ça fait une demi-heure qu’on poursuit cet enfoiré, remarqua-t-il. »

Extrait de : S. Hutson. « Lettres mortes. »

Les larvoïdes par Shaun Hutson

Fiche de Les larvoïdes

Titre : Les larvoïdes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : L. Lechaux
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les larvoïdes

« Le bruissement d’ailes des tipules dans le bocal résonnait dans la nuit. Harold Pierce écoutait et souriait en observant les trois insectes qui se débattaient dans leur prison de verre. Mais ces lépidoptères si difficiles à attraper ne passionnaient pas trop ce garçonnet de quatorze ans  ; les faucheux étaient des proies plus faciles. Sa mère les appelait «  grandes pattes  » et ça l’amusait. Sa mère, qui d’ailleurs dormait seule ce soir. Harold ne comptait plus les hommes qui venaient à la maison.

Son père, Jack Pierce, s’était fait tuer six ans plus tôt à Dunkerque et depuis ce temps-là, sa mère… Parfois il les avait même vus lui donner de l’argent. Une nuit, il avait regardé par le trou de la serrure : sa mère était couchée avec deux hommes, nus tous les trois. Il les avait regardés longtemps s’ébattre sans comprendre. »

Extrait de : S. Hutson. « Les larvoïdes. »

Les fouilles de la peur par Shaun Hutson

Fiche de Les fouilles de la peur

Titre : Les fouilles de la peur
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Dunan
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fouilles de la peur

« La fille était allongée nue sous les arbres et sentait contre sa peau le froid de la lame du poignard. La lame piqua ses lèvres, essayant de forcer sa bouche, puis descendit le long de son cou jusqu’à l’extrémité de ses seins. Celui qui maniait la lame était presque invisible dans l’obscurité, sous les branches tordues agitées par le vent froid d’octobre, mais là, elle savait qu’il était nu comme elle.

Comme tous ceux qui se tenaient, fascinés, quelques pas en arrière.

Elle avait à peine dix-sept ans, mais son corps était précocement épanoui, surtout sa gorge aux mamelons gonflés. Terreur  ? Froid  ? Désir  ? Elle frissonna quand elle sentit la lame descendre le long de son ventre et s’arrêter sur la toison de l’entrejambe pour fouiller et piquer son Mont de Vénus. »

Extrait de : S. Hutson. « Les fouilles de la peur. »

Le crâne infernal par Shaun Hutson

Fiche de Le crâne infernal

Titre : Le crâne infernal
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le crâne infernal

« La sonnerie du téléphone le tira brusquement du sommeil. Sans ouvrir les yeux, il tendit une main mal assurée vers l’appareil et décrocha en bougonnant.

— Regan à l’appareil, grogna-t-il.

— Allô, Nick  ? C’est Frank Morton. (La communication était mauvaise  ; la voix de l’homme était presque couverte par la friture de la ligne.) Désolé de te déranger si tôt.

Regan regarda sa montre et fit d’une voix mauvaise :

— Bon sang  ! Tu as une idée de l’heure  ?

À l’autre bout du fil, son correspondant resta silencieux.

— Alors moi, je vais te le dire, reprit Nick. Il est six heures et demie du matin  ! Qu’est-ce que tu veux  ?

— C’est Cutler. Il désire te parler. »

Extrait de : S. Hutson. « Le crâne infernal. »

La mort visqueuse 2 par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse 2

Titre : La mort visqueuse 2
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Roques
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort visqueuse 2

« Le fermier surveillait d’un oeil impatient le déchargement des cageots de laitues
à l’arrière du camion.

Autour de lui, ce n’était que cris, rires et chocs des cagettes qui s’écrasaient à terre, le charivari classique du petit matin à Covent Garden.

Le soleil était déjà haut dans le ciel et la température, à cette heure de la matinée, promettait encore une belle journée de canicule.

Il détestait la ville. Il avait toujours vécu à la campagne et toute cette agitation frénétique le perturbait. On était en train d’inspecter ses produits. Le client passait rapidement d’un cageot à l’autre, mais il avait l’habitude de vérifier ce qu’il achetait, cela se voyait tout de suite. De temps en temps, il écartait une laitue et la déposait sur le tas de légumes avariés, tout près de lui.

La récolte n’est pas mauvaise aujourd’hui, fit le fermier. »

Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse 2. »