Catégorie : Livres

 

Lettres mortes par Shaun Hutson

Fiche de Lettres mortes

Titre : Lettres mortes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : T. Bauduret
Date de parution : 2006
Editeur : Bragelonne

Première page de Lettres mortes

« La voiture évita de peu le bus. Il s’en fallut de quelques centimètres.
Les pneus crissèrent sur le béton alors que la Renault le contournait. Le chauffeur du bus klaxonna rageusement, ajoutant à la cacophonie ambiante.
Le lieutenant de police David Birch se cramponna au volant et mit le pied au plancher. Tel un viseur laser, son regard ne dévia pas un seul instant de la Nissan argentée qu’il poursuivait. Celle-ci accéléra aussi, et érafla au passage le flanc d’une Mini en se frayant un chemin dans la circulation sur Jamaica Road.
Les deux voitures s’engagèrent en trombe dans un sens interdit, déclenchant un nouveau concert de klaxons. Birch tenta de coller au fuyard. Son visage était luisant de sueur, et sa chemise collait à son dos.
— Mais où il va, ce con ? marmonna Birch, conscient qu’ils approchaient d’un autre feu tricolore.
La Nissan ne ralentit même pas. Grillant le feu rouge, elle franchit le carrefour à toute allure.
Birch la suivit sans l’ombre d’une hésitation.
À côté de lui, sur le siège du passager, le sergent Stephen Johnson consulta sa montre.
— Ça fait une demi-heure qu’on poursuit cet enfoiré, remarqua-t-il. »

Extrait de : S. Hutson. « Lettres mortes. »

Les larvoïdes par Shaun Hutson

Fiche de Les larvoïdes

Titre : Les larvoïdes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : L. Lechaux
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les larvoïdes

« Le bruissement d’ailes des tipules dans le bocal résonnait dans la nuit. Harold Pierce écoutait et souriait en observant les trois insectes qui se débattaient dans leur prison de verre. Mais ces lépidoptères si difficiles à attraper ne passionnaient pas trop ce garçonnet de quatorze ans  ; les faucheux étaient des proies plus faciles. Sa mère les appelait «  grandes pattes  » et ça l’amusait. Sa mère, qui d’ailleurs dormait seule ce soir. Harold ne comptait plus les hommes qui venaient à la maison.

Son père, Jack Pierce, s’était fait tuer six ans plus tôt à Dunkerque et depuis ce temps-là, sa mère… Parfois il les avait même vus lui donner de l’argent. Une nuit, il avait regardé par le trou de la serrure : sa mère était couchée avec deux hommes, nus tous les trois. Il les avait regardés longtemps s’ébattre sans comprendre. »

Extrait de : S. Hutson. « Les larvoïdes. »

Les fouilles de la peur par Shaun Hutson

Fiche de Les fouilles de la peur

Titre : Les fouilles de la peur
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Dunan
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fouilles de la peur

« La fille était allongée nue sous les arbres et sentait contre sa peau le froid de la lame du poignard. La lame piqua ses lèvres, essayant de forcer sa bouche, puis descendit le long de son cou jusqu’à l’extrémité de ses seins. Celui qui maniait la lame était presque invisible dans l’obscurité, sous les branches tordues agitées par le vent froid d’octobre, mais là, elle savait qu’il était nu comme elle.

Comme tous ceux qui se tenaient, fascinés, quelques pas en arrière.

Elle avait à peine dix-sept ans, mais son corps était précocement épanoui, surtout sa gorge aux mamelons gonflés. Terreur  ? Froid  ? Désir  ? Elle frissonna quand elle sentit la lame descendre le long de son ventre et s’arrêter sur la toison de l’entrejambe pour fouiller et piquer son Mont de Vénus. »

Extrait de : S. Hutson. « Les fouilles de la peur. »

Le crâne infernal par Shaun Hutson

Fiche de Le crâne infernal

Titre : Le crâne infernal
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le crâne infernal

« La sonnerie du téléphone le tira brusquement du sommeil. Sans ouvrir les yeux, il tendit une main mal assurée vers l’appareil et décrocha en bougonnant.

— Regan à l’appareil, grogna-t-il.

— Allô, Nick  ? C’est Frank Morton. (La communication était mauvaise  ; la voix de l’homme était presque couverte par la friture de la ligne.) Désolé de te déranger si tôt.

Regan regarda sa montre et fit d’une voix mauvaise :

— Bon sang  ! Tu as une idée de l’heure  ?

À l’autre bout du fil, son correspondant resta silencieux.

— Alors moi, je vais te le dire, reprit Nick. Il est six heures et demie du matin  ! Qu’est-ce que tu veux  ?

— C’est Cutler. Il désire te parler. »

Extrait de : S. Hutson. « Le crâne infernal. »

La mort visqueuse 2 par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse 2

Titre : La mort visqueuse 2
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Roques
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort visqueuse 2

« Le fermier surveillait d’un oeil impatient le déchargement des cageots de laitues
à l’arrière du camion.

Autour de lui, ce n’était que cris, rires et chocs des cagettes qui s’écrasaient à terre, le charivari classique du petit matin à Covent Garden.

Le soleil était déjà haut dans le ciel et la température, à cette heure de la matinée, promettait encore une belle journée de canicule.

Il détestait la ville. Il avait toujours vécu à la campagne et toute cette agitation frénétique le perturbait. On était en train d’inspecter ses produits. Le client passait rapidement d’un cageot à l’autre, mais il avait l’habitude de vérifier ce qu’il achetait, cela se voyait tout de suite. De temps en temps, il écartait une laitue et la déposait sur le tas de légumes avariés, tout près de lui.

La récolte n’est pas mauvaise aujourd’hui, fit le fermier. »

Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse 2. »

La mort visqueuse par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse

Titre : La mort visqueuse
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : P. Benita
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort visqueuse

« Les cornes de la limace frémissaient tandis qu’elle se dirigeait vers la masse sombre sur laquelle se nourrissaient plusieurs de ses compagnes. Elle glissa jusqu’à la viande et y enfonça sa longue dent centrale. De chaque côté de sa bouche, deux rangées de dents se mirent en action d’avant en arrière comme une râpe, réduisant la chair et appréciant le goût cuivré du sang.

Les limaces s’étaient habituées à cette saveur depuis les derniers mois. Cachées dans la cave de la vieille maison, elles avaient trouvé une nouvelle source de nourriture. La chasse les avait fatiguées. Elles s’étaient regroupées là, à proximité de cette viande crue jetée dans cette humidité sombre et fétide. Une douzaine évoluaient sur le bout de chair, le couvrant de traînées gluantes, mâchant jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un os maigre et blanc. »

Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse. »

Erèbe ou les noirs paturages par Shaun Hutson

Fiche de Erèbe ou les noirs paturages

Titre : Erèbe ou les noirs paturages
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Guetta
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Erèbe ou les noirs paturages

« Le gravier de l’allée crissa bruyamment sous les pneus de la Rolls Royce quand Terence Bristow arrêta son véhicule.

Il coupa le contact et jeta un coup d’œil à sa femme Laura qui était assise à côté de lui. Ils échangèrent un sourire et descendirent de la voiture. Le trajet de leur maison située à environ huit kilomètres de Wakely jusqu’aux écuries avait duré moins de quinze minutes, et ils n’avaient croisé que deux véhicules sur la route.

Il était encore tôt et Laura s’enveloppa plus étroitement dans sa veste de vison blanc pour se protéger de la fraîcheur de l’air. Par endroits, la brume avait dessiné des motifs sur l’herbe qui entourait l’ensemble des bâtiments chaulés. Elle n’était pas habituée à se lever si tôt et quand elle jeta un coup d’œil à son poignet, elle s’aperçut que »

Extrait de : S. Hutson. « Erèbe ou les noirs paturages. »

Tapineuses vampires par R. Garton

Fiche de Tapineuses vampires

Titre : Tapineuses vampires
Auteur : R. Garton
Traduction : B. Emerich
Date de parution : 1991
Editeur : J’ai lu

Première page de Tapineuses vampires

« Repu et fourbu, Bill Ketter sortit du restoroute de la Petromo, à Springfields, Missouri. Il avait englouti un demi-poulet rôti, de la purée de pommes de terre accompagnée de sauce, un épi de maïs, ainsi qu’une part de tarte au citron meringuée. Il regagna en boitant son camion garé dans le parc de stationnement, à l’arrière du restoroute. Sa jambe gauche mesurait trois millimètres de moins que la droite. D’ordinaire, sa démarche décidée dissimulait ce léger défaut, mais lorsqu’il était fatigué, on remarquait qu’il boitait. Bill se hissa dans la cabine de son trente-cinq tonnes et referma la portière derrière lui. Il s’apprêtait à prendre les quelques heures de repos dont il avait terriblement besoin, quand il entendit un coup frappé à la portière. À vrai dire, c’était ce qu’il attendait. »

Extrait de : R. Garton. « Tapineuses vampires. »

Séductions par R. Garton

Fiche de Séductions

Titre : Séductions
Auteur : R. Garton
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Séductions

« La cloche sonna et les jeunes gens entrèrent dans la salle de classe. Donald Ellis s’assit à son bureau, vérifiant une dernière fois le sujet d’anglais qu’il allait donner à ses élèves.
Tandis que chacun prenait place, un groupe de quatre lycéennes s’était formé autour de Leslie Newell, qui parlait avec animation. La jeune fille portait un chandail moulant, agrémenté d’un profond décolleté. Randy Stones avait le nez plongé dans une bande dessinée, tandis que Mark Shewer et Brigitte Landis se reluquaient avec insistance.
Donald cligna des yeux plusieurs fois, observant la pièce, certain que quelque chose ne tournait pas rond. Les élèves continuaient de rentrer. Le regard de Donald se porta sur Barry Sereno.
— Barry, dit Donald avec douceur.
Le garçon leva les yeux  ; il avait les joues rondes et roses. »

Extrait de : R. Garton. « Séductions. »

Extase sanglante par R. Garton

Fiche de Extase sanglante

Titre : Extase sanglante
Auteur : R. Garton
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1987
Editeur : Presses Pocket

Première page de Extase sanglante

« Après son boulot, Vernon Macy demanda au chauffeur de taxi de l’arrêter à quelques pâtés de maison de Times Square, par sécurité. Sa mallette à la main, il fit à pied le reste du chemin, dardant comme une souris ses grands yeux gris de peur que quelqu’un ne le reconnaisse, auquel cas il se serait engouffré dans une bouche de métro, aurait pris la première rame et aurait tout oublié en rentrant chez lui….

Il n’était pas très grand. Il avait un nez plutôt fort, et ses cheveux poivre et sel, aujourd’hui couverts d’une capuche, avaient commencé à se clairsemer sur le sommet de son crâne il y a une quinzaine d’années. Sa peau flasque, couleur de papier mâché, était la conséquence de quarante-sept années passées à éviter le soleil et les exercices physiques. Quand il n’était pas assis a son bureau, au travail, il trônait à son autre bureau, à la maison, occupé à lire, à fumer un cigare, à faire n’importe quoi pour ne pas se trouver dans la même pièce que sa femme, Doris, ou Janice, sa fille de vingt-deux ans »

Extrait de : R. Garton. « Extase sanglante. »