Catégorie : Livres

 

Les fantômes de Saigon par John Maddox Roberts

Fiche de Les fantômes de Saigon

Titre : Les fantômes de Saigon
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1995
Traduction : F. Lefebvre
Editeur : Gallimard

Première page de Les fantômes de Saigon

« La lettre était dans ma boîte ce matin-là, épaisse et consistante par rapport au reste du courrier. J’ai posé le paquet sur une table et j’ai mis dix bonnes secondes pour le trier, puis j’ai tout jeté à la poubelle, sauf la lettre.

Le papier de l’enveloppe était épais et crémeux, visiblement cher. Dans le coin supérieur gauche, « Queen Productions » était imprimé à l’encre rouge sombre, avec une adresse à Hollywood. À côté, il y avait le logo de la société : une couronne stylisée. En la regardant d’assez près, on s’apercevait que la couronne était découpée dans de la pellicule photo. L’ensemble puait la richesse et le succès, et c’était l’effet recherché. Pas mal pour un gars qui avait l’habitude de me taper l’argent de ses cigarettes. »

Extrait de : J. M. Roberts. « Les fantômes de Saigon. »

Saturnalia par John Maddox Roberts

Fiche de Saturnalia

Titre : Saturnalia (Tome 5 sur 5 – SPQR)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1999
Traduction : B. Cucchi
Editeur : 10/18

Première page de Saturnalia

« Une fois de plus, c’est par une journée exécrable de décembre que je remis les pieds en Italie. Un vent mouillé et froid me cinglait le visage tandis que la petite galère remontait à la rame vers le bassin de Tarente. Ce n’était certes pas le moment de se lancer sur les flots, des mois après la meilleure saison pour naviguer. Mais bon, si cela ne tenait qu’à moi, ce ne serait jamais la bonne saison. Nous avions quitté Rhodes par un temps tout aussi détestable, reliant une à une les innombrables îles qui nous séparaient des côtes déchiquetées de Grèce. Voyage fastidieux s’il en fut ! De Grèce, nous fîmes voile vers le détroit qui la sépare de l’Italie, et, après avoir doublé le cap qui marque la pointe sud de la péninsule, nous naviguions dans les eaux assez tranquilles du golfe de Tarente. »

Extrait de : J. M. Roberts. « SPQR – Saturnalia. »

Le temple des muses par John Maddox Roberts

Fiche de Le temple des muses

Titre : Le temple des muses (Tome 4 sur 5 – SPQR)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1992
Traduction : A. Champon
Editeur : 10/18

Première page de Le temple des muses

« Je n’ai jamais fait partie de ceux qui pensent qu’il vaut mieux mourir que de quitter Rome. Du reste, je me suis souvent enfui de Rome afin de rester en vie. Pour moi, toutefois, la vie hors de Rome est comme une sorte de mort, une suspension trans-styxienne du processus de la vie, avec l’impression que tout ce qui compte se passe au loin. Il y a cependant des exceptions. Alexandrie, par exemple.

Je me souviens de ma première rencontre avec la ville comme si c’était hier, alors qu’en fait j’ai oublié ce qui s’est passé hier. Naturellement, lorsqu’on arrivait à Alexandrie par la mer, on ne voyait pas tout de suite la ville. On voyait le Pharos.

C’était, lorsque nous étions encore à une bonne vingtaine de milles, une tache à l’horizon. Nous avions coupé par la mer comme des idiots, plutôt que de longer la côte comme des gens raisonnables. »

Extrait de : J. M. Roberts. « SPQR – Le temple des muses. »

Sacrilège à Rome par John Maddox Roberts

Fiche de Sacrilège à Rome

Titre : Sacrilège à Rome (Tome 3 sur 5 – SPQR)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1992
Traduction : A. Champon
Editeur : 10/18

Première page de Sacrilège à Rome

« Je me demande parfois si nous pouvons réellement connaître le passé. Comme les morts n’écrivent pas, l’histoire est racontée par les survivants. Parmi ces derniers, certains ont vécu les événements tandis que d’autres en ont seulement entendu parler. Celui qui raconte ou qui écrit ne relate pas à coup sûr les choses telles qu’elles se sont déroulées, mais plutôt comme elles auraient dû le faire afin de donner une bonne image de l’historien, de ses ancêtres ou de son parti politique.

Autrefois, lors d’un de mes nombreux exils, je fus relégué dans la belle mais ennuyeuse Rhodes. Il n’y a rien à faire sur cette île sinon assister aux cours d’un de ses innombrables instituts d’enseignement. J’optai pour des cours d’histoire parce qu’il n’y en avait pas d’autres cette saison-là hormis la philosophie, que je fuyais comme tout homme sensé. »

Extrait de : J. M. Roberts. « SPQR. – Sacrilège a Rome. »

La République en péril par John Maddox Roberts

Fiche de La République en péril

Titre : La République en péril (Tome 2 sur 5 – SPQR)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1991
Traduction : A. Champon
Editeur : 10/18

Première page de La République en péril

« Cet été-là, nous apprîmes la mort de Mithridate. Nous eûmes d’abord peine à y croire. Il représentait depuis si longtemps une épine dans le flanc de Rome que nous avions fini par le considérer comme une puissance naturelle, aussi immuable que le lever du soleil. Seuls les citoyens romains les plus vieux pouvaient se rappeler l’époque où il n’était pas là pour nous empoisonner la vie. En fait, il était mort à un âge avancé, sans amis, quelque part dans le Bosphore cimmérien, alors même qu’il projetait une énième sortie contre Rome pour envahir l’Italie par le Danube. C’était notre ennemi le plus fidèle ; sans aucun doute, il allait nous manquer. »

Extrait de : J. M. Roberts. « SPQR – La République en péril. »

Echec au Sénat par John Maddox Roberts

Fiche de Echec au Sénat

Titre : Echec au Sénat (Tome 1 sur 5 – SPQR)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1990
Traduction : A. Champon
Editeur : 10/18

Première page de Echec au Sénat

« Comme chaque matin depuis mon affectation à la commission des Vingt-Six, je reçus le capitaine des vigiles* du quartier dans mon atrium. Je ne suis pas un lève-tôt, et ma charge ne comportait pas d’autre responsabilité. Il faisait toujours nuit et mes clients* ne s’étaient pas encore présentés devant moi. Mes vigiles étaient avachis sur le banc, le dos calé contre le mur de l’atrium, endormis, leur godet de cuir à leurs pieds. Mon vieux janitor* leur versait des coupes de vin aigre, chaud et fumant.

— Pas de feu à signaler, commissaire, déclara le capitaine. Pas dans ce quartier, en tout cas.

— Rendons grâce aux dieux, dis-je. Et ailleurs ? »

Extrait de : J. M. Roberts. « SPQR – Échec au Sénat. »

Crime à Tarsis par John Maddox Roberts

Fiche de Crime à Tarsis

Titre : Crime à Tarsis (Tome 3 sur 3 – LanceDragon – La trilogie des mystères)
Auteur : John Maddox Roberts
Date de parution : 1996
Traduction : I. Troin
Editeur : Fleuve noir

Première page de Crime à Tarsis

« La Trilogie des Mystères est une série transversale, composée de trois romans policiers de Fantasy dont deux se passent dans les Royaumes Oubliés (Meurtre au Cormyr – 53 et Assassinat à Halruaa – 54) et le troisième (Crime à Tarsis – 41) sur la planète Krinn (l’univers de Lancedragon). Nous tenons à faire connaître à nos lecteurs cette initiative très originale de l’éditeur américain – d’autant que les romans nous ont paru très bons –, mais qu’on se le dise : comme tout polar digne de ce nom, ces livres sont complets en un volume. C’est le temps qu’il faut pour trouver le coupable. Quant à la Fantasy, elle joue son rôle habituel d’ingrédient exotique, pour pimenter l’action. Le tout forme un plat insolite et réjouissant dont on pourra se gorger.
Jacques Goimard »

Extrait de : J. M. Roberts. « La trilogie des Mystères – Crime à Tarsis. »

L’âge des révolutions par John Maddox Roberts et O. A. Westad

Fiche de L’âge des révolutions

Titre : L’âge des révolutions (Tome 3 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : John Maddox Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : A. Bourguilleau
Editeur : France Loisirs

Sommaire de L’âge des révolutions

  • La grande accélération
  • La fin de l’âge européen
  • Notre époque

Première page de L’âge des révolutions

« Au milieu du XVIIIe siècle, la plupart des habitants du monde (et la plupart des Européens) peuvent légitimement penser que l’histoire va continuer de suivre son ancien cours. Le poids du passé est partout pesant et souvent écrasant : en Europe, certains bouleversements ont été opérés, alors que la possibilité d’un changement n’est pas envisagée ailleurs. Si en certains endroits la vie de quelques personnes est progressivement révolutionnée par le contact avec des Européens, la majeure partie du globe reste exempte de toute contamination par des cultures étrangères.

C’est que l’Europe − et, pour commencer, d’infimes portions de l’Europe − diffère fondamentalement du reste du globe. Ailleurs, les crises ne sont guère susceptibles de provoquer des changements. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – L’âge des Révolutions. »

Du Moyen âge aux temps modernes par John Maddox Roberts et O. A. Westad

Fiche de Du Moyen âge aux temps modernes

Titre : Du Moyen âge aux temps modernes (Tome 2 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : John Maddox Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : M. Devillers-Argouarc’h
Editeur : France Loisirs

Sommaire de Du Moyen âge aux temps modernes

  • L’âge des divergences culturelles
  • La genèse de la domination européenne

Première page de Du Moyen âge aux temps modernes

« Les « Romains » de l’époque de Justinien se savent très différents des autres hommes, et ils en sont fiers. Ils appartiennent à une civilisation particulière, la meilleure que l’on puisse concevoir, aux yeux de certains d’entre eux du moins. En cela, ils ne sont pas les seuls : on peut en dire autant d’autres populations, des Chinois par exemple. Sur tous les continents, l’Australasie exceptée, la civilisation est à l’œuvre bien avant la naissance de Jésus-Christ, creusant en accéléré les fossés apparus entre les comportements humains de l’époque préhistorique. Au commencement de l’histoire, la diversité culturelle du genre humain passe déjà à travers les mailles du filet le plus fin et, à l’époque où la désagrégation du monde classique méditerranéen paraît finalement irréversible (nous prendrons l’an 500 comme marqueur approximatif), de nombreuses cultures, contrastées, peuplent la planète. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – Du Moyen Âge aux Temps modernes. »

Les âges anciens par John Maddox Roberts et O. A. Westad

Fiche de Les âges anciens

Titre : Les âges anciens (Tome 1 sur 3 – Histoire du monde)
Auteur : John Maddox Roberts et O. A. Westad
Date de parution : 2016
Traduction : J. Bersani
Editeur : France Loisirs

Sommaire de Les âges anciens

  • Avant l’histoire
  • Les civilisations
  • L’âge classique

Première page de Les âges anciens

« John Roberts fut un éminent historien, et son Histoire du monde constitue probablement la meilleure qui ait jamais vu le jour en anglais. La première fois où je l’ai lue, jeune adolescent dans une petite ville, c’est son ambition qui me frappa. Roberts ne se contente pas de raconter l’histoire, il dit l’histoire ; il met en valeur les principales étapes du développement de l’humanité sans jamais perdre de vue les grands événements qui l’ont impulsé. Il se montre constamment attentif à l’inattendu, aux changements soudains, à tout ce qui cadre mal avec ce qui précédait et demande donc une explication. Il croit profondément en la capacité de l’homme à évoluer, à se transformer, mais sans jamais verser pour autant dans l’illusion téléologique, sans jamais s’imaginer qu’il n’y a, à une situation donnée, qu’une seule issue possible. »

Extrait de : J. M. Roberts et O. A. Westad. « Histoire du monde – Les âges anciens. »