Catégorie : Livres
La machine suprême par J. W. Campbell
Fiche de La machine suprême
Titre : La machine suprême
Auteur : J. W. Campbell
Date de parution : 1936
Traduction : J. Cathelin
Editeur : Le rayon fantastique
Première page de La machine suprême
« J’ai l’impression, dit Don Carlisle, l’air désapprobateur, que ceci aussi est « la plus récente et la plus formidable réalisation des spécialistes du transport interplanétaire». Ils en sortent une nouvelle et inégalée tous les six mois — c’est-à-dire à peu près à la cadence où ils construisent de nouveaux vaisseaux cosmiques.
— Parlons-en ! s’écria Russ Spencer, riant. L’un des perfectionnements de cet engin est précisément
constitué par les nouveaux rectificateurs d’air Carlisle, qui, assure-t-on, maintiennent la température, l’ionisation, l’oxygénation au niveau voulu, ainsi que le taux d’ozone et d’humidité. N’empêche, poursuivit-il en se tournant vers son ami, qu’il est bien regrettable que vous n’ayez pas fait cette découverte deux ans plus tôt. Mon père a toute sa vie rêvé de construire un vaisseau cosmique à l’épreuve des météores aux Chantiers spatiaux Spencer. Vous, les physiciens, vous ne vous êtes pas pressés en la matière. Certes, vous avez maintenant accompli le miracle — je l’espère —, mais j’aurais souhaité que celui-ci se fût produit plus tôt. »
Extrait de : J. W. Campbell. « La Machine suprême. »
La chose par J. W. Campbell
Fiche de La chose
Titre : La chose
Auteur : J. W. Campbell
Date de parution : 1938
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial
Première page de La chose
« Ça puait, là-dedans.
De la puanteur singulière, brassée, des casemates d’une base antarctique enfouies dans la glace, où se mêlaient les relents de sueur rance et l’arôme de friture de la graisse de phoque fondue. Une pointe de pommade combattait l’odeur de moisi des fourrures qu’imprégnaient la sueur et la neige. Dilués par le temps, le fumet âcre de l’huile de friture brûlée et le bouquet presque plaisant des chiens planaient.
Un effluve de lubrifiant s’attardait, contrastant avec des notes de cuir et de cirage à harnais. Mais, à ce bouquet d’humains et de ce qu’on leur associe – chiens, machines, cuisine –, s’ajoutait une autre senteur. Insolite, à vous faire dresser le poil sur la nuque, elle suggérait la vague présence d’une émanation étrangère parmi les remugles de l’activité et de la vie – une odeur de vie, oui, mais issue de la chose posée sur la table et emballée dans une bâche ficelée avec soin qui s’égouttait lentement, méthodiquement, sur les planches grossières. Sous l’éclat cru de la lumière électrique, elle apparaissait froide, humide, décharnée. »
Extrait de : J. W. Campbell. « La Chose. »
L’intégrale 3 par Karl Edward Wagner
Fiche de L’intégrale 3
Titre : L’intégrale 3 (Tome 3 sur 3 – Kane)
Auteur : Karl Edward Wagner
Date de parution : 2003
Traduction : P. Marcel
Editeur : Denoël
Sommaire de L’intégrale 3 :
- Le nid du corbeau
- Réflexions pour l’hiver de mon âme
- La froide lumière
- Mirage
- L’autre
- La touche gothique
- Le soleil de minuit
- Lacunes
- Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme
- Tout d’abord, juste un spectre
- Le trésor de Lynortis
- Dans le sillage de la nuit
Première page de L’intégrale 3
« Voici donc le troisième et dernier volume Lunes d’encre de l’intégrale des aventures de Kane – le personnage le plus célèbre de l’écrivain américain Karl Edward Wagner.
Au sommaire, neuf nouvelles (dont sept inédites en français), un poème, une version alternative de « Lynortis », un extrait de roman perdu et un article du créateur sur sa créature.
Puissent ne jamais disparaître les temps de grande aventure ! »
Extrait de : K. E. Wagner. « Kane – L’intégrale 3. »
L’intégrale 2 par Karl Edward Wagner
Fiche de L’intégrale 2
Titre : L’intégrale 2 (Tome 2 sur 3 – Kane)
Auteur : Karl Edward Wagner
Date de parution : 2003
Traduction : P. Marcel
Editeur : Denoël
Sommaire de L’intégrale 2 :
- Le château d’Outrenuit
- L’ombre de l’ange de la mort
- Lame de fond
- Deux soleils au couchant
- La muse obscure
- Le dernier chant de Valdèse
- Miséricorde
- Lynortis
Première page de L’intégrale 2
« Voici donc le deuxième et avant-dernier volume Lunes d’encre de l’intégrale des aventures de Kane – le personnage le plus célèbre de l’écrivain américain Karl Edward Wagner.
Au sommaire, un roman, un poème, six nouvelles :
— « Le Château d’outrenuit » (Darkness Weaves), le dernier roman du cycle qui trouve son titre français dans la poésie d’Opyros – poète torturé, au funeste destin, que l’on rencontrera plus loin dans la nouvelle « La muse obscure »
— « L’ombre de l’ange de la mort », le poème
— « Lame de fond », la première des six nouvelles du volume
— « Deux soleils au couchant »
— « La muse obscure »
— « Le dernier chant de Valdèse »
— « Miséricorde »
— « Lynortis »
Le troisième volume bouclera la boucle avec neuf nouvelles (dont sept inédites en français), un poème, un fragment du quatrième roman resté à l’état de projet et une version alternative de « Lynortis : reprise ».
L’édition française de Kane se base (sommaire et texte de référence) sur les deux volumes Night Shade Books : Gods in Darkness, the Complete Novels of Kane (2002) et Midnight Sun, the Complete Stories
of Kane (2003).
Puissent ne jamais disparaître les temps de grande aventure ! »
Extrait de : K. E. Wagner. « Kane – L’intégrale 2. »
L’intégrale 1 par Karl Edward Wagner
Fiche de L’intégrale 1
Titre : L’intégrale 1 (Tome 1 sur 3 – Kane)
Auteur : Karl Edward Wagner
Date de parution : 2002
Traduction : P. Marcel
Editeur : Denoël
Sommaire de L’intégrale 1 :
- La pierre de sang
- La croisade des ténèbres
Première page de L’intégrale 1
« Le livre que vous tenez entre les mains est le premier volume de l’édition française des aventures de Kane, barbare, sorcier et érudit à la forte crinière rousse, personnage hommage aux pulps, mais surtout à l’œuvre de Robert E. Howard, le célèbre père de Conan et de Bran Mak Morn, entre autres.
Karl Edward Wagner (1945-1994) a écrit trois romans mettant en scène Kane : La Pierre de sang (Bloodstone, 1975), La Croisade des ténèbres (Dark Crusade, 1976) et Darkness Weaves (1970 pour la version charcutée – Darkness Weaves With Many Shades – et 1978 pour la version intégrale au titre raccourci). Kane apparaît aussi dans quinze nouvelles et deux poèmes.
Au sommaire de ce volume : les deux premiers romans du cycle. Darkness Weaves figurera dans le deuxième tome, en compagnie d’un poème « Death »
« Angel’s Shadow » et de six nouvelles (« Undertow », « Two suns setting », « The Dark
Muse », « Sing a last song of Valdese », « Misericorde », « Lynortis reprise »). Le troisième tome bouclera la boucle avec neuf nouvelles, un poème, un fragment du quatrième roman resté à l’état de projet et une version alternative de « Lynortis reprise ».
L’édition française de Kane (en trois volumes Lunes d’encre) se base (sommaire et textes de référence) sur les deux volumes Night Shade Books : Gods in Darkness, the Complete Novels of Kane (2002) et Midnight Sun, the Complete Stories of Kane (2003).
Préparez-vous à des temps de grande aventure… »
Extrait de : K. E. Wagner. « Kane – L’intégrale 1. »
Titan par Steve Perry
Fiche de Titan
Titre : Titan
Auteur : Steve Perry
Date de parution : 2000
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Fleuve noir
Première page de Titan
« Âgé de cinq ans, Cale Tucker était prêt au lancement de son jouet flottant. L’excitation lui nouait le ventre.
Son papa le disait toujours : le premier test était une étape décisive pour tout inventeur.
On ne sait jamais si une idée est bonne tant qu’on ne l’a pas mise à l’épreuve.
Combien de fois le jeune Cale avait-il entendu cet axiome ?
Une centaine au moins.
Son papa devait savoir de quoi il parlait, puisque lui aussi construisait des jouets.
Beaucoup plus gros que les siens, il est vrai.
La veille, tous deux avaient travaillé sur le navire miniature de Cale.
Ça s’appelait un « gyro flottant », d’après son papa, et c’était fait pour naviguer sur les fleuves. »
Extrait de : S. Perry. « Titan. »
Men in Black par Steve Perry
Fiche de Men in Black
Titre : Men in Black
Auteur : Steve Perry
Date de parution : 1997
Traduction : T. Bauduret
Editeur : Pocket
Première page de Men in Black
« Il était minuit passé, et la route était aussi paisible qu’un cercueil enterré depuis un siècle. On était en plein été, au sud du Texas, et le ciel était piqueté d’étoiles brillant sur fond de nuit sans lune.
Des millions d’insectes bourdonnaient tranquillement au-dessus du désert – des mites, des moustiques, des mouches, des cafards, des charançons et Dieu sait quoi d’autre. Leurs cadavres accumulés formaient une bouillie jaune et verte sur le pare-brise de la Ford LTD garée près d’une masse végétale qui, avec un peu de chance, finirait par croître pour devenir un buisson. La voiture se tenait sur une petite butte à quelques centaines de mètres de la route, mais le sol était dur et sec, à peine recouvert d’une pincée de sable. Assez pour qu’une Ford de série puisse rouler dessus. Quoique cette Ford-là ne fût pas tout à fait comme les autres… »
Extrait de : S. Perry. « Men in Black. »
La ruche terrestre par Steve Perry
Fiche de La ruche terrestre
Titre : La ruche terrestre (Aliens)
Auteur : Steve Perry
Date de parution : 1992
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de La ruche terrestre
« En dépit de son épaisse combinaison, Billie sentait la morsure du froid. Certes, elles avaient sorti du tracteur derrière lequel elles s’abritaient un radiateur portable qu’elles avaient poussé au maximum – leur feu de camp, comme elles disaient –, mais c’était nettement insuffisant. De toute façon, qu’auraient-elles pu faire de plus ? Il n’y avait pas de bois sur cette planète. Et, même s’il y en avait eu, elles ne l’auraient certainement pas brûlé, car sur Ferro le bois valait plus cher que le platine.
Le vent glacé hurlait comme une bête malade en matraquant les flancs du tracteur ; des mugissements qui se muaient en sifflements quand il s’engouffrait dans les traces étroites et profondes laissées par les chenilles. »
Extrait de : S. Perry. « Aliens – La ruche terrestre. »
Les ombres de l’Empire par Steve Perry
Fiche de Les ombres de l’Empire
Titre : Les ombres de l’Empire (Star Wars – La Guerre des étoiles)
Auteur : Steve Perry
Date de parution : 1996
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Presses de la cité
Première page de Les ombres de l’Empire
« Il ressemble à un mort vivant pensa Xizor. On dirait un cadavre momifié décédé depuis plus de mille ans. C’est étonnant qu’il soit toujours en vit mais ça l’est bien moins que le fait qu’il soit l’homme le plus puissant de toute la galaxie. Il n’est même pas si âgé que cela ; c’est un peu comme si quelque chose le rongeait de l’intérieur, inexorablement.
Xizor se tenait en retrait, à quatre mètres de l’Empereur. Il observa l’homme qui jadis avait été le Sénateur Palpatine s’avancer et se placer dans le champ de l’holocaméra. Il s’imagina pouvoir sentir l’odeur de décomposition qui émanait du corps décrépit de l’Empereur. Sans doute n’était-ce qu’une illusion due à l’air recyclé. L’oxygène devait circuler au travers de douzaines de filtres pour éviter la propagation éventuelle de gaz empoisonné. A force d’être filtré de ses moindres particules de vie, l’air n’était peut-être plus qu’une fragrance mortelle. »
Extrait de : S. Perry. « Star Wars – Le Guerre des étoiles – Les Ombre de l’Empire. »
Les visages du chaos par Andrew J. Offutt
Fiche de Les visages du chaos
Titre : Les visages du chaos
Auteur : Andrew J. Offutt
Date de parution : 1972
Traduction : P. R. Hupp
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Les visages du chaos
- Les visages du chaos par Andrew J. Offutt
- 1-A par Thomas M. Disch
Première page de Les visages du chaos
« P’PA ! »
Jeff Andrews se retourna, levant légèrement le front. Au-delà d’un arbre de Judée pleureur flanqué de trois grands sycomores, son fils venait de l’appeler. D’une voix paisible.
— « Oui. »
— « On a eu de la visite, cette nuit. »
La main de Jeff Andrews s’abattit sur le revolver, l’effleura furtivement sans le dégainer et reprit de la hauteur pour assurer une seconde prise sur le fusil. Il attendit. Andy n’en dit pas davantage. Une grive poussa son cri grinçant et contraignit un instant au silence les cardinaux, les rouges-gorges et les chardonnerets. Les oiseaux reprirent sans tarder leur joyeuse conversation. Les grives étaient certes pénibles, mais elles faisaient parfois d’excellentes sentinelles. »
Extrait de : A. J. Offutt. « Les visages du chaos. »