Catégorie : Livres
Le guet des orfèvres par Terry Pratchett
Fiche de Le guet des orfèvres
Titre : Le guet des orfèvres (Tome 15 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : Terry Pratchett
Date de parution : 1993
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Le guet des orfèvres
« LE GUET DES ORFÈVRES
EN CHEMISE DE NUIT, le caporal Carotte de la Garde municipale d’Ankh-Morpork (Guet de nuit) s’assit, prit son crayon, en suça le bout un moment, puis écrivit :
Chers papa et maman,
Encore une bonne surprise ! J’ai été nomé caporal !! Ça veut dire cinq piastres de mieux par mois et j’ai aussi un nouvel uniforme en plus et deux galons qui vont avec. Et aussi une nouvelle plaque en cuivre ! C’est une grosse responsabilité !! Tout ça parce qu’on a de nouvelles recrues et parce que le Patricien (il dirige Ankh-Morpork, comme je vous l’ai déjà dit) est d’avis que le Guet doit refléter le visage de la ville avec toutes ses couleurs ethniques… »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Le guet des Orfèvres. »
Nobliaux et sorcières par Terry Pratchett
Fiche de Nobliaux et sorcières
Titre : Nobliaux et sorcières (Tome 14 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : Terry Pratchett
Date de parution : 1992
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante
Première page de Nobliaux et sorcières
« Suite du feuilleton…
Où situer le début ?
Les débuts sont très rares. Oh, certaines initiatives passent pour tels. Le rideau se lève, le premier pion avance d’une case, le premier coup de feu est tiré[1] – mais ce n’est pas le début, non. La pièce, la partie ou la guerre n’est qu’une lucarne sur un ruban d’événements qui peuvent remonter à des millénaires. Le fait est là, il existe toujours quelque chose avant. Il s’agit toujours d’une suite du feuilleton.
L’humanité a déployé des trésors d’ingéniosité pour découvrir l’Avant initial.
L’état actuel des connaissances peut se résumer à ceci :
Au commencement, il n’y avait rien, et ce rien a explosé.
D’autres théories sur le début initial invoquent des dieux créant l’univers à partir des côtes, entrailles et testicules de leurs pères[2]. De telles théories abondent. Elles sont intéressantes, non pour ce qu’elles nous apprennent sur la cosmologie, mais pour ce qu’elles révèlent des gens. Hé, les mecs, à partir de quoi ils ont créé votre ville, d’après vous ? »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Nobliaux et sorcières. »
Les petits dieux par Terry Pratchett
Fiche de Les petits dieux
Titre : Les petits dieux (Tome 13 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : Terry Pratchett
Date de parution : 1992
Traduction : P. Couton
Editeur : Pocket
Première page de Les petits dieux
« PRENONS l’aigle et la tortue.
La tortue dite terrestre – puisqu’il en existe une espèce marine – vit sur terre, comme son nom l’indique. Impossible de vivre plus près de la terre sans passer dessous. Son horizon ne s’étend guère au-delà de quelques pas. Sa vitesse de pointe excède tout juste celle nécessaire pour prendre une laitue en chasse. Pendant que le reste de l’évolution la dépassait, elle a survécu en n’étant dans l’ensemble dangereuse pour personne et consommable qu’au prix de mille peines.
L’aigle, maintenant. Un animal aérien, un animal des cimes, dont l’horizon s’étend jusqu’au bord du monde. Une vue assez perçante pour repérer à un kilomètre le frémissement d’une petite bête couinante. La puissance et la maîtrise incarnées. La mort instantanée sur ailes. Assez de serres et de griffes pour faire son repas de tout ce qui est plus petit et prendre au moins un morceau sur le pouce de tout ce qui est plus gros. »
Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Les petits dieux. »
Des elfes et des lutins par Gudule
Fiche de Des elfes et des lutins
Titre : Des elfes et des lutins (Contes et Légendes)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2006
Editeur : Nathan
Sommaire de Des elfes et des lutins :
- La fille du korrigan
- Les lutins du diable
- Histoire de l’homme qui trouva un lutin dans son champ
- Le petit troll au bonnet vert
- Germe-tout et Mélancolie
- Le sylphe et la princesse
- L’apothicaire de l’île Saint-Louis
- Le gnome mangeur d’yeux
- Les goguelins d’Omer Grosbois
- Le bal des nains fous
- Le farfadet gourmand
- Comment Reno le farfadet rencontra, délivra et aima un cochon
- Le mariage de Reno
- Le songe d’une nuit d’été
Première page de La fille du korrigan
« L’histoire que voici se déroula naguère dans les côtes d’Armor, et les vieux du pays la racontent encore à leurs petits-enfants, le soir, à la veillée.
Un roi et une reine mirent au monde une fille si belle, si belle que les anges du ciel en étaient jaloux. Perline était son nom. Or, un jour qu’elle dormait sous un buisson de roses, un korrigan vint à passer. La voyant si belle, si belle en son berceau, il eut envie de l’avoir pour héritière. Il s’en fut donc trouver sa femme, qui logeait entre les racines d’un hêtre voisin, et lui dit :
— Drôlesse, n’aimerais-tu pas que notre fille devienne princesse ?
La korrigane qui berçait sa pouponne, née, tout comme Perline, au début du printemps, s’étonna :
— Pourquoi souhaiterais-je l’impossible, mon homme ? Nous sommes humbles mais heureux, elle le sera aussi ! »
Extrait de : Gudule. « Contes et Légendes – Des Elfes et des Lutins. »
Comment pauvre Jean roula le Malin par Gudule
Fiche de Comment pauvre Jean roula le Malin
Titre : Comment pauvre Jean roula le Malin et autres fabliaux (Contes et Légendes)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2014
Editeur : Nathan
Sommaire de Comment pauvre Jean roula le Malin
- Manants et bourgeois
- Le clergé
- Le ciel et l’enfer
- Intrigues amoureuses
- Nobles, rois et princesses
- Histoires de bêtes
Première page de Les trois aveugles de Compiègne
« Les trois aveugles de Compiègne
Trois aveugles mendiaient sur la route de Compiègne, en se tenant l’un l’autre pour ne pas se perdre en chemin. Survint un étudiant qui eut envie de se divertir à leurs dépens.
– Holà, pauvres gens, vous me faites pitié, leur cria-t-il. Voici un écu d’or pour vous.
Ce disant, il frôla les trois mains tendues sans y rien déposer. Convaincus que l’un d’eux avait reçu l’obole, les aveugles se confondirent en remerciements avant de laisser éclater leur joie.
– Il y a si longtemps que je n’ai fait un bon repas, disait le premier.
– Ni bu à ma soif, ajoutait le second.
– Ni dormi dans un lit moelleux, renchérissait le troisième.
Et de s’écrier en chœur :
– À présent, nous le pouvons !
Tout en louant la générosité de leur mécène, ils entrèrent dans une auberge, suivis de loin par l’étudiant goguenard, qui ne perdait pas une miette du spectacle.
Comme ils commandaient viandes et vins en abondance, l’aubergiste, méfiant, s’enquit :
– Avez-vous de quoi payer, mes gaillards ?
– Certes, répondirent-ils. Un grand seigneur nous a donné un écu d’or. Que le Ciel le lui rende au centuple ! »
Extrait de : Gudule. « Contes et Légendes – Comment pauvre Jean roula le Malin et autres fabliaux. »
Soleil Rose par Gudule
Fiche de Soleil Rose
Titre : Soleil Rose (Tome 2 sur 2 – La vie en rose)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2004
Editeur : Grasset
Première page de Soleil Rose
« A l’instant où Grégoire pousse son premier cri, Rose a le sentiment de naître. Le passé s’efface – avec ses Louis, ses Johanna, ses désillusions, ses blessures -, pour faire place à un bonheur éblouissant. Ce petit être qui vagit contre elle, tout fripé, tout maigre, dont la vie semble encore suspendue à un fil, c’est le soleil. Ton soleil, Rose. Il vient de se lever sur ta morne existence, et tu sais, au plus profond de toi, qu’il l’illuminera à jamais.
En dépit de ton humiliant statut de « fille-mère ».
En dépit des préjugés, encore si vivaces en cette année 1965. En dépit des malveillances, chuchotis et ragots qui, tu le sais, te poursuivront où que tu ailles.
Grégoire est là, et ce petit cri tremblé qu’il pousse, face à l’avenir, balaie tout.
Tout.
Hormis l’amour fou. »
Extrait de : Gudule. « La vie en rose – Soleil Rose. »
La vie en Rose par Gudule
Fiche de La vie en Rose
Titre : La vie en Rose (Tome 1 sur 2 – La vie en rose)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2003
Editeur : Grasset
Première page de La vie en Rose
« Je vous entends d’ici : « Gudule exagère ! Des adolescentes aussi naïves, crédules — en un mot, aussi connes ! —, ça n ‘existe pas, voyons ! ça ne peut pas exister! » Hélas, si. D’autant que Rose ne sort pas de mon imagination. J’ai tracé, le plus fidèlement possible, le portrait d’une personne réelle : moi-même, à quinze ans. Et son histoire, MON histoire, pour invraisemblable qu’elle puisse paraître, est authentique au détail près. J’ai beau détester les proverbes — qui sont, pour moi, non l’expression de la sagesse populaire ainsi qu’on se plaît à le dire, mais un alibi aux pires comportements —, il en est un qui, dans ce cas, s’impose : La réalité dépasse la fiction.
Je vous l’avoue, jamais je n’aurais osé inventer un roman comme celui-ci : personne n’y aurait cru, à commencer par moi. Cette situation m’aurait semblé artificielle, fabriquée, ses péripéties outrancières. Quant à l’héroïne »
Extrait de : Gudule. « La vie en rose – La vie en Rose. »
Frisson, amour et maléfice par Gudule
Fiche de Frisson, amour et maléfice
Titre : Frisson, amour et maléfice (Tome 2 sur 2 – Valentin Letendre)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2008
Editeur : Plon
Première page de Frisson, amour et maléfice
« Le miaulement du portable tire Valentin de sa somnolence. Allongé sur son lit, les doigts de pied en éventail, il rêvassait, engourdi par l’inactivité et le soleil de juillet qui pénètre à flots dans sa chambre.
– Allô ?
– Salut, crâne de piaf, c’est Rémi. Un stage de plongée aux Baléares, ça te chauffe ?
Il y a des mots magiques qui, d’un coup, vous remplissent le corps d’étincelles. « Stage de plongée » en fait partie. « Baléares » également.
– QUOI ? Qu’est-ce que tu racontes ? s’étrangle Valentin.
– Mon frangin ne veut pas venir : les parents de sa copine l’invitent chez eux, en Corse. Du coup, je me retrouve tout seul. »
Extrait de : Gudule. « Valentin Letendre – Frisson, amour et maléfice. »
Gazelle de la nuit par Gudule
Fiche de Gazelle de la nuit
Titre : Gazelle de la nuit
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2002
Editeur : Pocket
Première page de Gazelle de la nuit
« Mardi 21 juin
Aujourd’hui, je commence mon journal. Ce n’est pas un journal ordinaire — celui d’une lycéenne qui n’a à raconter que des petits faits quotidiens sans intérêt —, mais plutôt un journal de bord. Le récit au jour le jour d’une aventure géniale. Il y a des souvenirs qu’on souhaite garder toute sa vie intacts, et je pense que ceux de cet été en feront partie. En plus, j’ai promis à Nina un compte rendu complet, à la rentrée. Grâce à ces notes, je n’oublierai aucun détail.
Tout a commencé hier matin, avec l’arrivée de mon bulletin scolaire par la poste.
J’ai la moyenne partout, même en maths (à un point près… ouf ! je l’ai échappé belle !), et un dix-huit en français. Bref, je passe en seconde sans problème.
Mes parents étaient très contents. »
Extrait de : Gudule. « Gazelle de la nuit. »
Jappeloup par Gudule
Fiche de Jappeloup
Titre : Jappeloup, le roman du film
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2013
Editeur : Nathan
Première page de Jappeloup
« UN CHAMPION EN HERBE
La ferme est nichée au milieu des vignes. Murs de pierres polies par le temps et les intempéries, toit de tuiles plates, vastes écuries ; elle fait partie du paysage. Ce paysage d’ordinaire silencieux qui, en ce dimanche matin, résonne de cris, de rires, de hennissements…
Dans la cour, une vingtaine de personnes discutent avec animation. Des enfants en tenue d’équitation, accompagnés de leurs parents, se préparent à une épreuve de cross équestre. Une grande première ! L’aboutissement du rêve de Serge et Arlette Durand, propriétaires de la ferme : former de jeunes cavaliers, et les initier aux parcours d’obstacles.
L’un de ces élèves se nomme Pierre ; c’est leur propre fils. Un garçon audacieux, doué, qui, à douze ans, fait preuve d’une maîtrise exceptionnelle. Avec une fierté non dissimulée, ses parents le suivent des yeux tandis qu’il galope vers la forêt proche.
Les sabots du cheval claquent sur le sentier. »
Extrait de : Gudule. « Jappeloup : Le roman du film. »