Catégorie : Livres
Seul contre la légion par Jack Williamson
Fiche de Seul contre la légion
Titre : Seul contre la légion (Tome 3 sur 3 – Ceux de la légion)
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1967
Traduction : G.-H. Gallet
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Seul contre la légion
- Seul contre la légion
- Loin de nulle part
Première page de Seul contre la légion
« L’invention fatale
« Insolite. Important. Incontestablement dangereux. »
Imperturbablement calme, la voix grave du commandant Kalam avait mis l’accent sur chaque mot. « Vous avez été désigné pour cette tâche, capitaine Derron, car la légion estime que vous avez mérité toute sa confiance. »
Après quatre années sinistres, cette scène était toujours présente dans l’esprit de Chan Derron, comme si elle y avait été imprimée au fer rouge. Car cette étrange mission avait changé le cours de sa vie, et, alors qu’elle lui ouvrait un avenir plein de promesses, l’avait enserré dans une sombre toile de mystère, de terreur et de désespoir.
« Oui, commandant. »
Extrait de : J. Williamson. « Ceux de la légion – Seul contre la légion »
Les cométaires par Jack Williamson
Fiche de Les cométaires
Titre : Les cométaires (Tome 2 sur 3 – Ceux de la légion)
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1936
Traduction : A. Tranchant
Editeur : Albin Michel
Première page de Les cométaires
« Prisonnier de Phobos
Phobos tournait au rythme de la Terre – car les anciens conquérants de cette petite lune de Mars avaient réglé son mouvement selon leur impériale convenance. Ils avaient couvert ses roches stériles de verdure, l’avaient enveloppée d’un air artificiel et, de ses palais, ils avaient gouverné les planètes telles des îles captives.
Mais leurs orgueilleuses flottes spatiales avaient été vaincues et étaient tombées dans l’oubli bien avant le milieu de ce trentième siècle. Autour du soleil, les îles humaines étaient de nouveau libres, et dans le Hall Pourpre humilié, le plus jeune héritier de cet empire perdu n’était plus qu’un prisonnier impatient. »
Extrait de : J. Williamson. « Ceux de la légion – Les cométaires »
La légion de l’espace par Jack Williamson
Fiche de La légion de l’espace
Titre : La légion de l’espace (Tome 1 sur 3 – Ceux de la légion)
Auteur : Jack Williamson
Date de parution : 1934
Traduction : C. Grégoire
Editeur : J’ai lu
Première page de La légion de l’espace
« L’homme qui se souvenait de l’avenir
— Eh bien, docteur, quel est votre verdict ?
Il s’assit sur la table d’examen, le drap enroulé autour de sa silhouette maigre et voûtée, et ordonna à l’infirmière de lui rapporter ses vêtements. Il me regardait de ses yeux d’un bleu vif, avec une expression de curiosité tranquille — bien qu’il s’attendît, je le savais, à une sentence de mort.
— L’acquittement, John, lui dis-je, en toute franchise. Vous êtes vraiment indestructible et en parfait état pour un homme de votre âge, sauf en ce qui concerne votre genou. Mais vous resterez mon malade et mon partenaire aux échecs pendant vingt ans encore.
Le vieux John Delmar secoua la tête d’un air grave. »
Extrait de : J. Williamson. « Ceux de la légion – La légion de l’espace »
Stratégie détonateur par Paul-Jean Hérault
Fiche de Stratégie détonateur
Titre : Stratégie détonateur
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Stratégie détonateur
« Le moteur du Beaver cafouille salement. Il semble, par instants, pris d’éternuements et l’aiguille du compte-tours descend par petits bonds. Jibé garde la main libre en permanence sur la manette des gaz. Je ne sais pas comment il la titille, mais il réussit, chaque fois, à faire renaître un grondement des 500 canassons qui nous tirent.
Très calme, le gars Jibé. À croire qu’il a volé toute sa vie sur un zinc vieux de 20 ans avec un moteur sur le point de lâcher. Si l’altimètre est juste, ce que je suis en train de me demander, le sol doit se trouver à 1 500 mètres en dessous. Curieux ! Moi, j’aurais dit 1 000. Qu’est-ce que je suis venu foutre ici ? Et il va falloir que je pilote cette grosse barcasse, ce cercueil volant, plutôt, vu l’état dans lequel il se trouve maintenant ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Stratégie détonnateur. »
Réseaux sommeil par Paul-Jean Hérault
Fiche de Réseaux sommeil
Titre : Réseaux sommeil
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Réseaux sommeil
« Il faisait un temps magnifique, mais la mer, sans être grosse, faisait danser le Mousquetaire. Six mètres cinquante, quatre couchettes ; ce qui donnait un équipage de cinq personnes ; 21 mètres carrés de voile et insubmersible. Un bon voilier sur lequel j’étais patron depuis trois jours.
Nous étions ainsi cinq bateaux naviguant de conserve entre la Corse, quittée la veille au soir, et le nord de la Sardaigne. Un coin de rêve pour qui aime la voile : la Bretagne en Méditerranée ! Cinq bateaux du club Mare Nostrum, dont un village est installé sur une petite île au large de la Sardaigne. À bord de chaque bateau, un patron, vacancier comme les autres, un peu plus expérimenté tout de même. L’« Amiral » de cette flottille était un moniteur à bord du n° 1. Mon « grand âge » y était peut-être pour quelque chose, je commandais le n° 5. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Réseaux-sommeil. »
Régression par Paul-Jean Hérault
Fiche de Régression
Titre : Régression
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2004
Editeur : Critic
Première page de Régression
« À l’est, derrière lui, la prairie était déserte jusqu’à l’horizon. Comme la veille. Cette fois, Roderick s’arrêta pour changer de cheval. Il était temps d’abandonner la dernière jument pour monter Pers. Elle était arrivée au bout de ses forces.
Quatrième jour, songea le jeune homme avec lassitude, en portant machinalement les mains à ses reins douloureux, tirant les épaules en arrière pour se détendre. Comment pouvait-il encore s’entêter dans cette fuite démente et sans issue, après une nuit de combats acharnés – bien que tout de suite désespérés, vu le nombre des envahisseurs ? La haine expliquait son obstination, sûrement. La haine de ses poursuivants et de leur maître, surtout, le maintenait éveillé, le faisait tenir. Cette haine qui ne le quittait pas depuis le début de sa fuite. Non, depuis le début de cette attaque sauvage. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Régression. »
Quand il ne reste que l’honneur… par Paul-Jean Hérault
Fiche de Quand il ne reste que l’honneur…
Titre : Quand il ne reste que l’honneur…
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2011
Editeur : Rivière blanche
Première page de Quand il ne reste que l’honneur…
« La voix résonna dans son casque. Morgad identifia le signal de leur com interne : « réseau de commandement ». Celui qui ne reliait que les officiers ou sous-officiers supérieurs d’une mission. Un système spécial dont la portée était volontairement limitée. Non recevable au-delà de quelques milliers de mètres. Alors que le réseau général des casques d’une unité portait à 50 kilomètres pour joindre des éléments séparés. La discrétion était primordiale dans leur spécialité. Il disposait quand même – comme tous ses adjoints – d’une com primitive mais longue distance, interne aux casques, pour recevoir des ordres ou rendre compte, très loin.
— Dis, Cap’, deux jours que ça ne bouge toujours pas, tu crois que leur détection est toujours en veille, en face ?
Il ne répondit pas tout de suite, remuant dans son caméléon. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Quand il ne reste que l’honneur … »
Les ennemis par Paul-Jean Hérault
Fiche de Les ennemis
Titre : Les ennemis
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2005
Editeur : Editions l’officine
Première page de Les ennemis
« — « Capitaine, voilà le Destructeur Centaurien, DEVANT… Il ne vient pas de l’arrière, il est DEVANT ! »
Dans ses haut-parleurs de casque, Ewen avait reconnu la voix, affolée, de Djekar le Lieutenant-Détection. Quelqu’un avait dû oublier de couper le réseau général et ce qui se disait sur la petite passerelle-poste de commandement du Patrouilleur était répercuté partout dans le bâtiment.
— « Il… il est tout près, il remplit l’écran du viseur de la batterie RCM, Capitaine ! »
Ça, c’était le Sarj-Armement, ahuri.
— « Le tube RCM avant : Feu ! lança le Capitaine Fardine, de sa voix rauque, répétant encore, Feu » ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Les ennemis. »
Les clones déviants par Paul-Jean Hérault
Fiche de Les clones déviants
Titre : Les clones déviants
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2005
Editeur : Rivière blanche
Première page de Les clones déviants
« — Coordinateur Périch’, résonna la voix, glaciale, vibrante de colère.
Jivane fit pivoter son haut tabouret de commandement, avec le petit dossier rembourré à la hauteur des reins, qui surplombait l’immense écran-holo horizontal de cinquante mètres carrés — sous ses yeux, au milieu de la grande salle — représentant le champ de bataille, à l’échelle 1/100ème. La paroi d’en face était occupée par un autre écran-holo, vertical celui-là, montrant l’espace. De cet endroit, il pouvait tout voir. Il régnait d’ailleurs une atmosphère étrange dans cette si vaste salle, très haute de plafond, occupée par des hommes et des femmes en combinaison de quart, gris sombre. Chaque alvéole-poste de travail — composée de plusieurs écrans devant lesquels un opérateur donnait ses ordres, soit en mode vocal, soit en pressant les touches d’un clavier devant lui — était éclairée par un cône de »
Extrait de : P. -J. Hérault. « Les clones déviants. »
Le raid infernal par Paul-Jean Hérault
Fiche de Le raid infernal
Titre : Le raid infernal
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le raid infernal
« Si les autres le prenaient pour un minable et le montraient bien, il faut dire qu’il y avait tout de même mis du sien. Il portait deux demi-combinaisons, coupées à la taille ! En haut une combinaison militaire, de ce gris sale qui se confonde avec n’importe quel décor, et en dessous une combinaison classique de travail, comme en utilisent les gars des sites miniers.
Dans le petit sark de liaison, les neuf autres passagers le dévisageaient avec un mépris évident. Ce qui le laissait parfaitement froid. Il dormait. Ils avaient même l’impression qu’il n’avait fait que dormir depuis quatre jours. Forcément, ça les agaçait…
Il n’y a pas grand-chose à faire dans un sark, où la place est mesurée, surtout pour un voyage de douze jours. Même compte tenu des escales relais installées sur de gros astéroïdes, où ils mangeaient chaud et se lavaient, on s’ennuie ferme dans un sark. Alors ils y allaient sec ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Le Raid Infernal. »