Catégorie : Livres

 

Le prix de 1 million de dollars par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de Le prix de 1 million de dollars

Titre : Le prix de 1 million de dollars (Tome 6 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de Le prix de 1 million de dollars

La cataracte tragique par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de La cataracte tragique

Titre : La cataracte tragique (Tome 5 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de La cataracte tragique

Les gueules-vertes par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de Les gueules-vertes

Titre : Les gueules-vertes (Tome 4 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de Les gueules-vertes

La terreur de la savane par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de La terreur de la savane

Titre : La terreur de la savane (Tome 3 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de La terreur de la savane

La nuit tragique par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de La nuit tragique

Titre : La nuit tragique (Tome 2 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de La nuit tragique

La tempête qui change tout par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de La tempête qui change tout

Titre : La tempête qui change tout (Tome 1 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1953
Editeur : Editions du Carquois

Première page de La tempête qui change tout

Transparences par Ayerdhal

Fiche de Transparences

Titre : Transparences
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 2004
Editeur : Le livre de poche

Première page de Transparences

« Une foule en mouvement entretient d’étranges rapports avec la mécanique des fluides, du moins quand on la considère comme la résultante de propriétés homogènes. Densité, vitesse, vecteurs, mixtion, tant qu’on la regarde de haut en plissant un peu les yeux pour en rendre les détails flous, elle tient tout entière dans une batterie de modèles mathématiques. C’est un petit peu plus compliqué quand on est dedans, parce que chaque entité est une semence potentielle de chaos. Un type s’arrête brutalement en se frappant le front, un autre perd le fil de sa trajectoire en portant son mobile à l’oreille, quelqu’un s’écroule frappé par une crise cardiaque ou l’indiscipline d’un lacet, une nana bifurque à angle droit vers une boutique, une autre hèle une amie perdue de vue depuis dix minutes ou dix ans. Une poignée de flux perdent de leur rigueur. Comme l’homme est un animal plus ou moins intelligent, chacun corrige sa course en conséquence et, surtout, en tenant compte des opportunités qu’offre la rupture d’écoulement. Changer de trottoir, rajuster son pantalon, faire une halte au kiosque à journaux, se glisser dans un flot plus prometteur, slalomer entre deux hésitants, buter contre une personne beaucoup plus attrayante qu’un lampadaire. Les graines de chaos germent. L’effet papillon est en branle. »

Extrait de : Ayerdhal. « Transparences. »

Scintillements par Ayerdhal

Fiche de Scintillements

Titre : Scintillements
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 2016
Editeur : Au diable Vauvert

Sommaire de Scintillements :

  • Mat, mat, mat
  • Lettre d’Anamour
  • Vieillir d’amour
  • L’adieu à la nymphe
  • La troisième lame
  • Reprendre, c’est voler
  • Jusqu’ici tout va bien
  • Aller simple
  • Apoptoses
  • Scintillements
  • Ce que taisent les miroirs
  • Fin de semaine
  • Passage obligé
  • On vit une époque formidable
  • Jessie, le retour
  • Notre terre
  • Jeu de cons
  • Pollinisation
  • Eloge du déficit
  • Le réveil du croco
  • La complexité et ses avatars
  • Dépossessions
  • Loin sans départ
  • Les seigneurs de la firme
  • Paysage urbain
  • RCW
  • The ghost (and the) writer
  • L’autre moitié d’une vie
  • La nuit de la calamitaine
  • Le syndrome Potemkine
  • La revanche de Jessie
  • Il est allongé sur le dos, nu, immobile
  • Mon mari est cyberurgien, je suis nanogicienne
  • Macrocism
  • Pourquoi pas ?
  • Entre deux mondes, les déplacements
  • Les mille derniers jours

Première page de Mat, mat, mat

«  La finale du grand concours annuel d’échecs qui s’est tenu dans notre ville pour la première fois cette année aura lieu aujourd’hui dans l’auditorium intergalactique à 13 heures GTM. La population est invitée à venir encourager nos deux champions Alpha et Béta. » Le camion haut-parleur parcourait toute la ville, émettant sans cesse le même message. Depuis un mois, la ville était en liesse. À l’occasion du concours, on avait accordé un congé exceptionnel à l’ensemble des travailleurs et la fête, la grande fête des échecs battait son plein. Tous les habitants avaient assisté à au moins une des parties qui se disputaient dans les différentes salles réservées aux quatre coins de l’immense métropole. En fait de concours, il s’agissait plutôt d’un marathon d’échecs. Des catégories de joueurs avaient été créées, chaque champion rencontrait celui d’un autre groupe. Les parties duraient en moyenne trois heures. On jouait nuit et jour. La ville n’était plus qu’un échiquier. »

Extrait de : Ayerdhal. « Scintillements : intégrale des nouvelles. »

Résurgences par Ayerdhal

Fiche de Résurgences

Titre : Résurgences
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 2010
Editeur : Le livre de poche

Première page de Résurgences

« À plat ventre sur le toit couvert de déjections de pigeons, à l’ombre d’un panneau publicitaire dont la réclame lumineuse se dilue dans les rayons du couchant, la lunette vissée à l’œil droit, le fusil contre le flanc. Marks balaie la place de l’autre côté du fleuve pour la vingtième fois et, pour la vingtième fois, conclut son examen en ramenant le T renversé du viseur sur la même décrépitude.

Elle est là, à quatre cents mètres de lui, assise sur un carré élimé de bâche bleue, épiée par deux zonards plus sales que blêmes, défoncés. Avachie sur son bout de plastique, le dos rond, elle tend sa sébile au hasard vers une obole dont personne ne la gratifiera, parce que ce n’est pas l’heure, pas la bonne vague, seulement le flux du troupeau qui transite de bureaux en domiciles. Elle a le teint cireux, la peau craquelée, les yeux rouges et vitreux, le cheveu gras, la lèvre lie-de-vin. Elle est vieille d’une vieillesse qui se compte en heures de mendicité, en journées trop longues de mauvaises faims, en nuits interminables d’inconfort. Elle est une guenille fripée fagotée de hardes puantes, et les zonards la guettent comme le chien surveille l’assiette du chat. Eux ont encore un foyer, peut-être dans un foyer, mais déjà plus le courage ni la force de gagner leurs doses dans de vrais portefeuilles. Ils dépouillent ceux qui ressemblent aux lendemains qu’ils ont peu de chances d’atteindre. Ils attendent que le troupeau s’évapore, que le flux verse ses dernières gouttes dans la gueule du métro. »

Extrait de : Ayerdhal. « Resurgences. »

Rainbow warriors par Ayerdhal

Fiche de Rainbow warriors

Titre : Rainbow warriors
Auteur : Ayerdhal
Date de parution : 2013
Editeur : Au diable Vauvert

Première page de Rainbow warriors

« Il y a des choses qui ne se font pas. Courir dans un cimetière, par exemple. Surtout un cimetière militaire. Cracher sur les tombes, non plus. Encore moins sans prendre le temps de s’arrêter. Geoff, lui, fait ça tous les matins depuis bientôt deux ans.

Il court en tennis et jogging, serviette autour du cou, la foulée sûre et tranquille, et il crache sur une trentaine de tombes en marmonnant des mots que lui seul comprend. Ce sont pourtant des phrases simples.

Salut, vieux salopard.

T’as l’air fin sous ta pelouse, maintenant.

Tiens ? T’es encore là, toi ?

Redis-moi qui c’est qui pète la forme, gros malin.

Alors, fils de pute, toujours calanché ?

Oui, ce sont des phrases simples, car Geoff Tyler est quelqu’un de simple. Il a promis qu’il irait cracher sur les tombes de tous les fumiers qui commettraient l’imprudence de crever avant lui et il tient parole. C’est ainsi qu’on est un homme d’honneur. Et qu’importe si cela défrise les rares oreilles qui ont la déveine d’intercepter un mot ou deux. »

Extrait de : Ayerdhal. « Rainbow Warriors. »