Catégorie : Livres
Rocket vers la lune par Richard Marsten
Fiche de Rocket vers la lune
Titre : Rocket vers la lune
Auteur : Richard Marsten
Date de parution : 1953
Traduction : F. Lourbet
Editeur : Daniber
Première page de Rocket vers la lune
« Derniers préparatifs
Ted Baker s’adossa à la tour radar dont les antennes exploraient l’horizon en tous sens au-dessus de sa tête et il examina le spectacle de l’Astrodrome en pleine activité. Le ciel d’un bleu intense semblait ignorer la menace de la fusée dressée orgueilleusement vers lui, là-bas, au centre du terrain.
Des chariots rouge vif se pressaient autour de l’astronef. Des tracteurs et des jeeps sillonnaient les pistes et le personnel de la base s’affairait auprès des postes de radio et de radar, des réservoirs de carburant, des ateliers, du laboratoire d’astronomie, de la station météo et de tours de contrôle.
Des techniciens en salopette, couverts de sueur et de graisse, couraient de droite et de gauche comme des fourmis. »
Extrait de : R. Marsten. « Rocket vers la Lune. »
Le pavé brûle par Richard Marsten
Fiche de Le pavé brûle
Titre : Le pavé brûle
Auteur : Richard Marsten
Date de parution : 1955
Traduction : H. Robillot
Editeur : Gallimard
Première page de Le pavé brûle
« Parce que l’expérience avait ancré la peur profondément en lui, il se mit à courir dès qu’il eut entendu la détonation.
Il ne prit pas le temps de se demander d’où provenait le coup de feu. Coup de feu était synonyme d’ennuis, les ennuis amenaient les flics et, dans ce quartier, on filait dès l’apparition des flics.
Il sortit de la « Valley », laissant derrière lui les façades grises des maisons, les cours où séchait le linge raidi par la première gelée de l’hiver, figé en poses grotesques dans l’air froid. Ses pas résonnaient sur la chaussée et leur écho multiplié, réfléchi par le ciel de plomb, s’engouffrait, assourdi sous des porches obscurs, en ressortait et s’estompait au ras de l’asphalte. Il passa devant la confiserie où Freddie fourguait sa came, puis il atteignit la Septième »
Extrait de : R. Marsten. « Le pavé brûle. »
Le big papa par Richard Marsten
Fiche de Le big papa
Titre : Le big papa
Auteur : Richard Marsten
Date de parution : 1973
Traduction : R. Fitzgerald
Editeur : Gallimard
Première page de Le big papa
« C’est Jobbo qui a été le premier à me parler de vol à la roulotte.
Je n’ai jamais pu encaisser Jobbo, même quand on était tout morveux, et ce soir-là non plus – mais il lui arrive de dire des trucs qui se tiennent. Faut dire aussi que c’était une de ces soirées d’été à devenir dingue, où la chaleur vous pèse dessus comme une chape de plomb, où même les maisons semblent ruisseler d’une espèce de sueur fumeuse.
Je me souviens que la camionnette des messageries de la presse est passée, larguant les journaux sur le trottoir, que Jobbo les a ramassés, puis s’est approché, le paquet ficelé à la main, qu’il a sorti un exemplaire et me l’a donné. Ensuite, il est allé porter le paquet à Mike qui est propriétaire de la confiserie. C’est une petite boutique miteuse et, si on ne savait pas que Mike vend aussi des billets de loterie clandestine, on se demanderait comment il gagne sa croûte dans son magasin délabré. »
Extrait de : R. Marsten. « Le big papa. »
Danger … dinosaures ! par Richard Marsten
Fiche de Danger … dinosaures !
Titre : Danger … dinosaures !
Auteur : Richard Marsten
Date de parution : 1960
Traduction : M. Goldschmidt
Editeur : Daniber
Première page de Danger … dinosaures !
« Retour en arrière
La pancarte était énorme, blanche et provocante. Elle semblait jaillir des hautes herbes et se détachait contre l’écran bleu pâle du ciel. De grandes lettres noires s’y inscrivaient d’un bout à l’autre :
TIME SLIP
DÉFENSE D’ENTRER
SANS AUTORISATION
Chuck Spencer regarda la pancarte et passa nerveusement les doigts dans sa chevelure blonde. Son frère Owen lui avait demandé de l’attendre à cet endroit mais cela faisait déjà si longtemps qu’il commençait à s’inquiéter. »
Extrait de : R. Marsten. « Danger… Dinosaures !. »
Les naufragés de la planète Mars par Lester Del Rey
Fiche de Les naufragés de la planète Mars
Titre : Les naufragés de la planète Mars
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1952
Traduction : J. Muray
Editeur : Hachette
Première page de Les naufragés de la planète Mars
« RETOUR À MOON CITY
DEPUIS une heure, l’hélicoptère géant ne cessait de prendre de l’altitude. Il s’élevait, à travers l’atmosphère purifiée de la nuit, vers les pics de la cordillère des Andes. À cinq mille quatre cents mètres, il repartit à l’horizontale et le ronflement de son moteur se changea en un bourdonnement continu. Le soleil frôlait déjà le sommet des montagnes lorsque l’aire de lancement des fusées se dessina droit devant, à un kilomètre et demi.
Chuck Svensen, assis sur le siège du passager, bougea soudain et, pour se réveiller, se frotta les paupières. Blond, musclé, il n’était pas grand – un mètre soixante-huit – pour un garçon qui allait avoir dix-huit ans. Sur ses joues, pas un soupçon de barbe. Il avait toujours beaucoup de mal à convaincre les personnes qui l’interrogeaient sur son âge. Quand il aperçut l’aire de lancement, il eut une expression d’impatience qui le fit paraître encore plus jeune. »
Extrait de : L. Del Rey. « Les naufragés de la planète Mars. »
Le onzième commandement & PSI par Lester Del Rey
Fiche de Le onzième commandement & PSI
Titre : Le onzième commandement
Titre : PSI
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1975
Traduction : C. Canet
Editeur : Opta
Sommaire de Le onzième commandement & PSI
- Le onzième commandement
- PSI
Première page de Le onzième commandement
« La Terre n’avait délégué ni fanfare tonitruante ni foule en délire pour fêter le retour de Boyd Jensen sur le monde de ses ancêtres. En cette année 2190, l’Église Éclectique Catholique Américaine enseignait toujours la parabole du Fils prodigue, mais le veau gras ne courait pas les rues, et, en dehors de celles destinées à réchauffer le zèle des fidèles, on était chiche en fêtes. Envahi par les mauvaises herbes, le terrain d’atterrissage était en principe interdit aux laïcs. L’approche silencieuse du petit astronef autopiloté n’avait eu pour témoins qu’un prêtre flanqué de deux moines terrorisés.
La trappe de soute du vaisseau était maintenant ouverte, et les moines, qui portaient le grossier froc rouge des convers, transféraient nerveusement la cargaison sur un chariot à vapeur. »
Extrait de : L. Del Rey. « Le Onzième Commandement. »
Première page de PSI
« ENFER
Martha fut réveillée par un bruit de pas étouffés derrière sa porte. Durant le bref laps de temps précédant le frottement du volet du judas que l’on faisait glisser, elle entrouvrit les yeux, juste ce qu’il fallait pour examiner l’illusion de chambre.
Elle était toujours là, petite mais confortable, copie d’une chambre privée dans un sanatorium de luxe. Une porte robuste faisait face à une fenêtre dont les vitres épaisses donnaient maintenant sur la nuit. Une douce lumière baignait les draperies aux tons chauds et reposants, des tapis, un fauteuil capitonné, une table matelassée sous un tiroir encastré dans le mur et un lit qui parvenait assez bien à dissimuler son caractère fonctionnel de lit d’hôpital. Le miroir allait même jusqu’à prétendre la refléter. Elle y apparaissait sous les traits d’une personne corpulente, vêtue d’un pyjama et d’une robe de chambre à fleurs, qui, étendue avec les genoux relevés, la fixait sous ses paupières mi-closes. »
Extrait de : L. Del Rey. « Psi. »
L’Atlantide attaque par Lester Del Rey
Fiche de L’Atlantide attaque
Titre : L’Atlantide attaque
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1953
Traduction : D. Bernstein
Editeur : Marabout
Première page de L’Atlantide attaque
« Course d’essai
Tout respirait le calme et la paix, dans ce paysage perdu quelque part au sud de Puerto Rico, dans la mer des Caraïbes. Au loin, on distinguait une île avec ses maisons de pêcheurs et, sur la mer bleue, un petit bateau isolé évoluait lentement, son moteur au ralenti. Dans le ciel, le vrombissement d’un avion imperceptible se faisait entendre. C’étaient les deux seules traces de vie dans cette contrée déserte.
À bord de l’appareil, un jeune homme aux mâchoires saillantes regardait sans relâche l’écran du radar. Derrière lui, courbé sur son émetteur, un radio restait en liaison constante avec le bateau qui évoluait au-dessous d’eux. Il fallait s’assurer que tout était bien désert et éloigner toute embarcation qui se serait aventurée, par hasard, dans cette région de l’océan.
Sur le bateau – torpilleur camouflé – Don Miller était rivé à ses appareils de radio, de radar et de sonar. »
Extrait de : L. Del Rey. « L’Atlantide attaque. »
J’ai d’autres brebis… par Raymond F. Jones et Lester Del Rey
Fiche de J’ai d’autres brebis…
Titre : J’ai d’autres brebis…
Auteur : Lester del Rey et Raymond F. Jones
Date de parution : 1978
Traduction : G. Lebec
Editeur : Le Masque
Première page de J’ai d’autres brebis…
« Le commandant Cromar se pencha sur la table qui faisait face aux écrans ; ceux-ci lui permettaient d’embrasser d’un seul regard l’ensemble des soutes situées dans les vastes profondeurs du vaisseau. La Création, se disait-il, devait avoir eu quelque ressemblance avec le chargement d’un astronef ; l’extrême soin qu’on y apportait, afin de s’assurer de la présence à bord de tout ce qui était nécessaire à la survie pour la durée d’un long voyage, n’était pas sans évoquer l’œuvre du Keelong qui avait soigneusement agencé les éléments constitutifs de la planète afin de la préparer pour ses habitants. Il fit la grimace : telle serait, du moins, la manière dont l’Ama décrirait les choses.
Il se demandait qui allait être désigné pour superviser le voyage. Il ne voulait pas courir le risque d’affrontements entre des rebelles et un prêtre à cheval sur les principes ; aussi avait-il demandé au capitaine Mohre d’être particulièrement vigilant quant à l’orthodoxie de l’équipage qu’il recrutait. »
Extrait de : R. F. Jones & L. Del Rey. « J’ai d’autres brebis … »
Crise par Lester del Rey
Fiche de Crise
Titre : Crise
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1956
Traduction : J.-M. Léger
Editeur : Robert Laffont
Première page de Crise
« La sonnerie aigre du téléphone rongeait le sommeil de Doc Ferrel. Ses efforts pour l’assourdir en enfouissant la tête plus profondément dans son oreiller n’avaient réussi qu’à la rendre plus présente. Il entendait Emma se retourner dans le lit voisin. C’est à peine s’il devinait son corps sous les draps dans la lumière pâle du petit matin.
On n’avait pas le droit d’appeler les gens à une heure pareille !
La colère dissipa les dernières brumes du sommeil. Il se leva tant bien que mal et tâtonna à la recherche de sa robe de chambre. Lorsqu’un homme approche de la soixantaine, qu’il a des cheveux gris et de l’embonpoint pour le rappeler, on devrait respecter son sommeil. Mais le téléphone continuait avec insistance. En atteignant le palier, il commença pourtant à redouter qu’il ne cesse de sonner. Arriver quelques secondes trop tard serait l’ultime vexation. »
Extrait de : L. Del Rey. « Crise. »
Ascenseur pour l’infini par Lester del Rey
Fiche d’Ascenseur pour l’infini
Titre : Ascenseur pour l’infini
Auteur : Lester del Rey
Date de parution : 1960
Traduction : J. Maillet
Editeur : Daniber
Première page d’Ascenseur pour l’infini
« L’hiver poussait sa première pointe et glaçait le sol du grand garage. S’extrayant de dessous la grosse voiture à turbine, Jim Stanley se releva et frappa dans ses mains pour les réchauffer. Il raccrocha les outils et le pistolet à graisse au râtelier et se hâta vers la chaleur du lavabo, en arrachant sa casquette et ses grosses lunettes.
Elles laissaient sur son visage deux ronds de peau éclatants, et son nez court portait encore des taches de rousseur. Enfant, il les haïssait encore plus que les cheveux carotte, les yeux bleus et le corps trapu que la nature lui avait donnés. Il s’y était habitué, maintenant, et n’y pensa pas en se lavant.
— Griswold te demande, lui cria de la porte un mécanicien. Dépêche-toi, Jim. Il a l’air de mauvais poil.
Jim fit oui de la tête et se sécha devant une bouche de chaleur. Griswold était presque toujours de mauvaise humeur, mais il était assez juste, en général ; même s’il gérait plus ou moins bien son garage. Jim chercha vaguement quelle erreur il avait pu faire. N’en trouvant pas, il haussa le épaules et revint dans le garage. »
Extrait de : L. Del Rey. « Ascenseur pour l’infini. »