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Le terrible seigneur des ténèbres (partie 2) par Diana Wynne Jones

Fiche de Le terrible seigneur des ténèbres (partie 2)

Titre : Le terrible seigneur des ténèbres (partie 2)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1998
Traduction : M. Mangin
Editeur : Ynnis

Première page de Le terrible seigneur des ténèbres (partie 2)

« Blade se demanda comment son père faisait pour ne pas hurler et pleurer lui aussi. Tandis que le garçon se ruait en direction de Shona, la foule autour de Derk criait et la voix de soprano de Wendela Chevaline s’élevait au-dessus du brouhaha. Cette dernière tenait Beauté par son licol.
« Et cette jument est surmenée ! Non mais, regardez-la !
— Jhe vhais bhien ! Chuis phas fhatiguée ! » protestait Beauté tandis que Blade arrivait à la hauteur de Shona.
Kit la rejoignit au même moment, au milieu de gerbes de graviers.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Que s’est-il passé ? »
Le visage de Shona était enfoui entre ses bras, enseveli sous ses cheveux. Secouée de sanglots, elle se contenta de tendre à Kit la main qui serrait le parchemin. »

Extrait de : DW Jones. « Le terrible seigneur des ténèbres – T2. »

Le terrible seigneur des ténèbres (partie 1) par Diana Wynne Jones

Fiche de Le terrible seigneur des ténèbres (partie 1)

Titre : Le terrible seigneur des ténèbres (partie 1)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1998
Traduction : M. Mangin
Editeur : Ynnis

Première page de Le terrible seigneur des ténèbres (partie 1)

«  Mais est-ce que vous allez vous taire ! » glapit la présidente Querida.
Elle fit de gros yeux à l’assemblée et regarda autour de la table.
« Je voulais juste dire… entonnèrent en chœur un roi, un empereur et plusieurs sorciers.
— Silence ! ordonna Querida. Ou le prochain sera transformé en serpent jusqu’à la fin de ses jours ! »
À ces mots, le Comité d’urgence de l’université se tut. Querida était la plus puissante sorcière du monde et avait un penchant particulier pour les serpents. Elle ressemblait elle-même à un ophidien : petite, à la peau luisante et verdâtre, et très âgée. Personne ne mit en doute sa parole. Mais deux personnes continuèrent de parler. Le lugubre roi Luther murmura à l’autre bout de la table :
« Être un serpent serait peut-être un soulagement. »

Extrait de : DW Jones. « Le terrible seigneur des ténèbres -T1. »

La cité du temps par Diana Wynne Jones

Fiche de La cité du temps

Titre : La cité du temps
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1987
Traduction : M. Mangin
Editeur : Ynnis

Première page de La cité du temps

« Le voyage en train était un véritable calvaire. En ce mois de septembre de l’année 1939, une canicule s’était abattue sur le pays, mais la compagnie ferroviaire avait condamné toutes les fenêtres pour s’assurer qu’aucun des enfants entassés dans les wagons ne pourrait tomber. Ils étaient amassés par centaines, et presque tous hurlaient à la vue d’une vache. On les envoyait loin de Londres pour les protéger des bombardements, et la plupart n’avaient pas la moindre idée d’où venait le lait. Chaque enfant était équipé d’une boîte carrée contenant un masque à gaz et étiquetée à ses nom et adresse, et les plus petits (qui passaient le plus clair de leur temps à pleurer ou à s’oublier) portaient leur étiquette attachée autour du cou par une ficelle.
Dans le cas de Vivian, qui faisait partie des plus âgés, son étiquette était accrochée au filet à provisions que Maman avait trouvé pour contenir les affaires qui ne tenaient pas dans sa valise. C’était pourquoi la fillette n’osait pas le lâcher. Quand on a un nom aussi courant que Smith, on doit veiller à faire savoir à tout le monde quel Smith on est. »

Extrait de : DW Jones. « La Cité du Temps. »

Le destin de Conrad par Diana Wynne Jones

Fiche de Le destin de Conrad

Titre : Le destin de Conrad (tome 5 sur 5 – Les mondes de Chrestomanci)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 2005
Traduction : A. Piganiol
Editeur : Gallimard

Première page de Le destin de Conrad

« Quand j’étais petit, j’imaginais Stallery comme une sorte de château de conte de fées. Je le voyais de la fenêtre de ma chambre, perché dans les montagnes au-dessus de Stallchester, étincelant de verre et d’or sous les rayons du soleil. Le jour où, finalement, j’y suis entré, l’endroit ne ressemblait pas vraiment à ce que j’attendais.

Stallchester, où nous avions notre magasin, se situe dans les Alpes anglaises. Il y a beaucoup de montagnes ici, dans la Série Sept. Beaucoup de gens – la plupart, à vrai dire – pensaient que c’étaient ces montagnes qui empêchaient certains quartiers de la ville de recevoir la télévision. Mais, d’après mon oncle, le problème venait de Stallery.

– Ce sont les protections dont ils s’entourent pour échapper aux enquêtes, expliquait-il. La magie intercepte les signaux.

Mon oncle Alfred, qui tenait la librairie dans le quartier de la Cathédrale, était également magicien à ses heures et savait de quoi il parlait. C’était un petit homme maigre, à l’air perpétuellement soucieux et au crâne en partie dégarni sous ses cheveux bouclés. Demi-frère de ma mère, il nous entretenait, ma mère, ma sœur Anthea et moi, et cette charge semblait lui peser. »

Extrait de : DW Jones. « Les mondes de Chrestomanci – Le destin de Conrad. »

La chasse aux sorciers par Diana Wynne Jones

Fiche de La chasse aux sorciers

Titre : La chasse aux sorciers (tome 4 sur 5 – Les mondes de Chrestomanci)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1982
Traduction : H. Robillot
Editeur : Gallimard

Première page de La chasse aux sorciers

« Le billet disait : IL Y A UN SORCIER DANS CETTE CLASSE !

Rédigé en lettres capitales avec un stylo-bille bleu, il était apparu entre deux des cahiers de géographie que Mr Crossley était en train d’annoter. N’importe qui aurait pu l’écrire. Le professeur, perplexe, tirailla sa moustache rousse. Son regard se promena sur les têtes penchées des élèves de la classe 2 Y et il se demanda que faire.

Réflexion faite, il résolut de ne pas porter le message à la directrice. Peut-être ne s’agissait-il que d’une plaisanterie et miss Cadwallader était fâcheusement dépourvue d’humour. C’était à Mr Wentworth, le principal adjoint, qu’il fallait le montrer. Mais le hic, c’est que le fils de ce dernier faisait partie de la 2 Y. Le garçon au fond de la classe, qui paraissait plus jeune que les autres, se nommait Brian Wentworth. Non. Mr Crossley décida de demander à l’auteur du billet de se dénoncer. Il se contenterait de mettre en évidence la gravité de l’accusation et laisserait le coupable libre d’agir selon sa conscience. »

Extrait de : DW Jones. « Les mondes de Chrestomanci – La chasse aux sorciers. »

Les magiciens de Caprona par Diana Wynne Jones

Fiche de Les magiciens de Caprona

Titre : Les magiciens de Caprona (tome 3 sur 5 – Les mondes de Chrestomanci)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1980
Traduction : S. Sirat
Editeur : Gallimard

Première page de Les magiciens de Caprona

« Les sortilèges, c’est ce qu’il y a de plus difficile à réussir. Ce fut l’une des premières choses qu’apprirent les petits Montana. Tout le monde peut apprendre un sortilège, mais quand il s’agit de le mettre en pratique – en l’écrivant, en le récitant ou en le chantant –, tout doit se passer dans les règles, faute de quoi l’on s’expose aux conséquences les plus extravagantes.

Que l’on se remémore l’exemple de la jeune Angelica Petrocchi : une fausse note de sa part fit prendre à son père une couleur vert vif. Pendant des semaines, il ne fut question que de cela dans tout Caprona – et même dans toute l’Italie.

Malgré les problèmes récents, les meilleurs sortilèges viennent toujours de Caprona, de la Casa Montana ou de la Casa Petrocchi. Si vous employez une formule réellement efficace pour améliorer le fonctionnement de votre poste de radio ou pour faire pousser des tomates, alors il y a de grandes chances qu’un membre de votre famille ait passé des vacances à Caprona, d’où il aura rapporté le sortilège en question. Le Vieux Pont de Caprona est bordé de petites échoppes en pierre où de longues enveloppes colorées, des rouleaux et des feuilles de parchemin sont suspendus à des fils comme des décorations en papier. »

Extrait de : D W Jones. « Les mondes de Chrestomanci – Les magiciens de Caprona. »

Les 9 vies du magicien par Diana Wynne Jones

Fiche de Les 9 vies du magicien

Titre : Les 9 vies du magicien (tome 2 sur 5 – Les mondes de Chrestomanci)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1978
Traduction : S. Simon
Editeur : Gallimard

Première page de Les 9 vies du magicien

« Pendant des années, Christopher ne parla à personne de ses rêves. Pour la simple raison qu’il passait le plus clair de son temps dans des nurseries tout en haut d’une grande maison à Londres, et les dames de la nursery qui s’occupaient de lui changeaient presque tous les mois.

Il voyait à peine ses parents. Quand Christopher était petit, il était horrifié par l’idée qu’il pourrait un beau jour croiser papa dans le parc sans le reconnaître. Il lui arrivait de s’agenouiller et de regarder à travers la balustrade de l’escalier les rares fois où papa revenait de la City avant qu’on l’envoie se coucher, dans l’espoir de fixer ses traits dans sa mémoire. Mais il n’avait que la vision tronquée d’une silhouette en redingote avec de gros favoris noirs soigneusement peignés, qui tendait un haut-de-forme noir au domestique, puis il voyait une raie blanche et nette au milieu de cheveux noirs, enfin papa s’éloignait à grands pas, hors d’atteinte. Excepté que papa était plus grand que la plupart des domestiques, Christopher savait fort peu de choses de lui. »

Extrait de : DW Jones. « Les Neuf Vies Du Magicien – Les mondes de Chrestomanci. »

Ma soeur est une sorcière par Diana Wynne Jones

Fiche de Ma soeur est une sorcière

Titre : Ma soeur est une sorcière (tome 1 sur 5 – Les mondes de Chrestomanci)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1977
Traduction : F. Seyvos
Editeur : Gallimard

Première page de Ma soeur est une sorcière

« Chat Arcand admirait Gwendoline, sa sœur aînée. C’était une sorcière. Il l’admirait et s’accrochait à elle. De grands changements survinrent dans leur vie qui ne lui laissèrent personne d’autre à qui s’accrocher.

Le premier grand changement se produisit lorsque leurs parents les emmenèrent en promenade sur le fleuve, à bord d’un bateau à roues. Ils partirent en grande pompe : Gwendoline et sa mère en robe blanche à ruban, Chat et son père en costume bleu du dimanche. C’était une chaude journée. Sur le bateau se trouvaient beaucoup d’autres gens en belle tenue, qui parlaient, riaient, tout en mangeant des fruits de mer accompagnés de fines tartines de pain blanc et de beurre, pendant que l’orgue à vapeur du bateau s’essoufflait sur des airs populaires, si bien qu’on ne s’entendait pas parler.

Seulement voilà : le bateau était trop chargé et trop vieux. À la suite d’une erreur de pilotage, la foule enjouée et endimanchée des mangeurs de fruits de mer fut aspirée par le courant venant du barrage. »

Extrait de : DW Jones. « Les mondes de Chrestomanci – Ma sœur est une sorcière. »

La couronne du Dalemark par Diana Wynne Jones

Fiche de La couronne du Dalemark

Titre : La couronne du Dalemark (tome 4 sur 4 – L’odyssée Dalemark)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1993
Traduction : L. Kiefé
Editeur : J’ai lu / Baam!

Première page de La couronne du Dalemark

« Le comte de Hannart débarqua à Aberath deux jours avant le solstice d’été. Il apportait à la comtesse d’Aberath un portrait de l’Adon à ajouter à sa collection. Comme il s’agissait d’une visite officielle, il amena avec lui son fils, ainsi qu’une kyrielle de vassaux ; son arrivée provoqua un tumulte d’envergure.

Un homme de haute taille vêtu comme un berger observait tout cela du haut des collines où serpentaient les routes vertes. Il avait de cet observatoire un excellent point de vue, non seulement sur les cours grouillantes de monde du palais mais sur la ville tout entière, les falaises, la baie et les hangars à bateaux. Le comte était facile à repérer au milieu des silhouettes pressées parce qu’il était escorté d’un serviteur qui portait le tableau. L’homme les regarda se diriger droit sur la bibliothèque, où il savait que la comtesse s’apprêtait à recevoir le comte. Presque aussitôt, le domestique fut dépêché pour aller quérir quelqu’un d’autre. L’observateur le vit se diriger d’abord vers les écuries puis vers la salle à manger et enfin vers les quartiers des vassaux d’où il fit sortir un individu dégingandé à qui il indiqua la bibliothèque. L’échalas démarra au quart de tour à grandes enjambées maladroites. »

Extrait de : DW Jones. « La couronne du Dalemark. »

Les houppelandes magiques par Diana Wynne Jones

Fiche de Les houppelandes magiques

Titre : Les houppelandes magiques (tome 3 sur 4 – L’odyssée Dalemark)
Auteur : Diana Wynne Jones
Date de parution : 1979
Traduction : L. Kiefé
Editeur : J’ai lu / Baam!

Première page de Les houppelandes magiques

« J’aimerais vous raconter notre périple lorsque nous avons descendu le Fleuve. Nous sommes cinq. Ma sœur Moinelle est l’aînée. Viennent ensuite mes frères Goél et Hern. Je suis la quatrième et je m’appelle Tanaqui, un nom qui vient des joncs odorants qui bordent le Fleuve. Je suis en fait la seule à avoir un nom étrange, même si tout le monde surnomme Canard mon plus jeune frère, Colvert. Nous sommes les enfants de Closti le Clam et nous avons toujours vécu dans le village de Shelling, où passe un cours d’eau qui rejoint le Fleuve, assurant une pêche abondante et de riches pâturages.

On pourrait croire que Shelling est un endroit agréable mais ce n’est pas vrai. C’est petit et isolé, les gens sont sinistres et mal embouchés ; ma tante Zara ne fait pas exception. Ils vouent un culte au Fleuve. Ils considèrent que c’est un dieu. Nous, nous savons que c’est faux. Les seuls dieux, ce sont les Éternels. »

Extrait de : DW Jones. « Les houppelandes magiques – L’odyssée Dalemark. »