Catégorie : Livres

 

L’oeil de la pieuvre par Serge Brussolo

Fiche de L’oeil de la pieuvre

Titre : L’oeil de la pieuvre (Tome 1 sur 4 – Sigrid et les mondes perdus)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2002
Editeur : Editions du Masque

Première page de L’oeil de la pieuvre

« Sigrid Olafssen et Gus McQueen dînaient à la cantine du sous-marin. À cette heure avancée de la nuit, il n’y avait guère de monde, et il était déconseillé de se montrer difficile sur la qualité du menu.
Gus et Sigrid avaient fêté leur vingtième anniversaire la semaine précédente. Pour célébrer ce mémorable événement, le chef cuistot leur avait accordé une part de purée supplémentaire… et deux yaourts.
Gus était un grand garçon maigre, aux cheveux rouges.
— Je suis un légume-garou, avait-il coutume d’affirmer. À chaque pleine lune, je me change en carotte vivante. C’est pour ça que les lapins sont mes pires ennemis.
Sigrid avait les yeux bridés, d’un vert très clair, et bien qu’elle eût le crâne tondu, on devinait au duvet repoussant sur ses tempes que sa chevelure avait la couleur pâle du miel. Des taches de rousseur criblaient ses pommettes de minuscules éclaboussures roses. »

Extrait de : S. Brussolo. « L’oeil de la pieuvre – Sigrid et les mondes perdus. »

Les dieux du Grand Crâne par D. Morlok

Fiche de Les dieux du Grand Crâne

Titre : Les dieux du Grand Crâne (Tome 3 sur 3 – Shag l’idiot)
Auteur : D. Morlok
Date de parution : 1998
Editeur : Denoël

Première page de Les dieux du Grand Crâne

« La solitude retrouvée provoqua chez Shag une panique à laquelle il ne s’attendait pas. Il prit conscience qu’il s’était sottement fortifié dans la conviction illusoire de pouvoir continuer son chemin en solitaire. Le départ de ses compagnons de voyage le plongeait dans un malaise proche du désespoir. Galopant dans le labyrinthe des roches, il chercha à rattraper Aldabar, le cheval… ou Aka, la jeune fille après qui il avait tant soupiré, mais il ne vit ni l’un ni l’autre. Les fuyards avaient bien évidemment pris la précaution de se déplacer à couvert, et Shag, malgré tous ses efforts, ne put les localiser. Sa précipitation le fit s’engager dans un éboulis instable ; il fut happé par une avalanche de cailloux crayeux qui le roula jusqu’au bas du versant nord de la montagne. Quand il se redressa il était meurtri, perdant son sang par mille estafilades. »

Extrait de : D. Morlok. « Shag l’idiot – Les dieux du Grand Crâne. »

Les guerriers du Grand Crâne par D. Morlok

Fiche de Les guerriers du Grand Crâne

Titre : Les guerriers du Grand Crâne (Tome 2 sur 3 – Shag l’idiot)
Auteur : D. Morlok
Date de parution : 1998
Editeur : Denoël

Première page de Les guerriers du Grand Crâne

« La planète Gurtä vit depuis plusieurs siècles à l’âge des cavernes. Ses habitants – dont les ancêtres ont été jadis à l’origine d’un holocauste nucléaire – sont génétiquement manipulés par une mystérieuse puissance supérieure (les Juges) de manière que leur intelligence ne puisse se développer et finir par accéder à un savoir dangereux. Le cerveau des survivants du grand hiver nucléaire reste ainsi bridé, bloqué à un stade de développement néandertalien, ce qui les conduit à vivre comme des bêtes. Gurtä est un enfer primitif, de violence et de danger. Un âge des cavernes truqué, une sorte de Disneyworld où la mort et le carnage règnent en despotes absolus.

Paradoxalement, les animaux ont fini par y devenir plus intelligents que les hommes et souffrent de voir l’ordre des choses ainsi bouleversé, car ils ne peuvent supporter une telle atteinte aux lois naturelles. »

Extrait de : D. Morlok. « Les guerriers du Grand Crâne – Shag l’idiot. »

Le clan du Grand Crâne par D. Morlok

Fiche de Le clan du Grand Crâne

Titre : Le clan du Grand Crâne (Tome 1 sur 3 – Shag l’idiot)
Auteur : D. Morlok
Date de parution : 1998
Editeur : Denoël

Première page de Le clan du Grand Crâne

« Gort leva la hache vers la lune, pour que la lumière de l’astre fasse scintiller le tranchant de la pierre polie. C’était une arme très lourde, que seul son bras pouvait manier, et il en éprouvait une grande fierté. La horde frissonna de terreur. Gort était grand, épais. Comme le voulait la coutume, il avait cessé de se laver du jour où il était devenu chef de clan, de manière que le sang de ses ennemis lui couvre le corps d’une pellicule coagulée d’un brun noir qui s’écaillait aux plis de la peau. Ses mains, ses bras, sa barbe, avaient tous cette même couleur d’hémorragie, à tel point qu’il semblait avoir été immergé dans un lac de sang. Au premier regard on savait qu’il s’agissait d’un tueur, d’un meneur d’hommes, d’un casseur de crânes.

Gort possédait des membres aussi épais que des troncs d’arbre, sa barbe s’étalait sur sa poitrine en un éventail rigide aux poils soudés par le jus des viandes et les débris de ses derniers repas. Il était très fier de sa tête qu’il estimait plus grosse que celle des autres membres de la tribu, et qu’il mesurait chaque semaine au moyen d’un morceau de ficelle pour voir si elle continuait à grossir. »

Extrait de : D. Morlok. « Le clan du Grand Crane – Shag l’idiot. »

Le cirque maudit par Serge Brussolo

Fiche de Le cirque maudit

Titre : Le cirque maudit (Tome 2 sur 4 – Peggy Sue et le chien bleu)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2008
Editeur : Plon

Première page de Le cirque maudit

« Peggy Sue, Marie-Geneviève et le chien bleu savaient qu’ils étaient en danger. Au début de leur exil, ils s’étaient sottement imaginé que personne ne s’intéresserait à eux dans ce pays étranger – nommé Nikovod – où ils mettaient les pieds pour la première fois. Quelle erreur ! Ils n’avaient pas tardé à mesurer l’étendue de leur légèreté.

Tout avait commencé avec les affiches magiques placardées ici et là, dans les villages qu’ils traversaient en catimini.

– Eh! vous avez vu? s’était exclamé le chien. Nos portraits sont collés sur les murs… Les dessins ne sont pas fameux. J’ai l’air d’un veau, Peggy ressemble à une guenon, quant à Marie Geneviève, on dirait qu’elle porte une marmite sur la tête. On ne risque pas d’être reconnus!

Il se trompait.

Peggy, méfiante, s’approcha du rectangle de papier jaune pour déchiffrer le texte imprimé au- dessus des portraits. »

Extrait de : S. Brussolo. « Le cirque maudit – Peggy Sue et le chien bleu. »

Le loup et la fée par Serge Brussolo

Fiche de Le loup et la fée

Titre : Le loup et la fée (Tome 1 sur 4 – Peggy Sue et le chien bleu)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2008
Editeur : Plon

Première page de Le loup et la fée

« Voilà, une page était tournée. Une nouvelle vie commençait.
Ainsi pensait Peggy Sue en regardant s’éloigner la Terre à travers le hublot de la fusée qui l’emportait en direction de son monde d’origine, Ankartha, une planète où elle était née et dont elle ne conservait pourtant aucun souvenir.
C’était étrange, excitant… et effrayant.
Depuis qu’elle avait retrouvé sa vraie mère, Azéna, la fée aux cheveux rouges, tout était bouleversé, elle n’avait plus aucun point de repère. En quittant la Terre, elle avait dû dire adieu à tous ses amis, car Azéna n’avait accepté d’emmener que le chien bleu. C’était là sa seule concession aux liens noués par Peggy durant son exil terrestre.
La jeune fille avait vécu cela comme un arrachement, mais Azéna s’était montrée intraitable. »

Extrait de : S. Brussolo. « Le loup et la fée – Peggy Sue et le chien bleu. »

La lumière mystérieuse par Serge Brussolo

Fiche de La lumière mystérieuse

Titre : La lumière mystérieuse (Tome 9 sur 9 – Peggy Sue et les fantômes)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2006
Editeur : Plon

Première page de La lumière mystérieuse

« Engourdis par le long voyage, Peggy Sue, Jeff et Naxos avaient perdu la notion du temps. En fait ils dormaient quand le choc se produisit.

–       Nous sommes arrivés, annonça Zeb. Tout le monde descend.

Les adolescents se retrouvèrent assis sur un sol rocailleux au milieu d’un désert. Il faisait nuit. Il faisait froid…

–       Où avons-nous atterri? s’inquiéta Naxos. C’est la Terre?

–       Non, admit Zeb, les courants cosmiques m’ont fait dériver. Nous sommes perdus.

–       Là-bas! cria Peggy, il y a une lumière, on croirait un phare!

–       Allons dans cette direction, dit Naxos. On verra bien.

Dans la poche de Peggy Sue, le chien bleu et les loups miniaturisés s’agitaient comme une poignée de lézards. »

Extrait de : S. Brussolo. « La lumière mystérieuse – Peggy Sue et les fantômes. »

La jungle rouge par Serge Brussolo

Fiche de La jungle rouge

Titre : La jungle rouge (Tome 8 sur 9 – Peggy Sue et les fantômes)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2006
Editeur : Plon

Première page de La jungle rouge

« Tout commença par une belle journée ensoleillée. Une de ces journées où l’on se dit que tout ira pour le mieux. Hélas, il ne devait pas en être ainsi ce mercredi-là, et le destin de Peggy Sue Fairway se trouva radicalement modifié lorsqu’un curieux petit homme en noir se présenta sur le coup de 8 heures.

Peggy et Granny Katy s’affairaient dans la cuisine de la boutique de tartelettes qu’elles venaient d’ouvrir au bord de la plage, le ciel était bleu, le parfum des gâteaux en train de cuire embaumait dans toute la maison, le chien bleu, tapi dans un coin, achevait de dévorer un kilo de sablés aux amandes… oui, tout semblait aller pour le mieux jusqu’au moment où le petit homme en noir poussa la porte du magasin, faisant carillonner le timbre de cuivre. »

Extrait de : S. Brussolo. « La jungle rouge – Peggy Sue et les fantômes. »

La révolte des dragons par Serge Brussolo

Fiche de La révolte des dragons

Titre : La révolte des dragons (Tome 7 sur 9 – Peggy Sue et les fantômes)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2005
Editeur : Plon

Première page de La révolte des dragons

« Il devait être minuit quand Peggy Sue Fairway vit la porte du placard de sa chambre s’entrebâiller et ses vêtements sortir tout seuls de la penderie.

« Voilà qui n’est pas ordinaire ! » songea-t-elle en s’asseyant dans son lit.

Les T-shirts, les pantalons, les vestes se tortillaient comme si d’invisibles créatures les avaient enfilés. Ils quittèrent la pièce pour gambader à travers la maison. Intriguée, Peggy se leva pour les suivre. Le chien bleu qui dormait sur l’édredon ouvrit un œil ébahi.

Cette agitation dura trois minutes, puis les habits se déchirèrent aux coutures comme si les fantômes qui les avaient revêtus triplaient soudain de volume. Cette explosion les transforma en un monceau de chiffons colorés inutilisables.

— Hé ! souffla le chien, tu n’as plus qu’à renouveler ta garde-robe si tu ne veux pas te promener toute nue. Cette fois c’est vrai : tu n’as plus rien à te mettre !

Peggy ne répondit pas, persuadée que quelque chose était sorti des vêtements pour s’engouffrer dans le miroir du salon, ce grand miroir magique suspendu au-dessus de la cheminée. Elle avait perçu un violent courant d’air ; au même moment, des mains de fumée lui
avaient effleuré le visage. »

Extrait de : S. Brussolo. « La Révolte des dragons – Peggy Sue et les fantômes. »

La bête des souterrains par Serge Brussolo

Fiche de La bête des souterrains

Titre : La bête des souterrains (Tome 6 sur 9 – Peggy Sue et les fantômes)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2004
Editeur : Plon

Première page de La bête des souterrains

« Ce soir-là, après avoir regardé la télévision, Peggy Sue se coucha. Deux heures plus tard, elle fut réveillée en sursaut par un affreux vacarme et découvrit que la maison de sa grand-mère était remplie de chevaliers vêtus d’armures cabossées. Ils portaient des casques effrayants et d’immenses épées, comme s’ils se préparaient à livrer bataille.

Voici comment la chose arriva…

Il devait être 1 heure du matin quand des éclairs électriques jaillirent des lampes et des appareils électroménagers. Le réfrigérateur se mit à cuire les yaourts, le four explosa, quant au lave-linge, son tambour entreprit de tourner à 30.000 tours/ minute, ce qui l’arracha de son axe et le propulsa droit dans le ciel (depuis il s’est satellisé autour de la Terre et les astronomes l’ont rangé dans la catégorie des Objets Volants Non Identifiés).

Peggy s’assit dans son lit, le chien bleu bondit sur ses pattes (son poil dressé le faisait ressembler à un hérisson). Une odeur bizarre flottait dans la maison, mélange de caoutchouc
brûlé et de gaz de ville. »

Extrait de : S. Brussolo. « La Bête des souterrains – Peggy Sue et les fantômes. »