Catégorie : Livres
Cyteen 2 par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Cyteen 2
Titre : Cyteen 2 (Tome 1 sur 3 – L’ère du rapprochement)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1988
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Cyteen 2
« Il régnait dans le restaurant de la galerie nord une étrange atmosphère… due à l’attitude du personnel et au nombre de clients. Ce modeste établissement était bondé et les tables avaient été réservées dès le milieu de l’après-midi. Seuls les plus avisés avaient compris que Le Relais était l’unique endroit où il resterait quelques places. Grant déclarait avec fierté que s’il avait téléphoné cinq minutes plus tard ils auraient dû se contenter de manger quelques sandwiches au fromage à leur domicile. Sa vivacité d’esprit leur permit de commander des cocktails, des hors-d’œuvre, un rôti de porc aux épices et des fruits d’importation au milieu d’une foule venue dépenser ses crédits et boire un peu plus que de coutume, moins pour célébrer l’événement que pour se détendre après avoir passé toute la journée devant un petit écran à regarder et écouter une petite fille bien plus en danger qu’elle ne devait s’en »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère du rapprochement – Cyteen 2. »
Cyteen 1 par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Cyteen 1
Titre : Cyteen 1 (Tome 1 sur 3 – L’ère du rapprochement)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1988
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Cyteen 1
« C’était depuis les airs qu’on découvrait le mieux le caractère désertique de ce monde : d’immenses étendues que l’arrivée des humains n’avait pas modifiées, un sol non revendiqué par l’homme et aussi dénudé que celui d’une lune, des terrains rocailleux et des bosquets de lainebois où seules les ondes des radars en orbite pouvaient pénétrer. Ariane Emory se pencha vers le hublot pour regarder ce spectacle de désolation. Elle restait désormais dans le compartiment passager. Il lui fallait admettre que sa vision n’était plus assez perçante et ses réflexes plus assez rapides pour lui permettre de prendre les commandes de l’appareil. Elle aurait pu aller à l’avant, pousser le pilote de son siège et le remplacer : c’étaient son jet et son pilote, et le ciel était vaste. S’il lui arrivait parfois de s’accorder encore ce plaisir, elle ne trouvait plus cela aussi grisant qu’autrefois.
Seul le sol restait inchangé, sur la majeure partie du continent. Et lorsqu’elle l’étudiait par le hublot il lui semblait remonter le temps, visiter Cyteen cent ans après l’arrivée des humains, à une époque où nul n’aurait pu imaginer la fondation de l’Union… quand la guerre se résumait à un simple mécontentement général et le terraformage de ce monde n’avait pas encore commencé. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère du rapprochement – Cyteen – 1. »
Les chants du néant par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Les chants du néant
Titre : Les chants du néant (Tome 6 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1994
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Les chants du néant
« Rêve d’une interface d’énergies au-delà de la limite définie par Einstein.
Rêve d’une tempête-phase qui glisse sur la surface de ce qu’elle ne peut englober… Jusqu’au moment où elle est happée dans les profondeurs du puits gravifique le plus proche…
En l’occurrence, E. d’Eridan. Viking. Une station de l’Union sur la route de Pell et de l’Alliance.
Chantiers navals et industries. Activités tertiaires. Région minière.
Fendu par l’étrave, l’hydrogène s’embrase. Le vaisseau plonge vers la fournaise thermonucléaire.
Derrière lui, le champ se reconstitue. Presque. Une fois. Deux.
Il devient le Sprite, qui oblique vers les modules d’habitation.
L’anneau s’enclenche.
Des corps s’allongent sur les couchettes.
Leur respiration se calque sur le temps de Viking, de dix à quinze inhalations toutes les soixante secondes ponctuées par le césium. Le cœur a des fibrillations et trouve son rythme. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Les Chants du néant. »
L’opéra de l’espace par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de L’opéra de l’espace
Titre : L’opéra de l’espace (Tome 4 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1982
Traduction : M. Darroux, B. Emerich
Editeur : J’ai lu
Première page de L’opéra de l’espace
« Ils se prénommaient Sandor et Allison… Leurs patronymes respectifs étaient Kreja et Reilly. Celui de Reilly était connu dans les bureaux et les bars de la station Viking : ceux qui le portaient appartenaient tous à l’équipage du Dublin Again. Cet énorme vaisseau, dont le port d’attache était Fargone, se livrait à un négoce des plus régulier sur la boucle des étoiles de l’Union : Mariner et Russell, Espérance et Paradise, Wyatt et Cyteen, Fargone, Voyager et Viking. Reilly était un Nom avec une majuscule parmi les marchands, une puissance dont il fallait tenir compte en tous lieux.
Le nom de Kreja, lui, n’évoquait rien sur Viking. Du temps de sa splendeur, il n’avait navigué qu’entre les lointaines Espérance et Pan-Paris. Plus tard, sur Mariner et Russell, l’épithète « débiteur » avait été accolée à son pseudonyme. Le vaisseau de Kreja s’appelait la Lucy… officiellement ; sa base était censée être Wyatt, c’est-à-dire le plus loin possible – et même à une distance déraisonnable pour un navire de sa taille et de son âge –, et son capitaine prétendait transporter des excédents de marchandises pour le compte d’un cartel de cette station. Les douanes recherchaient perpétuellement la Lucy bien qu’elle leur rendît visite[…] »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – L’opéra de l’espace. »
Forteresse des étoiles 2 par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Forteresse des étoiles 2
Titre : Forteresse des étoiles 2 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Forteresse des étoiles 2
« PRÈS DE PELL ; 4/10/52 5 1145 HEURES.
Pell.
Le Norvège était dans la Flotte, dont la masse apparut d’un seul coup dans l’espace réel. Les coms et le scan entrèrent aussitôt en action, cherchant le point qui était le géant, le Thibet, qui avait sauté en éclaireur, dans cette retraite.
« Affirmatif, » indiquèrent les coms au poste de commandement, avec une rapidité réconfortante. Le Thibet était à l’endroit prévu, intact, sonde qu’aucune activité hostile n’avait endommagée. Il y avait des vaisseaux dans tout le Système, commerce, sommations rapidement étouffées de la part de certains éléments d’une soi-disant milice. Un vaisseau de transport, pris de panique, avait sauté à l’arrivée du Thibet, et c’était une mauvaise nouvelle. L’Union n’avait pas besoin de savoir ce qui se passait ; mais on pouvait espérer que telle n’était pas actuellement la destination préférée des commerçants.
Et, quelques instants plus tard, la confirmation fut transmise par l’Europe, le quartier général du vaisseau amiral : ils étaient en sécurité et aucune action n’était envisagée. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T.2. »
Forteresse des étoiles 1 par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Forteresse des étoiles 1
Titre : Forteresse des étoiles 1 (Tome 3 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1981
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Forteresse des étoiles 1
« TERRE ET ESPACE : 2005-2352.
Les étoiles, comme toutes les conquêtes de l’homme, étaient une impossibilité manifeste, une ambition aussi téméraire et irréalisable que la conquête des immenses océans de la Terre, de l’air ou de l’espace. La Station Sol fonctionnait depuis plusieurs années ; les premières mines, fabriques et centrales énergétiques de l’espace commençaient à rapporter. La Terre les assimila aussi rapidement qu’elle avait absorbé les autres éléments de son confort. Des missions parties de la station explorèrent le Système, programme que le public n’était absolument pas en mesure de comprendre mais qui ne se heurta à aucune opposition du fait qu’il ne mettait pas en péril le confort dont jouissait la Terre. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres de la compagnie – Forteresse des étoiles T1. »
Virus par J. Brunner
Fiche de Virus
Titre : Virus
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1973
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité
Première page de Virus
« TOUT COMMENÇA LE lendemain matin…
L’hiver venait de s’abattre sur toute l’Europe avec une telle rudesse que les météorologues, entre deux discussions savantes sur les méfaits des avions supersoniques, ne parlaient plus que du premier « Noël Blanc » que les Britanniques allaient être appelés à vivre depuis de nombreuses années. Chater Street, dans le quartier londonien de Kentish Town, était déjà recouverte par la neige. Malcolm Fry, qui dormait dans l’unique pièce constituant le rez-de-chaussée du n° 25 de la ruelle, fut réveillé par le récepteur-radio installé à la tête de son lit.
— … Et devinez ce qu’il trouva ! Des cornemuses qui se prenaient pour des pieuvres !
Une explosion de rires, visiblement enregistrés à l’avance, signala aux auditeurs le moment où ils devaient s’esclaffer. »
Extrait de : J. Brunner. « Virus. »
Stimulus par J. Brunner
Fiche de Stimulus
Titre : Stimulus
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1962
Traduction :
Editeur : Denoël
Sommaire de Stimulus
- Un métier sans avenir
- La poussière de l’espace
- Les fontaines du ciel
- La foire
- La panne
- Ne pas déranger
- Le grand méchant loup
- Rapport sur la composition de la surface lunaire
- Le baudet de fer
- Protégez-moi de mes amis
- Stimulus
Première page de Un métier sans avenir
« À Damas, selon certaine légende, il existait une loi qui valait, à qui osait l’enfreindre, un châtiment particulièrement sévère : une épée portée au rouge était plongée dans le corps du coupable. Quel fut l’étonnement du bourreau de constater que sa lame, d’un métal très ordinaire, devenait, ainsi traitée, souple, résistante, d’une qualité bien supérieure !
Ce serait là l’origine de l’acier de Damas.
Quand on eut épuisé toutes les sortes d’individus utilisables à cet usage, criminels, esclaves ou prisonniers de guerre, on en vint à se demander s’il fallait entièrement attribuer les nouvelles qualités du métal à l’incorporation, dans l’acier, de l’anima du supplicié. Alors, et alors seulement, un esprit inventif découvrit qu’en trempant la lame dans un bain d’eau salée où avaient macéré des déchets de cuir, on obtenait un résultat identique.
Environnés comme nous le sommes aujourd’hui des sous-produits inhumains de la recherche humaine, centrales nucléaires, avions de transport à réaction, antibiotiques fabriqués à l’échelle industrielle (qui constituaient une nécessité urgente en »
Extrait de : J. Brunner. « Stimulus. »
Polymath par J. Brunner
Fiche de Polymath
Titre : Polymath
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1974
Traduction : O. Sabathe-Ricklin
Editeur : Presses de la cité
Première page de Polymath
« — Il faut reconnaitre au moins une chose aux tempêtes de cet hiver, lança gaiement Delvia, c’est qu’elles nous ont fourni de l’énergie en quantité industrielle.
Elle mit l’accumulateur hors circuit et la plainte saccadée du compresseur mourut lentement dans le calme de ce début de matinée.
— Comparé à ce qu’elles nous ont fait perdre…, grogna Naline.
— Il ne faut pas désespérer. Les dégâts ne sont peut-être pas aussi importants qu’on le croit.
Les doigts exercés de Delvia débranchèrent la bouteille d’air comprimé. La jeune fille ouvrit légèrement la valve pour vérifier le bon fonctionnement de la jauge – l’air s’échappa avec un sifflement de bon augure. Delvia repoussa la molette et alla déposer le cylindre de métal à côté de ceux qui reposaient déjà sur le sable d’une déconcertante couleur verdâtre.
— Tu peux prendre ces trois-là, Lex. »
Extrait de : J. Brunner. « Polymath. »
Noire est la couleur par J. Brunner
Fiche de Noire est la couleur
Titre : Noire est la couleur
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Pocket
Première page de Noire est la couleur
« J’EN pris conscience alors que j’effectuais une cinquième tentative pour la retrouver et je faillis exprimer mes pensées à haute voix : Bon Dieu, Mark, tu commences vraiment à te faire vieux.
Ce n’était pas la première fois que je me tenais de tels propos. Cela avait dû commencer à vingt ans, lorsque je m’étais rendu compte que je ne possédais plus la forme nécessaire pour rester éveillé trois nuits consécutives. Mais à présent de nombreuses preuves venaient étayer cette impression.
Quelle était la raison de cette hâte ? je n’effectuais pas une simple escale entre deux vols, ou autre chose de ce genre. J’étais revenu à Londres avec la ferme intention de m’y installer à nouveau. Il y aurait un lendemain, un surlendemain, d’autres jours encore, et cependant j’agissais avec précipitation, comme si la fin du monde était proche.
»
Extrait de : J. Brunner. « Noire est la couleur. »