Étiquette : L’univers Alliance-Union
Chasseurs de mondes par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Chasseurs de mondes
Titre : Chasseurs de mondes (Tome 2 sur 2 – La rébellion de Hanan)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1977
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Chasseurs de mondes
« On n’avait jamais rien vu d’aussi colossal dans la zone que le vaisseau qui toucha Station Kartos au mitan du second quart, un étincelant entrelacs d’ailettes argentées enchâssant une sorte de gigantesque soucoupe. C’était un bâtiment orithain sans marque de nationalité ni identification. Les Orithains professaient un souverain mépris envers ce genre de conventions.
Son diamètre était supérieur à celui, même, de la Station. Il s’immobilisa sur le ventre à côté d’un navire de commerce amaut en provenance d’Ishté II qu’il écrasait complètement de sa masse, sortit son ombilical et sa noria qui étaient juste assez longs, bien que les grappins l’eussent stabilisé à proximité relative de la base.
Dès que l’arrimage eut été effectué, cinq membres de l’équipage – quatre hommes et une femme – débarquèrent. Comme bon nombre des opérateurs de la Station, c’étaient des kallia, race originaire de Qao V, créatures de haute taille, au physique gracieux, à la peau d’azur et à la chevelure d’argent. Mais ceux-là n’avaient jamais vu la surface d’Aus Qao : chacun portait au poignet droit le bracelet de platine indiquant sa condition de nas kamé, de serviteur des Orithains. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Chasseurs de mondes – La rébellion de Hanan. »
Volte-face par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Volte-face
Titre : Volte-face (Tome 5 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1989
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Volte-face
« En 2353, quand la Flotte de la Compagnie Terre appareilla de Pell sous le commandement de Conrad Mazian, l’Union et l’Alliance craignirent de voir cette Armada battre en retraite jusqu’à la Terre pour reconstituer sa puissance en puisant dans les importantes ressources humaines et matérielles de ce monde. Sur le plan stratégique, il était urgent de lui interdire l’accès d’un tel refuge.
Mais les mégaconsortiums de Station Sol, armateurs de la Flotte, ne souhaitaient pas que le conflit pût s’étendre à leur secteur et l’arrivée des vaisseaux de l’Union dans le Système de Sol contraignit Mazian à opérer un second repli avant que ses appareils n’aient pu bénéficier de la moindre réparation.
La force d’intervention de l’Alliance rejoignit peu après celle de l’Union et ses responsables entamèrent aussitôt des pourparlers afin d’inciter la Terre à se joindre à leur bloc politique. Les commandants des vaisseaux de l’Union, de retour des combats, étaient porteurs de propositions similaires. Les gouvernements de la Terre saisirent la rivalité des deux grandes puissances comme prétexte pour conserver leur neutralité. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Volte-face – Les guerres de la compagnie. »
Temps fort par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Temps fort
Titre : Temps fort (Tome 1 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1991
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Temps fort
« L’isolement était absolu dans ce secteur éloigné de la Ceinture, où le moindre incident avait des conséquences catastrophiques. Et la sensation de profonde solitude était accentuée par les plaintes lentes et à peine audibles d’un vaisseau en difficulté.
Des signaux qui s’amplifiaient puis décroissaient et rataient une mesure.
— Il a du roulis, déclara Ben.
Mais Morris Bird pensa : Il fait des tonneaux. Et quand son partenaire eut fourni à l’ordinateur la configuration probable de l’appareil, les systèmes informatiques confirmèrent cette hypothèse. Sous forme de nombres, Bird se le représenta sans peine. Un homme qui avait consacré trente années de sa vie à marquer des rochers et à écouter les voix numériques d’identificateurs, de balises et de vaisseaux éloignés pouvait reconstituer la silhouette de ces derniers plus rapidement qu’un microprocesseur. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Temps fort – Les guerres de la compagnie. »
Frères de la Terre par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Frères de la Terre
Titre : Frères de la Terre (Tome 1 sur 2 – La rébellion de Hanan)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1976
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta
Première page de Frères de la Terre
« L’Endymion mourut sans bruit, étoile créée de la main de l’homme pour étinceler, puis s’éteindre en un bref instant.
Kurt Morgan l’avait observé jusqu’à ce qu’il n’y eût plus rien à voir, les yeux braqués sur l’écran arrière de la capsule. Quand ce fut fini, il passa à la vision avant et se concentra sur sa propre vie.
Ils avaient été quatre-vingts hommes et femmes à bord de l’Endymion, dont à présent soixante-dix-neuf avaient été pulvérisés et vaporisés en même temps que le vaisseau avec les restes duquel ils étaient confondus. À deux minutes en direction du soleil, flottait un autre nuage qui avait été le bâtiment ennemi et une centaine d’autres personnes originaires d’une vingtaine de mondes. Maintenant, destructeurs et détruits poursuivaient, en poussière, leurs routes divergentes. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « La rébellion de Hanan – Frères de la Terre. »
L’oeuf du coucou par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de L’oeuf du coucou
Titre : L’oeuf du coucou (Tome 4 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1985
Traduction : G. Lebec
Editeur : J’ai lu
Première page de L’oeuf du coucou
« Il était assis. Il sentait sous ses pieds nus le sable de synthèse du sol fin, presque impalpable, tout en brillances opalines. Les fenêtres de la salle ne donnaient sur aucun paysage urbain mais sur l’incessante et lente rotation de la plaine de Khoggut : vue mensongère ; le bruit de la circulation lui parvenait au travers des vitres.
Il s’appelait Duun, Dana Duun Shtoni no Lughn, mais Duun suffisait pour tous les jours. On lui donnait d’autres noms. Sey : général. Mingi : seigneur. Ou d’autres encore similaires. Hatani en était un. Mais pour l’heure, Duun suffisait. Il n’y en avait pas d’autre. De par le monde, tous les shonunin savaient ça ; oui, ils le savaient ; aussi, lorsque résonna le carillon de la porte et qu’on vint lui remettre l’étranger, celui qui le portait dans ses bras n’osa pas regarder Duun ; et ce n’était pas seulement pour éviter de voir les cicatrices qui sautaient aux yeux de tout shonun : des lignes pâles qui labouraient sa fourrure sur toute une moitié du visage, comme des traces sur un arbre foudroyé, des marques qui lui tordaient l’oreille droite et dotaient en permanence ses lèvres d’un rictus ironique, laissant à l’un des »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – L’oeuf du coucou. »
Le voyageur de la nuit par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Le voyageur de la nuit
Titre : Le voyageur de la nuit (Tome 3 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1984
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta
Première page de Le voyageur de la nuit
« Trichanamarandu-kepta était le nom de <>, à la forme sujette à changement et aux configurations de conscience pareillement variables. Mais le Trichanamarandu-kepta interne se méfiait de la menace que présentaient les modifications subversives, car certains de ses hôtes à bord étaient instables de disposition et de santé mentale.
En ce qui concerne la propre stabilité mentale de <>, <> était raisonnablement assuré. <> possédait une perspective à plus longue échéance que la plupart et avait en conséquence un point de vue différent sur les événements. Les chronomètres qui pouvaient, après tant d’incidents et tant de transits dans l’espace discontinu, manifester des inexactitudes rampantes, rapportaient que le voyage avait jusqu’à présent duré plus de 100.000 années de vaisseau subjectives. Cela concordait avec la mémoire de <>. Des aberrations des deux côtés étaient possibles, mais <> était d’un autre avis. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Le voyageur de la nuit. »
Port éternité par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Port éternité
Titre : Port éternité (Tome 2 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1978
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Opta
Première page de Port éternité
« C’était une nef splendide, la Vierge d’Astolat, belle comme peuvent l’être les vaisseaux lorsque le constructeur a eu carte blanche pour dépenser sans compter – et, de fait, l’argent ne signifiait rien pour ma Dame Dela Kirn, hormis la volupté et le confort qu’il pouvait lui procurer. J’étais la seule de l’équipage – du moins depuis le jour de l’embarquement – à avoir eu la chance de contempler la Vierge de l’extérieur.
Oui, c’était une machine splendide, aux lignes élancées, dont la forme effilée, néanmoins sans grand intérêt aérodynamique, flattait l’œil et indiquait que l’on n’avait pas affaire à un navire marchand, loin de là. L’intérieur n’était que luxe et agrément, ce qui ne manquait pas de me plaire, plus encore que les subtilités de sa conception technique. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Port Éternité. »
Les seigneurs de l’Hydre par C. J. Cherryh
Fiche de Les seigneurs de l’Hydre
Titre : Les seigneurs de l’Hydre (Tome 1 sur 4 – L’ère d’exploration)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1980
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Les seigneurs de l’Hydre
« S’il existait un lieu où il était possible de connaître une enfance heureuse, c’était bien Kethiuy. Les visiteurs étaient rares, les dangers inexistants. La propriété se trouvait sur Cerdin, non loin de la Cité, mais les collines et ses activités uniques la maintenaient à l’écart des manœuvres politiques de la Famille. Kethiuy possédait son lac et ses champs, ses jardins où les arbres-chandeliers s’élevaient telles des aiguilles duveteuses entre les quatorze dômes, dans cette vallée cernée par les ruches. Tous les majats qui commerçaient avec les hommes le faisaient par l’entremise de Kethiuy, le privilège des Meth-maren, ce clan et cette Maison de la Famille qui occupait la contrée. D’un côté s’étendaient les champs que se partageaient humains et majats ; de l’autre étaient disséminés les labos ; et le dernier tiers de la vallée était occupé par les entrepôts où les azis, ces humains obtenus par parthénogénèse, entassaient les richesses provenant des échanges avec les ruches et les produits des labos et des ordinateurs. Kethiuy était une ville autant qu’une Maison : autarcique et paisible, presque inchangée en ce qui concernait ses propriétaires. Car les Kontrin mesuraient leur durée de vie en termes de décennies »
Extrait de : C. J. Cherryh. « L’ère d’exploration – Les seigneurs de l’Hydre. »
L’ange à l’épée par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de L’ange à l’épée
Titre : L’ange à l’épée (Tome 1 sur 1 – Les nuits mérovingiennes)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1985
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de L’ange à l’épée
« À présent, dans le monde, il y avait plus de cent villes ; de sorte que le monde était bien meilleur que celui que les Ancêtres avaient laissé. Il y avait l’heptapole de Chattalen, s’étendant le long de la Mer Noire comme une rangée de perles sombres ; et il y avait les terres fluviales prospères de Nev Hettek, dont les bateaux descendaient le large Det jusqu’à la Mer Ensoleillée. Il y avait des colonies près des ruines étranges de Nex. Partout où l’entêtement humain trouvait à s’accrocher, le commerce se développait ; et le monde, qui s’appelait Merovin sur les cartes, allait son petit bonhomme de chemin, convaincu que l’humanité des autres planètes ne s’intéressait pas à lui et espérant continuellement que les Sharrh inhumains n’auraient pas besoin de lui, dans le présent ou dans l’avenir. Les Sharrh n’avaient certainement pas l’intention de chasser les habitants dispersés de Merovin dans l’espace.
Ainsi le monde – que les habitants appelaient Merovin exclusivement dans un contexte religieux – se débrouillait, ces cent villes étant issues d’êtres humains trop entêtés pour abandonner le monde lorsque le traité signé entre l’humanité et les Sharrh »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les nuits mérovingiennes – L’ange à l’épée. »
Soleil mort Kutath par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Soleil mort Kutath
Titre : Soleil mort Kutath (Tome 3 sur 3 – Les guerres Mri)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1979
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Soleil mort Kutath
« Le chaos régnait dans le dock ; Galey le constata en approchant, l’entendit, murmure d’instructions dans son oreille, lui demandant de se tenir à distance. Il maintint la navette légèrement à l’écart du vaisseau de guerre, vit trois petits appareils jaillir de l’Éperon, vaisseau d’un kilomètre de long. Des points apparurent sur l’écran de contrôle, image transmise par les coms de l’Éperon, indiquant la situation telle que l’Éperon la voyait. Le premier point le représentait ; le deuxième, bleu et également humain, devait être le Santiago – l’Éperon avait posté son unité portée entre lui-même et le point rouge symbolisant le Shirrug.
Les points qui s’éloignaient étaient également rouges : des navettes régul en formation serrée. Galey, mal à l’aise, comprit ce qui se passait, sans quitter des yeux le flot régulier d’informations qui défilaient sur l’écran. Il fallait se débarrasser d’un régul mort : c’était vraisemblablement ce qui arri- »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Les guerres Mri – Kutath. »