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Les flots sans rivage de Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les flots sans rivage
Titre : Les flots sans rivage
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1981
Traduction : E.C.L Meistermann
Editeur : Opta
Première page de Les flots sans rivage
« Liberté constituait un de ces lieux que ne fréquentaient pas les vaisseaux classiques, un monde certes agréable autour d’un soleil agréable, mais dépourvu de station où auraient pu s’amarrer les astronefs et, en raison de son emplacement sur la bordure peu habitée du Bras, de peu d’utilité pour les vaisseaux.
Y venaient quelques marginaux, des pirates à qui l’on proposait un atterrissage par navette, et qui évitaient alors leurs habituelles exactions, préférant vendre sur Liberté les marchandises rares à prix exorbitant. De temps à autre, des négociants libres nourrissaient l’espoir de quelque larcin, mais la forte probabilité de rencontrer dans le voisinage l’un des clients pirates de Liberté décourageait la plupart des marchands de toute catégorie. De plus, Liberté était un monde pauvre, du point de vue des marginaux. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Les Flots sans Rivage. »
Les étalombres par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les étalombres
Titre : Les étalombres
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1995
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Les étalombres
« Le premier camion avait à peine atteint le sommet du versant qui devait livrer au convoi l’accès de Shamesey, lorsque trois cavaliers rompirent les rangs et, comme poussés par une rafale de rude vent d’automne, passèrent ventre à terre sous l’arche monumentale coiffée de son clocheton, puis franchirent les portes grandes ouvertes derrière lesquelles mille cavaliers et autant d’étalombres avaient établi leur campement.
Ils firent irruption dans l’enceinte sans crier gare, trois étrangers que l’habit et les manières désignaient à l’attention de tous comme des frontaliers montés sur des étalombres venus des Hautes Solitudes. Deux d’entre eux s’arrêtèrent sitôt la porte franchie, le troisième s’engagea dans l’artère principale du campement, tout en jetant des regards fureteurs à droite et à gauche.
L’impression produite par cette intrusion sur l’esprit des étalombres restait floue, indéfinissable. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Les Étalombres. »
Chasseurs de mondes par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Chasseurs de mondes
Titre : Chasseurs de mondes (Tome 2 sur 2 – La rébellion de Hanan)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1977
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Chasseurs de mondes
« On n’avait jamais rien vu d’aussi colossal dans la zone que le vaisseau qui toucha Station Kartos au mitan du second quart, un étincelant entrelacs d’ailettes argentées enchâssant une sorte de gigantesque soucoupe. C’était un bâtiment orithain sans marque de nationalité ni identification. Les Orithains professaient un souverain mépris envers ce genre de conventions.
Son diamètre était supérieur à celui, même, de la Station. Il s’immobilisa sur le ventre à côté d’un navire de commerce amaut en provenance d’Ishté II qu’il écrasait complètement de sa masse, sortit son ombilical et sa noria qui étaient juste assez longs, bien que les grappins l’eussent stabilisé à proximité relative de la base.
Dès que l’arrimage eut été effectué, cinq membres de l’équipage – quatre hommes et une femme – débarquèrent. Comme bon nombre des opérateurs de la Station, c’étaient des kallia, race originaire de Qao V, créatures de haute taille, au physique gracieux, à la peau d’azur et à la chevelure d’argent. Mais ceux-là n’avaient jamais vu la surface d’Aus Qao : chacun portait au poignet droit le bracelet de platine indiquant sa condition de nas kamé, de serviteur des Orithains. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Chasseurs de mondes – La rébellion de Hanan. »
La porte de l’exil par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de La porte de l’exil
Titre : La porte de l’exil (Tome 4 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1988
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de La porte de l’exil
« Vision de chevaux, l’un gris pommelé, l’autre de la blancheur des étoiles, tous deux harnachés pour la guerre… montés par un homme brun et une femme aux cheveux argentés qui traversent le vide et les ténèbres…
Simples formes grisâtres, des cavaliers émergent hors de la brume et des incertitudes de l’aube, sur la berge d’une rivière. Les armes se dressent, puis s’abaissent, en prélude à une charge de cauchemar. C’est une embuscade et, en contrebas, d’autres soldats suivent le cours d’eau bordé de roseaux : les hommes d’Ichandren, à l’armement posé en travers de l’arçon. Leur chef redresse la tête sitôt qu’il entend un cri et le grondement des sabots au sein de la nappe de grisaille, dès qu’il voit les piques se matérialiser hors du néant. La trêve est rompue, ce vallon s’est changé en une souricière dans laquelle se déversent une multitude d’ennemis aux silhouettes indistinctes. »
Extrait de : C.J Cherryh. « La Porte de l’exil – Le cycle de Morgane. »
Les feux d’Azeroth par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les feux d’Azeroth
Titre : Les feux d’Azeroth (Tome 3 sur 4 – Le cycle de Morgane)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1979
Traduction : R. Lathière
Editeur : J’ai lu
Première page de Les feux d’Azeroth
« La première Porte fut découverte par les Qhals sur une planète inhabitée de leur système solaire.
Qui l’avait mise là, quelle fin en attendaient alors son ou ses créateurs, nul ne le sut jamais. L’intérêt des Qhals était ailleurs, ils ne virent que les perspectives inouïes qu’autorisait cette Porte, le moyen d’obtenir un pouvoir sans limites : ils prendraient les raccourcis de l’Espace et du Temps, d’un monde à un autre, d’une galaxie à une autre, du moment qu’un astronef ayant franchi le vide dans le temps réel amènerait en chaque lieu nouveau la technologie des Portes – donc un chaînon de plus. Ainsi les multiplièrent-ils, gigantesque réseau pour transfert immédiat. L’Empire Qhal était fondé.
Et il y trouva également sa fin, car de même que les Portes accédaient en tout point de l’espace et du temps, elles conduisaient en avant et en arrière – en amont comme en aval du grand fleuve.
Échappant aux lois de la durée, les Qhals s’octroyaient une puissance inimaginable. Ils allèrent jusqu’à semer çà et là certains êtres vivants glanés aux horizons de l’espace, et même des créatures pareilles à eux. »
Extrait de : C.J Cherryh. « les Feux d’Azeroth – Le cycle de Morgane. »
Les adieux du soleil par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Les adieux du soleil
Titre : Les adieux du soleil
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1981
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Les adieux du soleil
« La Terre fut le berceau de l’humanité. Sur ses continents, sur la plus grande partie de ses océans, les hommes ont vécu. Les hommes sont morts. Au commencement, cantonnés dans les bassins des grands fleuves, le Nil, l’Indus, l’Euphrate, ils labourèrent le limon, écumèrent les forêts giboyeuses et firent fleurir les vallées. Pasteurs, chasseurs, pêcheurs, architectes, maçons, les hommes furent tout cela et bien davantage, et les villages fusionnèrent. L’union fait la force. Les regroupements se multiplièrent. Le témoignage écrit fit son apparition. Les villages se muèrent en agglomérations. Les agglomérations se muèrent en cités.
Les cités absorbèrent les cités. Ce fut la naissance des nations. À leur tour, celles-ci accouchèrent des empires. Aux conquérants succédèrent les législateurs. L’explosion impérialiste fut contenue par de nouveaux systèmes dont l’efficacité s’épuisa au fil des générations. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Les adieux du soleil. »
Volte-face par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Volte-face
Titre : Volte-face (Tome 5 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1989
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Volte-face
« En 2353, quand la Flotte de la Compagnie Terre appareilla de Pell sous le commandement de Conrad Mazian, l’Union et l’Alliance craignirent de voir cette Armada battre en retraite jusqu’à la Terre pour reconstituer sa puissance en puisant dans les importantes ressources humaines et matérielles de ce monde. Sur le plan stratégique, il était urgent de lui interdire l’accès d’un tel refuge.
Mais les mégaconsortiums de Station Sol, armateurs de la Flotte, ne souhaitaient pas que le conflit pût s’étendre à leur secteur et l’arrivée des vaisseaux de l’Union dans le Système de Sol contraignit Mazian à opérer un second repli avant que ses appareils n’aient pu bénéficier de la moindre réparation.
La force d’intervention de l’Alliance rejoignit peu après celle de l’Union et ses responsables entamèrent aussitôt des pourparlers afin d’inciter la Terre à se joindre à leur bloc politique. Les commandants des vaisseaux de l’Union, de retour des combats, étaient porteurs de propositions similaires. Les gouvernements de la Terre saisirent la rivalité des deux grandes puissances comme prétexte pour conserver leur neutralité. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Volte-face – Les guerres de la compagnie. »
Temps fort par Carolyn Janice Cherryh

Fiche de Temps fort
Titre : Temps fort (Tome 1 sur 7 – Les guerres de la compagnie)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1991
Traduction : J.P Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Temps fort
« L’isolement était absolu dans ce secteur éloigné de la Ceinture, où le moindre incident avait des conséquences catastrophiques. Et la sensation de profonde solitude était accentuée par les plaintes lentes et à peine audibles d’un vaisseau en difficulté.
Des signaux qui s’amplifiaient puis décroissaient et rataient une mesure.
— Il a du roulis, déclara Ben.
Mais Morris Bird pensa : Il fait des tonneaux. Et quand son partenaire eut fourni à l’ordinateur la configuration probable de l’appareil, les systèmes informatiques confirmèrent cette hypothèse. Sous forme de nombres, Bird se le représenta sans peine. Un homme qui avait consacré trente années de sa vie à marquer des rochers et à écouter les voix numériques d’identificateurs, de balises et de vaisseaux éloignés pouvait reconstituer la silhouette de ces derniers plus rapidement qu’un microprocesseur. »
Extrait de : C.J Cherryh. « Temps fort – Les guerres de la compagnie. »
Hestia par Carolyn Janice Cherryh
Fiche d’Hestia
Titre : Hestia
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de publication : 1979
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page d’Hestia
« À travers la vitre ruisselante de pluie, on apercevait la navette dont la haute silhouette de métal surplombait les bâtiments sordides qui attendaient encore leur première couche de peinture. Brève apparition, elle se prolongerait aussi longtemps que l’Adam Jones resterait en orbite autour de la planète, quelques jours tout au plus, une halte dérisoire dans son interminable circuit des étoiles. Car la navette n’était qu’un appendice du grand vaisseau, le fragment provisoirement détaché d’un autre monde, un rêve fugitif dans cet univers de boue, de larmes et de sang que l’on appelait la cité. Elle avait pour nom La Nouvelle Espérance. La cité d’Hestia.
Sur Hestia, la pluie était une réalité presque quotidienne, faite d’horizons perpétuellement embrumés et d’objets aux contours indécis, brouillés, comme délavés, à force. La pluie. Elle s’accumulait en flaques de par les rues bosselées, suintait des maisons délabrées. Immuable, le ciel lourd et gris. »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Hestia. »
Le retour du phoenix par Carolyn Janice Cherryh
Fiche de Le retour du phoenix
Titre : Le retour du phoenix (Tome 2 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : Carolyn Janice Cherryh
Date de parution : 1995
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Le retour du phoenix
« L’avion amorça le virage à la verticale, signalant, sans erreur possible, la descente escarpée vers l’aéroport de Shejidan, piste nord. Cette arrivée, Bren la reconnaissait entre toutes, même les yeux fermés, dans l’état de somnolence où l’avait plongé une dose massive d’antalgiques. Son dernier regard à travers le hublot lui avait montré, entre les nuages clairsemés, le détroit de Mospheira. Son verre avait disparu. Le plateau, devant lui, avait été relevé.
Fracture de l’épaule, plusieurs côtes cassées et d’innombrables contusions : les chirurgiens avaient accompli des miracles en si peu de temps.
Le matin même, si toutefois il n’avait pas complètement perdu la notion du temps, le jeune homme s’était éveillé pour trouver à son chevet, non point Barb ou sa mère, mais un représentant des Affaires étrangères, si bavard que sa mémoire n’avait pas retenu la moitié des choses entendues… Il avait été question d’une convocation urgente du »
Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le retour du Phoenix. »