Catégorie : Livres
Le serment d’un voyant par Terry Goodkind

Fiche de Le serment d’un voyant
Titre : Le serment d’un voyant (Tome 4 sur 5 – Les enfants de D’Hara)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2019
Editeur : Bragelonne
Première page de Le serment d’un voyant
« Quand Kahlan cria de terreur, Richard eut le sentiment qu’on lui arrachait l’âme pour la jeter au fond d’un gouffre de stupeur et d’angoisse. Incapable de se rappeler comment il était arrivé dans cette salle où des dizaines de cadavres écorchés pendaient comme lui par les poignets, il ne parvenait pas davantage à comprendre pourquoi il subissait ce supplice. Une seule certitude : c’était le résultat d’un sort jeté par le voyant Moravaska Michec. Au fond, tout le reste importait peu. Seul comptait le moment présent.
Sur la gauche du Sourcier, Shale pendait à des fers reliés au plafond par une chaîne. Regardant dans la même direction que lui, elle était inconsciente et ne serait donc d’aucun secours.
Sur sa droite, à la même distance et orientée dans le même sens, Kahlan se débattait contre l’abomination qui allait bientôt se produire. Des cadavres suspendus dans la salle montait une puanteur insupportable.
Malgré la résistance de Kahlan, qui se blessait encore plus les poignets à force de gigoter, Michec la tenait fermement. Écartant l’incision qu’il venait de faire sur le cou de l’inquisitrice, il pinçait sa peau entre deux doigts et s’apprêtait à tirer afin d’écorcher vive sa proie. »
Extrait de : T. Goodkind. « Le serment d’un voyant – Les enfants de D’Hara. »
Le désert des supplices par Terry Goodkind

Fiche de Le désert des supplices
Titre : Le désert des supplices (Tome 3 sur 5 – Les enfants de D’Hara)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2019
Editeur : Bragelonne
Première page de Le désert des supplices
« — Tu dois aller à la Forteresse du Sorcier, parvint à dire Kahlan malgré la boule qui s’était formée dans sa gorge. Ne tarde pas. Tout ira bien pour moi. Pars avec la sliph et ne t’inquiète pas.
Debout sur la margelle du puits de la sliph, Richard semblait pétrifié. Incapable de dire un mot, en tout cas.
— Je suis désolée que tu ne puisses pas voyager en moi, Mère Inquisitrice, fit la sliph d’un ton suave, un sourire sur son visage de vif-argent. Mais tes bébés et toi ne survivriez pas au voyage.
Kahlan ne fut pas dupe. La sliph, désolée qu’elle ne puisse pas accompagner Richard ? À d’autres !
La Déesse d’Or entendait éradiquer la lignée magique du Sourcier et de la Mère Inquisitrice. Prête à tout pour tuer les deux époux, elle serait encore plus acharnée à assassiner leurs enfants dès qu’ils en auraient.
Ces bébés représentaient bien plus que la réalisation d’un très vieux rêve de Kahlan. Grâce à eux, la magie serait présente dans l’avenir pour protéger le monde. »
Extrait de : T. Goodkind. « Le désert des supplices – Les enfants de D’Hara »
Les carnassiers de la haine par Terry Goodkind

Fiche de Les carnassiers de la haine
Titre : Les carnassiers de la haine (Tome 2 sur 5 – Les enfants de D’Hara)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2019
Editeur : Bragelonne
Première page de Les carnassiers de la haine
« — Un garçon et une fille ? répéta Kahlan, surprise.
— C’est ça, oui, répondit Shale avec un beau sourire et un hochement de tête. Des jumeaux…
Kahlan éprouva une vive excitation mêlée d’angoisse. Avoir des jumeaux − un garçon et une fille ! − reviendrait à recevoir un cadeau des esprits du bien. La quasi-certitude de transmettre aux générations futures le don de Richard et son pouvoir d’inquisitrice. Ainsi, la maison Rahl ne s’éteindrait pas et il y aurait d’autres Inquisitrices après elle. Ça n’aurait pas pu être plus parfait.
Kahlan tenta de s’asseoir dans son lit. Surprise par la douleur, elle posa une main sur son ventre.
— Doucement…, fit Shale. (Une main sur l’épaule de sa patiente, elle la força à se rallonger.) Tes blessures auraient pu te tuer, et tu viens d’être guérie − pour l’essentiel, en tout cas. Ton corps doit encore achever le processus de régénération. Kahlan, tes muscles ont été poussés à la limite de leur résistance. Pour te rétablir, il te faudra du repos. »
Extrait de : T. Goodkind. « Les enfants de d’Hara – Les carnassiers de la haine. »
L’homme griffonné par Terry Goodkind

Fiche de L’homme griffonné
Titre : L’homme griffonné (Tome 1 sur 5 – Les enfants de D’Hara)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2019
Editeur : Bragelonne
Première page de L’homme griffonné
« – Je suis venu pour accepter votre reddition. Sourcils arqués, Richard posa un coude sur l’accoudoir rembourré de son imposant fauteuil. À vrai dire, il était plus intrigué qu’inquiet.
Son interlocuteur, un homme plus que rondelet, portait sous son manteau une tunique blanche ornée de fil d’or qui conférait un semblant de dignité à sa silhouette en forme de poire. Impassible, il se tenait au premier rang de la longue ligne de pétitionnaires qui s’étendait jusqu’au fond de l’immense hall d’honneur à la voûte majestueuse. Sur un côté, de hautes fenêtres laissaient entrer la lumière pâlissante de la fin d’après-midi. Avec cette illumination, l’atmosphère de la salle confinait au mystique.
Sur chaque flanc de la pièce, des colonnes de marbre noir ― une variété veinée de rouge et d’or ― s’alignaient en rangs serrés. Au sommet de ces colonnes, de grandes lettres capitales dorées soutenaient la promenade d’où, comme l’assistance massée en bas dans les ombres, une foule dense observait attentivement l’audience.
Au fond de la salle, derrière l’estrade où Richard et Kahlan siégeaient à une grande table, une rosace de vitraux entourait un médaillon de marbre géant où apparaissait le portrait de chaque membre de la longue lignée des Rahl. »
Extrait de : T. Goodkind. « Les enfants de d’Hara – L’homme griffonné. »
Coeur de glace noire par Terry Goodkind

Fiche de Coeur de glace noire
Titre : Coeur de glace noire (Tome 4 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2020
Editeur : Bragelonne
Première page de Coeur de glace noire
« Sur le flanc d’une colline boisée, Nathan observait l’armée du général Utros, toujours aussi impressionnante malgré de lourdes pertes. Sous le couvert de chênes malingres et de pins ratatinés, le vieux sorcier aux cheveux en bataille portait sur son pantalon noir et sa chemise à jabot une longue tunique blanche déchirée et souillée après son combat contre d’antiques et improbables ennemis.
Quoi qu’il arrive, Nathan n’abandonnerait pas. Même si Ildakar avait disparu, ses résistants et lui étaient encore vivants.
Réveillés d’un long sommeil minéral, des soldats grouillaient dans la vallée, prêts à fondre sur l’Ancien Monde. Quinze siècles plus tôt, Utros, un général de légende, avait assiégé Ildakar, la cité aux grands murs d’enceinte, aux jardins magnifiques et aux bâtiments étincelants. Grâce à un sort génial, les sorciers d’Ildakar avaient transformé en pierre leurs agresseurs. Jusqu’à très récemment, des statues se dressaient dans la plaine. Le sortilège dissipé, les guerriers de jadis repassaient à l’attaque.
Pour sauver leur ville, les sorciers actuels l’avaient dissimulée derrière le linceul de l’éternité. Mais Nathan et ses compagnons étaient restés coincés à l’extérieur. Une poignée de défenseurs face à une armée assez puissante pour conquérir le continent. »
Extrait de : T. Goodkind. « Les chroniques de Nicci – Cœur de glace noire. »
Le siège de pierre par Terry Goodkind

Fiche de Le siège de pierre
Titre : Le siège de pierre (Tome 3 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2018
Editeur : Bragelonne
Première page de Le siège de pierre
« Même si les émeutes étaient terminées, la cité d’Ildakar continuait de brûler. Provoquée par le chef rebelle Masque-Miroir, la révolte avait dévasté une bonne partie de la ville. Fous de rage, les gladiateurs, les négociants et les nobles détenteurs du don s’étaient entre-tués avec toutes les armes qui leur tombaient sous la main.
Tandis qu’elle s’échinait à réparer les dégâts en compagnie de Nathan Rahl, Nicci savait très bien que les troubles n’étaient pas près de finir. Mais les problèmes d’Ildakar ne la concernaient plus. Si elle avait contribué à la libération de la cité opprimée, il reviendrait à ses habitants de la reconstruire. Les nobles, les esclaves, les travailleurs et les sorciers devraient oublier leurs dissensions et unir leurs efforts. Pour qu’une ville soit prospère, c’était indispensable.
Dans l’empire d’haran, très loin de là, Richard devait affronter la même tourmente, mais à une plus grande échelle. Chargée de faire connaître la parole du seigneur Rahl partout dans l’Ancien Monde, Nicci ne pouvait s’attarder à Ildakar, et ses compagnons, Nathan et Bannon, avaient aussi des fourmis dans les jambes. »
Extrait de : T. Goodkind. « Les chroniques de Nicci – Le Siège de pierre. »
Le linceul de l’éternité par Terry Goodkind

Fiche de Le linceul de l’éternité
Titre : Le linceul de l’éternité (Tome 2 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne
Première page de Le linceul de l’éternité
« Au soleil, la chair humaine à demi putréfiée avait par endroits des reflets mauves répugnants. Dans leurs orbites, les yeux fondus évoquaient une immonde gelée. À cause des joues fendues jusqu’aux articulations de la mâchoire, une mutilation rituelle, la bouche béait anormalement.
Au début, Nicci n’avait pas senti la puanteur dans l’air frais de la montagne. Tirant sur sa robe noire de voyage, elle recula un peu et continua à étudier les quatre têtes plantées sur des piques-deux de chaque côté de la voie.
— Le sort de préservation faiblit, dit la magicienne, placide. (Si répugnants fussent-ils, les spectacles morbides ne l’impressionnaient pas.) J’ignore depuis quand ces têtes servent d’avertissements, mais elles n’en ont plus pour longtemps. Et l’odeur attirera davantage d’oiseaux et d’insectes.
Quand elle se tourna vers ses compagnons, la brise fit voleter les cheveux blonds de Nicci.
Une main sur le pommeau ouvragé de son épée, Nathan Rahl avança pour mieux voir les têtes. Naguère prophète et sorcier, le (très) vieil homme avait perdu son don après que Richard eut scellé le voile du royaume des morts et provoqué le changement stellaire. Ce bouleversement radical de l’univers avait éradiqué les prophéties et bouleversé les règles de la magie – avec des conséquences dont l’étendue restait encore à découvrir.
— Vivants, dit Nathan, les Norukai ne sont déjà pas mon genre… (Du pouce et de l’index, il pinça son menton rasé de frais.) On ne peut pas dire que la mort les arrange… »
Extrait de : T. Goodkind. « Le linceul de l’Éternité – Les chroniques de Nicci. »
La maîtresse de la mort par Terry Goodkind

Fiche de La maîtresse de la mort
Titre : La maîtresse de la mort (Tome 1 sur 4 – Les chroniques de Nicci)
Auteur : Terry Goodkind
Date de parution : J.C Mallé
Traduction par : 2017
Editeur : Bragelonne
Première page de La maîtresse de la mort
« Un autre crâne craqua sous la semelle de Nicci, mais elle avança quand même. Dans cette forêt dense, impossible d’éviter les ossements qui jonchaient le sol et les branches recourbées comme des serres que sa tête frôlait sans cesse. Des obstacles qui l’auraient déjà gênée en plein jour… Au cœur de la nuit, dans les Terres Noires, ce chemin était un cauchemar.
Quand elle avait une mission à accomplir, Nicci ne se laissait pas arrêter par l’impossible.
Des restes humains couverts de mousse tapissaient le sol de la forêt. À la lueur des rayons de lune qui filtraient de la frondaison, des os jaunis brillaient faiblement. Quand elle enjamba un tronc de chêne pourri qui lui barrait la voie, le talon de la jeune femme réduisit en miettes un nouveau crâne, délogeant les dents d’une mâchoire friable comme de la craie. On eût dit que le très ancien défunt voulait la mordre pour imiter les demi-humains anthropophages qui avaient récemment déferlé sur les Terres Noires.
Longtemps surnommée la Maîtresse de la Mort – certains la connaissaient encore sous ce nom –, Nicci n’avait pas peur des crânes. »
Extrait de : T. Goodkind. « La Maîtresse de la Mort – Les chroniques de Nicci. »
Habite-t-on réellement quelque part ? par Philippe Curval

Fiche de Habite-t-on réellement quelque part ?
Titre : Habite-t-on réellement quelque part ?
Auteur : Philippe Curval
Date de parution : 1989
Editeur : Denoël
Sommaire de Habite-t-on réellement quelque part ?
- Objets de femme, avez-vous donc un nez ?
- Un voyage objectif
- Les dormeurs Duval
- Habite-t-on réellement quelque part ?
- Alertez les bébés !
- Pourquoi finir le siècle ?
- La faim justifie les moyens
- Trop d’indiens sur les pistes
- Sommes-nous mortels ? suite et fin
- Walkyrie vendredi dimanche Walhalla
- Photomatons
- Le manuscrit trouvé dans un logiciel
Première page de Objets de femme, avez-vous donc un nez ?
« De profil, la cafetière n’avait pas l’air dans son assiette. Je le vis tout de suite à sa couleur, à l’aspect mou de son bec verseur, au délabré de ses accessoires. « Elle broie du noir », pensais-je, mais j’évitai de le dire à Madame qui venait de m’appeler en consultation pour un autre, bien plus grave, sujet d’inquiétude.
Sans plus attendre, je glissai la main dans le tiroir de visite du lave-vaisselle et j’atteignis son robinet. En le palpant, je compris qu’il souffrait d’une légère occlusion calcaire. Je poursuivis mes investigations pour découvrir, à son excès de vibrations, que le bloc servo-pompe était à moitié mort et que les cristaux semi-conducteurs de son cerveau séquentiel avaient en grande partie perdu de leur résonance spécifique.
J’interrogeai Madame pour connaître depuis quand la machine brisait les verres. Elle me répondit que ce défaut datait de quelques jours à peine, qu’elle s’en était aperçue lorsque son grand service d’apparat avait été détérioré, des Prisunic anciens, comme aucun antiquaire n’en vendait plus. »
Extrait de : P. Curval. « Habite-t-on réellement quelque part ?. »
La sorcière de Prague par Francis Marion Crawford

Fiche de La sorcière de Prague
Titre : La sorcière de Prague
Auteur : Francis Marion Crawford
Date de parution : 1891
Traduction : B. Derosne
Editeur : Néo
Première page de La sorcière de Prague
« Une foule immense emplissait l’église ; ici, s’entassant dans les vieux bancs noircis ; là, debout, se serrant dans la nef et les bas-côtés, pressée coude à coude, jusque dans les deux chapelles, à droite et à gauche de l’abside ; foule d’hommes et de femmes pâles, aux regards tristes, et sur les visages desquels était écrite l’histoire de leur nation. Les énormes fûts des colonnes et les pilastres de l’édifice gothique s’élevaient, comme les troncs d’arbres géants d’une forêt primitive émergent du milieu des sombres broussailles, étendant et réunissant leurs rameaux de pierre tout en haut dans l’ombre de la voûte. Des fenêtres en ogive de la nef, une lumière incertaine descendait, éclairant l’ombre à mi-hauteur, et semblait flotter sur l’obscurité d’en bas comme de l’huile sur l’eau d’un puits. Au-dessus de l’entrée occidentale, le grand orgue se dressait, fantastique, avec ses tuyaux géants et ses lourds ornements dorés ternis par la patine du temps, semblable à une colossale couronne royale depuis longtemps oubliée dans le garde-meuble de l’univers, sous la poussière des siècles. À l’Orient, devant la grille du chœur, des torches de cire, si grosses qu’un homme n’aurait pu en embrasser une de ses deux mains, étaient rangées à intervalles irréguliers, celles-ci hautes, celles-là plus basses, projetant vers le ciel de longues flammes d’or. Chacune d’elles était entourée de lourdes couronnes funéraires et portait, au-dessous de ces couronnes, une plaque où étaient inscrits, en idiome bohémien, les noms, titres et qualités de celui ou de celle en mémoire de qui on les avait allumées. Des lampes, et des cierges sans nombre, placés devant les autels latéraux et, au pied des piliers, sous les châsses bizarres surmontées d’un dais, luttaient vainement contre l’obscurité, ne répandant que de pâles rayons jaunâtres sur les visages blêmes les plus rapprochés de leur zone de vague clarté. »
Extrait de : F.M Crawford. « La Sorcière de Prague. »