Étiquette : auteur-Arnaud
Haut-vol par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Haut-vol
Titre : Haut-vol (Tome 4 sur 78 – Special Police)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1961
Editeur : Fleuve noir
Première page de Haut-vol
« Le vieux D.C. 3 tournait autour du terrain depuis quelques minutes. Cinq cents mètres plus bas, une dizaine de personnes s’étaient rassemblées devant le hangar démantibulé. Au milieu des soldats birmans un seul Européen, le responsable de l’aérodrome, un Anglais nommé Slade.
Philip Clifton, le pilote, fit la grimace.
— Un peu court tout de même. Demain il faudra fourrer la queue de l’appareil dans le hangar si on veut soulever cette vieille carcasse.
L’œil gauche de l’aide-pilote, Ludwig Marsch, resta vide d’expression. L’Allemand était borgne et portait un œil de verre. Les paupières du droit se plissèrent.
— Tu y vas ?
— Évidemment !
Les soldats birmans s’enfuirent de tous côtés en voyant l’appareil rouler vers eux. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Haut-vol – Special Police. »
L’éternité pour nous par Georges-Jean Arnaud

Fiche de L’éternité pour nous
Titre : L’éternité pour nous (Tome 2 sur 78 – Special Police)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1960
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’éternité pour nous
« Sous mes doigts moites, le charleston style 1925 prenait des accents de marche funèbre. Les touches du piano étaient poisseuses, et je soupçonnais Paul, le barman, d’être venu ânonner « Au clair de la lune » pendant que je n’étais pas là.
Deux couples achevaient de déjeuner sur la terrasse. Un petit homme en veston-cravate buvait une menthe à l’eau à l’intérieur. Depuis une heure, il lisait le journal et en était aux petites annonces. Rien n’était plus mortel qu’un mardi dans cet établissement de second ordre où Brigitte et moi avions trouvé un engagement pour deux mois.
C’était à Toulouse qu’un imprésario que connaissait Brigitte nous avait donné le tuyau. La première fois que nous entendions parler de Marseillan-plage.
— C’est entre Sète et Agde, sur la côte, nous avait indiqué notre bienfaiteur. Si vous faites affaire, envoyez-moi cinq mille francs. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « L’éternité pour nous – Special Police. »
Les ganethiens par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Les ganethiens
Titre : Les ganethiens (Tome 4 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 2000
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les ganethiens
« L’ancien coordonnateur de deuxième classe Cobo, de l’Office de Détermination qui réglait le destin des internés de Lazaret 3, se trouvait depuis quinze jours universels dans la capsule de distension. Cobo avait parcouru différents stades de l’accélération progressive de ses fonctions biologiques, de son comportement physique et mental. Le but étant de l’envoyer sur la planète Mara où le temps s’était brutalement accéléré une dizaine d’années auparavant – mille ans sur l’énorme planète.
— Son séjour de deux semaines de notre temps, expliquait Laur à Jea, représente pour lui une année entière mais il est loin du compte. Au cours de la semaine prochaine le processus sera encore accéléré et il en aura pour trois bonnes années maraïennes avant de pouvoir vivre sur cette planète. Peu à peu il va disparaître à notre vue car l’ensemble des molécules de son corps s’accélérera. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les Ganethiens – La grande séparation. »
Lazaret 3 par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Lazaret 3
Titre : Lazaret 3 (Tome 3 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Lazaret 3
« Quelqu’un frappait à la porte de leur cellule et, sous ses coups impatients, des plaques entières de métal oxydé se détachaient des parois et du plafond. Une poussière métallique monta du sol et fit éternuer Jea qui venait de se réveiller en sursaut, le visage effrayé. Laur sautait de sa couchette, son pistolet à rayons à la main. Il dormait habillé, toujours sur le qui-vive.
— Et si ce sont des Serials ? murmura Jea.
Laur regarda son arme. Il avait déjà eu beaucoup de mal à se la procurer. Si les policiers le trouvaient porteur d’un tel engin de destruction, ils étaient capables de lui tirer dessus sans sommation. Il la cacha sous son blouson et s’approcha de la porte.
— Qui est là ?
— Je me nomme Branus. Est-ce vrai que vous venez de la planète Mara ?
— C’est exact, reconnut Laur, toujours méfiant. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Lazaret 3 – La grande séparation. »
Les monarques de Bi par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Les monarques de Bi
Titre : Les monarques de Bi (Tome 2 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les monarques de Bi
« Les deux seules victimes, lors du passage du mur du temps, furent les Nats télékinésistes. Alors qu’ils avaient admirablement supporté la traversée de la barrière des radiations, le ralentissement progressif de leurs fonctions biologiques leur fut fatal. Les constructeurs de l’Ogive n’avaient pas prévu ce genre de passagers et seuls les androïdes et les deux humains subirent l’effroyable contraction avec succès, mais non sans malaises divers ou mise hors d’usage des circuits complexes chez les initiés. Les deux Nats commencèrent à se liquéfier au début de la période, qui devait durer près d’une semaine du temps universel. Isolés dans leur propre capsule de réintégration, Laur le Négociateur et Jea assistèrent, impuissants, à ce retour au néant. Xond l’initié comprenait leur tristesse et leur envoyait des consolations mentales. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les monarques de Bi – La grande séparation. »
Les croisés de Mara par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Les croisés de Mara
Titre : Les croisés de Mara (Tome 1 sur 4 – La grande séparation)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les croisés de Mara
« Aux trois quarts de la nuit, les vibrations sourdes du gong en peau de rool cessèrent, et Laur sauta de sa couchette où il dormait tout habillé dans l’attente de cet instant. Il sortit sur le pont gluant et se rendit compte que la galère de haute mer n’avançait plus. Sur la droite, trouant difficilement la brume, palpitait la lueur du phare du Grand Cloaque.
Dans la timonerie, le maître de bord, qui ne s’était pas couché en prévision de l’arrivée prochaine, discutait avec ses Nautiques.
— Nous avons bien marché, dit Laur, déjà les boues ?
— J’avais fait distribuer double ration de plaquettes aux Nats, répondit le maître de bord en bombant le torse. Ils ont ramé comme des dieux.
Un des Nautiques allumait le projecteur à gaz pour éclairer le pont où venaient d’apparaître les Nats de quart. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Les croisés de Mara – La grande séparation. »
La mort en guenilles par Georges-Jean Arnaud

Fiche de La mort en guenilles
Titre : La mort en guenilles (Tome 6 sur 6 – Hyacinthe et Narcisse)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 2000
Editeur : L’Atalante
Première page de La mort en guenilles
« On appelait ce déluge des giboulées de printemps mais c’était une pluie glacée qui tombait sur ce quartier de l’Est parisien où le petit Savoyard Vincent Pergotti cherchait l’impasse Saint-Sabin, un cul-de-sac pas aisé à trouver, lui avait-on dit dans l’estaminet où il avait demandé son chemin. Son sac pesait lourd à son épaule avec son hérisson, ses raclettes. On lui avait assuré que c’était une grande cheminée à l’ancienne qui l’attendait et non un de ces conduits modernes terminés sur le toit par des mitres en poterie ne permettant pas de sortir à l’air libre pour respirer un bon coup et se rincer les poumons. On lui avait promis cinq francs à condition que le travail soit effectué avec le plus grand soin, à la raclette principalement. Oui, mais à six heures du soir en mars il commençait de faire nuit et Vincent avait emporté des rats-de-cave pour s’éclairer. Il les avait volés à son maître ramoneur Jéricho le Merlous. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « La mort en guenilles – Hyacinthe et Narcisse. »
Le voleur de tête par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Le voleur de tête
Titre : Le voleur de tête (Tome 5 sur 6 – Hyacinthe et Narcisse)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 2000
Editeur : L’Atalante
Première page de Le voleur de tête
« PLACE DE GRÈVE, une dizaine de personnes attendaient sous la pluie, doutant que l’exécution eût lieu par un temps pareil. Le calme de l’endroit ajoutait à leur perplexité lorsqu’un grand fourgon tiré par deux percherons arriva. Quatre hommes robustes en bourgerons noirs, debout sur les marche-pieds, en sautèrent, ouvrirent les deux portes arrière. Ils en tirèrent de lourds madriers, des planches.
— Voilà les hussards de la Veuve, lança le marchand de vin chaud qui désespérait de faire des affaires ce matin-là de novembre, par un temps aussi humide qui découragerait plus d’un badaud. Par « hussards de la Veuve » il désignait à la fois les aides du bourreau et la sinistre machine qu’ils allaient dresser, la guillotine.
Un marchand de parapluies en papier huilé essayait de vendre sa marchandise accrochée par les dragonnes à ses bras, mais le petit groupe humain immobile sur la place lui arrachait des grimaces. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Le voleur de tête – Hyacinthe et Narcisse. »
Le Prince des ténèbres par Georges-Jean Arnaud

Fiche de Le Prince des ténèbres
Titre : Le Prince des ténèbres (Tome 4 sur 6 – Hyacinthe et Narcisse)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1999
Editeur : L’Atalante
Première page de Le Prince des ténèbres
« Avec un flair extraordinaire d’enfant des rues, Séraphine, saute-ruisseau chez les frères Roquebère, avoués rue Vivienne, fut convaincue, dès la publication des ordonnances contre la liberté de la presse dans Le Moniteur du 26 juillet 1830, que Paris et peut-être la France entière allaient connaître des événements révolutionnaires. Malgré son jeune âge, tout juste quinze ans, la flamme de l’insurrection s’empara de son corps et de son esprit. Elle vibrait d’impatience retenue, voulait rejoindre les faubourgs où levait comme un pain noir la colère populaire, elle voulait marcher et crier avec les défenseurs de la liberté, s’imaginait portant à bout de bras le drapeau tricolore. Elle parvint à se maîtriser, continua de livrer les placets et les exploits, mais à la nuit elle disparut.
Il régnait une grande agitation porte Saint-Denis et le drapeau blanc, accroché à l’arc de la porte, avait été remplacé par le drapeau tricolore. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Le prince des ténèbres – Hyacinthe et Narcisse. »
La congrégation des assassins par Georges-Jean Arnaud

Fiche de La congrégation des assassins
Titre : La congrégation des assassins (Tome 3 sur 6 – Hyacinthe et Narcisse)
Auteur : Georges-Jean Arnaud
Date de parution : 1999
Editeur : L’Atalante
Première page de La congrégation des assassins
« Les fortes pluies de la fin mars avaient provoqué de graves inondations dans la région de Sens, et les diligences et voitures de poste se trouvèrent immobilisées à la tombée de la nuit dans un relais en pleine campagne. Comme l’expliqua le maître de poste, il était possible de continuer sa route mais mieux valait attendre le jour que prendre le risque de verser et de se noyer.
Faisant contre fortune bon cœur, un Parisien, M. Danancier, certain d’avoir un bon lit dans un cabinet étroit, certes, mais où il dormirait seul, commanda un souper fin qu’il attendit en lisant les quelques journaux mis à sa disposition.
Peu après il lia connaissance avec son voisin de table, un certain Mirabel, voyageur de commerce qui vendait des almanachs, des écritoires, des plumes en fer et toutes sortes de marchandises contenues dans deux portemanteaux de bonne taille qui pour l’heure se trouvaient dans la salle d’auberge. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « La congregation des assassins – Hyacinthe et Narcisse. »