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Eclipse totale par John Brunner
Fiche d’Eclipse totale
Titre : Eclipse totale
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1974
Traduction : M. Rosenthal
Editeur : Le Masque
Première page d’Eclipse totale
« Étincelant comme une goutte de mercure, il brillait sur l’ellipse crayeuse de la lune de la planète : un joyau dans des décombres. A cette distance de plusieurs milliers de kilomètres, il était minuscule. On ne pouvait discerner les détails qu’ils avaient tant étudiés sur la Terre, en examinant les photos.
Néanmoins, le voir réellement était très différent d’un examen photographique. On avait eu raison d’établir la route du Stellaris de façon à ce qu’en émergeant d’espace-qua, et avant son approche d’atterrissage sur Sigma Draconis III, la lumière de l’étoile locale illuminerait cet artefact inouï. Ceux qui arrivaient ici pour la première fois éprouveraient ainsi un reflet du choc ressenti par les explorateurs qui l’avaient découvert par hasard en 2020, au cours de ce qui, autrement, aurait certainement été la dernière tentative d’exploration humaine des étoiles – ou, tout au moins, la dernière de tout futur prévisible, étant donné les déceptions de Proxima, Epsilon Éridani et Tau Ceti.
Mais après avoir trouvé cela… !
Un frisson coula le long de l’échine de Ian Macauley. Une boucle de ses cheveux roux et indis- »
Extrait de : J. Brunner. « Éclipse totale. »
Double, double par John Brunner
Fiche de Double, double
Titre : Double, double
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : R. Latour
Editeur : Albin Michel
Première page de Double, double
« Si vous la croisiez sur la route, vous aviez l’impression qu’un piano atteint d’hydrophobie avait soudain choisi la liberté et ouvrait de grands yeux bulbeux qui, s’ils n’avaient pas eu d’immenses cils épais – et vaguement tristes – auraient ressemblé à ceux d’une grenouille. Le clavier blanc et noir des dents était peint sur la grille du radiateur ; les cils entouraient les phares. Des enjolivures « Art Nouveau » s’évasaient sur les côtés pour composer des cadres ayant les dimensions et la forme de posters quadruple colombier – verts, orange, bruns, violets. Ces cadres, qui mesuraient 80 x 170 cm, étaient remplis de posters plus criards et plus compliqués que les dessins qui s’élevaient en tourbillonnant autour d’eux. Parmi leurs renflements et leurs courbes, une inscription indiquait : BRUNO ET LA TRADITION HERMÉTIQUE. »
Extrait de : J. Brunner. « Double, Double. »
Alertez la Terre par John Brunner
Fiche d’Alertez la Terre
Titre : Alertez la Terre
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1974
Traduction : M. Decourt
Editeur : Presses de la cité
Première page d’Alertez la Terre
« De la rue montait une rumeur sourde, ponctuée ici et là d’un coup de klaxon impatient. Des rais de soleil filtraient entre les rideaux disjoints. Repliée en position fœtale sous l’unique drap qu’elle pût supporter par cette chaleur, Sally Ercott reprenait pied, au sortir d’un cauchemar horrible, dans une réalité plus effroyable encore.
Sa gorge était douloureuse, comme si elle avait hurlé dans son sommeil. Cris muets, qui n’avaient manifestement pas franchi ses lèvres. Personne n’était venu s’inquiéter de ce qui lui arrivait…
Les ondes de terreur engendrées par son rêve la cernaient de si près qu’en se découvrant là, toujours enfermée dans cette maison sordide, elle ne put retenir des larmes de détresse.
La taie d’oreiller et les draps, également graisseux, offraient l’aspect du linge qu’on ne pourra jamais ravoir, comme contaminé par la saleté sour- »
Extrait de : J. Brunner. « Alertez la Terre. »
A perte de temps par John Brunner
Fiche d’A perte de temps
Titre : A perte de temps
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Opta
Première page d’A perte de temps
« Don Miguel Navarro, Licencié de la Société du Temps et loyal sujet de sa Très Catholique Majesté, Philip IX, Rey y Imperador, se réfugia dans une antichambre tranquille à l’écart du grand salon et poussa un soupir de soulagement. Arrivé à la réception depuis moins d’une heure, il cherchait déjà un moyen de s’éclipser sans se faire remarquer.
Il ressentait bien plus qu’un légitime agacement : la nette impression d’avoir été roulé.
Quelques jours plus tôt, il avait le choix entre plusieurs emplois du temps et n’arrivait pas à se décider.
Évidemment cette année 1988 n’était qu’une longue suite de célébrations. Depuis janvier, bals, soirées et festivités diverses se succédaient à un rythme effréné pour commémorer le quatre centième anniversaire de la conquête de l’Angleterre par la puissante Armada Espagnole – cet événement clé de l’Histoire qui empêcha la disparition de l’Em »
Extrait de : J. Brunner. « À perte de temps. »
A l’ouest du temps par John Brunner
Fiche d’A l’ouest du temps
Titre : A l’ouest du temps
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1967
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page d’A l’ouest du temps
« Pendant un long moment, après avoir ouvert la porte du salon, Paul Fidler se trouva littéralement saisi de frayeur.
O Pas la bonne porte ? La bonne porte mais pas la bonne chambre !
Sa main, machinalement, avait cherché le bouton de sonnerie mural à vingt centimètres du montant de la porte, et avait rencontré des livres sur un rayon. Surpris, il avait regardé au lieu de se laisser guider par sa connaissance des lieux, et constaté que la grande table avait changé de place, que les fauteuils étaient disposés autrement et que le mobilier en général ne se trouvait plus au même endroit.
O Encore une lubie de Mrs Gowler ?
C’était une veuve de cinquante ans, sans enfants, pour qui l’hôpital de Chent était devenu une sorte de seconde famille démesurée. Elle y résidait depuis une dizaine d’années, tantôt comme patiente, tantôt comme femme de charge, n’ayant aucun autre »
Extrait de : J. Brunner. « À l’ouest du temps. »
A l’écoute des étoiles par John Brunner
Fiche d’A l’écoute des étoiles
Titre : A l’écoute des étoiles
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1979
Traduction : J. Huet
Editeur : Le Masque
Première page d’A l’écoute des étoiles
« Levant les yeux du passeport de Dan Cross pour comparer le visage figurant sur la photographie au modèle vivant, l’officier d’immigration en uniforme sombre dit :
— Astromouchard ?
Désignait-il ainsi Dan lui-même ou l’appareil que ce dernier portait en bandoulière ? Dans l’un ou l’autre cas, la réponse qui s’imposait était oui. Dan opina. L’officier d’immigration se dérida aussitôt.
— Vous pratiquez depuis longtemps ? s’enquit-il. Je suis moi-même converti de fraîche date.
— Tout comme moi ! rétorqua Dan avec un enthousiasme feint. Pour tout dire, on lui avait remis son appareil quatre jours exactement auparavant. « Quel modèle possédez-vous ? C’est un artisan de Los Angeles qui m’a vendu le mien. Il est entièrement monté à la main. »
Extrait de : J. Brunner. « À l’écoute des étoiles. »
Sur l’onde de choc par John Brunner
Fiche de Sur l’onde de choc
Titre : Sur l’onde de choc (Tome 4 sur 4 – La tétralogie noire)
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1975
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Sur l’onde de choc
« PENSÉE POUR AUJOURD’HUI
Ôtez-leur long comme l’ongle, ils vous mettront l’enfer en chair.
MODE DE RECOUVREMENT DES DONNÉES
L’homme assis au creux du fauteuil en acier massif était aussi nu que les murs blancs de la pièce. On lui avait rasé entièrement la tête et le corps. Il ne lui restait plus que les cils. Des languettes adhésives maintenaient des capteurs en position à une douzaine d’endroits de son crâne, sur ses tempes au coin des yeux, aux commissures de ses lèvres, sur sa gorge, à l’endroit du cœur et du plexus solaire ainsi qu’à l’emplacement de chaque ganglion majeur en descendant jusqu’aux chevilles.
De chacun des capteurs partait un fil arachnéen qui aboutissait au seul objet de la pièce – hormis le »
Extrait de : J. Brunner. « La tétralogie noire – Sur l’onde de choc. »
Le troupeau aveugle 2 par John Brunner
Fiche de Le troupeau aveugle 2
Titre : Le troupeau aveugle 2 (Tome 3 sur 4 – La tétralogie noire)
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1972
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu
Première page de Le troupeau aveugle 2
« LE TEMPS DE LA MACHINE À VAPEUR
Bien que le soleil n’apparût que comme une tache brillante sur le gris du ciel, c’était un jour ensoleillé dans la vie de Philip Mason. Contre toute attente, les choses tournaient on ne peut mieux pour lui. Sa déchéance s’était transformée en bienfait !
Ils avaient obtenu leur concession. Ils avaient reçu un premier lot de mille appareils. Leurs premières annonces publicitaires dans les stations de télévision locales – avec Pete Goddard, qui avait fait de l’excellent travail compte tenu de ce qu’il n’avait aucune formation d’acteur – leur avaient valu six cents demandes de renseignements dans le courrier du lundi matin. »
Extrait de : J. Brunner. « La tétralogie noire – Le troupeau aveugle, 2. »
Le troupeau aveugle 1 par John Brunner
Fiche de Le troupeau aveugle 1
Titre : Le troupeau aveugle 1 (Tome 3 sur 4 – La tétralogie noire)
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1972
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu
Première page de Le troupeau aveugle 1
« PERSPECTIVE
Le jour poindra où même les enfants pourront
Jouer sur le gazon en toute quiétude.
Le loup cruel ne les troublera point,
Ils ne connaîtront du lion que son image dans un livre.
Nul arbre vénérable ne laissera tomber
Sa vieille branche sur des têtes sans méfiance.
Les forêts donneront naissance à des bosquets soignés
Et chaque désert sera une pelouse.
Zézayant avec un zèle intempestif,
L’un dira : « J’arrive de l’Ouest,
Où Grand-papa trima pour capter la mer effroyable
Et la changer en un lac docile ! »
Extrait de : J. Brunner. « La tétralogie noire – Le troupeau aveugle, 1. »
L’orbite déchiquetée par John Brunner
Fiche de L’orbite déchiquetée
Titre : L’orbite déchiquetée (Tome 2 sur 4 – La tétralogie noire)
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1969
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Denoël
Première page de L’orbite déchiquetée
« Le Mouchard.
Alors, comment allait le monde ce matin ? Encore plus mal qu’hier. Dans tous les bureaux du Puits Etchmark régnait l’agréable température de dix-huit degrés, mais la sueur perlait au front de Matthew Flamen, le dernier des mouchards. L’émission devait être prête pour midi : composée, rédigée, enregistrée, approuvée, remaniée et transmise à l’émetteur. Rien n’était prêt, sauf la publicité : deux minutes quarante sur un total de quinze minutes. Il avait pourtant une jolie liste, qu’il avait laissée mijoter toute la nuit mais, ligne après ligne, il avait tout rejeté… et son contrat durait encore neuf mois.
C’était le fond d’un cauchemar à répétition. La planète s’était refermée comme une huître fatiguée et lui, étoile de mer affamée, n’avait plus la force de l’ouvrir. Ouvrir ? »
Extrait de : J. Brunner. « La tétralogie noire – L’orbite déchiquetée. »