Étiquette : auteur-Crichton
Next par Michael Crichton

Fiche de Next
Titre : Next
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2006
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket
Première page de Next
« Vasco Borden tira sur les revers de son veston et arrangea sa cravate en suivant le couloir recouvert d’une épaisse moquette. Il n’avait pas l’habitude de porter un complet, même celui-ci, marine, qu’il avait fait exécuter sur mesure pour masquer sa puissante musculature. Vasco était costaud, un mètre quatre-vingt-douze pour cent huit kilos, un gabarit de footballeur. Âgé de quarante-neuf ans, détective privé de son état, il était spécialisé dans la recherche de fugitifs. L’homme qu’il filait, trente ans, le crâne dégarni, chercheur à MicroProteonomics, à Cambridge, Massachusetts, se dirigeait vers la grande salle de conférences.
Le congrès Bio Change 2006, dont le slogan optimiste était « C’est pour aujourd’hui ! », se tenait à l’hôtel Venetian, à Las Vegas. Les deux mille participants représentaient tous ceux qui travaillaient dans le secteur de la biotechnologie, y compris les investisseurs, les directeurs des ressources humaines qui engageaient les scientifiques, les responsables de transfert de technologie, les P-DG, les avocats spécialistes de la propriété intellectuelle. D’une manière ou d’une autre, la quasi-totalité des entreprises de biotechnologie américaines était représentée. »
Extrait de : M. Crichton. « Next. »
Les mangeurs de morts par Michael Crichton

Fiche de Les mangeurs de morts
Titre : Les mangeurs de morts
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1976
Traduction : L. Rosenbaum
Editeur : Pocket
Première page de Les mangeurs de morts
« Le manuscrit d’Ibn Fadlan constitue le premier témoignage connu sur la vie et la société vikings. Cet extraordinaire document décrit d’une façon très vivante et détaillée des événements vieux de plus de mille ans. Bien entendu, il ne nous est pas parvenu intact. Il a sa propre histoire et celle-ci n’est pas moins remarquable que le texte lui-même.
Provenance du manuscrit
En juin 921 après J.-C., le calife de Bagdad envoya l’un de ses courtisans, Ahmed Ibn Fadlan, en ambassade auprès du roi des Bulgares. Ibn Fadlan resta absent trois ans sans toutefois réussir à accomplir sa mission : en route, il rencontra une troupe de Normands avec lesquels il eut de nombreuses aventures. »
Extrait de : M. Crichton. « Les mangeurs de morts. »
La proie par Michael Crichton
Fiche de La proie
Titre : La proie
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2002
Traduction : P. Berthon
Editeur : Robert Laffont
Première page de La proie
« Il est minuit. La maison est plongée dans l’obscurité. Je ne sais pas comment tout cela va finir. Les enfants sont affreusement malades : ils n’arrêtent pas de vomir. J’entends les haut-le-cœur de mon fils et de ma fille, chacun dans une salle de bains. Je suis allé il y a quelques minutes voir ce qu’ils régurgitaient. Je m’inquiète pour la petite ; j’ai été obligé de la rendre malade, elle aussi : c’était le seul espoir.
Je crois que je ne suis pas atteint, du moins pour le moment. Mais j’aurai de la chance si je m’en sors : la plupart de ceux qui ont joué un rôle dans cette histoire sont déjà morts. Et comment être certain de quoi que ce soit ?
L’installation est détruite, mais peut-être était-il déjà trop tard.
J’attends Mae. Elle est partie au labo, à Palo Alto, il y a douze heures ; j’espère qu’elle a réussi. Qu’elle est parvenue à leur faire prendre conscience de la gravité de la situation. J’attendais des nouvelles : rien jusqu’à présent. »
Extrait de : M. Crichton. « La proie. »
L’homme terminal par Michael Crichton

Fiche de L’homme terminal
Titre : L’homme terminal
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1972
Traduction : M. Matignon
Editeur : Pocket
Première page de L’homme terminal
« Ils arrivèrent au service des urgences à midi et s’installèrent sur le banc, derrière les portes battantes qui donnaient sur le parking des ambulances. Ellis, le plus âgé, avait l’air nerveux, préoccupé et distant. Très détendu, le plus jeune, Morris, mangeait un bonbon. Il fourra la papillote chiffonnée dans la poche de sa blouse blanche.
De l’endroit où ils étaient assis, ils voyaient le soleil dont les rayons éclairaient le grand écriteau indiquant : Service des urgences, Défense de se garer, Réservé aux ambulances. Ils entendirent un bruit de sirène, au loin.
« Est-ce lui ? » demanda Ellis. Morris jeta un coup d’œil à sa montre. «J’en doute, il est trop tôt. »
Assis sur le banc, ils écoutaient la sirène qui se rapprochait. Ellis retira ses lunettes qu’il essuya avec sa cravate. L’une des infirmières, dont Morris ignorait le nom, vint à eux et leur demanda gaiement : « C’est vous le comité d’accueil ? »
Ellis la dévisagea. « Nous le ferons entrer directement, dit Morris. Avez-vous son dossier, ici ?
— Je crois que oui, docteur », fit l’infirmière, et elle partit, l’air agacé. »
Extrait de : M. Crichton. « L’Homme Terminal. »
Harcèlement par Michael Crichton

Fiche de Harcèlement
Titre : Harcèlement
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1993
Traduction : B. Gilles
Editeur : Pocket
Première page de Harcèlement
« En ce lundi 15 juin, Tom Sanders n’avait nullement l’intention d’arriver en retard au travail. Il avait dix minutes pour se raser et s’habiller s’il voulait prendre le ferry-boat de 7 h 50 et se trouver au bureau à 8 h 30. Avant la réunion avec les avocats de Conley-White, il avait encore quelques questions à régler avec Stephanie Kaplan. Une journée de travail éprouvante l’attendait, et le fax qu’il venait de recevoir de Malaisie ne faisait qu’assombrir l’horizon.
Sanders était chef de service chez Digital Communications Technology, à Seattle. Depuis une semaine, l’ambiance était survoltée au bureau, car Conley-White, un groupe de presse de New York, venait de se porter acquéreur de DigiCom. Cette fusion devait permettre à Conley d’acquérir une technologie d’importance vitale pour l’édition au cours du siècle à venir.
Mais les dernières nouvelles de Malaisie n’étaient pas bonnes, et Arthur avait eu raison de lui envoyer ce fax chez lui. Il allait avoir du mal à expliquer la situation aux gens de Conley-White parce qu’ils ne…
— Tom ? Où es-tu, Tom ?
Sa femme, Susan, l’appelait depuis la chambre. Il sortit la tête de sous le jet d’eau. »
Extrait de : M. Crichton. « Harcèlement. »
Extrême urgence par Michael Crichton

Fiche de Extrême urgence
Titre : Extrême urgence
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1968
Traduction : G. Colson
Editeur : Pocket
Première page de Extrême urgence
« Tous les chirurgiens du cœur sont des salauds et Conway ne fait pas exception à la règle. À huit heures trente, ce matin-là, il entra en coup de vent dans le labo d’anatomie pathologique, encore vêtu de sa blouse verte et coiffé de son bonnet de chirurgien ; il était fou de rage et quand Conway est furieux, il serre les dents et parle d’une voix blanche et monotone. Son visage tourne au rouge vif et des taches pourpres apparaissent sur ses tempes.
— Crétins ! siffla Conway, damnés crétins !
Il frappa du poing sur le mur et les flacons cliquetèrent dans les armoires.
Tous, nous savions ce qui se passait. Conway fait deux opérations à cœur ouvert par jour, la première à six heures trente du matin. Quand il se montre au labo d’anatomie pathologique deux heures plus tard, il n’y a qu’une raison possible.
— Ce salaud qui ne sait rien faire de ses dix doigts ! (D’un coup de talon, Conway renversa une corbeille à papier qui roula bruyamment sur le sol.) Je lui casserai la gueule, sa sale gueule d’imbécile ! vociféra-t-il. »
Extrait de : M. Crichton. « Extrême urgence. »
Etat d’urgence par Michael Crichton

Fiche de Etat d’urgence
Titre : Etat d’urgence
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2004
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket
Première page de Etat d’urgence
« – Restez là, fit-il en effleurant son bras dans l’obscurité.
Elle attendit sans bouger. L’odeur de l’eau salée était forte ; elle percevait le murmure de l’eau.
Quand les lumières s’allumèrent, leur éclat se réfléchit sur la surface du réservoir long d’une cinquantaine de mètres et large de vingt. Il ressemblait à une grande piscine couverte, avec cette différence qu’il était entouré de tout un appareillage électronique.
Et qu’une étrange machine se trouvait à l’extrémité du bassin.
Jonathan Marshall revint, un sourire niais sur le visage.
– Qu’est-ce que tu en penses ? lança-t-il en français, avec sa prononciation épouvantable.
– C’est magnifique, répondit la jeune femme en anglais.
Jonathan trouvait son accent exotique ; tout en elle lui paraissait exotique. Avec sa peau mate, ses pommettes hautes et ses cheveux de jais, elle aurait pu être mannequin. Et elle marchait comme un mannequin en jupe courte et talons aiguilles. Elle s’appelait Marisa ; elle était eurasienne, de mère vietnamienne. »
Extrait de : M. Crichton. « État d’urgence. »
Dent de dinosaure par Michael Crichton

Fiche de Dent de dinosaure
Titre : Dent de dinosaure
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 2017
Traduction : P. Brévignon
Editeur : L’archipel
Première page de Dent de dinosaure
« William Jason Tertullius Johnson, fils aîné de Silas Johnson, constructeur naval de Philadelphie, entra à l’université Yale à l’automne 1875. Selon son proviseur à Exeter, Johnson était « doué, charismatique, athlétique et très capable ». Mais le même proviseur ajoutait qu’il était aussi « indolent, têtu et bien trop gâté, manifestant une indifférence remarquable pour tout ce qui ne relève pas de son seul plaisir. À moins de trouver un but à son existence, il court le risque de sombrer dans l’indolence, le vice et autres travers inconvenants ».
Ces mêmes qualificatifs auraient pu servir à décrire des milliers de jeunes hommes dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle, des garçons dotés d’un père intimidant et entreprenant, pas mal d’argent et d’une absence totale d’idées sur la façon d’occuper leur temps.
Durant sa première année d’études à Yale, William Johnson confirma la prédiction de son proviseur. En novembre, il se retrouva placé sous probation pour s’être adonné au jeu, puis de nouveau en février, à la suite d’un incident fortement alcoolisé au cours duquel la vitrine d’un commerçant de New Haven avait été brisée. »
Extrait de : M. Crichton. « Dent de Dinosaure. »
Congo par Michael Crichton

Fiche de Congo
Titre : Congo
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1980
Traduction : J.P Martin
Editeur : Pocket
Première page de Congo
« L’aube se leva sur la forêt humide du Congo.
Le pâle soleil consumait la fraîcheur matinale et la brume à la moiteur tenace, révélant un monde gigantesque et silencieux. D’énormes arbres aux troncs de douze mètres de diamètre s’élevaient à soixante mètres au-dessus du sol, où ils étalaient une dense voûte feuillue qui masquait le ciel et d’où l’eau dégouttait perpétuellement. Des rideaux de mousses grises, de plantes grimpantes et de lianes pendaient des arbres en s’enchevêtrant ; des orchidées parasites jaillissaient des troncs. Au niveau du sol, d’immenses fougères luisantes d’humidité croissaient à hauteur d’épaule et retenaient le brouillard à ras de terre. Çà et là, une tache de couleur : les rouges efflorescences des acanthemas, poison mortel, et les fleurs grimpantes bleues des dicindras qui ne s’ouvraient qu’au petit matin. Mais on avait surtout l’impression d’un monde vaste, démesuré, d’un vert teinté de gris : un milieu étranger à l’homme, inhospitalier.
Jan Kruger posa son fusil près de lui et étira ses muscles engourdis. L’aube arrivait vite sous l’équateur ; rapidement il fit totalement jour, bien que la brume demeurât. Il jeta un coup d’œil au campement de l’expédition pour lequel il avait monté la garde : huit tentes de nylon orange vif, une tente bleue servant de mess, une bâche fixée par-dessus les caisses de matériel en une vaine tentative de les préserver de l’humidité. Il vit l’autre garde, Misulu, qui se tenait sur un rocher ; Misulu, l’air endormi, lui fit un signe de la main. »
Extrait de : M. Crichton. « Congo. »
Le monde perdu par Michael Crichton

Fiche de Le monde perdu
Titre : Le monde perdu (Tome 2 sur 2 – Jurassic Park)
Auteur : Michael Crichton
Date de parution : 1995
Traduction : P. Berthon
Editeur : Pocket
Première page de Le monde perdu
« Dans la lumière déclinante de l’après-midi, l’hélicoptère longea la côte en rase-mottes, suivant la ligne où la végétation touffue mordait sur le sable de la plage. L’appareil avait survolé le dernier village de pêcheurs dix minutes plus tôt. Il n’y avait plus maintenant que la jungle impénétrable du Costa Rica, la mangrove et des kilomètres de plages désertes. Assis à côté du pilote, Marty Guitierrez regardait par la vitre la grève défiler sous l’hélicoptère. Il n’y avait même pas de routes dans la région, du moins n’en voyait-il pas.
Guitierrez était un biologiste américain de trente-six ans, barbu et peu loquace. Il vivait au Costa Rica depuis huit ans. Venu étudier les différentes espèces de toucans dans la forêt pluviale, il avait été engagé comme consultant par la Reserva Biologica de Carara, le parc national du nord du pays. Guitierrez prit le micro et s’adressa au pilote.
— Combien de temps ?
— Cinq minutes, señor Guitierrez.
— Ce ne sera plus long, fit Guitierrez en se retournant. »
Extrait de : M. Crichton. « Le monde perdu – Jurassic Park. »