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Mile 81 par Stephen King

Fiche de Mile 81
Titre : Mile 81
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2011
Traduction : JM.24
Editeur :
Première page de Mile 81
« Tu ne peux pas venir ».
George parlait à voix basse à son jeune frère. Le reste de ses amis, (une bande de gamins de douze à treize ans qui se surnommait le « Rip-Ass Raiders », l’attendait impatiemment dans leur coin)
« C’est trop dangereux. »
« J’ai pas peur » lui répondit Pete. Il voulait se montrer courageux, mais en fait il avait peur, enfin juste un peu. George et ses amis se dirigèrent vers la carrière de sable derrière le bowling. Ils jouaient à un jeu que Normie Therriault avait inventé. Normie était le chef des Rip-Ass Raiders, ils avaient appelé ce jeu “ Les parachutistes de l’enfer ”. Une piste défoncée menait au bord du ravin, le but du jeu était de la parcourir en vélo, le plus rapidement possible, en hurlant à pleins poumons « LES MEILLEURS C’EST LES RAIDERS! ». Le fossé était profond d’environ trois mètres cinquante, peut-être un peu plus. »
Extrait de : S. King. « Mile 81. »
Marche ou crève par Stephen King (Richard Brachman)

Fiche de Marche ou crève
Titre : Marche ou crève
Auteur : Stephen King (Richard Brachman)
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Le livre de poche
Première page de Marche ou crève
« Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l’écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d’avancer.
— Ils ne rendent pas la carte ? demanda Mrs. Garraty. Ils ne…
— Non, maman, répondit patiemment Garraty.
— Eh bien, je n’aime pas ça, remarqua-t-elle en allant se garer dans un espace libre.
Elle répétait cela depuis qu’ils étaient partis dans la nuit, à 2 heures du matin. Ou plutôt, elle le gémissait.
— Ne te fais pas de souci, dit-il sans même y prêter attention.
Il était occupé à tout observer et absorbé par ses propres sentiments, d’attente et de peur. Il descendit avant même que la voiture eût poussé son dernier soupir. C’était un grand garçon, bien charpenté, portant un blouson militaire fané contre la fraîcheur de ce petit matin de printemps. »
Extrait de : S. King (R. Brachman). « Marche ou crève. »
Les yeux du dragon par Stephen King

Fiche de Les yeux du dragon
Titre : Les yeux du dragon
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : E. Châtelain
Editeur : Pocket
Première page de Les yeux du dragon
« Il était une fois un roi qui vivait dans le royaume de Delain avec ses deux enfants. Delain était un vieux royaume qui avait déjà connu des centaines, voire des mil iers de rois. Quand les choses durent si longtemps, même les historiens ne se souviennent pas de tout. Roland le Bon n’était ni le meilleur ni le pire des rois à régner sur le pays. Il s’efforçait tant qu’il pouvait de ne pas faire trop de mal, et, la plupart du temps, il y parvenait. Il tentait aussi de toutes ses forces de faire le bien, mais, hélas, il rencontrait moins de succès en ce domaine. Il doutait qu’on se souvienne de lui longtemps après sa mort. Et sa mort pouvait venir d’un moment à l’autre, car il était vieux et son cœur s’affaiblissait. Il lui restait peut-être une année à vivre, peut-être trois. »
Extrait de : S. King. « Les Yeux du Dragon. »
Les tommyknockers par Stephen King

Fiche de Les tommyknockers
Titre : Les tommyknockers (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1987
Traduction : D. Dill
Editeur : Le livre de poche
Première page de Les tommyknockers
« À cause d’un clou qui manquait, le royaume fut perdu – résumée à l’extrême, c’est à cet enseignement que pourrait se réduire toute la philosophie de l’histoire. En dernière analyse, on peut tout ramener à ce genre de formule. C’est du moins ce que pensa beaucoup plus tard, Roberta Anderson, Bobbi pour les intimes. Ou bien tout n’est qu’accident… ou bien tout n’est que destin. Le 21 juin 1988, Bobbi Anderson trébucha littéralement sur son destin près du village de Haven, dans l’État du Maine. Tout découla de ce faux pas ; le reste ne fut que péripéties. »
Extrait de : S. King. « Les Tommyknockers. »
Les régulateurs par Stephen King (Richard Bachman)

Fiche de Les régulateurs
Titre : Les régulateurs (Tome 1 sur 2 – Désolation)
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Date de parution : 1996
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel
Première page de Les régulateurs
« Chère Audrey, On sera à Carson City ce soir et on espère arriver demain à San Jose. Je sais que tu n’étais pas trop d’accord avec cette idée de faire le voyage en voiture, mais c’était pourtant la bonne décision . SETH VIENT DE FAIRE DES PROgRèS STUPÉFIANtS ! Je t’en parlerai plus longuement depuis San Jose. Tout ce que je peux dire pour le moment, c’est: Dieu bénisse le Nevada !
Baisers de toute la famille, Poplar Street, 15 juillet 1996, 15 h 45
C’est l’été.
Pas simplement l’été, non, pas cette année, mais une apothéose d’été, une quintessence d’été, un été d’Ohio tout vert en plein juillet, avec un soleil chauffé à blanc dans un ciel d’un bleu de jean délavé, les cris des gosses courant dans le bois de Bear Street, au sommet de la colline »
Extrait de : S. King. « Les Régulateurs – Désolation. »
Le singe par Stephen King

Fiche de Le singe
Titre : Le singe
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1994
Traduction : M. Pressé, S. Quadruppani
Editeur : Librio
Sommaire de Le singe
- Le singe
- Le cheval
Première page de Le singe
« Lorsque Hal Shelburn le vit, lorsque son fils Dennis le sortit du carton Ralston-Purina moisi qui avait été poussé très loin sous une avancée du toit dans le grenier, il fut saisi d’un tel sentiment d’horreur et d’incré- dulité qu’un instant il crut qu’il allait pousser un hurlement. Comme pour le ravaler, il porta son poing à sa bouche… et se contenta de tousser. Terry et Den-nis ne remarquèrent rien mais Petey jeta un regard curieux autour de lui.
– Ca, c’est chouette, déclara Dennis, la voix pleine d’une admiration respectueuse.
L’enfant ne s’était pas adressé à son père sur ce ton-là depuis bien longtemps. Dennis avait douze ans.
– Qu’est-ce que c’est ? demanda Petey. (Il lança un nouveau coup d’oeil à son père avant de revenir, fas-ciné, sur ce qu’avait trouvé son grand frère.) Qu’est-ce que c’est, papa ? »
Extrait de : S. King. « Le singe. »
Le fléau par Stephen King

Fiche de Le fléau
Titre : Le fléau (l’intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1990
Traduction : J.-P. Quijano
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Le fléau
« Sally.
Un murmure.
— Réveille-toi, Sally.
Un murmure, plus fort : Laisse-moi tranquille.
Il la secoua encore.
— Réveille-toi. Tout de suite !
Charlie.
La voix de Charlie qui l’appelle. Depuis combien de temps ?
Sally remonta des profondeurs de son sommeil.
Elle regarda le réveil sur la table de nuit. Il était deux heures et quart du matin. Charlie aurait dû être à son travail. Elle le vit. Et quelque chose bondit en elle, une intuition de mort.
Son mari était d’une pâleur mortelle. Les yeux lui sortaient de la tête. Il tenait les clés de la voiture dans une main. Et il continuait à la secouer de l’autre, même si elle avait déjà ouvert les yeux. Comme s’il était incapable de comprendre qu’elle était réveillée. »
Extrait de : S. King. « Le fléau. »
Le corps par Stephen King

Fiche de Le corps
Titre : Le corps
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1982
Traduction : P. Alien
Editeur : Albin Michel
Première page de Le corps
« Ce qu’il y a de plus important, c’est le plus difficile à dire. Des choses dont on finit par avoir honte, parce que les mots ne leur rendent pas justice – les mots rapetissent des pensées qui semblaient sans limites, et elles ne sont qu’à hauteur d’homme quand on finit par les exprimer. Mais c’est plus encore, n’est-ce pas ? Ce qu’il y a de plus important se trouve trop près du plus secret de notre cœur et indique ce trésor enfoui à nos ennemis, ceux qui n’aimeraient rien tant que de le dérober. On peut en venir à révéler ce qui vous coûte le plus à dire et voir seulement les gens vous regarder d’un drôle d’air, sans comprendre ce que vous avez dit ou pourquoi vous y attachez tant d’importance que vous avez failli pleurer en le disant. C’est ce qu’il y a de pire, je trouve. Quand le secret reste prisonnier en soi non pas faute de pouvoir l’exprimer mais faute d’une oreille qui vous entende.
J’allais sur mes treize ans quand j’ai vu un mort pour la première fois. C’est arrivé en 1960, il y a longtemps… mais parfois il me semble que ce n’est pas si lointain. Surtout les nuits où je me réveille de ce rêve où la grêle tombe dans ses yeux ouverts. »
Extrait de : S. King. « Le Corps. »
Le bazar des mauvais rêves par Stephen King

Fiche de Le bazar des mauvais rêves
Titre : Le bazar des mauvais rêves
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2015
Traduction : N. Gassie
Editeur : Albin Michel
Sommaire de Le bazar des mauvais rêves
- Mile 81
- Premium harmony
- Batman et Robin ont un accrochage
- La dune
- Sale gosse
- Une mort
- Eglise d’ossements
- Morale
- Après-vie
- Ur
- Herman Wouk est toujours en vie
- A la dure
- Billy Barrage
- Mister Yummy
- Tommy
- Le petit dieu vert de l’agonie
- Ce bus est un autre monde
- Nécro
- Feux d’artifice imbibés
- Le tonnerre en été
Première page de Batman et Robin ont un accrochage
« Sanderson voit son père deux fois par semaine. Le mercredi soir, après avoir fermé la bijouterie que ses parents ont ouverte il y a longtemps, il parcourt les cinq kilomètres jusqu’au Manoir de la Franche Rigolade pour rendre visite à Pop, généralement dans la salle commune. Dans sa « suite », si Pop est dans un de ses mauvais jours. Presque tous les dimanches midi, Sanderson l’emmène déjeuner en ville. L’établissement dans lequel Pop vit les dernières brumeuses années de sa vie s’appelle en réalité l’Unité de Soins Spécialisés des Moissons Dorées, mais Sanderson trouve Manoir de la Franche Rigolade plus adapté.
Le temps qu’ils passent ensemble n’est pas si pénible que ça finalement, et pas seulement parce que Sanderson n’a plus à changer les draps du vieux quand il pisse au lit. »
Extrait de : S. King. « Le bazar des mauvais rêves. »
Laurie par Stephen King

Fiche de Laurie
Titre : Laurie
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2018
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel
Première page de Laurie
« Six mois après la mort de celle qui était sa femme depuis quarante ans, Lloyd Sunderland reçut la visite de sa sœur qui avait fait le trajet entre Boca Raton et Caymen Key. Elle amena dans ses bagages un chiot gris foncé qu’elle présenta comme un border collie croisé avec un mudi. Lloyd ignorait ce qu’était un mudi, et il s’en fichait.
« Je ne veux pas d’un chien, Beth. C’est même la dernière chose dont j’aie envie. J’ai déjà du mal à m’occuper de moi.
– Ça se voit, répondit sa sœur en ôtant au chien qui ressemblait à un jouet sa petite laisse. Combien de kilos tu as perdus ?
– J’en sais rien. »
Elle le jaugea. »
Extrait de : S. King. « Laurie. »