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La tempête du siècle par Stephen King

Fiche de La tempête du siècle

Titre : La tempête du siècle
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche

Première page de La tempête du siècle

« Le vent chasse violemment la neige devant la caméra, au point que tout d’abord on ne distingue rien. La tempête fait rage. La caméra entame un travelling avant et nous apercevons une lumière orange clignotante : le feu de signalisation situé au croisement de Main Street et d’Atlantic Street, le seul carrefour ainsi équipé de l’île. Le feu clignotant danse follement dans le vent. Les deux rues sont désertes, mais le contraire serait surprenant : c’est un blizzard grand format qui se déchaîne. On distingue quelques lumières sourdes dans les bâtiments, mais pas âme qui vive. La neige s’accumule jusqu’à mi-hauteur des vitrines des magasins. »

Extrait de : S. King. « La Tempête du Siècle. »

La petite fille qui aimait Tom Gordon par Stephen King

Fiche de La petite fille qui aimait Tom Gordon

Titre : La petite fille qui aimait Tom Gordon
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1999
Traduction : F. Lasquin
Editeur : Le livre de poche

Première page de La petite fille qui aimait Tom Gordon

« Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. À dix heures, elle était assise à l’arrière de la Dodge Caravan de sa mère, vêtue de son maillot d’entraînement bleu roi de l’équipe des Red Sox (avec 36 GORDON inscrit au dos), et jouait avec Mona, sa poupée. À dix heures trente, elle était perdue dans la forêt. À onze heures, elle s’efforçait de ne pas céder à la panique, de ne pas se dire je suis en danger, de chasser de sa tête l’idée que les gens qui se perdent dans la forêt s’en tirent quelquefois avec de graves blessures, que quelquefois même ils en meurent.

Tout ça parce que j’avais envie de faire pipi, se disait-elle. Quoiqu’à vrai dire son envie n’était pas si pressante que ça. »

Extrait de : S. King. « La petite fille qui aimait Tom Gordon. »

La peau sur les os par Stephen King (Richard Bachman)

Fiche de La peau sur les os

Titre : La peau sur les os
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Date de parution : 1984
Traduction : F. Lasquin
Editeur : Albin Michel

Première page de La peau sur les os

« 112 kilos
« Maigris », murmure le vieux Tsigane au nez décomposé lorsque William Halleck et sa femme Heidi émergent du palais de justice. Juste ces deux syllabes : « Maigris. » Il les souffle au visage de Halleck en même temps qu’un flot d’haleine fétide et douceâtre, et avant que Halleck ait pu esquisser un mouvement de recul il lève le bras et lui caresse la joue du bout de son index déformé par l’arthrite. La bouche du vieillard se fend, découvrant des gencives hérissées de quelques rares chicots. Ses chicots sont de guingois, noirâtres, verdissant à la base. Une langue reptilienne les contourne puis glisse à l’extérieur pour humecter ses lèvres distendues par un rictus haineux. »

Extrait de : S. King. « La peau sur les os. »

La part des ténèbres par Stephen King

Fiche de La part des ténèbres

Titre : La part des ténèbres
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1989
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Pocket

Première page de La part des ténèbres

« La vie des gens-leur vie réelle, par contraste avec leur simple existence physique-commence à des moments différents. La vie réelle de Thad Beaumont, un jeune garçon né et élevé dans le quartier de Ridgeway à Bergenfield (New Jersey), débuta en 1960. Deux choses lui arrivèrent cette année-là. La première donna forme à sa vie; la seconde faillit bien y mettre un terme. En cette année 1960, Thad Beaumont avait onze ans.
En janvier, il envoya une nouvelle de sa main au concours de jeunes écrivains organisé par le magazine American Teen. En juin, il reçut une lettre du comité de rédaction lui disant qu’on lui avait décerné une Mention Honorable dans la catégorie fiction du concours. »

Extrait de : S. King. « La part des ténèbres. »

La ligne verte par Stephen King

Fiche de La ligne verte

Titre : La ligne verte (intégrale)
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1996
Traduction : P. Rouard
Editeur : Le livre de poche

Première page de La ligne verte

« Ça s’est passé en 1932, quand le pénitencier de l’État se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là.

Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse. Et de rigoler de la note d’électricité et du directeur Moores, qui devrait passer sa dinde de Noël à la Rôtisseuse, vu que Melinda, sa chère moitié, était bien trop malade pour cuisiner.

Mais pour ceux qui devaient vraiment s’asseoir sur cette chaise, l’humour n’était pas au rendez-vous. J’ai présidé à soixante-dix-huit exécutions pendant tout le temps que j’ai servi à Cold Mountain (un chiffre sur lequel ma mémoire n’a jamais hésité ; je m’en souviendrai sur mon lit de mort), et je peux affirmer que la plupart de ces hommes prenaient conscience jusqu’à la moelle de ce qui les attendait, sitôt qu’on leur sanglait les chevilles aux pieds en chêne massif de Miss Cent Mille Volts. »

Extrait de : S. King. « La Ligne Verte. »

La ballade de la balle élastique par Stephen King

Fiche de La ballade de la balle élastique

Titre : La ballade de la balle élastique
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1994
Traduction : M. Pressé, S. Quadruppani
Editeur : Librio

Sommaire de La ballade de la balle élastique

  • La ballade de la balle élastique
  • L’homme qui refusait de serrer la main

Première page de La ballade de la balle élastique

« Le barbecue était terminé. On s’était régalé ; des boissons, des côtes de bœuf saignantes cuites au feu de bois, une salade verte assaisonnée comme Meg savait le faire. Ils avaient commencé à 5 heures. Maintenant il était 8 heures et demie et la nuit était sur le point de tomber. C’est à ce moment qu’une grande soirée commence à s’animer. Mais ce n’était pas une grande soirée. Ils étaient seulement cinq ; l’agent et sa femme, le jeune écrivain adulé et la sienne, et l’éditeur du magazine ; il avait une petite soixantaine mais paraissait plus vieux. L’éditeur restait fidèle au Fresca. Il avait eu des problèmes d’alcoolisme, avait confié l’agent au jeune écrivain, avant son arrivée. C’était du passé maintenant, mais son couple aussi… c’est pour cela qu’ils étaient cinq et non six. »

Extrait de : S. King. « La ballade de la balle élastique. »

L’institut par Stephen King

Fiche de L’institut

Titre : L’institut
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2019
Traduction : J. Esch
Editeur : Albin Michel

Première page de L’institut

« Une demi-heure après l’horaire prévu, l’avion de la compagnie Delta avec lequel Tim Jamieson devait quitter Tampa pour les lumières éclatantes et les tours de New York stationnait toujours sur le tarmac. Quand un agent de la compagnie et une femme blonde portant autour du cou un badge des services de sécurité montèrent à bord, des murmures inquiets et prémonitoires se firent entendre parmi les passagers entassés en classe économique.

« Votre attention, je vous prie ! s’écria le type de chez Delta.

– On va avoir combien de temps de retard ? lança quelqu’un. Dites-nous la vérité.

– Ça ne sera pas très long et le commandant tient à vous faire savoir que votre vol arrivera quasiment à l’heure. Mais un agent fédéral doit embarquer, cela signifie qu’un passager ou une passagère doit céder sa place.  »

Extrait de : S. King. « L’Institut. »

L’année du loup-garou par Stephen King

Fiche de L’année du loup-garou

Titre : L’année du loup-garou
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1983
Traduction : F. Lasquin
Editeur : Albin Michel

Première page de L’année du loup-garou

« Quelque part, tout là-haut, la lune brille, ronde et pleine. Mais de Tarker’s Mills on ne voit plus rien du ciel obstrué par la neige d’un blizzard de janvier. Des bourrasques furieuses s’engouffrent dans l’avenue centrale déserte ; il y a beau temps que les chasseneige oranges de la municipalité ont abandonné la partie.

Arnie Westrum, cheminot aux Chemins de fer du Maine, a été surpris par la tourmente à quinze kilomètres de la ville. La petite draisine à essence dont il use pour aller et venir le long des voies est restée coincée entre deux congères, et il s’est réfugié dans une baraque en planches où les ouvriers du rail entreposent outils et signaux. A présent, il attend une embellie en faisant patience sur patience avec un vieux paquet de cartes graisseuses. Dehors, le hurlement du vent monte soudain dans les aigus. Arnie lève la tête, alarmé, puis il abaisse à nouveau son regard sur les cartes étalées devant lui. Tout compte fait, ce n’était que le vent… »

Extrait de : S. King. « L’Année du loup-garou. »

Juste avant le crépuscule par Stephen King

Fiche de Juste avant le crépuscule

Titre : Juste avant le crépuscule
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2008
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Albin Michel

Sommaire de Juste avant le crépuscule

  • Willa
  • La fille pain d’épice
  • Le rêve d’Harvey
  • Aire de repos
  • Vélo d’appart
  • Laissés pour compte
  • Fête de diplôme
  • N.
  • Un chat d’enfer
  • Le New York Times à un prix spécial
  • Muet
  • Ayana
  • Un très petit coin

Première page de Willa

« Un beau jour de 1972, rentrant à la maison après le travail, je trouvai ma femme assise à la table de la cuisine devant un sécateur. Elle souriait, ce qui me laissa supposer que les ennuis qui m’attendaient n’étaient pas trop graves ; par ailleurs, elle me demanda mon portefeuille. Ce qui me plaisait moins.

Je le lui tendis tout de même. Elle en sortit ma carte de crédit Texaco – à l’époque, les jeunes mariés en recevaient une sans même l’avoir demandée – et entreprit de la couper en trois morceaux. Comme je protestais, lui faisant remarquer que la carte était bien pratique, et que nous arrivions même à boucler nos fins de mois (avec des fois quelques sous en plus), elle secoua la tête et me déclara que les intérêts représentaient plus que ce que pouvait supporter notre budget dont l’équilibre était précaire. »

Extrait de : S. King. « Juste avant le crépuscule. »

Joyland par Stephen King

Fiche de Joyland

Titre : Joyland
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2013
Traduction : N. Gassie
Editeur : Albin Michel

Première page de Joyland

« J’avais une voiture, mais au cours de cet automne 1973, je suis allé à Joyland à pied presque tous les jours depuis le petit gîte de bord de mer de Mrs. Shoplaw où je logeais à Heaven’s Bay. Ça me semblait la meilleure chose à faire. La seule, à vrai dire. Début septembre, la plage de Heaven’s Bay est quasiment déserte. Et ça m’allait. Car cet automne-là fut le plus beau de ma vie, même quarante ans plus tard je peux le dire. Et je n’ai jamais été aussi malheureux de ma vie, ça aussi je peux le dire. Les gens trouvent que les premières amours sont tendres. Et jamais plus tendres que lorsque ce premier lien se brise… Il y a bien un millier de chansons pop et country à l’appui : des histoires d’imbéciles qui ont eu le cœur brisé. Le fait est que ce premier cœur brisé est toujours le plus douloureux, le plus long à guérir, et celui qui laisse la cicatrice la plus visible. Tendre, vous croyez ? »

Extrait de : S. King. « Joyland. »